Des élections le 14 avril?

Au rythme où se déroulent les déclarations à saveur électorale de le première ministre, les planètes s’alignent de plus en plus pour un scrutin général printanier axé sur l’avenir du Québec. En toile de fond, la charte de la laïcité, et le dépôt du budget.

D’une part, la commission parlementaire sur le projet de loi 60 terminera bientôt ses consultations. Le gouvernement présentera ensuite une version « modifiée » qui devrait rallier les caquistes et être adoptée par l’Assemblée nationale.

D’autre part, le budget Marceau sera rejeté par les libéraux et les caquistes, ce qui occasionnera le déclenchement d’élections générales. À ce sujet, lors de son allocution en Mauricie le 5 février devant quelque 300 partisans, Pauline Marois a été claire : « MM. Legault et Couillard ont déclaré qu’ils étaient prêts à nous précipiter en campagne électorale en votant contre le budget. S’ils ne reculent pas, il reviendra aux électeurs de trancher »

Par ailleurs, l’ampleur du débat suscité par le projet de loi sur la laïcité aura préparé le terrain à la vaste consultation populaire que la première ministre vient de s’engager à mener sur l’avenir du Québec, advenant l’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire : « Je vous l’annonce ce soir : au cours du prochain mandat, nous allons recommencer à réfléchir collectivement. En reprenant, à notre façon, la démarche choisie par René Lévesque, toute la population sera invitée à prendre la parole. Dans un prochain mandat, un gouvernement du Parti québécois va présenter un livre blanc sur l’avenir du Québec »

En ce qui a trait à l’équilibre budgétaire reporté en 2015-2016 par le ministre Marceau, la première ministre allègue que la position de Philippe Couillard et de François Legault qui souhaitent l’équilibre budgétaire dès le prochain budget nuira à la croissance économique : « Si on écoutait les chefs de l’opposition, il faudrait hausser les taxes ou faire des compressions très douloureuses de près de 2 milliards de dollars. Des compressions, ça veut dire moins d’activité économique, moins d’emplois et, au bout du compte, moins de revenus pour l’État »

Enfin, une lueur d’espoir qui, je l’espère profondément, ne sera pas qu’une flammèche électoraliste, rejaillit des paroles de Pauline Marois concernant la démarche du Québec vers son indépendance : « Quel statut nous permettra de préserver notre langue sur une période de 10, 20 ou 50 ans ? Celui de province canadienne ou celui de pays ? Pour moi, c’est clair : la seule voie qui assure l’avenir du français, c’est celle d’un pays, d’un pays francophone en Amérique » http://www.ledevoir.com/politique/q…

Devant cette conjoncture que je qualifierais de « favorable » pour le gouvernement, j’ai l’impression que les Québécois pourraient être appelés aux urnes dès le 14 avril…

vigile.net tribune libre 6 février 2014
quebechebdo 6 février 2014


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