Enseignants à bout de souffle

Selon une récente étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal auprès de 1381 élèves de la 3e à la 6e année et de 107 enseignants, l’épuisement des enseignants a un impact négatif sur la réussite de leurs élèves. Aux yeux d’Isabelle Archambault, professeure à l’École de psychoéducation, qui a participé à cette recherche, « …on s’en doutait, mais maintenant, la démonstration est claire ».

Un constat qui m’amène implacablement devant la question suivante : comment exiger des enseignants le contrôle de leur classe devant des jeunes qui, malheureusement trop souvent, sont laissés à eux-mêmes à la maison? En termes clairs, il m’apparaît prioritaire qu’un pont soit érigé entre la famille et l’école afin de pallier les écarts souvent énormes entre le milieu scolaire et le milieu familial.

À titre d’exemple, force est de constater qu’un milieu familial dérèglementé contribue à créer un conflit majeur avec les règlements existant dans une école, d’où la tâche quasi surhumaine du personnel enseignant de ramener l’élève « à l’ordre », un concept avec lequel le jeune se sent complètement étranger.

Vivement l’implantation d’une école co-éducative favorisant un réel partenariat entre les parents et les éducateurs, un concept qui guidera les jeunes sur un chemin davantage sain et éclairé.

quebechebdo le 29 mai 2017
Le journal de Québec 2 juin 2017
 

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