Et les instigateurs de peur, M. Couillard?

4 avril 2014

La dernière sortie de Philippe Couillard contre les « lanceurs de boue » qui seront « sanctionnés » par les électeurs québécois lors du scrutin du 7 avril semble évacuer de l’écran radar du chef libéral le spectre de la peur référendaire qu’il a brandi après la déclaration souverainiste de Pierre Karl Péladeau au moment de l’annonce de sa candidature pour le PQ dans Saint-Jérôme.

Alors M. Couillard, vous qui avez consciemment ressorti l’épouvantail du référendum pour faire diversion dans la campagne, ne croyez-vous pas que l’électorat québécois risque de vous « sanctionner » pour une telle stratégie bassement électoraliste?
 

quebechebdo 4 avril 2014

Une emprise sur le régime de 1982

2 avril 2014

La première ministre sortante Pauline Marois a finalement levé le voile sur ses intentions de laisser la porte ouverte sur l’utilisation de la clause nonobstant dans l’hypothèse où le projet de loi 60 recevait une fin de non-recevoir de la part des juges de la Cour suprême.

Une décision d’autant plus justifiée que le Québec n’a jamais signé la constitution canadienne de 1982 qui place en tête de proue la sacrosainte liberté des droits individuels au détriment de toute manifestation politique sociétale axée sur des valeurs identitaires et culturelles.

À cet effet, je vous invite à lire le blogue de Mathieu Bock-Côté en date du 2 avril paru sous le titre « La clause nonobstant : indispensable », dont voici un extrait on ne peut plus clair sur l’importance de la clause nonobstant :

« La clause nonobstant, ici, représente une forme de levier démocratique : elle réhabilite le primat du politique dans un régime fondé sur sa censure et sa neutralisation. S’y référer de manière décomplexée, c’est aussi une manière de refuser l’hégémonie idéologique de ceux qui entendent cadenasser les institutions et condamner les partis politiques à évoluer dans un périmètre de plus en plus étroit. La clause nonobstant donne une emprise, aussi minimale soit-elle, sur le régime de 1982, et témoigne de la part inévitable de la souveraineté populaire dans la construction de n’importe quel ordre politique prétendant se réclamer de la démocratie. »

http://blogues.journaldemontreal.com/bock-cote/politique/la-clause-nonobstant-indispensable/

On dit souvent dans notre merveilleux monde du sport que la meilleure défensive, c’est l’attaque…Eh bien, soyez sur vos gardes, tenants de la constitution de 1982, un gouvernement du Parti québécois n’hésitera pas à brandir la clause nonobstant si vous vous placez au-travers de sa route vers l’affirmation de son identité !

vigile.net tribune libre 2 avril 2014
quebechebdo 3 avril 2014

Voyeurisme ou pertinence?

2 avril 2014

La dernière saga engendrée par Philippe Couillard concernant la divulgation des états financiers des chefs de partis suscitent à mon sens des questions sur la pertinence d’une telle démarche.

En effet, compte tenu de l’existence de codes de conduite et d’un commissaire à l’éthique qui détient déjà les informations pertinentes pour exercer de façon efficace son rôle en matière d’éthique, doit-on, pour des raisons de transparence, substituer la population au commissaire à l’éthique?

Par ailleurs, là où le bât blesse avec acuité réside dans le fait que toutes ces manœuvres fiscales sont permises par des lois votées par des assemblées politiques composées en grande partie de députés issus des milieux d’affaires.

Enfin, qu’en est-il de la protection de la vie privée ? A-t-elle encore sa place sur la scène publique ? Jusqu’où la population ira-t-elle dans les critères de transparence exigés des politiciens ? Toutes des questions qui doivent être élucidées si nous ne voulons pas que le voyeurisme prime sur la pertinence.

quebechebdo 2 avril 2014

Petite politique de merde

1 avril 2014

Rappelons les faits : un reportage d’Alain Gravel de l’émission « Enquête » fait état d’une supposée sollicitation de la part du conjoint de Pauline Marois Claude Blanchet auprès d’une firme de génie-conseil dans le cadre de l’éventuelle campagne à la direction du Parti québécois de son épouse au printemps 2007, une course au leadership qui n’a jamais eu lieu.

Le reportage d’Alain Gravel s’appuie sur un affidavit anonyme daté du 25 mars, soit au moment où, comme par hasard, l’intégrité de Philippe Couillard subissait les attaques de Pauline Marois concernant son placement de 600 000 $ dans des paradis fiscaux au moment où le chef du PLQ séjournait en Arabie saoudite.

À mon sens, cette révélation « fortuite » revêt toutes les allures d’un coup fumant dans lequel la crédibilité d’Alain Gravel est sérieusement mise en doute compte tenu d’une part, du « timing » d’une telle sortie à une semaine du scrutin, et d’autre part, de l’anonymat du plaignant envers qui je ne prête aucune crédibilité.

