David contre Goliath

22 octobre 2016

En écoutant l’entrevue accordée à Anne-Marie Dussault par la jeune Alice Paquet qui soutient avoir été agressée sexuellement par le député libéral Gerry Sklavounos, j’ai été étonnée à la fois par son courage d’une part, et par la fragilité qui se dégageait de son attitude d’autre part.

Toutefois, je n’ai pu rester insensible, malgré quelques hésitations de sa part, à la sincérité de ses propos au moment où elle tentait de raconter les événements qui auraient   entouré ces tragiques péripéties autour des agressions sexuelles dont elle aurait été victime. Aux yeux d’Alice Paquet, le message est clair : « Quand je suis montée au micro pour le dire, c'était vraiment comme un élan du cœur pour être solidaire envers les survivantes de ce qui s'est passé aux résidences de l'Université Laval, mais c'était surtout pour lancer un message de dénoncer l'agresseur ».

Quant au présumé agresseur, le député de Laurier-Dorion persiste à clamer son innocence dans toute cette affaire tout en ajoutant du même souffle qu’il allait se battre pour « blanchir sa réputation ».

Alice Paquet s’est lancée dans une odyssée où les écueils risquent d’être fort périlleux sur sa route. Quoi qu’il en soit, dans l’hypothèse où cette saga s’avérait véridique, j’ose espérer que David aura le courage et l’adresse d’abattre Goliath de sa « fronde ».

quebechebdo 22 octobre 2016
​vigile.net tribune libre 23 octobre 2016
 

Agressions sexuelles

21 octobre 2016

Deux mots qui sont sur toutes les lèvres depuis quelques mois, les dernières sur la liste référant aux agressions sexuelles dénoncées par une quinzaine de femmes sur le campus de l’Université Laval. Depuis l’affaire Jian Ghomeshi, un phénomène nouveau est apparu en rapport avec les agressions sexuelles, à savoir qu’elles sont maintenant plus souvent étalées au grand jour, pour le plus grand bien de l'intégrité physique et psychologique des femmes et de leur sécurité. Et, pour ajouter à cette peste morbide, dans la foulée des événements de l’Université Laval, une jeune femme est venue témoigner sur l’agression sexuelle dont elle aurait été victime de la part d’un député de l’Assemblée nationale.

À cet effet, plusieurs commentateurs et experts se sont prononcés sur cette question ces derniers jours et tous s’entendent sur le caractère condamnable de tels comportements. Il faut donc saluer le courage de ces femmes qui se sont ouvertes sur un pan dramatique de leur vie et encourager toutes celles qui ont vécu de telles atrocités à suivre leur voie en leur manifestant notre appui dans leur décision d’aller de l’avant dans leur dénonciation.

quebechebdo 21 octobre 2016
Le Journal de Québec 28 octobre 2016

Blais hanté par Hamad

20 octobre 2016

Le départ précipité de Sam Hamad au printemps dernier à titre de ministre responsable de la Capitale-Nationale, remplacé par le ministre François Blais, semble avoir laissé des relents d’inconfort au sein de la population de Québec même si, dans son rapport d'enquête, le commissaire à l'éthique a conclu que M. Hamad avait contrevenu aux valeurs de l'Assemblée nationale.

Qu’à cela ne tienne, dans le dossier sur la composition du Conseil consultatif sur l’économie, M. Hamad a vite réagi aux médias, une attitude qui avait de quoi nous rappeler l’époque où il était le ministre responsable de la Capitale-Nationale. Quant à François Blais, il m’apparaît évident que son leadership n’est pas au rendez-vous et que l’irréductible Sam demeure le protecteur privilégié des citoyens de la Ville de Québec.

À n’en pas douter, l’aura de Sam Hamad continue d’exercer son pouvoir d’attraction malgré les frasques auxquelles il s’est adonné. En réalité, il appert que nous assistons à une victoire de David sur Goliath, version moderne!

quebechebdo 20 octobre 2016
 

Le manque de leadership de Denis Brière

19 octobre 2016

À n’en pas douter, le recteur de l’université Laval, Denis Brière, n’affectionne pas particulièrement les rencontres avec les journalistes, ses réponses à leurs questions étant éludées au profit d’un plaidoyer sur la raison de son silence à propos de la crise qui frappe le campus, alléguant le fait qu’il n’a pas voulu s’immiscer dans l’enquête en cours…Soit!

