Coderre et la dalle de malheur
D’entrée de jeu, ce n’est pas la première fois que Denis Coderre pose un geste flamboyant pour contester une décision prise par un autre pallier de gouvernement. En ce sens, il ne faut pas se surprendre du geste « symbolique » qu’il a posé en détruisant au marteau-piqueur une dalle de béton installé par Postes Canada au parc éco-naturel de l’Anse-à-l’Orme dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.
Un geste certes contestable considérant les pouvoirs octroyés à Postes Canada dans ce genre de dossier, voire même illégal. Toutefois, à sa défense, il faut bien admettre que les municipalités ont aussi des règlements qui, dans le cas présent, ne semblent pas déranger la Société d’État qui ne se gêne pas pour s’imposer de façon méprisante et cavalière devant les municipalités qui, soit dit en passant, appuient majoritairement le geste du maire de Montréal.
Depuis le début de l’opération entreprise par Postes Canada concernant l’installation de ces dalles de malheur, la Société d’État promet des discussions avec les municipalités…Il serait peut-être temps qu’elle passe de la parole aux actes et qu’elle cesse de dénigrer de façon éhontée les représentants élus des municipalités qui ne font que refléter la contestation généralisée de la part de la population relativement à l’abolition du service postal à domicile.
quebechebdo 16 août 2015
cyberpresse.ca 20 août 2015 "La dalle de malheur"
Henri Marineau

