C’est pas de ma faute…
En lisant le témoignage de Lise Thibault concernant les multiples dépenses qui ont été autorisées, selon ses dires, par l’administrateur de son cabinet, André Labrecque, je n’ai pu m’empêcher de me reporter au temps de mon enfance où je répondais aux accusations de ma mère sur un méfait qui s’était produit : «C’est pas de ma faute…»
À titre d’exemple, le quarantième anniversaire de sa fille Anne-Marie, qui a coûté 4600$, et que Lise Thibault allègue qu’elle était prête à payer mais que son administrateur lui a dit qu’on pouvait envoyer l’addition à Ottawa pour remboursement.
Et voilà, le tour est joué… Aucune réplique de la part de Lise Thibault à l’argument d’André Labrecque. Une fête de famille camouflée en activité officielle et la principale intéressée laisse passer cette dépense frauduleuse sans rétorquer, se contentant de jeter le blâme sur son administrateur. Bref, c’est exactement l’argument du «c’est pas de ma faute, c’est la faute d’André Labrecque»… Une défense qui n’a, selon moi, aucune crédibilité!
quebechebdo 30 juillet 2014
Le Journal de Québec 1er août 2014
Henri Marineau

