Business is business

13 mars 2014

Nombreuses sont les réactions à l’effet que la candidature de Pierre Karl Péladeau sous les couleurs du Parti québécois pourrait nuire à la venue d’une équipe de la LNH à Québec.

Parmi les arguments invoqués, la rivalité entre Bell et Vidéotron fait figure de proue, les « craintifs » arguant que le décision de PKP pourrait fournir des armes aux propriétaires de Bell, déjà copropriétaires des Maple Leafs et des Canadiens, pour bloquer la possibilité d’un transfert d’équipe et d’une expansion du circuit à Québec.

Dans l’hypothèse où une telle éventualité se présentait, croyez-vous sérieusement que les dirigeants de la LNH, des hommes d’affaires aguerris pour qui les profits sont le nerf de la guerre, hésiteraient à opter pour la ville de Québec si la preuve était faite qu’une concession dans la capitale nationale était rentable simplement à cause des allégeances politiques de PKP ?

En ce qui me concerne, ma réponse est non…Les équipes de hockey professionnelles, particulièrement les concessions canadiennes, représentent une mine d’or injectée dans les goussets de la LNH, et ce n’est pas le vent de souveraineté insufflé par l’arrivée de PKP au sein du PQ qui fera hésiter de quelque manière les magnats du hockey pour qui le leitmotiv « business is business » demeurera toujours le moteur de décision.

À cet effet, il est bon de se rappeler que la fusion entre l’Association mondiale de hockey et la Ligue nationale de hockey en 1979 a amené l’entrée de quatre nouvelles équipes dans la LNH : les Whalers de Hartford, les Oilers d’Edmonton, les Jets de Winnipeg…et les Nordiques de Québec, et tout cela au moment où un gouvernement péquiste était au pouvoir au Québec et que l’idée d’un référendum sur la souveraineté du Québec flottait dans l’air!

quebechebdo 13 mars 2014
vigile.net tribune libre 13 mars 2014 "On croit que ce sera "business as usual""


 

Une histoire horrible

12 mars 2014

Depuis le début de l’année scolaire, Cédrik, un élève de troisième année, reçoit les insultes et les sarcasmes de deux frères de son école, dont l’un est dans le même groupe que lui, l’autre, en cinquième année.

À tous les matins depuis lors, Cédrik se lève avec des nausées et des maux de ventre et ne veut plus aller à l’école. Récemment, il a même mentionné à sa mère qu’il désirait mettre fin à ses jours. C’est vous dire à quel point le jeune garçon est rendu au bout du rouleau…à neuf ans!

Du côté des responsables de l’école, ils allèguent que tous les efforts ont été entrepris pour concilier les trois antagonistes. Toutefois, une éducatrice, qui a préféré garder l’anonymat, a tenté en vain de régler le conflit à l’interne…Elle a été mutée dans une autre école, la direction de l’école lui reprochant son manque de concertation.

De son côté, Cédrik, à la demande de sa famille, changera probablement d’école…et les deux frères intimidants continueront de fréquenter la même école. En d’autres termes, les agresseurs sont blanchis et ce, jusqu’au suivant sur leur liste.

Une histoire horrible qui démontre à quel point le problème a été littéralement pelleté par avant et à laquelle la direction d’école s’est carrément débarrassée sans régler le nœud de cette intimidation qui risque de se répéter indéfiniment…

quebechebdo 12 mars 2014

Les chiens aboient, la caravane passe

12 mars 2014

On ne compte plus les commentaires alambiqués et tordus de la part des commentateurs, chroniqueurs et politiciens fédéralistes depuis l’arrivée de Pierre Karl Péladeau à titre de candidat du PQ dans Saint-Jérôme.

Parmi les arguments anti-Péladeau, le plus acerbe vise les actions détenues par PKP dans Québecor Média que ses détracteurs l’incitent à vendre, certains d’entre eux, tels François Legault et Philippe Couillard, poussant même le cynisme jusqu’à l’exhorter à les vendre avant le 7 avril, des dénonciations répétées du Parti libéral et de la CAQ qui révèlent à l'évidence la panique et le désespoir face à une débandade possible de leur formation.

Quant aux craintes pour l’indépendance de la presse soulevées par sa candidature, elles demeurent littéralement sans fondement et dénotent un mépris mesquin envers les journalistes rattachés à Québecor Média, comme si le départ du «patron» allait influencer le contenu de leurs articles alors que ces médias, au contraire de d’autres, comptent dans leurs rangs des journalistes de toutes allégeances politiques…Foutaise!

À mon sens, il faut féliciter Pierre Karl Péladeau d’offrir son temps, son énergie et son expérience pour servir la population du Québec, lui qui aurait pu, comme d’autres personnages fortunés au Québec, se contenter de profiter de sa richesse financière et laisser les grandes questions politiques et économiques à d’autres, souvent, il faut bien l’admettre, moins qualifiés que lui pour y apporter des éléments de solutions.

