La carte de la culpabilité

13 septembre 2012

Depuis le 5 septembre, nombreux ont été les commentaires qui font référence au fait que les quelque 80 000 citoyens qui ont voté pour Option nationale incarnent les responsables d'un gouvernement péquiste minoritaire, alléguant que l'ensemble de ces votes, n'eût été de la présence d'ON, aurait passé du côté du PQ.

Des allégations qui, à mon sens, sont purement hypothétiques et froidement mathématiques. En effet, comment peut-on présumer que tous ces électeurs auraient voté PQ si ON n’avait pas été sur la carte comme si les électeurs répondaient automatiquement au principe des vases communicants ? Pourquoi ces électeurs ont-ils voté ON sinon, en grande partie parce qu’ils sont désabusés du PQ ? Quel pourcentage du vote ON aurait penché du côté de QS dans l’hypothèse où le parti de Jean-Martin Aussant n’aurait pas existé ? Enfin, compte tenu qu’un bon nombre des électeurs visés se situent entre 18 et 34 ans et qu’ils croient au programme d’ON, quelle proportion de ceux-ci aurait agi comme bien des jeunes lors des élections antérieures, à savoir ne pas se présenter aux urnes advenant l’absence d’ON sur le bulletin de vote ?

En avançant de telles conclusions, on nous braque une étiquette négative qui, encore une fois, joue pernicieusement sur la carte de la culpabilité en alléguant que tous ceux qui ont voté pour Option nationale « ont fait perdre » la majorité des sièges au PQ! 

quebechebdo 13 septembre 2012

 

Au sujet des dépenses non-justifiées de Lise Thibault

12 septembre 2012

À titre de complément d'information à mon article paru sur cette tribune libre le 11 septembre sous le titre "Derrière les remparts de l'immunité", j'ai cru pertinent de vous présenter des exemples des quelque 700 000$ de dépenses non-jutifiées de l'ex-lieutenante-générale relevées par les vérificateurs généraux du Canada et du Québec dans leur rapport conjoint présenté en juin 2007:

Dépenses non-justifiées :

-239 000$ Activités non officielles
-129 000$ Frais d’hébergement déjà couverts par le gouvernement du Québec
-343 000$ Dépenses sans pièces justificative

Total : 711 000$

Exemples de dépenses non-justifiées :

-45 000$ Cadeaux sans précisions pour qui et pourquoi ils ont été donnés
-14 000$ Repas pris près de la résidence de la lieutenant-générale en dehors d’activités officielles
-4 000$ Pour une réception d’anniversaire d’un membre de la famille de Mme Thibault
-2 800$ Pour deux repas pris dans des restaurants de Québec
-3 700$ Pour des voyages de pêche
-1 600$ Pour un séjour au Nouveau-Brunswick afin d’assister à une partie de golf
-24 000$ Pour faire acheminer le véhicule de fonction là où se trouvait Mme Thibault
-40 000$ Aux responsables de la sécurité de Mme Thibault pour des journées où aucune activité officielle n’était à l’horaire du temps.

quebechebdo 12 septembre 2012
vigile.net tribune libre 14 septembre 2012 "Face à face avec les aberrations d'un système corrompu" 

Derrière les remparts de l’immunité

12 septembre 2012

La saga menée par l’ex-lieutenante-gouverneure, Lise Thibault, devant les tribunaux depuis des mois revêt de plus en plus les allures d’une grotesque farce médiévale. En effet, après avoir été déboutée en Cour supérieure en invoquant le principe selon lequel the Queen can do no wrong, Mme Thibault, par la voix de son avocat, s’adresse maintenant à la Cour d’appel et demande l’annulation de ce jugement, alléguant que le juge de la Cour supérieure a eu tort de conclure qu’un lieutenant-gouverneur ne bénéficie pas de l’immunité absolue.