Conséquemment, je me rallie à l’interprétation de Pauline Marois lorsqu’elle s’interroge sur les motifs de la personne qui a livré un témoignage anonyme à Radio-Canada, à une semaine du scrutin du 7 avril. « Nous avons décidé de faire le ménage. Ça fait mal à du monde ».

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/elections-quebecoises/201404/01/01-4753412-des-corrupteurs-cherchent-a-bloquer-le-pq-suppute-marois.php

Comme dirait l’autre, nous nageons en plein dans la petite politique de merde !

vigile.net tribune libre 1er avril 2014
quebechebdo 1er avril 2014

 

À propos du bilinguisme

1 avril 2014

La dernière sortie de Philippe Couillard sur le bilinguisme revêt à mon sens un caractère ambigu qui suscite son lot de controverse. En effet, je suis convaincu que tout parent francophone du Québec souhaite que son enfant soit en mesure de parler l’anglais pour arriver à se débrouiller dans le contexte géographique du Québec.

Par ailleurs, il m’apparaît évident que le bilinguisme étatique tel que proposé par Pierre Elliot Trudeau et ses successeurs, tel Philippe Couillard, ne peut qu’aboutir à l’assimilation linguistique progressive du peuple de la minorité par celui de la majorité.

Conséquemment, je dis oui au bilinguisme personnel, mais non au bilinguisme institutionnalisé. Et, n’en déplaise à Philippe Couillard et à tous les ensorceleurs idéologiques du bilinguisme étatique, je demeure convaincu que le français au Québec doit demeurer le figure de proue de notre identité francophone en terre d’Amérique.

quebechebdo 1er avril 2014

Commentaire:

"Je suis d'accord avec vous. Mes enfants parlent et lisent l'anglais très bien car nous avons fait une immersion. Mais je me suis toujours assuré qu'il ne prenait pas la culture anglophone, uniquement la langue. De plus, dès qu'un de mes enfants était bilingue, j'arrêtais l'immersion forcée de ce dernier. Ils sont donc bilingues mais je me suis assuré que personne ne puisse présumer qu'ils sont anglophones."

Carl Bilodeau
quebechebdo 1er avril 2014
 

Couillard au banc de l’intégrité et de la langue

31 mars 2014

La campagne qui s’achève aura vu l’électorat québécois être témoin d’attaques personnelles entre les chefs des deux principales formations politiques qui ont été appelés à défendre leur position sur différents dossiers. Et cela, au détriment souvent des « vraies affaires ».Toutefois, deux sujets qui sont ressortis au cours des derniers jours méritent à mon sens une attention particulière, à savoir l’intégrité et la langue.

Au chapitre de l’intégrité, nul n’est besoin d’être expert en la matière. De toute évidence, les neuf années du gouvernement libéral de Jean Charest ont donné lieu à des magouilles de collusion et de corruption qui ont conduit, malgré les réticences du gouvernement libéral, à la création de la commission Charbonneau.

Néanmoins, force est de constater que l’équipe libérale actuelle de Philippe Couillard est composée en grande partie d’un nombre important de joueurs qui ont « évolué » dans l’arène politique au cours de cette période nébuleuse de 2003 à 2012.

Par ailleurs, les dernières révélations concernant les placements de Philippe Couillard dans des abris fiscaux, bien que « légaux », n’augurent rien de rassurant sur la qualité et la crédibilité du chef du PLQ lorsqu’il sera confronté à l’épineux dossier des paradis fiscaux où se réfugient nombre de contribuables bien nantis.

En ce qui a trait au dossier linguistique, la dernière sortie de Philippe Couillard sur le bilinguisme lors du deuxième débat des chefs relève à mon sens d’une bassesse scandaleuse. Un aplaventrisme avilissant devant un bilinguisme institutionnalisé jusque sur le plancher de la chaîne de montage d’une usine. Bref, une complaisance rétrograde qui nous fait reculer au temps de la grande période noire du colonialisme anglais.

La campagne amorce maintenant son dernier droit. Le 7 avril, les Québécois seront placés devant un choix. Ou ils se tournent vers le PLQ qui a laissé le Québec dans la « boue » des magouilles de corruption et de collusion, un parti qui prône le multiculturalisme à outrance au détriment des valeurs identitaires québécoises, un parti qui laisse notre langue maternelle piétinée par les minorités anglophones par son laxisme éhonté…

Ou ils optent pour le Parti québécois qui, dès les débuts de son mandat en 2012, a fait adopter une loi prônant l’intégrité en matière de contrats publics, un parti qui s’apprête à renforcer les dispositions de la loi 101, enfin un parti qui propose une charte de la laïcité qui viendra officialiser le caractère identitaire du Québec.
 

vigile.net tribune libre 31 mars 2014
quebechebdo 31 mars 2014 "Le dernier droit"

La face cachée d’Albert Einstein

30 mars 2014

Albert Einstein est surtout connu pour la découverte de sa fameuse théorie de la relativité qui a profondément marqué la science moderne. Toutefois, un des aspects moins connus de la personnalité d’Einstein réside dans les réflexions qu’il nous a léguées.