Enfin, aux questions des journalistes sur ses intentions concernant ses actions, PKP a été clair : elles seront placées en fiducie sans droit de regard, tel que le stipule le code d’éthique de l’Assemblée nationale. En attendant, laissons le commissaire à l’éthique, désigné à l’unanimité par les députés, faire son travail.

Comme le dit si bien un proverbe arabe, «les chiens aboient, la caravane passe», [formule employée lorsqu'on est sûr de soi et qu'on dédaigne des obstacles que d'autres cherchent à mettre sur notre chemin]. Pourtant, ce n’est pas tous les jours qu’un milliardaire fait le choix de servir les autres au lieu de se servir!

quebechebdo 12 mars 2014 

Julie Snyder derrière PKP

11 mars 2014

À mon avis, je crois que le Parti québécois et les Québécois doivent une fière chandelle à Julie Snyder qui a été probablement une des raisons importantes qui a influencé la décision de Pierre Karl Péladeau de se présenter comme candidat pour le PQ.

Souvenons-nous que Mme Snyder avait supporté avec énergie Mme Marois aux élections de septembre 2012, peut-être par solidarité féminine, mais aussi à cause de ses convictions contre l’intégrisme islamiste et de la promesse du PQ de présenter aux Québécois une charte de la laïcité dans un premier mandat s’il était élu.

À cet égard, il est bon de se rappeler aussi que Mme Jeannette Bertrand a déjà déclaré que c’est Julie Snyder qui l’a approchée pour lui soumettre l’idée de créer le mouvement des Jeannette qui, encore aujourd’hui, continue de placer le débat sur la charte des valeurs à l’avant-scène de la campagne électorale.

quebechebdo 11 mars 2014
vigile.net trbune libre 11 mars 2014 "Les citoyens de la capitale préfèrent-ils le hockey?"

PKP et le « mystère Québec »

11 mars 2014

L’arrivée de Pierre Karl Péladeau sur la scène politique québécoise soulève de nombreux commentaires. Toutefois, l’un d’entre eux, à peine effleuré, concerne l’influence que pourrait exercer l’élection éventuelle de PKP au sein d’un gouvernement péquiste sur le «mystère Québec».

Aux prises depuis des années avec des «stations radiophoniques hostiles» à la cause souverainiste, pour employer un euphémisme, la population de la capitale nationale prêtera-t-elle une oreille aussi attentive au discours souverainiste à saveur économique de M. Péladeau qu’elle l’a fait dans le dossier du nouvel amphithéâtre?

Si oui, je pourrai affirmer que Pauline Marois aura réussi un coup magistral en allant chercher PKP, tout au moins pour l’influence qu’il aura exercée sur l’électorat de Québec et, par conséquent, sur les comtés que sa présence risque de ravir à la CAQ.

Si non, je devrai en conclure que les électeurs de Québec sont davantage intéressés par le retour des Nordiques dans la LNH que par les retombées économiques d’un nouvel amphithéâtre…et que le «mystère Québec» demeure irrésolu!

quebechebdo 11 mars 2014
vigile.net tribune libre 11 mars 2014 "Les citoyens de la capitale préfèrent-ils le hockey?"
cyberpresse.ca 12 mars 2014 "Vos réactions à la candidature de Pierre Karl Péladeau pour le Parti québécois"

Candidature péquiste de PKP: un style de gestion à changer

10 mars 2014

À peine 24 heures après l’annonce fracassante de la candidature de Pierre Karl Péladeau comme aspirant péquiste dans Saint-Jérôme, les réactions fusent à la vitesse de l’éclair…et ce n’est qu’un début.

Qu’on le veuille ou non, l’ex-dirigeant de Québecor incarne l’image de la réussite en affaires mais aussi, il faut bien l’admettre, le prototype d’un gestionnaire intransigeant. Dans ce contexte, nombreux, parmi ses nouveaux adversaires, sont ceux qui exploitent déjà ses nombreux démêlés antérieurs avec les employés syndiqués des médias de Québecor.

Autre question non moins cruciale, PKP saura-t-il s’ajuster dans le rôle de «second violon» au sein de la future équipe péquiste, lui qui a toujours gouverné ses affaires «les deux mains sur le volant»? La vie politique exige parfois un tact et une diplomatie qui font appel à un discours frisant la «langue de bois», une attitude à laquelle Pierre Karl Péladeau n’est pas du tout habitué.

