Brigitte Bardot, victime de son authenticité

Incarnation du paroxysme de la beauté pendant des décennies, Brigitte Bardot (BB) n’en a pas moins subi les critiques acerbes, voire éhontées, de l’extrême gauche dans sa deuxième vie à l’égard de ses positions, notamment sur l’immigration massive dans son pays.

Brigitte Bardot était authentique, elle disait sa vérité toute nue, sans fioriture, sans s’encombrer des subtilités mondaines bienséantes. Et de ce fait, la gauche radicale n’allait pas manquer l’occasion de sa mort pour faire rejaillir sans ménagement ses positions sur l’immigration. Des positions qui valurent d’ailleurs à l’icône de la beauté une condamnation pour « délit d’opinion ».

Dans son billet paru dans Le Journal du 31 décembre sous le titre Elle s’appelait Brigitte Bardot, Mathieu Bock-Côté résume assez bien le contexte socio-politique dans lequel le décès de Brigitte Bardot canalise les effluves verbales de ses détracteurs. En voici un extrait : « Convenons-en: la gauche radicale est une gauche haineuse, déshumanisant tous ceux qu’elle déteste, mais elle le fait en croyant avoir de son côté le monopole de l’humanité, de la bonté, de la générosité… [Brigitte Bardot] incarnait la liberté de ton dans une époque qui pousse à la censure et à l’autocensure. Elle mérite assurément son hommage ».

Comprenons-nous bien. Mes propos n’ont pas pour objectif d’accorder « le bon Dieu sans confession » à Brigitte Bardot. En revanche, ils visent simplement à faire la part des choses, à savoir qu’elle est victime de son authenticité, jugée bassement et sans coup férir par une gauche radicale qui se prétend par ailleurs défenderesse de la vérité mais qui condamne en revanche sans retenue tout discours qui déroge de sa prise de position sur le sujet litigieux.

vigile.quebec tribune libre 2 janvier 2026
Le Soleil (version numérique) 3 janvier 2026


 

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