Entendre le cri du peuple
En procédant à l’ouverture du synode sur la famille le 5 octobre, le pape François sait très bien qu’il sera confronté à l’aile conservatrice de l’Église catholique sur des sujets délicats, telle l’exclusion de l’administration des sacrements aux divorcés ou aux couples vivant en union libre.
Depuis le début de son pontificat, François n’a cessé de tenter de combler les écarts entre ce que l’Église prêche et ce que vivent les catholiques en invitant le clergé à faire preuve d’ouverture envers les fidèles « marginaux ». « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne sépare pas », disent les plus conservateurs. Ce à quoi le pape réplique le reproche de Jésus aux religieux de son époque : « Les mauvais pasteurs chargent sur les épaules des gens des fardeaux insupportables ».
Le défi de François est de taille et il est crucial pour la survie de l’Église. Le pape de la miséricorde arrivera-t-il à le surmonter ? Pour y arriver, il invite les tenants de la ligne dure à « entendre le cri du peuple » et à « s’imprégner de l’odeur » des réalités. Un argument de taille qui rejoint le message miséricordieux de Jésus…Reste à espérer qu’il franchira les portes du Vatican !
quebechebdo 6 octobre 2014
vigile.net tribune libre 6 octobre 2014
Le Journal de Québec 7 octobre 2014
Henri Marineau

