Le crime de George Floyd, être né de race noire

1 juin 2020

Le 28 août 1963, le pasteur Martin Luther King, à Washington, devant 250 000 personnes, prononce son discours "I have a dream". Son rêve est celui d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. Cinquante-sept ans plus tard, un policier blanc maintient son genou sur la gorge d’un afro-américain en plein jour, sous le regard de piétons affolés, jusqu’à ce que George Floyd ne meure au bout de son souffle, étouffé. Son crime? Avoir utilisé un faux billet de 20 $. L’accusation portée contre le policier? Meurtre au troisième degré, homicide involontaire…

Force est malheureusement de constater que le rêve du pasteur King a stagné au pays des rêves, les personnes de race noire continuant d’être maltraitées, voire tuées, par des policiers de race blanche comme de vulgaires scélérats faisant partie d’une race inférieure.

On pourrait se demander jusqu’à quand cette barbarie empoisonnera-t-elle la terre de l’oncle Sam, tel un boulet au pied du condamné. Quand, enfin, les Blancs et les Noirs se retrouveront-ils « unis et libres »? Quand, enfin, le rêve de Martin Luther King verra-t-il le jour? Ou n’est-ce en réalité qu’une utopie?

Tant que la justice américaine couvrira les gestes barbares des policiers blancs envers les Noirs, nous assisterons à une rébellion fracassante de la part de la population afro-américaine, une violence incendiaire et contreproductive. Dans les faits, le policier qui a tué George Floyd devrait être accusé de meurtre au premier degré, de meurtre avec préméditation et condamné à perpétuité… à défaut de quoi les manifestations de violence vécues actuellement aux États-Unis ne feront que se perpétuer indéfiniment!

quebechebdo 1er juin 2020
vigile.quebec tribune libre 1er juin 2020

La communication épicène

31 mai 2020

L’administration de Valérie Plante compte faire adopter un règlement pour former élus et employés à la « communication épicène », le plus rapidement possible. Le mot « épicène » est un adjectif qualificatif qui désigne indifféremment l’un ou l’autre sexe ; les mots « enfant » et « adulte », par exemple, sont des mots « épicènes » pour désigner un garçon ou une fille, et un homme ou une femme.

Les tenantes et tenants de la communication épicène recommandent, par exemple, d’utiliser la double désignation et de mettre le féminin en premier. Ainsi, on dira notamment, « la ou le juriste », ou encore « l’ambulancière et l’ambulancier ». L’utilisation du singulier collectif est aussi privilégiée ; ainsi, au lieu de dire « les policiers », on utilisera « la police ». Cette nouvelle façon de parler permet d’éviter l’usage du masculin à valeur universelle. Autre avantage de la communication épicène : l’ellipse. Au lieu de dire, à titre d’exemple : « La Ville recherche un responsable des communications », on devrait dire ou écrire : « La Ville cherche responsable des communications ».

Par le passé, plusieurs adeptes de la lutte contre la suprématie du masculin sur le féminin dans les langues orale et écrite se sont parfois placés en position d’« idéateurs » et d’« idéatrices » chauvins qui frisaient carrément les aberrations. Toutefois, actuellement, je dois admettre que la réforme proposée par la Ville de Montréal tient du gros bon sens et, pour cette raison, je serais porté à l’appuyer.

Le Devoir le 26 mai 2020

L’ex-maire de Beauport Jacques Langlois s’est éteint

31 mai 2020

Maire de l’ancienne ville de Beauport de 1984 à 2001, conseiller municipal de la nouvelle ville fusionnée de 2002-2005, président de l’arrondissement de Beauport de 2002 à 2005, chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec de 2001 à 2004 et enfin président et directeur général de la Commission de la capitale nationale de Québec de 2005 à 2012, Jacques Langlois s’est éteint à l’âge de 72 ans des suites de complications cardiaques.

