Un « vieux » préjugé

18 octobre 2011

Je me souviens de l’impatience manifeste de mon père devant la lenteur des conducteurs d’automobiles qu’il appelait les « sunday drivers » à l’occasion de nos sorties dominicales en famille!

Aujourd’hui, avec le vieillissement de la population, les baby boomers prenant de l’âge envahissent de plus en plus les routes du Québec, si bien que les attitudes d’impatience à leur endroit risquent d’augmenter de plus en plus.

Si l’on ajoute à ce phénomène l’âgisme dont font preuve en particulier les jeunes conducteurs contre les personnes âgées au volant, nous assistons à un dénigrement de cette catégorie de conducteurs qui, en réalité, n’est peut-être pas fondé.

En effet, selon les statistiques, les conducteurs de 16 à 24 ans représentent 10% des détenteurs de permis de conduire et sont impliqués dans environ 25% des accidents avec dommages corporels, alors que les conducteurs de plus de 65 ans, quoique représentant 15% des détenteurs de permis, ne sont impliqués que dans 8% des accidents avec dommages corporels.

En réalité, selon le Dr Jamie Dow, médecin-conseil à la SAAQ, les personnes âgées, bénéficiant d’une longue expérience au volant, peuvent prévoir les situations à risques, faire preuve d’une bonne anticipation de ces situations et avoir de meilleures chances de les éviter que les conducteurs ayant peu d’expérience.

En conséquence, la perception de la société en général aurait peut-être avantage à ranger dans le placard ses préjugés contre les personnes âgées au volant et s’attaquer plutôt aux conducteurs pressés qui pestent contre ceux qui, bien souvent, ne font que respecter les règles de la sécurité routière!

quebechebdo 18 octobre 2011

La dégringolade du PQ se poursuit

18 octobre 2011

Malgré le taux d’insatisfaction le plus bas depuis 2007 par rapport au parti libéral sur les intentions de vote des Québécois si des élections avaient eu lieu il y a une semaine, soit 26%, le PQ n’arrive toujours pas à remonter la pente, mais au contraire, perd un point par rapport au mois précédent en récoltant 25%.

Pire encore, si François Legault confirme ses intentions de se lancer dans la course, le PQ tombe à 18%, loin derrière le futur parti de Legault à 36% et même des libéraux à 22%. Quant à savoir quelle la personnalité qui ferait le meilleur premier ministre, François Legault récolte 39%, Jean Charest, 24%, et Pauline Marois, 16%.

Une telle tendance pour la popularité envers la CAQ de Legault qui, à mon sens, incarne l’illusion d’un changement à couleur de retour vers le futur, une telle tendance envers la dégringolade persistante du PQ malgré les déboires du parti libéral, confirment que le PQ de Pauline Marois ne représente plus une solution acceptable ni le changement nécessaire souhaité par une proportion importante des Québécois.

En conséquence, il m’apparaît de plus en plus évident et urgent qu’une alternative de véritable changement, incarnée dans un projet de pays concret, soit proposée à l’électorat québécois pour connaître les véritables aspirations des Québécois, à savoir le statu quo ou le changement constitutionnel.

Vivement une coalition citoyenne des forces indépendantistes chapeautée par un parti politique prônant fermement en priorité l’indépendance du Québec !

vigile.net tribune libre 18 octobre 2011

« Speeds » aux effets pervers

17 octobre 2011

Après les désastres causés par l’utilisation de l’alcool au volant, les méthamphétamines apparaissent aujourd’hui comme le fléau dominant dans la cause d’accidents de la route, particulièrement chez les jeunes conducteurs.

En effet, selon les données du Centre de réadaptation en alcoolisme et toxicomanie de Chaudière-Apalaches, en 2006-2007, une personne sur quatre était traitée pour des problèmes de consommation de méthamphétamines alors qu’en 2010-2011, la proportion est passée à une personne sur trois, ce qui laisse supposer que de plus en plus de gens consomment de cette drogue dans la population en général.

La popularité de cette drogue, communément appelée « speed », tient au fait que ses consommateurs présentent très peu de symptômes, ce qui diminue les risques d’être interceptés par les policiers au volant de leur voiture. Or, seulement depuis 2009, la consommation de « speeds » a joué un rôle dans trois tragédies routières qui ont coûté la vie à un total de huit personnes en Beauce et dans Lotbinière.

Pour contrer les problèmes de consommation d’alcool au volant, des mesures de contrôle, telle l’invention de l’alcotest, ont été mises de l’avant. Peut-être qu’un jour, avec l’avancement de la science, réussira-t-on à prévenir ces accidents mortels causés par les effets pervers de l’utilisation des « speeds » en créant le « speedotest »! Pourquoi pas?

quebechebdo 17 octobre 2011

Le nombrilisme

15 octobre 2011

On aura beau invoquer le fait que le dernier sondage réalisé par L’Idée fédérale, groupement qui fait la promotion du fédéralisme, pourrait porter à interprétation, il n’en demeure pas moins que ses résultats sont plutôt inquiétants.

