Lettre ouverte à Jacques Parizeau

25 août 2012

En ’95, les Québécois sont venus à un cheveu d’obtenir leur passeport leur permettant de franchir les frontières leur ouvrant les portes de leur indépendance. Dix-sept ans plus tard, force est de constater que le parti, où vous avez milité avec tant de conviction, nous a conduits dans un cul-de-sac politique dans lequel les chefs qui vous ont succédé ne cessent de nous maintenir.

Aujourd’hui, une énième campagne électorale « provinciale » est en cours et, je ne sais trop pour quelles raisons, vous observez un mutisme inquiétant, voire même difficilement explicable.

Pourtant, vous le savez mieux que moi, les enjeux de cette campagne électorale sont cruciaux, en particulier la question nationale sur laquelle les partis traditionnels s’enfargent à qui mieux dans un dédale alambiqué qui conduit le citoyen dans les abîmes de l’obscurantisme.

À mon sens, M. Parizeau, vous avez toujours incarné un homme politique intègre, un homme de conviction qui s’est toujours tenu debout devant ses adversaires, un conducteur qui avait « vraiment » les deux mains sur le volant et, en tant que tel, vous avez le devoir de dissiper le brouillard « électoraliste » dans lequel les partis traditionnels ont envahi le paysage politique de l’électorat québécois .

Aujourd’hui, sans avoir ni l’expérience ni la crédibilité que vous avez acquises au cours des années, un homme, Jean-Martin Aussant, ose, comme vous l’avez fait en des centaines d’occasions, s’affirmer comme un souverainiste de conviction et proposer, dans la plate-forme de son parti, Option nationale, un processus clair d’accession du Québec à son indépendance.

Toutefois, à quelques jours qui nous séparent du scrutin, vous demeurez cois…comment devons-nous, en tant que souverainistes convaincus, interpréter ce silence? Est-ce à dire que vous endossez le plan de gouvernance souverainiste de Pauline Marois? Devons-nous en comprendre que le « croisé » a rendu les armes? Pourquoi ne donnez-vous pas votre appui officiel à Option nationale, le seul parti qui, dans cette campagne, s’affirme résolument en faveur de la souveraineté du Québec?

Toutes des questions auxquelles nous aimerions que notre « chère belle-mère nationale » nous fournisse des réponses…des réponses qui auront sans contredit beaucoup de poids dans la balance des indécis qui représentent, encore aujourd’hui, un pourcentage substantiel de 20%.

En conséquence, M, Parizeau, je vous incite à sortir de votre tanière et à prendre fermement position sur la question nationale, un terrain privilégié sur lequel vous avez su laisser votre marque sur la scène politique québécoise.

quebechebdo 25 août 2012
vigile.net tribune libre 25 août 2012

Entre l’arbre et l’écorce

24 août 2012

Le 15 février 2012, soit deux semaines après que le Conseil national du PQ eut adopté à l’unanimité le principe des référendums d’initiative populaire, Pauline Marois avait déclaré, en conférence de presse, qu’une fois les 850 000 signatures recueillies et les autres conditions remplies, le gouvernement serait dans l’obligation de tenir un référendum qui serait « exécutoire ».

Toutefois, six mois plus tard, au lendemain du débat entre Pauline Marois et François Legault où la chef du PQ a semblé déstabilisé par sa position ambiguë sur les RIP, elle a affirmé que les référendums d’initiative populaire ne seront que « consultatifs » et que la signature d’un registre par 15 % des électeurs pour obtenir la tenue d’un référendum n’engagerait pas le gouvernement et l’Assemblée nationale. En guise d’argument justifiant son changement de position, la chef péquiste allègue que la procédure serait anticonstitutionnelle si elle devait lier les élus.

Par ailleurs, selon le constitutionnaliste Henri Brun, l’argument constitutionnel évoqué par Mme Marois ne tient toutefois pas puisque rien dans la Constitution n’empêcherait l’Assemblée nationale d’adopter un projet de loi forçant le gouvernement à tenir un référendum à la suite de la signature d’un registre, comme le prévoit la formule des RIP.