Toutefois, il m’apparaît tout de même étonnant que le recteur Brière ne se soit pas manifesté avant le 18 octobre en tant que premier responsable du campus universitaire pour rassurer les résidents et la population sur les mesures de sécurité qui avaient été prises pour contrer la crise et ce, dès le début de ces événements pour le moins troublants en rapport avec des cas de harcèlements à connotation sexuelle qui se sont produits le 15 octobre.

Sans endosser l’argumentaire de la banalisation des événements de la part de M. Brière comme certains observateurs l’ont soulignée, je suis d’avis que le recteur a nettement manqué de leadership dans toute cette histoire et que son argumentaire ne tient absolument pas la route dans le contexte d’une crise majeure qui aurait justifié sa présence dès le début des événements.

quebechebdo 19 octobre 2016
 

Alliance PQ-QS, une utopie

18 octobre 2016

Je ne comprends pas pourquoi le nouveau chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s’obstine à tenter d’obtenir une alliance avec Québec solidaire (QS) dans l’intention de présenter un seul candidat dans Verdun, un château fort libéral depuis des décennies, compte tenu, entre autres, que les deux partis n’ont jamais démontré aucune forme de sympathie l’un envers l’autre.

Et ce n’est surement pas le report, par le nouveau chef péquiste, de tout processus d’accès à l’indépendance du Québec dans un deuxième mandat d’un gouvernement péquiste qui ranimera la flamme avec les têtes dirigeantes de QS, même si, à mes yeux, le parti de Françoise David et d’Amir Khadir est un parti social-démocrate de gauche provincialiste.

Conséquemment, je suis d’avis que Jean-François Lisée devrait abandonner cette idée utopique d’alliance avec QS et se concentrer sur la mobilisation des électeurs de Verdun autour de son candidat…Une stratégie davantage démocratique et qui évite les entourloupettes partisanes qui ne font que contourner le processus électoral établi.

quebechebdo le 18 octobre 2016
 

Il parle avec les morts

17 octobre 2016

« Ah si mon père vivait encore aujourd’hui, je crois qu’il se retournerait dans sa tombe ! » Une réaction spontanée qu’il m’est arrivé assez souvent d’utiliser dans certaines situations où j’ai « imaginé » mon père toujours vivant. Oui, « imaginé », car, dans les faits, comment puis-je être sûr qu’il aurait agi comme je le pense dans telle situation ?

Ainsi en est-il de la dernière « communication secrète » de Lucien Bouchard avec René Lévesque sur la position actuelle du PQ sur la question identitaire. Comment M. Bouchard peut-il affirmer que René Lévesque dénoncerait cette position alors que, dans les faits, dès 1970, M. Lévesque vantait les vertus du ministère de l’immigration du Québec qui nous protégeait d’une entrée massive des immigrants ?

Avec le temps, j’ai appris à me méfier de ceux qui « parlent avec les morts », conscient que ces « conversations » tiennent purement du « fantastique » et qu’elles n’ont aucun fondement de vérité compte tenu que l’interlocuteur est décédé et que, par conséquent, il ne peut nous lancer sa réplique ! 

quebechebdo 17 octobre 2016  

Dylan, un prix Nobel mérité

16 octobre 2016

À mon avis, une odeur de snobisme à la merde se dégage des critiques ignobles qu’on entend depuis quelques jours sur la nomination de Bob Dylan à titre de récipiendaire du prix Nobel de la littérature. Un énième exemple qui prouve jusqu’à quel point l’être humain est horripilé par le changement et repousse de façon méprisante toute forme d’audace et de témérité.