En effet, selon ce sondage, 37 % des Québécois refusent désormais toute étiquette politique, qu’elle soit souverainiste, fédéraliste, nationaliste ou autonomiste. De plus, 77 % des électeurs considèrent que le débat sur l’avenir politique du Québec doit être mis de côté. Pire encore, 71 % estiment dépassé le débat national.

En ce qui a trait au déni d’étiquettes de la part de 37% des Québécois, il ne fait que révéler, selon moi, une forme d’individualisme qui a envahi les sociétés occidentales, un nombrilisme qui régit maintenant les rapports entre les êtres, chacun se présentant comme le centre du monde. C’est le règne du « mon » au détriment de celui du « notre » !

Toutefois, même si de plus en plus de Québécois ne veulent pas être étiquetés politiquement, et qu’ils estiment à 71% que le débat national est dépassé, le même sondage révèle que 47% des répondants croient n’avoir que peu ou pas de valeurs communes avec les Canadiens du reste du Canada.

En conséquence, sur quelles bases communes s’appuient les répondants pour appuyer leurs divergences avec le ROC ?

À mon sens, la réponse à cette question est la clé du problème…En d’autres termes, nous arriverons à créer un sentiment identitaire et à renverser ce nombrilisme pernicieux dans la mesure où nous mettrons en lumière les bases communes qui définissent les caractéristiques de la nation québécoise, à savoir, entre autres, son dynamisme et sa force créatrice légendaires, son sens aigu de l’initiative entrepreneuriale, son leadership dans la découverte et l’exploitation des nouvelles technologies, sans oublier son rayonnement culturel à travers toute la francophonie .

Le refus d’étiquettes, l’individualisme, le nombrilisme, sont le reflet d’une société qui a perdu ses repères. Seul le retour à nos forces comme peuple saura recréer le sentiment d’appartenance nécessaire à briser l’isolement et à remobiliser les décrocheurs !

vigile.net tribune libre 15 octobre 2011
quebechebdo 15 octobre 2011 "Une société qui a perdu ses repères"

Et si Tristane Banon avait été violée!…

15 octobre 2011

Tristane Banon aura attendu huit ans avant de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle et tentative de viol.

Malheureusement pour la plaignante, en France, ce crime est libéré par prescription au bout de trois ans. Par contre, si elle avait été violée, la prescription courait sur dix ans et, dans ce cas, elle aurait été en droit d’être entendue devant le tribunal.

Pas de chance! Mme Banon s’est trop défendue, le viol a été raté! Dommage, la justice française ne peut rien pour elle!

Une décision scandaleuse qui jette une flaque de boue sur la justice française!

quebechebdo 15 octobre 2011

Appel aux artistes, créateurs et poètes

14 octobre 2011

À la question de Marie-France Bazoo à son invité, Jacques Parizeau, lors de son émission diffusée le 6 octobre, « de quoi le Québec a-t-il besoin ? » Parizeau a répondu : des artistes, des créateurs et des poètes.

Bien que je sois en accord avec M. Parizeau sur le rôle fondamental de la communauté artistique sur l’essor du sentiment patriotique des Québécois, je me demande si les artistes d’aujourd’hui n’ont pas dérogé de cette mission.

À observer l’évolution de la carrière des artistes actuels, j’ai souvent l’impression que le « geste créateur », celui pour lequel ils se sont engagés dans cette carrière, se limite désormais à une gestion de l’offre et de la demande, de cotes d’écoute, de ventes d’album, du goût du public, de gestion de carrière et de programmes de subventions.

Comme le disait Simon Jodoin sur son blogue de cyber-boom du 7 octobre, intitulé « Les artistes ont-ils choisi de gérer au lieu de créer ? » :

« Bien sûr, certains artistes épousent une cause, ce en quoi on les considère comme « engagés », mais le plus souvent, cet engagement ne dépasse guère le niveau de la simple gestion : gestion de telle ou telle ressource naturelle, gestion de l’état et de l’éventuelle indépendance du Québec, gestion d’une calamité sociale ou d’une autre, faim, pauvreté, maladie. Dans tous les cas, on a presque l’impression que ce qui est réclamé, c’est de la saine gestion de la part des politiciens, ce qui me semble pour le moins irréconciliable avec la nature même de la création qui devrait s’employer à transgresser les conventions et non à en réclamer de nouvelles…Se pourrait-il que les artistes soient devenus, en quelque sorte, des fonctionnaires du divertissement, qui gèrent au lieu de créer ? »

Dans une période de notre histoire où les bases de notre système parlementaire sont sapées par la corruption, je retiens cette remarque de Pierre Curzi qui affirme que les artistes ont comme mission de contribuer à l’éveil de la conscience sociale et, qu’en ce sens, leurs œuvres devraient nous dire : « Voici ce qui va arriver ».

vigile.net tribune libre 14 octobre 2011

Un petit baume tout en rose

14 octobre 2011

Par solidarité avec le Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia dans sa lutte contre le cancer du sein, la ville de Québec s’illuminera de rose du 19 au 23 octobre.