À mon sens, la formule des référendums d’initiative populaire représente une saine approche démocratique pour autant qu’ils aboutissent à des résultats concrets. Dans le cas présent, il m’apparaît clair que Pauline Marois est prise entre l’arbre et l’écorce : d’un côté les « purs et durs » du parti qui voient dans cet exercice démocratique un moyen d’atteindre la souveraineté du Québec et de l’autre, les « modérés » qui vont tout tenter pour retarder l’application d’un RIP portant sur le déclenchement immédiat du processus d’accession à notre souveraineté, alléguant, et la chanson n’est pas nouvelle, que les Québécois « ne sont pas prêts pour une telle démarche ».

Conséquemment, la chef du PQ se doit de prendre clairement position en campagne électorale sur un sujet aussi crucial : ou elle confère aux RIP un statut exécutoire et le processus référendaire est enclenché advenant les 850 000 signatures recueillies, ou elle devra se résigner à coller un funeste RIP sur la pierre tombale des référendums d’initiative populaire!

quebechebdo 24 août 2012
vigile.net tribune libre 24 août 2012

Ça sent la déconfiture libérale…

23 août 2012

Ce n’est pas sans raison que le fin politicien qu’est Thomas Mulcair, le chef du NPD fédéral, annonce, en pleine campagne électorale québécoise, son intention d’ouvrir une succursale provinciale au Québec.

À mon sens, les néo-démocrates visent clairement deux objectifs : d’une part, le NPD se montre disponible à prendre la relève des Libéraux de Jean Charest en cas de déconfiture de son parti, comme il a réussi à le faire au Québec avec le Parti Libéral fédéral lors de la dernière élection fédérale et d’autre part, l’incursion néo-démocrate sur la scène provinciale représente une gifle cavalière à l’endroit de Québec solidaire avec lequel le NPD entretenait jusqu’ici des liens plutôt « conviviaux ».

Il semble évident que, dans les milieux fédéralistes, on constate la désaffection des Québécois, et plus particulièrement de l’électorat anglophone, à l’égard du PLQ compte tenu, entre autres facteurs, de l’ampleur de la corruption qui devrait être révélée au grand jour dans les prochains mois par la Commission Charbonneau, et, de ce fait, on envisage sérieusement sa déconfiture le 4 septembre.

Du côté de QS, même si Amir Khadir a donné son appui au NPD lors de la dernière élection fédérale en accordant son vote à la candidate néo-démocrate dans sa circonscription au détriment de Gilles Duceppe, il appert que les atomes crochus de QS envers le NPD ne soient pas partagés par Thomas Mulcair qui a « ordonné » à ses députés de ne pas s’ingérer dans la campagne électorale québécoise.

En stratège aguerri, Mulcair réalise très bien l’errance de Québec solidaire sur la scène politique québécoise, son programme étant, à ses yeux, trop radical et l’extrême-gauche du parti en menant beaucoup trop large, sans compter la position officielle de QS en faveur de l’indépendance du Québec, inconciliable avec l’option fédéraliste du NPD.

En conséquence, il m’apparaît que le chef du NPD espère rapatrier au sein du nouveau NPD-Québec les membres de Québec solidaire qui partagent le même point de vue que lui, entraînant une désaffection envers QS et pouvant même conduire à sa disparition de la carte électorale québécoise.

Et tout ça, c’est sans compter les appuis que le frérot provincial pourrait apporter à son grand frère fédéral ! D’ailleurs, à cet effet, un sondage Léger Marketing mené pour Le Devoir et The Gazette en octobre 2011 a montré que la présence du NPD au Québec ne serait pas mal reçue et, qu’au contraire, pas moins de 34% des répondants se sont dits prêts à voter pour un NPD- Québec, les électeurs potentiels provenant de tous partis confondus.

vigile.net tribune libre 23 août 2012

Je rêve depuis plus de quarante ans

23 août 2012

C’était en 1963, il y aura bientôt cinquante ans…un certain Martin Luther King, de race noire, clamait, à la face même du peuple américain, son rêve de justice envers TOUS les citoyens de ce pays. Le 4 novembre 2008, soit 45 ans après le discours historique du pasteur King, Obama devenait le premier président américain de race noire.