À titre d’exemples, j’ai cru opportun de vous en soumettre quelques unes qui, je l’espère, vous permettront de connaître un peu la face cachée d’Albert Einstein :

La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
***
 Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
***
 La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
***
 Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
***
La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information.
***
Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le cœur des hommes.
***
Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.
***
 La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.
***
C'est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu'il en a reçu.
***
 Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c'est de s'être délivré de son petit moi.
***
N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.
***
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

quebechebdo 30 mars 2014
 

À ceux qui doutent encore des dangers de l’intégrisme

29 mars 2014

Impressionnantes, ces visions de l'Islam ! Quelle convergence d'analyse par des hommes d'époque, d'origine et d'esprit aussi divers…  

« Islam! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. » (Bossuet,1627-1704)

Tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet. » Chateaubriand (1768-1848) 

« La religion de Mahomet, la plus simple dans ses dogmes, (…) semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire » Condorcet (1743-1794) 

« Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes. Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme. (…) Je n’ai pu y découvrir  une seule idée un peu profonde.» Arthur Schopenhauer (1788 -1860)

« L’islam, c’est la polygamie, la séquestration des femmes, l’absence de toute vie publique, un gouvernement tyrannique et ombrageux qui force de cacher sa vie et rejette toutes les affections du cœur du côté de l’intérieur de la famille.» Alexis de Tocqueville (1805-1859)

« Si l’on préfère la vie à la mort on doit préférer la civilisation à la barbarie. L’islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent sils ne changent de culte. » Alfred de Vigny (1797-1863)

« Celui qui prétend être le prophète d’Allah devrait avoir des lettres de créances, c’est-à-dire la prophétie, les miracles et l’intégrité de l’ensemble de sa vie. Rien de tout cela ne se trouve chez Mahomet, cet homme de pillage et de sang qui prêche sa doctrine à coup de cimeterre, en promenant la mort sur un tiers du globe alors connu. » Monseigneur Louis Pavy, évêque d’Alger (1805-1866)

« L’islam est contraire à l’esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu’il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l’esprit. » Joseph Ernest Renan (1823-1892)

« L’influence de cette religion paralyse le développement social de ses fidèles  (…) Il n’existe pas de plus puissante force rétrograde dans le monde.  (…)Si la Chrétienté n’était protégée par les bras puissants de la Science, la civilisation de l’Europe moderne pourrait tomber, comme tomba celle de la Rome antique. » Winston Churchill (1874-1965) 

Et enfin, paru dans l'hebdomadaire américain « Time »…

« C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.

Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam.

En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat.

Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis «musulmane» je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet.

Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les «misérables» ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race.

L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. »  

André Malraux, 3 juin 1956

Cet entretien est donc paru il y a presque 60 ans…Visionnaire et prophétique, Malraux ? Sans aucun doute !

quebechebdo 29 mars 2014
vigile.net tribune libre 29 mars 2014 "L'Islam à travers les siècles" (version abrégée)

La campagne en trois mots

28 mars 2014

Au début de la campagne électorale, le Parti québécois partait grandement favori dans les sondages grâce à l’appui fortement majoritaire des Québécois francophones à l’égard du projet de charte des valeurs.

Puis, est apparu le poing levé de Pierre Karl Péladeau en faveur du pays du Québec, l’élément déclencheur qui a dirigé la campagne autour du référendum sur la souveraineté que les tenants du fédéralisme n’ont pas tardé à exhiber tel un épouvantail.

Enfin, le dernier tiers de la campagne a vu le thème de l’intégrité prendre l’avant-scène, le chef du PLQ Philippe Couillard essuyant un tir de barrage en règle de la part de ses trois adversaires sur ses relations d’affaires avec Arthur Porter et ses placements dans des abris fiscaux.

La campagne amorce maintenant son dernier droit. Les débats télévisés sont terminés. La charte, le référendum et l’intégrité ont monopolisé l’espace médiatique. L’électorat du Québec se présentera aux urnes dans dix jours. Saura-t-il faire un choix éclairé sur les « vraies affaires »?…En attendant, bien malin celui qui peut prévoir qui gouvernera le Québec le 8 avril!

quebechebdo 28 mars 2014

Le « poing » marquant de la campagne

28 mars 2014

Au moment où la campagne s’amorçait avec un Parti québécois en avance dans les intentions de vote des Québécois francophones avec en toile de fond l’appui au projet de charte des valeurs du gouvernement Marois, l’image médiatisé du poing levé de Pierre Karl Péladeau en guise de profession de foi envers la souveraineté du Québec a fait basculer la vapeur du côté du PLQ de Philippe Couillard qui n’a pas tardé à sortir du placard l’épouvantail du référendum. 

Conséquemment, si je devais identifier le point marquant de cette campagne, je dirais que c’est le « poing » de PKP!

quebechebdo 28 mars 2014