L’Église sous la loupe des retombées économiques

19 mai 2014

En parcourant l’article d’un quotidien traitant de l’impact économique lié aux canonisations de saint François de Laval et de sainte Marie de l'Incarnation, je n’ai pu m’empêcher de ressentir un certain malaise, d’autant plus que l’article rattachait ces événements au début de la saison touristique à Québec.

Dans le contexte où l’on entend souvent, à juste titre, des critiques relativement aux richesses d’une Église qui prêche l’humilité, il m’apparaît pour le moins contradictoire que l’on associe des événements liés à ces canonisations aux retombées économiques qu’elles suscitent.

Je ne suis pas sûr que les deux nouveaux canonisés seraient fiers d’être exhibés en attraits touristiques s’ils réapparaissaient, ne serait-ce qu’une journée, sur les lieux où ils ont marqué la société québécoise par leur engagement chrétien…

quebechebdo 19 mai 2014

Un devoir de mémoire…et de vigilance

19 mai 2014

D’entrée de jeu, voici le texte publié sur la page d’accueil du site du Mouvement national des Québécoises et Québécois à l’occasion de la journée nationale des patriotes du 19 mai 2014 :

« Cette année, le MNQ a retenu le thème « À la grandeur du Québec » pour rappeler que les assemblées et les évènements entourant les rébellions de 1837-1838 ont eu lieu dans plusieurs régions du Québec. Contrairement aux batailles de l’automne 1837, puis de 1838, qui se sont déroulées pour l’essentiel dans la région de Montréal ou à proximité de la frontière américaine, les grandes manifestations du mouvement patriote se sont étendues à la grandeur du Bas-Canada.

Dès 1827, les patriotes font circuler une vaste pétition qui recueille 87 000 signatures afin de dénoncer le gouvernement colonial et revendiquer l’instauration d’un régime démocratique. Aux élections d’octobre 1834, les dernières avant les rébellions, le Parti patriote, dirigé par Louis-Joseph Papineau, remporte 77 sièges sur 88. Seuls lui échappent alors quelques comtés en Gaspésie et en Estrie. Partout ailleurs les idées patriotes triomphent à Québec, à Montréal et tout le long du fleuve St-Laurent.
 
À l’été de 1837, devant le refus du gouvernement anglais d’obtempérer à leurs demandes formulées dans les 92 Résolutions, les Patriotes tiennent des centaines d’assemblées publiques dans pratiquement toutes les paroisses du pays, de l’Outaouais à Charlevoix, de la Beauce à Vaudreuil. Ces assemblées, toutes pacifiques, traduisent d’une grande soif de liberté et de justice et constituent un témoignage unique de l’attachement de notre peuple à sa culture et à ses institutions. Ces assemblées populaires sont d’ailleurs l’événement d’où origine le choix de la date désignée pour la Journée nationale des patriotes, soit le troisième lundi du mois de mai.
 
Le mouvement patriote est loin de s’être limité à Saint-Eustache ou aux berges du Richelieu. Pratiquement chaque région du Québec peut s’enorgueillir d’avoir produit de grands patriotes, d’avoir été le théâtre d’événements et, encore aujourd’hui, d’abriter des lieux de mémoires, maisons, monuments ou simples toponymes qui partout témoignent encore de l’inextinguible idéal des Patriotes.

Le combat patriote ne fut pas vain, et depuis plus de 175 ans, leur lutte pour la démocratie, l’équité sociale et la nation québécoise a continué à inspirer des générations de femmes et d’hommes engagés dans la défense des mêmes principes. Très tôt après la rébellion, de jeunes intellectuels du Parti Rouge prennent le relai et prônent l’instauration d’une république du Québec. Après la pendaison du métis Louis Riel en 1885, et jusqu’à la Première guerre mondiale, c’est par milliers que les Québécois se soulèvent contre le racisme et la discrimination dont sont victimes les francophones, en particulier hors du Québec. Durant la Crise et la Seconde guerre, ils dénoncent la conscription et l’infériorité économique des Canadiens français. La Révolution tranquille correspond ensuite à un vaste élan patriotique, marqué par la création d’un État québécois et la défense de la culture francophone. Aujourd’hui encore, on retrouve partout des patriotes engagés dans les mêmes combats et animés du même courage que celui des Patriotes de 1837-1838.
 