Aux yeux de Jacques Langlois, les Beauportois incarnaient toute la dynamique nécessaire pour s’efforcer de répondre à leurs besoins, peu importe le jour ou l’heure de la journée. Faisant preuve d’une disponibilité hors du commun, M. Langlois était doué d’une bonhomie sans pareil et d’un sens de l’humour d’où émanait une bonne humeur communicative. Tout au long de son parcours en politique, Jacques Langlois, malgré les différences d’opinions inhérentes aux diverses fonctions qu’il a occupées, savait se montrer toujours transparent et respectueux envers ses adversaires politiques.

Toutefois, on retiendra de Jacques Langlois sa propension naturelle à fouler le terrain auprès des citoyens pour écouter leurs doléances et les servir adéquatement. C’était surtout ça Jacques Langlois, un homme de terrain qui avait compris que la politique est une affaire de communication, d’écoute et de service envers la population qui l’avait élu.

M. Langlois, vous demeurerez dans la mémoire collective des citoyens que vous avez servis pendant toutes ces années avec dévouement et courage…et, pour cela, nous vous en serons toujours reconnaissants!

quebechebdo 31 mai 2020

Assurer l’équilibre entre les CHSLD et les soins intermédiaires

29 mai 2020

De toute évidence, la pénurie de préposés aux bénéficiaires (PAB) dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées est devenue le sujet de l’heure eu égard aux soins élémentaires dont souffrent cruellement nos aînés, notamment le réconfort de la chaleur humaine.

Ce n’est donc pas surprenant que François Legault se lance dans une course au recrutement de PAB en offrant une période accélérée de formation aux futurs candidats au salaire horaire de 21 $ l’heure les conduisant à un emploi permanent à 26 $ l’heure, régime de retraite, avantages sociaux et sécurité d’emploi en prime.

Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est sur le plan des effets collatéraux causés par cette initiative chez les entreprises d’économie sociale d’aide à domicile où les PAB travaillent à des taux horaires beaucoup moindres, ces derniers risquant de déserter leur emploi au profit de la formation proposée par le premier ministre et accentuant davantage la pénurie de personnel actuelle dans les ressources intermédiaires.

À mon sens, la campagne de recrutement lancée par le gouvernement rend incontournable l’adoption d’un décret ou de toute autre formule qui garantira de meilleurs salaires aux PAB dans les ressources intermédiaires d’hébergement et les entreprises d’économie sociale d’aide à domicile, à défaut de quoi nous assisterons à un glissement inévitable de la main d’œuvre des soins à domicile vers les CHSLD au détriment de la qualité des soins à domicile de nos aînés.

quebechebdo 29 mai 2020

Aux plus forts la poche

27 mai 2020

La subvention salariale permet d’éponger 75 % du salaire des employés dans le but de venir en aide aux entreprises et aux organismes financièrement ébranlés par la pandémie de COVID-19. Or, on apprend que quatre partis politiques fédéraux, soit le PLC, le PCC, le NPD et le Parti vert ont décidé de s’en prévaloir, alléguant des pertes de revenu au chapitre des dons au cours du premier trimestre de 2020 et qu’une élection anticipée est toujours possible considérant le fait qu’un gouvernement minoritaire est au pouvoir. Seul le Bloc québécois n’y a pas adhéré. Voilà pour le tableau d’ensemble.

En réalité, les partis politiques sont, au sens de la loi, des organismes sans but lucratif. Si on s’en tient à la lettre du nouveau programme d’urgence, ils ont droit à l’aide gouvernementale pour éviter de mettre à pied leurs employés. Or, dans les faits, au cours des trois premiers mois de 2020, le PLC a récolté près de 3 millions et le PCC, 3,9 millions, de quoi rémunérer ses employés si on ajoute ces sommes aux montants déjà accumulés dans la caisse de ces partis. En termes clairs, aucun d’eux n’est au bord de la faillite ni ne risque de « fermer ses portes ». Ni le PLC, ni le PCC ne se retrouvent « financièrement ébranlés par la pandémie de COVID-19 ».