Pourtant, dans les faits, Dylan incarne admirablement le poète de la liberté et de l’espoir dans la nature humaine dans des mots simples imprégnés de la réalité des temps modernes. Par ailleurs, comment peut-on nier la structure poétique chez Dylan? Dans Blowin’ in The Wind, elle est là. Il faut être aveugle pour ne pas la voir, et sourd pour ne pas l’entendre résonner. Le rythme, la rime et l’image sont omniprésents. Des vers qui sont hors époque et universels…

Un simple genre littéraire, clament les mécontents. Rien de plus. Or, qui décide plus qu’un autre qu’un genre littéraire n’est pas de la littérature? La réponse se retrouve peut-être dans un vers révélateur de la chanson Blowin’ in The Wind : « The answer, my friend, is blowing in the wind ».

quebechebdo 16 octobre 2016
​cyberpresse.ca 17 octobre 2016
Le Soleil 18 octobre 2016


 

François sur les réseaux sociaux

14 octobre 2016

Le 19 mars 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio devenait le pape François. À l’occasion du troisième anniversaire de son intronisation à titre de souverain pontife, le pape François a créé son premier compte sur le réseau social de partage Instagram. Après 24 heures, « Franciscus », disponible en 25 langues, comptait déjà plus d’un million d’abonnés. Déjà titulaire de comptes Youtube et Facebook, François recense à ce jour près de neuf millions de followers sur Twitter.

Des chiffres qui démontrent hors de tout doute la popularité de ce pape qui a su voir dans les médias sociaux un canal privilégié lui permettant de communiquer avec le monde sans distinction de religion. Une ouverture à laquelle François a d’ailleurs convié les hommes et les femmes de l’univers en lançant au début de son pontificat : « Qui sommes-nous pour les juger ? »

Aux dires de Kevin Systrom, fondateur d’Instagram, « voir la première photo du pape publiée sur Instagram a été un moment incroyable » Et de poursuivre le jeune milliardaire, « votre message d’humilité, de compassion et de miséricorde laissera une marque impérissable »…L’image d’un pasteur dont le message évangélique a su s’adapter aux réalités contemporaines pour mieux rejoindre ses brebis !

quebechebdo 14 octobre 2016
​cyberpresse.ca 16 octobre 2016
Le Soleil 17 octobre 2016
 

Un dossier central de l’élève

13 octobre 2016

On apprend que le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, jongle actuellement avec l’idée de créer un dossier central de l’élève qui permettrait à tous les intervenants de suivre l’évolution de l’élève tout au cours de son parcours scolaire. Une idée qui, à mes yeux, présente des avantages dans la mesure où des conditions strictes soient exigées relativement au secret professionnel des divers intervenants.

Par ailleurs, certains commentaires voient dans cette démarche certaines lacunes ayant trait, entre autres, à une certaine forme d’étiquette qui suivrait l’élève tout en empêchant l’éducateur de recommencer « à neuf » au début de chaque année scolaire, une démarche privilégiée par certains intervenants.

Quoi qu’il en soit, je suis d’avis qu’il faut se montrer prudent et clairvoyant devant cette idée de dossier central de l’élève, son utilité étant étroitement liée à la saine utilisation qu’en feront les divers agents d’éducation…Car, en fin de compte, le but recherché par une telle initiative n’est-il pas le succès scolaire des jeunes du Québec?

quebechebdo 13 octobre 2016
​Le Devoir 17 octobre 2016 "École: un dossier central?"        

Le doc Mailloux à la défense de Trump

12 octobre 2016

Décidément, le doc Mailloux excelle dans l’art de se dresser en défenseur des causes perdues. Cette fois-ci, il a choisi Donald J. Trump pour étaler ses connaissances sur le comportement « normal » du candidat républicain à la Maison Blanche des États-Unis d’Amérique en alléguant que Donald Trump, dans son dernier épisode sur son mépris envers les femmes, n’avait agi que par «vantardise masculine hétérosexuelle vulgaire».

Une banalisation outrancière face aux paroles grivoises de Trump qui ont été lancées dans une « conversation de vestiaire », ce qui « est tout à fait masculin », aux dires du « célèbre » psychiatre. Toutefois, ce que le doc Mailloux oublie de mentionner, c’est que l’olibrius incarné par Donald Trump aspire aux plus hautes fonctions sur la terre de l’Oncle Sam et, qu’à cet effet, il devient un boulet pour la défense du droit des femmes que le candidat républicain n’a de cesse d’attaquer depuis le début de sa campagne.

Alors, doc Mailloux, gardez vos savantes conversations de salon pour vos admirateurs et apprenez à distinguer les comportements humains en général de ceux d’un homme dont la droiture doit servir d’exemple pour les citoyens qu’il est appelé à représenter sur la scène internationale.

quebechebdo 12 octobre 2016