Depuis 1837, ces patriotes ont non seulement assuré un devoir de mémoire, mais aussi un devoir de vigilance, en vue de préserver notre culture, nos droits et nos institutions. Méditant les leçons du rapport Durham, chaque génération depuis 1837 s’est ainsi donné les moyens de maintenir haut le flambeau de la lutte nationale et faire en sorte que le Québec ne sombre pas tout entier dans l’orbite de l’Amérique anglo-saxonne. »

À ceux et celles qui auraient le goût de baisser les bras à la suite de la cuisante défaite du PQ le 7 avril 2014, ce rappel historique ne peut que raviver leur flamme patriotique, héritage légué par de nombreuses générations et auquel nous devons, par solidarité envers elles, nous sentir redevables…C’est un devoir de mémoire et de vigilance !

quebechebdo 18 mai 2014

Trop rapides sur la gâchette des élèves en difficulté?

19 mai 2014

« Est-ce qu’on est devenu moins tolérants aux difficultés régulières, et, dès qu’un élève a une difficulté, on s’énerve et on l’envoie chez le docteur? » Telle est la question que se pose à juste titre une experte en éducation à propos de la croissance du nombre de cas d’élèves « handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage » (EHDAA) dans nos écoles publiques.

À cet effet, à constater le pourcentage d’élèves identifiés EHDAA, à savoir près de 21% de nos élèves assis sur les bancs d’école, nous sommes en droit de nous demander, sans pour autant banaliser ce constat, si les intervenants de notre réseau scolaire ne sont pas un peu trop rapides sur la gâchette des EHDAA…

En effet, avant de marginaliser une telle légion de nos jeunes Québécois dans des castes d’ « enfants à problèmes », peut-être serait-il opportun de jeter un coup d’œil sur la situation familiale tendue dans laquelle baignent plusieurs de ces jeunes, et tenter de désamorcer le conflit auquel sont confrontés ces jeunes entre l’école et la famille.
Une démarche qui pourrait, à mon sens, dédramatiser le comportement « marginal » de plusieurs de ces jeunes qui ont peut-être simplement besoin d’un peu de reconnaissance et d’attention pour amorcer un virage axé sur leur estime de soi.

quebechebdo 18 mai 2014
vigile.net tribune libre 19 mai 2014 "Trop rapides sur la gâchette des EHDAA?" (version modifiée)
 

Robert Burns (1936-2014) : Le chien de garde

18 mai 2014

En lisant les notes biographiques concernant Robert Burns publiées à la suite de l’annonce de son décès, j’ai été étonné par le nombre imposant de dossiers dans lequel il a été impliqué tout au cours de sa carrière politique.

Or, si l’on fait abstraction de la loi sur le financement des partis politiques dont il a été le parrain, nombreuses ont été les occasions où le député de Maisonneuve de 1970 à 1979 s’est impliqué dans l’ombre de son chef René Lévesque avec qui les prises de bec ont été fréquentes. D’ailleurs, la contribution de Robert Burns aux réformes démocratiques fera partie des choses qu’oubliera René Lévesque dans ses mémoires.

Toutefois, au-delà des combats politiques qu’a eu à livrer Robert Burns, c’est l’avocat de formation spécialisé dans les droits des travailleurs qui aura marqué au plus haut point ses convictions de justice sociale profondément ancrées en lui.

Un chien de garde qui le poussera, seul des membres du caucus, à participer à une manifestation d’appui aux journalistes en grève du journal La Presse, et cela, envers et contre tous, y compris René Lévesque…Robert Burns, un homme de gauche incarnant une droiture inflexible envers les travailleurs.

