Ces vieux que l’on cache

En lisant le billet de Mathieu Bock-Côté dans Le Journal du 17 juillet paru sous le titre « Daniel Pinard et les vieillards », je n’ai pu rester insensible à son argumentaire concernant le triste sort réservé aux personnes âgées dans une société envoûtée par l’attrait de la jeunesse.

À cet effet, je me rappelle pourtant quelle soif de savoir j’arrivais à attiser chez mes élèves de troisième secondaire lorsque je leur présentais certains extraits d’auteurs classiques de la littérature française. Et aujourd’hui, je suis à même de constater toute la curiosité que démontre ma petite-fille devant l’album de photos de famille que nous regardons ensemble à l’occasion.

Notre société a malheureusement trop souvent tendance à infantiliser les vieux qui sont « retombés en enfance » et que l’on enferme « gentiment » dans des mouroirs sans avouer notre lâche désaveu face à eux. Et pourtant, comme nous le rappelle fort à propos Mathieu Bock-Côté, « n’est-ce pas le privilège des vieilles années que de prendre le rythme de l’essentiel ? »

quebechebdo 17 juillet 2014

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