Barrette sur la sellette

18 septembre 2014

D’entrée de jeu, je n’ai pas l’intention de défendre les conditions de travail privilégiées des médecins spécialistes. Toutefois, dans le débat qui a cours actuellement entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec et le ministre de la santé, Gaétan Barrette, force est de constater une situation conflictuelle explosive entre l’ex-représentant de la FMSQ et ses anciens commettants.

Un conflit qui met sérieusement en doute la crédibilité du ministre qui a lui-même négocié une entente généreuse en faveur des médecins spécialistes et qu’il décide maintenant de rouvrir unilatéralement en proposant d’étaler les augmentations salariales signées dans la dernière entente.

Mais là où le bât blesse avec encore plus d’acuité, c’est le ton provocateur avec lequel Gaétan Barrette mène cette négociation qui présente plutôt des allures d’ultimatum adressé aux médecins spécialistes.

Non vraiment, M Barrette, vous auriez nettement avantage à céder votre place à un arbitre neutre dans ce conflit si vous souhaitez sérieusement qu’il se règle  à la satisfaction des deux partis, à défaut de quoi vous vous acheminez directement dans l’imposition d’une loi spéciale matraque et d’une grève imminente des médecins spécialistes avec toutes les perturbations qui s’ensuivront dans le système de santé du Québec.

quebechebdo 18 septembre 2014

Rester sur son appétit

17 septembre 2014

Selon des documents officiels provenant de la Loi sur l’accès à l’information, les travaux de la Commission Charbonneau risquent de coûter aux contribuables québécois la somme faramineuse de 43 millions $ d’ici le dépôt de son rapport en avril 2015, soit trois ans et demi après le début de ses travaux.

Quoiqu’il faille reconnaître que la Commission a sérieusement ébranlé la collusion et la corruption dans le monde municipal, force est de constater que la politique provinciale a été « étrangement » épargnée avec le dernier témoin Tony Accurso qui a réussi habilement à tourner en queue de poisson son témoignage et, par ricochet, les magouilles qui étaient ressorties au cours des témoignages précédents entre les entrepreneurs en construction et Marc Bibeau, conseiller de Jean Charest et collecteur de fonds pour le PLQ.

À moins d’un revirement imprévisible, je considère que les Québécois, encore une fois, se sont faits berner par l’illusion d’une Commission de 43 millions $ qui n’aura fait qu’effleurer les véritables acteurs de ces manœuvres scandaleuses qui ont pris racine depuis des décennies sans qu’ils aient à répondre de leurs gestes…C’est ce que j’appelle « rester sur son appétit »!

quebechebdo 17 septembre 2014
vigile.net tribune libre 17 septembre 2014 

Place à la voix du peuple!

16 septembre 2014

Plus l’échéance du jour « J » approche en Écosse, plus la fébrilité se fait sentir dans les divers médias qui publient sondages par-dessus sondages démontrant clairement que les deux clans demeurent au coude à coude. Une situation qui n’est pas sans nous rappeler un climat semblable qui régnait sur le Québec à la veille du référendum de 1995.

Parlant du Québec, nul doute que les résultats en Écosse auront une répercussion sur le mouvement souverainiste, en particulier sur les diverses stratégies mises de l’avant par les candidats potentiels à la direction du PQ. Un « oui » redonnerait des ailes aux tenants d’un référendum sur la souveraineté dans les plus brefs délais, un « non » camperait davantage la stratégie attentiste.

Les yeux sont maintenant tournés vers les Écossais. À eux de décider de leur sort : pour l’indépendance ou pour le statu quo? …Place à la voix du peuple!

quebechebdo 16 septembre 2014
 

Question de priorité

15 septembre 2014

Le député de Rousseau et ex-ministre des Finances, Nicolas Marceau, se compromet dans le débat actuel sur la stratégie que doit adopter le PQ pour les prochaines années en préconisant de mettre la priorité sur la prise du pouvoir sous le thème de l’économie et en reléguant de ce fait le référendum sur l’indépendance du Québec au second plan.

Même si l’économie représente à mon sens un thème essentiel à l’émancipation de l’État québécois, M Marceau semble oublier que l’article premier du parti qu’il représente est de faire du Québec un pays indépendant par voie de référendum, et cela, en mettant en lumière sa spécificité culturelle et linguistique.