Enfin, concernant ses relations compliquées avec René Lévesque, Robert Burns, tout en évoquant un rapport « amour-haine » entre eux, déclarait : « J’avais beaucoup d’admiration pour lui, mais j’ai souvent réprouvé ses hésitations sur les questions importantes, comme l’accession à l’indépendance du Québec. Des fois, il était plus tiède et pensait qu’on devrait en parler moins. Moi, j’ai toujours pensé qu’un parti qui défend une idée aussi importante doit en parler constamment. »

Un commentaire plutôt d’actualité, vous ne croyez pas ?

quebechebdo 17 mai 2014
Le journal de Québec 3 juin 2014 "La droiture de Robert Burns" (version abrégée)

Motion de blâme envers le gouvernement Charest

16 mai 2014

Mises à part les tactiques d’intervention parfois douteuses des services de l’ordre contre les manifestants lors du printemps érable, le refus de négocier avec les étudiants de la part de l’ex-gouvernement Charest ressort comme un des blâmes les plus acerbes du rapport de la commission Ménard.

À cet effet, la réponse laconique da la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, à l’effet qu’elle n’a pas l’intention d’accorder une once de crédibilité à ce rapport démontre à mon sens un manque flagrant de responsabilité.

De son côté, Philippe Couillard, quoiqu’il offre davantage d’ouverture aux 28 recommandations des commissaires, s’empresse d’un même trait d’ajouter que « c'est un rapport qui a été fait foncièrement pour des raisons politiques »… un commentaire qui ouvre la voie à des intentions de politique partisane de la part de l’ex-gouvernement Marois.

De toutes les interventions entendues à la suite de la divulgation de ce rapport, je retiens celle de la présidente sortante de la FECQ, Éliane Laberge : «Je ne pense pas que ce rapport-là doit mener à une chasse aux sorcières pour déterminer qui a été le plus méchant ou le plus coupable. Je pense que toutes les parties doivent avoir l’humilité de dire que des erreurs ont été commises et qu’il faut tabler sur ces erreurs-là».

En ce qui me concerne, la mise sur pied de la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012 constituait un exercice obligé aux lendemains d’un conflit qui a monopolisé une grande partie de la population québécoise.

Souhaitons tout au moins que chacun des intervenants dans ce conflit puisse en tirer les conclusions qui s’imposent pour éviter des affrontements aussi hargneux entre des manifestants et les forces de l’ordre…Et, pour y arriver, le gouvernement doit d’abord et avant jouer son rôle de négociateur.

quebechebdo 16 mai 2014

Où s’en va Bolduc?

15 mai 2014

Décidément le nouveau ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, semble avoir le feu quelque part. On ne compte plus les décisions hâtives qu’il a prises depuis son entrée en fonction. À ce sujet, j’en retiens particulièrement deux qui ont eu l’heur de soulever à juste titre un tollé de contestations, à savoir le report du nouveau cours d’histoire au secondaire et l’implantation de l’anglais intensif en 6e année.

En ce qui a trait à la révision de l’enseignement de l’histoire au secondaire, lequel fait l’objet d’un large consensus auprès des divers intervenants, le ministre allègue que ce nouveau programme a une «teinte nationaliste» alors que, dans les faits, le rapport des intervenants propose une synthèse non dogmatique entre l’histoire et la politique.

Par ailleurs, depuis le début des discussions sur le projet d’implantation de l’anglais intensif en 6e année, il fait face à de nombreux appels à la prudence, particulièrement en ce qui a trait aux difficultés d’apprentissage de milliers d’élèves qui se verront confrontés à une langue seconde au détriment de la qualité de leur langue maternelle.

En termes clairs, il est temps que M. Bolduc penne un temps d’arrêt salutaire et s’assoit avec les différents intervenants liés à ces projets afin d’en arriver à des positions réfléchies dignes de l’importance du ministère qu’il occupe, à savoir l’éducation des Québécois.

quebechebdo 15 mai 2014
Le journal Métro 16 mai 2014

Le ministère des Transports au banc des accusés

14 mai 2014

La comparution flamboyante des trois employés de la MMA à Lac Mégantic et les accusations de négligence criminelle ayant causé la mort contre eux me laissent l’impression d’un show médiatique destiné à jeter un baume sur les plaies encore vives de Méganticois.