À mon avis, pour des raisons de transparence élémentaire, le PLC et le PLQ devraient ouvrir leur livre publiquement avant de réclamer la dite subvention salariale au même titre que les entreprises et les organismes qui qui ont fait appel à ce programme. Toutefois, les partis politiques ont plutôt tendance à se monter discrets eu égard à leurs récoltes de dons, une attitude qui doit être corrigée eu égard à la situation pandémique actuelle. Décence oblige!

vigile.quebec tribune libre 27 mai 2020 

À situation exceptionnelle, solution exceptionnelle

26 mai 2020

En traversant la frontière par le chemin Roxham, certains réfugiés se sont placés en situation « irrégulière ». Toutefois, force est de constater que l’engagement de plusieurs de ceux-ci, soit quelque 800, auprès des personnes âgées dans les CHSLD, mérite quelque considération exceptionnelle, notamment la possibilité de les qualifier comme immigrants et de les accueillir de la sorte au Québec. Ces « anges gardiens » demandeurs d’asile qui sont sur le front de la COVID-19 méritent la gratitude des Québécois, a admis le premier ministre François Legault.

Considérant le manque flagrant de préposés (es) aux bénéficiaires, il m’apparaît tout à fait légitime, voire pertinent, de reconnaître que ces demandeurs d’asile soient traités comme des cas exceptionnels répondant à une situation exceptionnelle, notamment en raison de leur dévouement et de leur engagement au sein de l’équipe de première ligne dans les CHSLD.

Par ailleurs, pour les besoins de la petite histoire, rappelons que le 13 mai dernier, la députée indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier, déposait une motion à l'Assemblée nationale demandant : « Que l'Assemblée nationale reconnaisse la contribution des centaines de demandeurs d'asile, majoritairement d'origine haïtienne, œuvrant présentement comme préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD du Québec ; Qu'elle demande au gouvernement canadien de régulariser rapidement leur statut d'immigration, dans un souci de reconnaissance du travail accompli durant la crise sanitaire actuelle ». Le gouvernement Legault avait alors refusé de débattre de la motion.

Une preuve que, parfois, les députés de l’opposition peuvent faire avancer le débat vers des solutions tout à fait appropriées!

quebechebdo 26 mai 2020

Frédéric Bastien ne lâche pas le morceau

25 mai 2020

Rappelons d’abord les faits

L’historien et aspirant à la direction du Parti Québécois, Frédéric Bastien, reproche à l’ex-juge en chef de la Cour d’appel d’avoir fait preuve de partialité lors d’une audition sur la suspension de la loi 21. Nicole Duval Hesler s’était ouvertement questionnée à savoir si la loi adoptée par le gouvernement Legault posait plus de préjudices à ceux qui souffrent d’«allergies visuelles» face aux signes religieux ou aux «aux enseignantes qui perdent la possibilité de s'engager dans la profession qu'elles ont choisie». La juge en chef avait ensuite inscrit sa dissidence lorsque ses deux autres collègues ont refusé de suspendre l’application de la loi, qui interdit le port de symboles religieux aux employés de l’État en position d’autorité.

Le Conseil canadien de la magistrature

Ce dernier a décidé de ne pas se pencher sur la plainte visant Nicole Duval Hesler déposée dans la foulée de la contestation de la loi sur la laïcité, jugeant qu’il n’a plus compétence pour trancher la question en raison du départ à la retraite de la juge en chef. L’organe chargé d’analyser les plaintes contre les magistrats nommés par le gouvernement fédéral lui a fait parvenir une fin de non-recevoir. La missive, datée du 21 avril, justifie que le départ à la retraite de l’ex-juge en chef Duval Hesler, le 8 avril, fait en sorte que le Conseil canadien de la magistrature (CCM) n’a plus l’autorité requise pour se prononcer sur le bien-fondé de la plainte. On y écrit qu’il a été décidé « dans le passé » que la démission ou le départ à la retraite d’un juge met « un terme à la compétence » du conseil en pareille matière.