Conséquemment, je suis en désaccord sur le fait que le pouvoir devienne la priorité des indépendantistes s’il a pour effet de mettre en veilleuse l’option fondamentale du PQ. En termes clairs, un parti dont la raison d’être est d’amener le Québec à un statut de pays se doit de prioriser une démarche claire et sans équivoque sur les moyens qu’il entend mettre de l’avant pour y parvenir.

En bref, tout devient une question de priorité… À mon avis, la démarche est claire : lors d’une prochaine campagne électorale, les Québécois devront décider s’ils votent pour un parti qui mettra de l’avant le processus référendaire qui les consultera sur une question claire sur l’avenir du Québec.

quebechebdo 15 septembre 2014

Flower of Scotland

14 septembre 2014

À quelques jours du référendum sur l’indépendance de l’Écosse, j’ai cru pertinent de vous présenter un petit historique tiré de Wikipédia sur l’hymne national « officieux » de l’Écosse dont le destin n’est pas sans nous rappeler celui du Québec.

« Flower of Scotland fut utilisé pour la première fois par des supporters écossais de l'équipe de rugby lors de leur tournée en Afrique du Sud en 1974. La fédération écossaise de rugby décida qu'il serait joué avant chaque match de l’Écosse en 1993.

C'est en 1990 qu'il est utilisé pour la première fois lors d'une rencontre officielle. Jusque-là, l'hymne joué pour l'Écosse était le God save the Queen. À la demande de la fédération, Flower of Scotland fut joué comme hymne pour le dernier match du tournoi des cinq nations, dans une rencontre qui les opposa aux Anglais, un match remporté par l’Écosse. 

Jugée trop agressive pour les Anglais, la chanson a fait l'objet d'une pétition populaire présentée au Parlement écossais en 2004 pour qu'elle cesse d'être utilisée lors des rencontres sportives et soit remplacée par une autre. Néanmoins, lors d'un sondage en ligne, les Écossais ont placé Flower of Scotland en tête des hymnes potentiels avec 41 %. »

Ô Fleur d'Écosse 
Quand reverrons-nous
Les hommes dignes
Qui se sont battus et sont morts pour
Tes minuscules collines et vallées,
Et se sont dressés contre lui,
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

Les collines sont désertes à présent
Et les feuilles d'automne épaisses et silencieuses
Recouvrent notre pays qui est désormais perdu,
Si chèrement défendu par ces hommes,
Ceux qui se sont dressés contre lui
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

Désormais, ces temps appartiennent au passé
Et dans le passé ils doivent demeurer
Mais nous pouvons encore nous dresser
Et redevenir la Nation
Qui s'est dressée contre lui,
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

Ô Fleur d'Écosse
Quand reverrons-nous
Les hommes dignes
Qui se sont battus et sont morts pour
Tes minuscules collines et vallées
Et se sont dressés contre lui,
L'armée du fier Édouard
Et l'ont renvoyé chez lui
Pour qu'il y réfléchisse à deux fois.

www.videodesport.com/hymne-ecossais-flowers-of-scotland-paroles-trad…

quebechebdo 14 septembre 2014

 

Délai déraisonnable

13 septembre 2014

Outre la vindicte populaire soulevée par la remise en liberté de Guy Turcotte, l’auteur du meurtre crapuleux de ses deux enfants, son deuxième procès se tiendra en septembre 2015. Eh oui, dans un an!

Or, la preuve accumulée par les deux parties au cours du premier procès ne constitue-t-elle pas en soi une solide base pour asseoir l’argumentaire autant de la Couronne que de la défense? Conséquemment, y-a-t-il quelqu’un quelque part qui peut m’expliquer pourquoi il faut attendre un an pour débuter le second procès de Guy Turcotte qui, pendant ces douze mois, bénéficiera des avantages d’une liberté « provisoire »?  

quebechebdo 13 septembre 2014 

CPE – Maintenir l’universalité

12 septembre 2014

Au Québec, le principe de l’universalité de certains programmes, entre autres, dans l’éducation et la santé, est reconnu depuis des décennies et reçoit l’approbation unanime des contribuables. Or, pour des raisons difficilement justifiables, le gouvernement Couillard songerait à remettre en question ce principe dans la politique des Centres de la petite enfance [CPE].