Et, pendant tout ce temps à tergiverser sur les fioritures d’un principe britannique caduc et désuet, les allégations de dépenses faramineuses reprochées à Lise Thibault dans l’exercice de ses fonctions sont reléguées derrière les remparts de l’immunité…un exercice stratégique scandaleux qui retarde indûment l’efficacité de l’appareil judiciaire qui se retrouve paralysé par les pirouettes des bouffons de la représentante de Sa majesté.

quebechebdo 11 septembre 2012
vigile.net tribune libre 14 septembre 2012 "Face à face avec les aberrations d'un système corrompu"

À la défense de l’intégrité

10 septembre 2012

Dans sa lettre ouverte à Serge Savoie d’Option nationale publiée sur la tribune libre de Vigile en date du 9 septembre, Robert Barberis-Gervais y va d’entrée de jeu par une attaque personnelle envers Serge Savoie en ce qui a trait à la qualité de son français dans un article publié par ce dernier sur Vigile récemment qu’il décrit comme étant « composé de la même façon que mon pain, au son », tout en l’invitant à « faire un effort pour écrire notre langue comme il faut, par respect pour elle et ses lecteurs ».

Une entrée en matière plutôt basse compte tenu d’une part que, pour avoir lu tous les articles de M. Savoie, même si parfois la syntaxe est quelque peu malmenée, ils n’ont rien à envier à certains autres dont la qualité est nettement inférieure, et d’autre part, qu’une remarque aussi blessante, écrite en tête d’un article, m’apparaît un manque de respect inacceptable envers un membre régulier de la famille de Vigile.

D’autant plus que, depuis que je participe aux débats sur cette tribune libre, j’ai toujours considéré M. Savoie comme une personne intègre dans son argumentaire même si parfois, comme nous tous, il peut avoir une certaine propension à se laisser emporter par son tempérament qui m’apparaît parfois « bouillant ».

Maintenant, en ce qui a trait au contenu de l’article de M. Barberis-Gervais, j’aimerais revenir sur cet extrait : « Et si, comme vous le craignez, Harper dit non à toutes nos demandes, c’est clair que le PQ va tenter de se faire réélire en promettant un référendum. La gouvernance souverainiste, même avec un gouvernement minoritaire, ça marche encore. »

Personne ne met en doute la première partie de l’intervention de M. Barberis-Gervais, à savoir que Harper refusera toutes les demandes de Pauline Marois…c’est un secret de polichinelle !

Toutefois, là où le bât blesse, c’est qu’il faille passer par les vieilles routes, utilisées à outrance depuis plus de quarante ans par les délégations péquistes antérieures qui, une après l’autre, ont essuyé les mêmes refus, pour faire la preuve, par la négative, que le ROC ne veut rien savoir des « demandes » du Québec au lieu de prendre possession dès maintenant du pays qui nous appartient de droit.

C’est à ce défi que nous invite Option nationale, c’est cette approche que défend Serge Savoie dans ses articles et c’est dans le respect de cette nécessaire intégrité envers les personnes qui ne pensent pas comme les péquistes convaincus que j’invite tous les vigiliens à faire preuve de pondération dans leurs écrits.

vigile.net tribune libre 10 septembre 2012

Michel le Magicien disparaît…

10 septembre 2012

Durant l'été 1956, Michel Cailloux interprétait le rôle du fakir Murad-Bey, un fakir magicien, dans le cadre d'une émission de Radio-Canada, Le Cirque Alphonsino. C'est alors que Fernand Doré, directeur de la section jeunesse, lui propose de poursuivre sa carrière de magicien en devenant l'un des personnages de l'émission La Boîte à Surprise, qui allait prendre l'antenne à l'automne 1956. C'est ainsi qu'est né Michel le Magicien.

Tout au cours de ses performances abracadabrantes, le mystérieux magicien fera un grand usage de poudre de perlimpinpin et utilisera sa fameuse formule : « Ali-Baba, pyjama, qu'est-ce que tu fais là ? Pingui, pingo, pingo les noix, bibelin, bibelo, pompon la galipette! ».

Par ailleurs, il est bien connu que, derrière le personnage à l’écran, se cache souvent un concepteur dans l’ombre…Michel Cailloux, l’auteur de Bobino, incarne aussi l’un de ceux-là qui a marqué l’imagination des « tout-petits » pendant plus de 5000 épisodes entre 1957 et 1985, un record de longévité sur le petit écran de la Société Radio-Canada.