En plus de vouloir sensibiliser la population aux problèmes que vivent les femmes devant un tel diagnostic, l’objectif de cette initiative est aussi de faire connaître le Centre Deschênes-Fabia qui, malgré ses 37 ans d’existence, éprouve toujours beaucoup de difficultés à obtenir quelque visibilité.

Pour Valérie Bégin, qui a reçu un diagnostic de cancer du sein à l’âge de 33 ans alors qu’aucun signe ne la prédisposait à cela, et qui a bénéficié des services du Centre, l’illumination de la ville de Québec, même si elle n’enlève pas la difficulté de l’épreuve, apporte un petit baume qui adoucit un peu l'expérience.

Félicitations à l’avocate de Québec Louise Cordeau pour cette idée lumineuse qui apportera un petit baume tout en rose sur les souffrances de ces femmes qui luttent contre le cancer du sein!

quebechebdo 14 octobre 2011

 

 

 

 

Les décrocheurs et les indécis…deux autres grands oubliés

13 octobre 2011

Dans son article publié sur la tribune libre de Vigile en date du 12 octobre sous le titre « La question des « mous », le gros oubli », Jacques Noël définit en ces termes ceux qu’il qualifie de « mous » :

« Le 20% de "mous", qui sont au centre de la bataille, est constitué de gens qui ne suivent pas la politique. "Sont pas là", c’est le cas de le dire. Ce ne sont pas nécessairement des idiots de premier niveau, ce ne sont pas nécessairement des colonisés à l’os…ce sont juste des Québécois très ordinaires, qui mènent leur p’tite vie sans se préoccuper le moindrement des grands débats de société. »

À côté de cette portion des Québécois « qui mènent leur p’tite vie sans se préoccuper le moindrement des grands débats de société », se retrouvent les « décrocheurs », les blasés, les désintéressés des « grands débats de société » actuels qui n’évoquent rien d’autre pour eux que du remâchage de vieilles ritournelles qui les ont conduit à décrocher, faute d’intérêt ! À mon sens, ils font partie d’une autre catégorie de grands oubliés, manifestée dans le désintérêt d’un bon pourcentage des Québécois concernant les enjeux sociaux.

Enfin, pour compléter la liste, j’ajouterais la catégorie des « indécis », ceux qui, depuis des décennies, quoique intéressés aux débats de société, se voient continuellement ballottés dans la valse hésitation du PQ et qui, dans la confusion générale entourant les débats autour de notre accession à notre indépendance, risquent de pencher, le jour de l’élection, vers « l’apaisante sécurité » du vote fédéraliste.

Dans ces circonstances, il m’apparaît essentiel que les leaders souverainistes concentrent leurs énergies à tenter de raccrocher l’intérêt des « décrocheurs » et à lever le voile sur la confusion des « indécis », pour les impliquer activement « au centre de la bataille » en compagnie des "mous" ragaillardis, et mobiliser de la sorte le 20% de l’électorat québécois qui nous manque pour accéder à notre statut de nation !

vigile.net tribune libre 13 octobre 2011



L’éteignoir de réverbère

13 octobre 2011

Dans sa chronique publiée dans Le Soleil du 13 octobre sous le titre « Les plus meilleurs au monde », François Bourque joue le rôle d’éteignoir de réverbère en faisant preuve de minimaliste devant les fleurs reçues par la ville de Québec qui s’est vue reconnue comme la sixième ville-destination au monde et la première au Canada par le prestigieux magazine Condé Nast Traveler.

Comme il arrive souvent chez l’être humain, particulièrement chez les Québécois, il semble que des miettes de « petit pain » empêchent encore certains d’entre nous de recevoir les compliments en les qualifiant de « pétage de broue » et de palmarès qui ne « tiennent pas la route ».

À une période où la ville de Québec apparaît de plus en plus sur la destination des touristes, pourquoi ne mettrions-nous pas cet essor sous le réverbère au lieu de tout faire pour l’éteindre?

quebechebdo 13 octobre 2011

Les aveux, les indemnités…et les accusations?

12 octobre 2011

Depuis l’annonce d’un règlement hors cours, prévoyant des indemnités de l’ordre de 10 000$ à 250,000$, partagées entre les victimes d’agressions sexuelles de membres de la Congrégation de Sainte-Croix, le nombre de victimes présumées ne cesse de grimper.

Dans toute cette sombre histoire, il faut reconnaître que, d’une part, les autorités de la Congrégation ont fait preuve d’humilité en reconnaissant les comportements honteux de certains de leurs membres et que, d’autre part, ils posent un geste concret en versant des indemnités aux victimes.

Toutefois, malgré ces aveux et ces indemnités fort appréciées par les personnes qui ont dû et continuent de subir les séquelles de ces agressions sexuelles, il n’en demeure pas moins que les membres des Frères de Sainte-Croix qui ont commis ces crimes sont, pour l’instant du moins, à l’écart de toutes poursuites criminelles.

À mon sens, il manque un maillon à la chaîne pour que justice soit complètement rendue…des accusations criminelles doivent être portées contre les présumés responsables de ces agressions sexuelles!

quebechebdo 12 octobre 2011
Le Devoir 13 octobre 2011