Acharnement politique
Décidément, Pierre Karl Péladeau, avant même qu’il annonce officiellement sa décision d’être dans la course à la succession de Pauline Marois, suscite un tollé de contestations relativement à sa mainmise sur Québécor.
Cette fois-ci, c’est le chef de la CAQ, François Legault, qui y va d’une motion pour demander au gouvernement d’étendre le code déontologie et d’éthique des membres de l’Assemblée nationale afin « qu’un député, ou un membre de sa famille immédiate, ne puissent d’aucune façon détenir directement ou indirectement la majorité des actions ou une position de contrôle dans une entreprise médiatique ».
Or, d’une part, les médias de Québécor ont toujours maintenu une neutralité éditoriale qui n’a rien à envier à ceux de Gesca dont on peut mettre en doute une certaine allégeance fédéraliste. D’autre part, je ne vois pas pourquoi l’Assemblée nationale changerait les règles de déontologie et d’éthique pour un simple député potentiellement candidat à la chefferie du PQ.
Enfin et surtout, je demeure convaincu que PKP a déjà prévu un scénario éthique dans l’hypothèse où il deviendrait chef du PQ. En attendant, toute tentative venant entraver le rôle de député et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie de PKP m’apparaît comme du pur acharnement politique!
quebechebdo 8 octobre 2014
vigile.net tribune libre 8 octobre 2014
Henri Marineau