Né le 1er octobre 1931 à Issoudun en France, Michel Cailloux, une icône du monde imaginaire des petits, est décédé le 3 septembre 2012 d'une pneumonie à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal. Il avait 80 ans…Avec lui s’envolent les regards ébahis de toute une génération d’enfants québécois qui ont vibré pendant près trois décennies aux effets magiques de la poudre de perlimpinpin et aux captivantes complicités fraternelles entre Bobino et Bobinette.

En cette période où la scène médiatique est envahie par les événements politiques qui gravitent autour des résultats de la dernière campagne électorale et les circonstances tragiques qui entourent le mort d’une innocente victime, il m’a semblé opportun, voire même bénéfique, de faire une pause pour souligner l’apport remarquable de Michel Cailloux au merveilleux monde des enfants qu’il a réussi à envoûter pendant si longtemps grâce à son talent imaginaire débordant de créativité.

quebechebdo 6 septembre 2012 « Michel le Magicien est disparu » (version abrégée)
Le Soleil 8 septembre 2012 (version abrégée)
vigile.net tribune libre 9 septembre 2012

Commentaire:

"Un hommage à celui qui a donné la vocation à plusieurs personnes. Que c’est beau le métier de magicien. Michel doit maintenant nous observer du ciel."

Patrick
quebechebdo 13 septembre 2012

 

 

Si tu veux construire un bateau…

10 septembre 2012

Mon regard a toujours été attiré par les pensées des grands écrivains qui représentent, à mes yeux, des réflexions empreintes d’une grande sagesse. Lorsque ces pensées sont signées par Antoine de Saint-Exupéry, un auteur qui a marqué mon cheminement dans les méandres des valeurs qui m’ont rejoint au plus profond de mon être, mon attention redouble sa capacité de rétention.

Il en est ainsi de l’image qui reflète d’une de ses pensées qui est apparue en haut de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile :

« Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer. »

N’est-ce pas là un message fort révélateur de l’approche que nous devrions avoir lorsque nous avons un rêve à réaliser ? À cet effet, je me rappelle les nombreuses occasions où, pendant mes années d’enseignement, j’ai réussi à susciter l’intérêt de mes élèves pour la lecture d’un roman simplement en leur communiquant le plaisir que j’avais ressenti à le lire.

Dans le même ordre d’idée, si nous caressons le rêve que le Québec accède à son indépendance, n’aurions-nous pas avantage à faire naître dans le cœur des Québécoises et des Québécois le désir de l’indépendance ?

Pourtant, lorsque nous regardons objectivement les arguments que nous utilisons auprès de nos interlocuteurs pour atteindre l’objectif visé, n’avons-nous pas souvent tendance à nous accrocher à des détails stratégiques sur l’appareillage du « bateau » au détriment de son utilité, à savoir de prendre la mer et voguer vers la liberté?

Partant de cette réflexion de Saint-Exupéry, je nous invite à faire le ménage dans les corridors que nous avons dû emprunter durant toutes ces années de lutte pour notre survie en tant que nation engloutie par des intérêts étrangers et à redécouvrir notre rêve d’antan, notre feu sacré qui jaillissait de notre regard et qui, à lui seul, parvenait à créer auprès de notre entourage le « désir de construire un bateau » !

vigile.net tribune libre 9 septembre 2012
quebechebdo 10 septembre 2012

Prendre possession du pays qui nous appartient de droit

9 septembre 2012

Il m’apparaît évident que les Québécois, et l’histoire du Québec regorge d’événements qui pourraient confirmer cette réalité, sont des gens fondamentalement pacifiques et que le simple mot « séparation » les place aussitôt sur la défensive et nuit considérablement à notre pouvoir de persuasion. Par ailleurs, ces mêmes Québécois sont des gens intègres et fiers qui ne toléreront pas que des étrangers ne viennent troubler les possibilités de s’épanouir librement et ouvertement sur la terre de leurs ancêtres.

