Couillard donne d’une main et coupe de l’autre
D’entrée de jeu, il aurait été malvenu que le gouvernement du Québec ne vienne pas en aide à un fleuron de l’industrie aéronautique québécoise, notamment le C-Series de Bombardier qui peine à « prendre son envol ». Toutefois, à mes yeux, là où le bât blesse dangereusement réside dans le fait que l’investissement de 1,3 milliard de dollars provient des contribuables qui en assument 49,5 % de risques…Une affaire qui fait dire aux deux chefs d’opposition que le gouvernement Couillard s’est fait avoir comme un « enfant d’école » en « culottes courtes ».
Sur un autre plan, c’est sans surprise que les Syndicats sont montés aux barricades, alléguant, à juste titre, que M. Couillard et ses deux acolytes financiers ne semblent pas avoir éprouvé de difficulté à ressortir de leur coffre aux trésors le milliard de dollars pour injecter cette somme chez Bombardier alors que, d’un autre côté, ils coupent drastiquement dans les services publics, alléguant le nécessaire régime d’austérité.
Peut-être me répliquerez-vous que les deux situations ne se comparent pas. À cela, je vous répondrai que, l’une comme l’autre, ces deux conjonctures interpellent un « investissement », le premier financier, le second sur la qualité des services aux contribuables et, à ce titre, tout aussi important, sinon davantage, que le sauvetage du C-Series.
quebechebdo 30 octobre 2015
Henri Marineau