Qui l’eût cru? Et pourtant, l’incroyable est devenu réalité parce qu’un homme a décidé de hisser son rêve et ses convictions au-dessus de toute stratégie même s’il semblait incarner, pour plusieurs faux prophètes, la voix dans le désert!

Aujourd’hui, au Québec, certaines voix s’élèvent pour crier la soif de liberté du peuple québécois…Aussi, ai-je senti le besoin de m’unir à leurs voix à ma façon en vous offrant ce petit poème qui sort tout droit de mon « rêve » :

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’un pays en terre d’Amérique
Qui se libère des sorts maléfiques
Qui le harcèlent depuis tant de temps

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’un peuple qui ose s’affirmer
Et clamer sa soif de liberté
Par delà les carcans étouffants

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’une voix qui proclame ses convictions
Au-delà des stériles ambitions
D’un pouvoir bêtement avilissant

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’une nation québécoise française
Qui arrête de filer à l’anglaise
Devant un adversaire dénigrant

Je rêve depuis plus de quarante ans
De reprendre fièrement mes cours d’eau
Mes forêts, mes mines, mes animaux
Et d’en disposer comme je l’entends

Je rêve depuis plus de quarante ans
D’un Québec libre et souverain
Qui aspire à se prendre en main
Et à s’assumer toutes voiles au vent

quebechebdo 23 août 2012
vigile.net tribune libre 12 mars 2013

 

Sondage dans Nicolet-Bécancour – Aussant récolterait 28% des suffrages

22 août 2012

Un commentaire, laissé à la suite de mon article paru dans Le Devoir du 21 août dans la rubrique « Opinion/Lettre » et intitulé « Le grand absent » en version abrégée [cf tribune libre de vigile.net le 20 août pour version intégrale], se lisait comme suit :

« L’ON ne décolle pas parce que les Québécois ne veulent pas encore se séparer du Canada. Peut-être iraient-t-ils, majoritairement, vers un genre souveraineté-partenariat ou autre chose comme une véritable confédération d’États souverains mais pas la simple séparation. Si tel était le cas "le besoin de séparation", l’ON attirerait plus de votes avec M. Aussant, charismatique politicien avec un manque de raffinement sur l’option constitutionnelle qui le fait coller au fond avec l’ON. Il est même en danger d’arriver 4e dans son propre comté, selon les derniers sondages. »

Toutefois, sous ce commentaire en apparaissait un autre qui contredisait les propos du commentaire précédent et référait à un site qui affirmait qu’un sondage interne, publié par TVA et effectué par la firme Cible-Recherche dévoilé le 21 août, plaçait Jean-Martin Aussant, le chef d’Option nationale, aux portes de la victoire dans la circonscription de Nicolet-Bécancour. En fait, la différence entre lui et son plus proche rival de la CAQ se situait à l’intérieur de la marge d’erreur.

Après répartition des indécis, voici les résultats que révélait ce sondage :

Parti politique (candidat)                Intentions de vote
 
Coalition Avenir Québec (Donald Martel)      30.6%
Option nationale (Jean-Martin Aussant)       27.7%
Parti Québécois (Gilles Mayrand)                 25.4%
Parti Libéral du Québec (Marc Descoteaux)  16.3%

La marge d’erreur de ce sondage est de 4%, ce qui signifie que la lutte est extrêmement serrée puisque l’écart entre la CAQ et Option nationale, qui est de moins de 3%, se situe à l’intérieur de la marge d’erreur.

Pas si mal pour un parti qui a été exclu des écrans de plus de 1,6 million de téléspectateurs lors du débat des chefs et qui n’a que huit mois d’existence !