En réalité, n’y-a-t-il pas une vérité absolue dans le fait que nous n’avons pas à nous séparer d’un pays puisque le nôtre existe déjà? Et, comme corollaire logique, qu’est-ce que nous attendons pour en prendre possession?

Si nous arrivions à changer la dynamique de notre argumentaire auprès des personnes que nous tentons de convaincre à l’idée de la souveraineté en mettant l’accent sur l’ingérence du ROC dans nos juridictions vitales et existentielles et les effets négatifs de ces effractions qui nuisent considérablement à notre qualité de vie, peut-être parviendrions-nous à avoir une écoute davantage attentive de la part de nos interlocuteurs.

En termes clairs, évitons les braquages et les irritants viscéraux des Québécois envers les confrontations et sortons l’artillerie lourde des arguments qui arriveront à les convaincre de la nécessité de prendre possession du pays qui nous appartient de droit!

quebechebdo 9 septembre 2012

 

Richard Henry Bain – un personnage énigmatique

8 septembre 2012

Le geste démoniaque commis par Richard Henry Bain au Métropolis au moment où la nouvelle première ministre du Québec faisait son allocution devant ses partisans soulève de nombreuses questions.

On peut d’abord sérieusement se demander comment un homme masqué et vêtu d’une robe de chambre ait pu si facilement entrer dans le hall du Métropolis comme dans une passoire à ciel ouvert.

On peut aussi se questionner sur les raisons de posséder 22 armes à feu chez lui, de conduire un camion militaire arborant l’image de Mickey Mouse, affublée d’un panache, d’arborer un drapeau du Québec sur sa propriété alors qu’il semblait vouloir sonner le « réveil des Anglais » lors de son incursion sur les lieux de l’attentat.

Enfin, certains associent un tel geste à la haine de la communauté anglophone contre les québécois francophones de souche. À ce chapitre, je serais porté à faire preuve de prudence puisque que de telles allégations risquent d’envenimer davantage une cohabitation déjà passablement tendue depuis longtemps.

Un fait m’apparaît indéniable…Aux dires des personnes qui le côtoyaient, Richard Henry Bain ne laissait pas indifférent et certains de ses comportements suscitaient des interrogations. Son geste démesuré du 4 septembre vient ajouter au caractère énigmatique du personnage avec lequel les enquêteurs sont confrontés.

quebechebdo 8 septembre 2012

    

 

 

Reflet d’une campagne axée sur le discours stratégique

7 septembre 2012

Un rapide coup d’œil sur l’évolution des sondages nous indique que, malgré la volatilité du vote qui s’est exprimée tout au cours de la dernière campagne électorale au Québec, les Québécois sont retournés à la case départ où leurs intentions de vote se situaient 35 jours auparavant.

En effet, dès les premiers sondages, les résultats donnaient 32% pour le PQ, 31% pour le PLQ, 27% pour la CAQ, 6% pour QS et 2% pour ON, soit exactement le résultat final de l’élection et ce, même si à peine 26% des électeurs avaient déjà fait leur choix avant le début de la campagne, que quelque 35% des gens confiaient avoir attendu à la dernière semaine au cours des derniers sondages, et que 10% confirmeraient leur choix dans l’isoloir.

« Dans le doute, abstiens-toi », nous enseigne un vieux proverbe qui trouverait son origine dans l’Avesta, livre sacré des zoroastriens attribué à Zarathoustra au VIIième siècle avant J.-C. Il semble que la « prudence légendaire » des Québécois ait encore une fois guidé leur choix le 4 septembre!

Certains commentaires émis tout au cours de la campagne électorale québécoise l’ont qualifiée d’ « historique »…Pourtant, si nous analysons le résultat final, les Québécois, embourbés dans l’engrenage du discours stratégique, n’ont fait que ce qu’ils ont l’habitude de faire, à savoir de voter pour un « prudent changement » tout en conservant la sonnette d’alarme fédéraliste dans les parages.

Si nous excluons l’élection de la première femme à titre de premier ministre de la province de Québec et la tentative d’assassinat d’un détraqué envers elle le 4 septembre au Métropolis, laquelle a donné lieu à la mort tragique et malheureuse d’un innocent, je ne vois pas vraiment comment la dernière campagne électorale va passer à l’histoire compte tenu que la dite nouvelle première femme premier ministre du Québec se retrouve « les mains liées » avec un gouvernement minoritaire.