Au moment de son allocution en tant que candidat du PQ, M. Péladeau a déclaré qu’il n’envisageait pas gérer les affaires de l’État comme une entreprise privée. «L'entreprise privée et l'État, a-t-il déclaré, sont deux choses complètement différentes. La première «est redevable à l'égard de l'actionnaire». Le second, «à l'égard du citoyen et de la collectivité». Je ne crois pas que l'État doit être dirigé comme une entreprise privée», des intentions louables qu’il devra rapidement confirmer dans des attitudes concrètes, à défaut de quoi ses détracteurs auront tôt fait de le lapider sur la place publique.

À mon sens, à partir de maintenant, PKP aura à marcher sur une corde raide et sera épié sur toutes les paroles qu’il prononcera et les gestes qu’il posera. Il devra dorénavant s’adapter à la fragilité dévolue à la scène politique et les affres d’une presse avide de sensations fortes…En bref, trôner de l’autre côté de la clôture.

Qu’on l’aime ou pas, tout le monde conviendra que Pierre Karl Péladeau est un gagnant à qui le succès colle à la peau et pour qui la méthode importe peu, le résultat étant son objectif ultime…Et le passé a prouvé qu’il est capable de faire flèche de tout bois. Pauline Marois devra en tenir compte dans les mandats qu’elle lui confiera advenant son élection.

Depuis l’annonce de sa décision de briguer les couleurs du PQ, plusieurs commentaires questionnent l’influence de son arrivée au PQ sur la couverture médiatique, notamment celle des médias de Québecor. Toutefois, à mon sens, je suis convaincu que PKP est trop intelligent pour se faire prendre au piège du favoritisme médiatique…pour autant que son ancien empire journalistique respecte la neutralité!

quebechebdo 10 mars 2014
vigile.net tribune libre 10 mars 2014 "On donne sa chance à M. Péladeau"
Le journal Métro 11 mars 2014 (version abrégée)
cyberpresse.ca 11 mars 2014 "Vos réactions à la candidature de Pierre Karl Péladeau pour le Parti québécois" (version abrégée)
Le Journal de Québec 14 mars 2014 "PKP: un style de gestion à changer" (version abrégée) 

PKP candidat du PQ

9 mars 2014

Alors qu’il a toujours nié être intéressé par la politique active, l’actuel président du conseil d'administration d'Hydro-Québec Pierre Karl Péladeau  rejoint les rangs du PQ dans Saint-Jérôme.

Rien de vraiment surprenant sur les convictions souverainistes de PKP qui, au cours du documentaire « Les grands moyens sur la richesse au Québec », diffusé en janvier à Télé-Québec, avait comparé, en réponse à une question de l'animateur Bernard Derome, le fait d'être indépendant de fortune à l'indépendance d'un pays.

En effet, à la question «L'indépendance de fortune, ça fait quoi?», PKP répondait : «C'est comme celle d'un pays. C'est la liberté, c'est cette capacité de pouvoir maîtriser sa propre destinée. Lorsque vous êtes assujetti à quelqu'un d'autre, c'est lui qui va prendre des décisions pour vous. On le constate. C'est même assez simple d'arriver à cette conclusion-là.»

Je ne connais pas les arguments que les stratèges du PQ ont utilisés pour convaincre PKP à faire le saut en politique mais une chose est certaine, M. Péladeau représente une grosse pointure dans le giron péquiste, et je ne serais pas surpris de le voir accéder au ministère des Finances.

quebechebdo 9 mars 2014 

Une épine au pied du PQ

9 mars 2014

Réunis en congrès à Montréal en avril 2011, les délégués du Parti québécois appuyaient massivement la proposition de Pierre Curzi visant à étendre l’application de la loi 101 dans les cégeps, une mesure qui, bien qu’elle circulait depuis longtemps dans les officines du PQ, avait toujours été rejetée.

C’est finalement la parution de l’Enquête du comportement linguistique des étudiants au collégial (ECLEC) menée par l’Institut de recherche sur le français en Amérique qui avait réussi à faire pencher la balance du côté de l’adhésion à cette proposition par la majorité des 1700 délégués, notamment par Bernard Landry et la chef du parti Pauline Marois.

L’ECLEC portait sur un échantillon de quelque 3200 collégiens provenant de cégeps de l’Île de Montréal, soit 1736 étudiants dans des cégeps français et 1494 dans des cégeps anglais. Les résultats les plus révélateurs mis de l’avant par les promoteurs de l’application de la Loi 101 au cégep étaient que seulement 40 % des étudiants allophones et 64 % des francophones fréquentant les cégeps anglais utilisent surtout le français dans les commerces, et que seulement 37 % des étudiants allophones et 60 % des francophones fréquentant ces cégeps qui travaillent en même temps utilisent davantage le français dans leur milieu de travail.

L’enquête démontrait également que moins de 5 % des allophones fréquentant les cégeps anglais parlait français à la maison, par rapport à 35 % chez les allophones fréquentant les cégeps français. De même, seulement 73 % des francophones fréquentant les cégeps anglais parlaient français à la maison par rapport à 99 % des francophones fréquentant les cégeps français.