Dans un autre ordre d’idée, en guise de pointe d’humour sur les débats des chefs qui se déroulent ces derniers jours, je vous propose cette analogie avec la tradition de la galette des rois…je me demande qui, parmi les trois chefs des « principaux » partis, héritera de la fève et sera couronné le roi ou la reine le 4 septembre !

vigile.net tribune libre 22 août 2012

Pointe d’humour sur les débats des chefs

22 août 2012

En guise de pointe d’humour sur les débats des chefs qui se déroulent ces derniers jours, je vous propose cette analogie avec la tradition de la galette des rois…je me demande qui, parmi les trois chefs des « principaux » partis, héritera de la fève et sera couronné le roi ou la reine le 4 septembre!

quebechebdo 22 août 2012 

Ce que JMA aurait dit au débat télévisé

21 août 2012

Exclus du débat des chefs organisé par le consortium des télévisions publiques du Québec, Option nationale a participé à sa façon à l’exercice du 19 août. En effet, le chef de la formation souverainiste, Jean-Martin Aussant, a commenté le débat en direct sur le réseau social Twitter, insistant surtout sur le financement des partis politiques, la nationalisation des ressources naturelles, en passant par la santé et l’économie.

Faisant d’abord référence aux chefs des deux "grands" partis, à savoir Charest et Marois, JMA à lancé d’entrée de jeu que nous étions en présence d’un "politicien de carrière contre une politicienne de carrière [et que nous étions soumis aux] éternels arguments prévisibles".

À titre d’exemple, alors que la chef du Parti québécois s’est dite "pour le développement du Nord qui va amener des redevances aux Québécois", le chef du Parti libéral a défendu son Plan Nord en soulignant que le gouvernement allait "chercher la part qui nous revient". Sur cette question, Jean-Martin Aussant a indiqué que "les partis traditionnels s’enferment dans un débat stérile sur les redevances" et "qu’il faut nationaliser les ressources naturelles".

Sur la question controversée du financement des partis politiques, la position de Jean-Martin Aussant est ferme et sans équivoque : "La solution est pourtant simple : interdire les dons privés aux partis politiques ! C’est une question de volonté politique".

Du côté de la santé, M. Aussant estime qu’élargir "le rôle des infirmières et des pharmaciens" ainsi que d’informatiser "le système de santé" permettrait d’offrir "un médecin de famille pour tous".

Toutefois, c’est sur la question nationale que JMA a surtout insisté. À cet effet, je vous lance en vrac quelques unes des réflexions qu’il a abordées au cours de la soirée :

- Renouvellement du fédéralisme ? Il est futile de tenter d’améliorer les aptitudes d’un autre peuple à bien nous gérer ; 
- ON ne veut pas plus de pouvoirs, ON veut tous les pouvoirs ; 
- Un Québec souverain fera plus de surplus en période de croissance et moins de déficits en période difficile. ON y gagnera tout le temps ; 
- Si la priorité de M. Charest était vraiment l’économie, il serait souverainiste pour investir dans NOS secteurs stratégiques ; 
- Le meilleur moyen de "relancer le Québec" [dixit M. Legault] est de devenir maîtres chez nous ; 
- Chaque priorité des Québécois, que ce soit la santé, l’éducation
l’économie, etc…serait mieux gérée si le Québec avait tous ses outils ;
- Environ 200 pays dans le monde ont acquis leur indépendance depuis quelques décennies et aucun n’a jamais regretté ni voulu redevenir une province. ON est rendus là.

Enfin, sur la question de la souveraineté, Pauline Marois, lors du débat, a réitéré sa fidélité au dessein souverainiste, tout en évitant de fixer une date pour un référendum, ce sur quoi Jean-Martin Aussant a rétorqué : "Quand il faut insister sur le fait qu’on est souverainiste, il y a quelque chose de pas très clair dans les propos de Mme Marois !…"

En terminant, je vous laisse sur cet extrait de l’éditorial de Josée Boileau paru dans Le Devoir du 21 août sous le titre "Face à face électoraux – Les absents" : "Marois, Legault et Charest en face-à-face à TVA, c’est intéressant mais prévisible. Ajouter Khadir, David et Aussant aurait eu le grand mérite de sortir de leur confort tous ces vieux routiers de la politique. Il faudra bien finir par en prendre acte."

vigile.net tribune libre 21 août 2012
quebechebdo 21 août 2012 "Ce qu'Aussant aurait pu dire au débat télévisé"

Le grand absent du débat

20 août 2012

Nous sommes le 19 août 2012, il est 19h40…À RDI, dans l’émission d’avant-débat, j’entends une publicité qui annonce que nous assisterons dans quelques minutes à un débat unique où « toutes les tendances politiques sont représentées ».