Dans un tel contexte, Pauline Marois ne pourra que surfer sur la vague de la gouvernance souverainiste avec, en prime, deux partis qui ne se gêneront pas pour lui mettre des bâtons dans les roues…jusqu’au déclenchement prochain d’une autre campagne électorale qui, je l’espère, s’inscrira vraiment, cette fois-ci, dans l’histoire par l’élection d’un parti résolument souverainiste…ou d’un front uni des forces souverainistes par un pacte électoral, une option qui mérite d’être exploitée!

quebechebdo 7 septembre 2012
vigile.net tribune libre 7 septembre 2012

Option nationale récolte quelque 74 000 voix

5 septembre 2012

D'entrée de jeu, j'aimerais offrir mes félicitations à Pauline Marois et au PQ qui, à la suite d'une campagne électorale saine et uniforme et un taux d'intentions de vote relativement stable dans les sondages, ont repris le pouvoir à l'Assemblée nationale après neuf ans d'absence.

Toutefois, les résultats du 4 septembre 2012 laissent présager des jours sombres au temple des élus comme le font foi certains titres que j’ai glanés ici et là dans les médias au lendemain du scrutin. À titre d’exemples, nous pouvons lire, à propos du gouvernement minoritaire péquiste que Pauline Marois aura « les mains liées », de la deuxième position du PLQ interprétée comme « une victoire morale », et des « mines déconfites » des caquistes qui se retrouvent relégués au rang de deuxième opposition officielle.

Par ailleurs, l’arrivée de Françoise David au Salon bleu ne peut qu’apporter un élément de fraîcheur et contribuera peut-être à favoriser l’éclosion d’une coalition des forces souverainistes et progressistes, étant donné la position minoritaire du PQ.

Enfin, compte tenu qu’Option nationale se retrouve sans voix à l’Assemblée nationale à cause de la défaite de Jean-Martin Aussant dans son comté, je ne peux qu’éprouver une amère déception. Néanmoins, comme l’exprimait le chef d’ON à ses militants réunis au Centre des arts populaires de Nicolet…« C’est loin d’être une défaite à plates coutures, et vous le dites si bien vous-mêmes : ce n’est qu’un début. Option nationale a sa place dans le paysage politique québécois…Je n’ai aucune inquiétude pour mon avenir et l’avenir du projet…On perd la tribune de l’Assemblée nationale. C’était incomparable et exceptionnel comme tribune, et c’est pour ça qu’on a travaillé très fort pour la garder. C’est juste un obstacle additionnel, mais ce n’est pas la fin du projet. »

De toute façon, si nous considérons objectivement l’infime temps de parole que les règlements de l’Assemblée nationale auraient accordé au seul député d’un tiers parti, nous devons admettre que le chef de ce parti pourra consacrer davantage de temps sur le terrain à consolider les bases de son parti et à mettre la table pour 2016.

En réalité, avec 1,9% des suffrages exprimés en faveur d’Option nationale [information officielle obtenue du bureau du Directeur général des élections le 5 septembre à 10h] , à savoir environ 2% des 3,7 millions d’électeurs qui se sont prévalus de leur droit de vote, soit 74% des 5 millions inscrits sur la liste électorale, ON récolte quelque 74 000 voix.

Si nous ajoutons à ce score relativement exceptionnel pour un parti qui n’a pas encore un an d’existence, l’adhésion de plus de 6000 membres, et la performance exceptionnelle de Catherine Dorion dans Taschereau qui reçoit un appui de 7% des électeurs, je considère que les résultats du scrutin du 4 septembre 2012 représente sans contredit une « victoire morale » pour Jean-Martin Aussant.

quebechebdo 5 septembre 2012
vigile.net tribune libre 5 septembre 2012
cyberpresse.ca 6 septembre 2012 (Que pensez-vous du résultat des élections?) "Une victoire morale pour Jean-Martin Aussant" (version abrégée)