Pourtant, dans les faits, le grand absent à cette comparution et premier véritable coupable de cette tragédie est le ministère des Transports fédéral à qui incombe la responsabilité de la sécurité ferroviaire. Une sécurité qu’il a lui-même compromise par l’allègement des règles de sécurité et des contrôles, et sa décision de permettre la présence d’un seul conducteur à bord des convois ferroviaires.

Conséquemment, les représentants du ministère des Transports du Canada doivent être formellement accusés de négligence criminelle ayant causé la mort, à défaut de quoi les employés accusés se révéleront des boucs émissaires regrettables d’un laxisme éhonté de la part du gouvernement fédéral.

quebechebdo 14 mai 2014
vigile.net tribune libre 14 mai 2014 "Transports Canada au banc des accusés" (version modifiée)
Le journal de Québec 15 mai 2014 "Accusez le ministère des Transports"
Le journal Métro 15 mai 2014
Le Devoir 16 mai 2014 "Le ministère au banc des accusés"
cyberpresse.ca 16 mai 2014

À l’impossible…

13 mai 2014

La victoire convaincante de 4 à 0 du Canadien contre les Bruins lors du sixième match de la série éliminatoire de hockey de la LNH a ressuscité tous les espoirs de voir le Tricolore éliminer les Bruins à l’occasion du 7ième match qui se déroulera demain soir à Boston.

Hier soir, les joueurs de Michel Therrien ont prouvé hors de tout doute qu’en jouant du hockey inspiré, ils possédaient tous les talents pour museler l’attaque des Bruins qui s’est butée à un Carey Price implacable.

Pourtant, en prenant une avance de 3 à 2 dans la série, nombreux étaient les commentaires qui prévoyaient l’élimination du Canadien en 6 parties…Eh bien, la troupe de Therrien a démontré qu’avec de la détermination et de l’agressivité, à l’impossible nul n’est tenu!

quebechebdo 13 mai 2014

Haro sur les paradis fiscaux

12 mai 2014

La simple juxtaposition des termes «paradis fiscaux» véhicule, à mon sens, un effet scandaleux auquel les gouvernements et, par ricochet, les contribuables sont confrontés depuis des décennies.

En effet, au même moment où nos dirigeants clament à tout vent qu’ils doivent comprimer les dépenses, donc réduire la qualité des services, pour atteindre le sacrosaint déficit zéro, quelque 170 milliards de dollars auraient échappé au trésor public canadien en 2013 en raison des paradis fiscaux.

Devant un portrait aussi scandaleux, on ne peut qu’applaudir au rapport signé par un collectif d’organisations qui lance un appel aux gouvernants, de tous niveaux confondus, à s’attaquer illico à une telle manœuvre outrancière de la part de mieux nantis.

Toutefois, j’ai bien hâte de savoir comment Philippe Couillard, qui a placé 600 000 $ dans un compte bancaire de l’île de Jersey, considérée comme un paradis fiscal, pendant qu’il travaillait comme neurochirurgien en Arabie saoudite dans les années 90, réagira au contenu de ce rapport!

quebechebdo 12 mai 2014
vigile.net tribune libre 12 mai 2014
Le journal de Québec 13 mai 2014 "Fouiller dans les paradis fiscaux"
Le Soleil 15 mai 2014

Maintenant que maman est partie

11 mai 2014

Comme il arrive souvent dans la vie, c’est le départ d’un être cher qui nous permet de l’apprécier à sa juste valeur. Aussi, ai-je cru opportun de vous présenter ce petit poème que j’ai écrit à la suite du décès de ma mère, dans l’espoir que vous saurez profiter de sa présence particulièrement en cette journée de la fête des mères.

Maintenant que maman est partie
Loin d’ici
Saute tout en bond
Le doux souvenir
De son sourire
En toile de fond

Maintenant que maman n’es plus là
Près de moi
Tourne tout en rond
La tendre image
De son visage
En toile de fond

Maintenant que maman est partie
Loin d’ici
Maintenant que maman n’es plus là
Près de moi
Je sais qu’une maman
Renferme un trésor
Toujours et encore

quebechebdo 11 mai 2014