Conditions sine qua non pour l’accession du Québec à son indépendance
Après la défaite amère du référendum de 1980, René Lévesque, le visage déconfit, nous lançait « À la prochaine fois! » Quinze ans plus tard, sous la gouverne de Jacques Parizeau, la « prochaine fois » est venue à un cheveu de devenir réalité…Depuis lors, plus rien! « La prochaine fois » a été reléguée dans le placard aux oubliettes.
Le Parti québécois, porteur du rêve initial, est devenu un parti provincial noyé dans les conditions gagnantes de Lucien Bouchard, continuellement reportées aux calendes grecques, et, plus récemment, dans la gouvernance dite souverainiste de Pauline Marois, version moderne du report à la manière Bouchard.
Il n’en fallait pas plus pour que la base militante du PQ ne s’effrite progressivement et, qui plus est, que les Québécois ne se dépolitisent peu à peu, désillusionnés par un navire-amiral qui demeurait implacablement accosté au quai du pouvoir provincial.
On aura beau invoquer tous les arguments prioritaires au déclic qui allumera la lumière de la mobilisation au processus d’accession du Québec à son indépendance, la flèche ratera inévitablement la cible si elle n’est pas bien équilibrée et si elle n’est pas tirée par un tireur d’élite…Un leader charismatique porteur d’un projet clair et sans détour, en bref, les conditions sine qua non pour l’accession du Québec à son indépendance.
quebechebdo 31 juillet 2013
Henri Marineau

