Et tant pis pour les décrocheurs…
Ce n’est pas d’aujourd’hui que le décrochage scolaire fait boule de neige dans nos écoles québécoises, un sujet tabou que les gouvernements n’osent pas trop aborder faute de moyens pour le pallier. Pourtant, depuis quelques années, de nombreux organismes ont tenté de relever le défi, tant et si bien que le taux de décrochage est passé de 20,3% en 2009 à 16,2% en 2013.
Eh bien qu’à cela ne tienne, le ministre de l’Éducation, François Blais, malgré ces statistiques plutôt encourageantes, a décidé de couper les subventions à des organismes engagés dans la lutte au décrochage, alléguant que «ce n'est pas parce qu'un organisme n'offre plus un service qu'il n'y a plus de service pour les jeunes» et qu’« il faut regarder ce qui a été fait…et si ça a porté fruit ». Et, la cerise sur le gâteau, les commissions scolaires disposent des ressources pour répondre à la demande, ajoute notre ministre responsable de l’éducation de « tous » les jeunes Québécois.
J’en ai plus que marre de ces coupures faites à l’aveuglette dans un système d’éducation qui tente désespérément de récupérer les décrocheurs, alors que le ministre n’en finit plus de clamer que ces coupes n’auront pas d’influence sur les services aux élèves…Jusqu’à quand allons-nous tolérer de telles aberrations sans que quelqu’un quelque part ne ramène ces « faucheurs » de services essentiels à la raison?
quebechebdo 22 septembre 2015
Le Devoir 23 septembre 2015
vigile.net tribune libre 30 septembre 2015
Henri Marineau