Une brèche dangereuse qui ouvrirait la voie à des intentions d’agir dans le même sens relativement à un grand nombre de programmes à vocation sociale qui prônent l’égalité pour tous comme principe de base.

En ce qui a trait aux CPE, nul doute que l’instauration d’un tel programme a contribué grandement à l’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail, et conséquemment, à l’amélioration de l’économie québécoise.

Tenter de moduler les frais de garde risquerait sans contredit d’empêcher certaines femmes, particulièrement des mères de jeunes enfants, de retourner sur le marché du travail, une conséquence qui serait désastreuse pour la situation financière de plusieurs foyers québécois.

quebechebdo 12 septembre 2014
vigile.net tribune libre 12 septembre 2014 "La Commisiion Coiteux dans l'eau trouble" 
Le Journal de Québec 13 septembre 2014
Le Soleil 15 septembre 2014 "Maintenir l'universalité"

Saku Koivu: combattivité et courage

11 septembre 2014

Au-delà des statistiques remarquables cumulées par Saku Koivu tout au cours de sa carrière dans la LNH, je me souviendrai de cet athlète complet surtout à cause de sa combattivité et de son courage.

J’ai toujours éprouvé beaucoup d’admiration pour les athlètes de petite taille évoluant dans des sports violents tel le hockey, et Koivu incarnait un de ceux-là. Lorsqu’il sautait sur la glace, les spectateurs étaient convaincus que le rythme du jeu allait s’en ressentir et toujours, le petit capitaine du CH répondait à l’appel. Toutefois, l’épisode de son cancer qu’il a surmonté avec courage restera marqué dans le cœur du public montréalais et a suscité l’admiration de tous les amateurs de hockey de la LNH.

Saku Koivu, un petit joueur au talent remarquable et à la combattivité exemplaire!

quebechebdo 11 septembre 2014
 

Une pilule dure à avaler

11 septembre 2014

On conviendra que le merveilleux monde de la politique souffre souvent d’aberrations. La dernière en liste concerne l’exemption des élus des compressions qui passeront dans le hachoir de la Commission de révision permanente des programmes. Et la raison évoquée? « L’Assemblée nationale est souveraine, c’est par souci de respecter le pouvoir législatif », dixit l’attachée de presse du ministre Martin Coiteux.

Foutaise! Au moment où le premier ministre ne cesse de répéter sur tous les toits que personne ne sera épargné étant donné le piètre état des finances publiques, voilà qu’on essaie de nous faire gober une pilule dure à avaler.

Si Philippe Couillard espère conserver quelque crédibilité, les élus devraient d’abord commencer par donner l’exemple et se soumettre aux compressions que le gouvernement s’apprête à servir à l’ensemble des contribuables québécois. Sinon, le train des compressions à venir risque de rester sur place si la locomotive n’est pas attachée aux wagons.

quebechebdo 11 septembre 2014
vigile.net tribune libre 12 septembre 2014 "La Commission Coiteux dans l'eau trouble"

JMA sort de l’ombre

10 septembre 2014

On peut toujours se retirer de la politique mais la politique ne se retire jamais de la personne concernée. C’est, à n’en pas douter, ce qui arrive à Jean-Martin Aussant dans une sortie publiée dans le Devoir du 10 septembre sous le titre « Si j’étais militant péquiste ».

Un argumentaire articulé dans lequel on peut reconnaître aisément toute la verve et les convictions souverainistes profondes de l’ex-chef et fondateur d’Option nationale. Mais d’abord et avant tout un pied de nez aux prétendus candidats à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville et Jean-François Lisée, sur leur démarche à l’arrière-goût étapiste du Québec à son indépendance. 

En pleine période où la pré-course à la direction du PQ revêt des allures de course, nul doute que cette sortie de JMA aura des répercussions sur les assises du parti qui s’apprêtent à jeter les bases du congrès à la chefferie.

Toutefois, la question que soulève ce retour à la surface de JMA est la suivante : assisterons-nous à son retour en scène sur le « refondation » du PQ ? Et, jusqu’où est-il intéressé à briguer le rôle de chef de ce « nouveau » parti ? À mon point de vue, il est indéniable que l’implication d’un tel debater dans l’arène serait un atout inestimable pour l’avenir du PQ et du mouvement souverainiste québécois.

quebechebdo 10 septembre 2014
vigile.net tribune libre 10 septembre 2014