Or, lorsqu’il a présenté le projet de loi 14 renforçant la Charte de la langue française, en décembre 2012, le gouvernement Marois avait expliqué que l’application de la loi 101 au réseau collégial avait été mise entre parenthèses parce qu’il était minoritaire.

Pourtant, en début de campagne électorale en 2014, Pauline Marois annonce qu’un prochain gouvernement péquiste, même majoritaire, ne cherchera pas à fermer la porte des établissements collégiaux anglophones aux francophones et aux allophones, alléguant qu’il n’était plus nécessaire de viser les cégeps concernant l’application de la loi 101 et que la plateforme électorale s’en tiendrait au projet de loi 14 tel qu’il a été rédigé.

Une mesure électoraliste partisane et laxiste qui vient ouvrir davantage une brèche importante déjà entaillée concernant l’anglicisation en milieu de travail, particulièrement béante sur l’île de Montréal.

Un déni face à un combat mené à bout de bras par Pierre Curzi pendant plusieurs années et qui a pourtant reçu l’aval des délégués au congrès de 2011 y compris de la chef du PQ Pauline Marois, qui contribue, par son revirement, à enfoncer une épine au pied du PQ en ce début de campagne électorale.

quebechebdo 9 mars 2014
vigile.net tribune libre 9 mars 2014 "Des cégeps anglicisent Montréal" 

 

Les femmes écrivent-elles assez?

8 mars 2014

Un vieil adage souligne que derrière tout grand homme, se tient une grande femme…Napoléon l’a appris avec l’influence qu’a exercée sur lui Joséphine comme beaucoup d’autres personnalités politiques ont pu en bénéficier.

En remontant dans le temps, soit jusqu’au 22 février, aucune femme n’a signé de billet sur la tribune libre de Vigile. Par contre, nombreux ont été les commentaires signés par des femmes et, qui plus est, des commentaires qui auraient pu devenir d’excellents articles.

Je me suis demandé pourquoi ces femmes ne poussaient pas l’audace jusqu’à publier leurs commentaires de façon à ce que leur opinion reçoive un plus grand auditoire. Manque de confiance en elle ? Humilité ? Désintérêt pour l’écriture ? Autre réponse ?

Ou un amalgame de toutes ces raisons ? Toujours est-il que, en ce qui me concerne, j’aimerais bien que la femme occupe davantage d’espace sur la tribune libre de Vigile si ce n’est tout au moins que pour ajouter une dimension « féminine » qui ne pourrait qu’enrichir les débats.

La première ministre a profité hier de la Journée de la femme pour annoncer les candidatures de dix nouvelles venues au sein de l’équipe électorale du PQ, toutes provenant de milieux professionnels différents, quelques une d’entre elles issues d’origines différentes.

Un choix judicieux, particulièrement dans le contexte du débat de société suscité par le projet de loi sur la laïcité de l’État qui prône l’interdiction des signes religieux ostentatoires pour les employés de l’État. Je ne peux qu’applaudir à cette annonce de Pauline Marois qui pose là un geste stratégique déterminant.

Quoique je ne prétende pas bénéficier de toute l’influence de la chef péquiste sur l’adhésion de ces femmes à leur engagement dans cette campagne électorale, je lance aujourd’hui une invitation pressante auprès des femmes engagées dans la cause indépendantiste à se commettre davantage sur « leur » tribune libre de Vigile.

De cette façon, Vigile n’en ressortira que grandi et illustrera davantage la perception d’une moitié des souverainistes québécois qui manque grandement aux idées véhiculées sur cette tribune !

vigile.net tribune libre le 8 mars 2014

Harper aux abois

8 mars 2014

Devant la menace d’un gouvernement péquiste majoritaire, Stephen Harper est aux abois. Des communications constantes avec les PM des autres provinces sont amorcées dans le but de préparer la défense du fédéralisme dans l’hypothèse où le gouvernement Marois s’emparerait du pouvoir avec une majorité de députés.

Toutefois, les commentaires « officiels » qui ressortent du bureau du premier ministre canadien laissent ressortir une invitation aux PM provinciaux du ROC à ne pas s’immiscer dans la campagne électorale québécoise.

Entre vous et moi, je serais fort étonné que les échanges entre les deux paliers de gouvernements ne se limitent qu’à cette version officielle, compte tenu que, advenant l’élection d’un gouvernement souverainiste majoritaire, Stephen Harper devrait composer, pour la première fois, avec une telle situation depuis qu’il occupe la fonction de PM canadien.

Une hypothèse qui ne sourit sûrement pas à celui qui a déjà déclaré que le Canada est moins bilingue aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été et qui l’a démontré à outrance par ses nominations unilingues anglophones à de hautes fonctions!

quebechebdo 8 mars 2014