Quelle farce!…Il est faux de publiciser une telle affirmation sur notre télévision d’État puisque l’on sait pertinemment que le seul parti qui prône clairement la voie de l’indépendance du Québec, à savoir Option nationale, ne sera pas représenté à ce débat ni aux autres qui suivront.

19h55…La température est splendide…Je décide d’aller prendre une marche pour m’emplir les poumons de l’air frais qui envahit l’atmosphère du Québec au moment où les ondes télévisuelles pollueront le paysage politique dans le smog des vieilles ritournelles électoralistes habituelles!

À travers ce brouillard, j’essaie de deviner les grands titres qui couvriront la une des médias au lendemain de ce débat et j’imagine que l’on tentera de faire ressortir, selon la coutume, un « gagnant » à ce débat…

Puis, le smog se dissipe peu à peu pour faire place à la triste réalité…compte tenu de l’absence d’une pièce majeure sur l’échiquier politique québécois actuel en la personne de Jean-Martin Aussant, c’est le public qui recevra le titre peu honorable de « grand perdant » à ce débat.

Lundi, le 20 août…À la lecture des commentaires des divers journalistes, je constate que je ne m’étais pas trompé et que j’ai bien fait d’aller respirer l’air pur au lieu de me cantonner devant le petit écran et d’assister à une compétition de tir à l’arc où les flèches ont fusé de toutes parts, la plupart étant évitées par les habiles archers d’expérience sur le terrain connu de la petite politique provinciale!

Enfin, je laisse la parole à Jean-Martin Aussant, le grand absent à ce débat, qui résume en ces termes les propos des chefs
« invités » : « C’a été un débat de chefs ambitieux qui veulent seulement faire mal paraître l’autre pour le battre ».

quebechebdo 20 août 2012
vigile.net tribune libre 20 août 2012 "Le grand absent"
Le Devoir 21 août 2012 "Le grand absent" (version abrégée)
cyberpresse.ca 21 août 2012 "Le débat des chefs 2012" (version abrégée)

Drôle de justice!

19 août 2012

Le verdict est tombé…la Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’injonction d’Option nationale qui exigeait, pour des raisons d’équité, d’être représenté aux débats télévisés des chefs.

Parmi les arguments invoqués par la Cour, on répond que le chef d’Option nationale n’a pas été élu sous cette bannière et qu’il n’y a qu’un seul député d’ON à l’Assemblée nationale alors que, d’une part, les candidats élus qui représentent la CAQ ne l’ont pas été sous cette bannière et que, d’autre part, Québec solidaire sera représenté aux débats même s’il n’a qu’un député à la chambre !

Une décision qualifiée d’injuste et d’arbitraire par Jean-Martin Aussant envers son parti et les électeurs du Québec qui devront encore une fois se contenter des faux-fuyants verbeux des chefs des vieux partis en plus des élans oratoires pompeux d’un politicien carriériste de longue date comme chef d’un nouveau parti au détriment de véritables débats où les nouvelles idées de Jean-Martin Aussant auraient pu dépoussiérer les vieux discours démagogiques auxquels les Québécois ne prêtent plus aucune crédibilité.

Et, depuis le prononcé de ce jugement par la Cour supérieure qui crée un précédent en excluant des débats un chef de parti représenté à l’Assemblée nationale, avez-vous entendu un seul chef des autres partis regimber contre l’injustice que la Cour a réservée à Jean-Martin Aussant ? C’est la loi du silence…

Pourtant, si Pauline Marois, qui se proclame chef du seul parti indépendantiste susceptible de prendre le pouvoir le 4 septembre, se montrait « authentique », n’aurait-elle pas avantage à exiger que Jean-Martin Aussant fasse partie des débats et puisse lui procurer de la sorte des appuis à la cause qu’elle prétend défendre ?

À mon sens, elle gardera le silence, et vous savez pourquoi…la « stratégie » électoraliste lui impose une telle attitude. Option nationale représente aux yeux des stratèges péquistes une menace à l’hégémonie « souverainiste » du PQ sur le territoire du Québec.

Et dire qu’il y a des commentaires sur les tribunes libres qui prônent encore l’union des forces souverainistes…à ceux-là, je dis : « Vous repasserez ! »

vigile.net tribune libre 18 août 2012
quebechebdo 17 août 2012 "Injonction d'Option nationale: drôle de justice!" (version abrégée)

Option nationale…une présence indispensable sur la scène politique québécoise

17 août 2012

Au moment du déclenchement des élections, 5 893 614 électeurs étaient inscrits sur la liste électorale. Si la tendance se maintient et qu’Option nationale maintient 2% des intentions de votes exprimées lors des derniers sondages, incluant les intentions fermes et les indécis, la parti de Jean-Martin Aussant récolterait quelque 70 000 bulletins votes en sa faveur dans l’hypothèse conservatrice où le taux de participation atteindrait 60%…Pas si mal pour un parti qui n’a que huit mois d’existence et qui est rabroué par les médias quand il n’est pas dénigré bassement, par exemple, par leur refus méprisant d’inviter le chef d’Option nationale aux débats des chefs.

Imaginez maintenant, dans un scénario « idéal » où ON réussirait à faire élire les candidats Jean-Martin Aussant, Denis Monière et Catherine Dorion, pour ne nommer que ceux-là, chacun dans sa circonscription, le poids politique que prendrait Option nationale dans l’éventualité d’un gouvernement péquiste minoritaire, une hypothèse fort plausible si on se fie aux résultats des derniers sondages.

Malgré eux, les péquistes se verraient de la sorte contraints de négocier des ententes avec les tiers partis, que ce soit QS ou ON, une démarche qui aurait pour effet d’accélérer le processus de le démarche du Québec vers son indépendance.

Lors d’une entrevue réalisée au Courrier Sud le 15 août au cours de laquelle Jean-Martin Aussant eu l’occasion de passer à savon les trois chefs de partis actuellement dans la course, lesquels auparavant, y étaient allés de leurs commentaires de bas étage sur Option nationale, JMA, à la remarque de Pauline Marois qui affirmait que pour se débarrasser de Jean Charest, il ne fallait pas voter « pour un tiers parti », mais « pour un parti qui peut réellement changer les choses » et qui a « réellement des chances de former le prochain gouvernement », n’a pas manqué de répliquer en l’accusant d’avoir choisi la voie facile en reléguant au second plan la souveraineté :

« Il faut que les leaders souverainistes aient le courage et la bonne volonté d’expliquer leur position à l’électorat, plutôt que de simplement dire « parlons d’autre chose ». Je trouve ça trop mou comme leadership. Il faut être sincère avec la population, quitte à ce que ce soit plus dur d’être élu. »

Voilà, à mon sens, le type de réplique qui sera lancée en chambre par d’éventuels députés d’ON lorsque la chef du PQ fera preuve de mollesse dans son discours souverainiste en manifestant ses intentions de « parler d’autre chose ».

Voilà pourquoi aussi il serait primordial que Jean-Martin Aussant soit présent aux débats des chefs, une présence qui contribuerait à sortir les débats de leurs ornières électoralistes et à mettre sur la table les arguments que désire entendre le citoyen au sujet des avantages de l’indépendance au lieu des sempiternelle pirouettes autour du pot auxquelles sont habitués les auditeurs depuis des décennies.

En réalité, un débat sans Jean-Martin Aussant, c’est comme de s’atteler à résoudre un casse-tête tout en sachant à l’avance qu’il nous manque des morceaux pour le compléter…À ce compte-là, je préfère ne pas le commencer, en d’autres termes, ne pas regarder les débats au lieu de subir la frustration d’être confronté à la fin devant un « casse-tête inachevé » !

vigile.net tribune libre 17 août 2012