Réplique de Frédéric Bastien

L’historien reproche au Conseil canadien de la magistrature CCM) « d’avoir attendu presque cinq mois pour que la juge prenne sa retraite. Ils ont annoncé leur décision une fois qu’elle a été partie»… Ils auraient dû se dépêcher ». Mais des précédents dans les cours administratives du Québec ont démontré que des requêtes contre des juges peuvent se régler après leur départ à la retraite, estime Frédéric Bastien. De plus, une décision viendrait « mettre en place des balises », pour les juges toujours en poste.

« C’est un curieux hasard. Ça a pris cinq mois avant d’avoir une réaction du CCM. Ça tombe deux semaines après que la juge a pris sa retraite. Et là on dit : “Elle a pris sa retraite et ça n’importe plus” »… Ce à quoi ça me fait penser, c’est “voilà une décision complaisante envers une collègue” »  Selon M. Bastien, il s’agit d’une opportunité ratée pour préciser la portée de la liberté d’action des juges, que ce soit leur « rôle social, le genre de propos qu’ils peuvent tenir ou non, le genre d’organisations devant lesquelles ils peuvent parler ou pas ». 

Même s’il espère toujours que le Conseil canadien de la magistrature entendra sa cause, Frédéric Bastien plaide pour la création d’un nouvel organisme indépendant qui serait chargé de trancher les plaintes contre les juges. «Un peu à l’image du Bureau des enquêtes indépendantes pour les policiers». 

Une saga juridique à suivre…

https://www.journaldequebec.com/2020/05/24/propos-sur-la-laicite-nouvelle-requete-contre-la-juge-duval-hesler

vigile.quebec tribune libre 24 mai 2020
 

Une question alambiquée

25 mai 2020

Le 20 mai 2020 marquait le quarantième anniversaire du référendum de 1980. À cette occasion, les Québécoises et les Québécois devaient se prononcer en faveur ou contre la question suivante, une question alambiquée qui contient quelque 120 mots :

« Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? »

Placez-vous, virtuellement, dans l’isoloir dans la peau d’un citoyen « ordinaire » en train de lire l’interminable préambule avant de parvenir ultimement à la question à laquelle il doit répondre, à savoir « … accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? » Croyez-vous sincèrement que l’électeur avait bien saisi toutes les dimensions de l’entente proposée entre le Québec et le Canada? Et, si tel était les cas, un « oui » à la question était-il un « oui » `à la souveraineté du Québec? La réponse est non, c’était un « oui » à la souveraineté-association avec un trait d’union.

Résultats du vote :

% Oui : 40,44 %

% Non : 59,56 %

En réalité, c’est une défaite du « oui » à la souveraineté-association…

Or, la véritable défaite a été signée par Pierre Elliot Trudeau qui est venu crier aux Québécois qu’il mettait son siège en jeu dans ce référendum, lançant l’idée du fédéralisme renouvelé dans lequel le Québec aurait sa juste place…On connaît la suite, la nuit des longs couteaux a donné naissance au rapatriement unilatéral de la Constitution en l’absence du Québec

En termes clairs, le référendum de 1980 est un rendez-vous manqué sur toute la ligne. Non seulement le « non » à la souveraineté-association du Québec avec Ottawa l’a-t-il emporté avec une confortable avance, mais « les belles paroles » de Trudeau se sont évaporées au profit d’un fédéralisme davantage centralisateur.

vigile.quebec tribune libre 22 mai 2020

Les ados en confinement: dommages collatéraux

20 mai 2020

Le Dr Gilles Julien, pédiatre, sonne l’alarme…20 à 25% des ados éprouvent actuellement des anxiétés importantes qui nuisent à leur santé et près de 20% présentent des signes dépressifs. Des chiffres qui font frémir et qui démontrent à quel point l’isolement influe sur le comportement émotionnel des ados.

Toutes les études antérieures prouvent que les ados sont particulièrement affectés par les changements qui surviennent autour d’eux, particulièrement lorsque ces changements ont pour effet de brimer leur besoin d’évasion. « Ils sont à un point de transition important. Ils forgent leur personnalité, ils sont sûrs d’eux, ils veulent avancer et ils veulent créer. Mais il faut qu’ils aient les moyens de le faire. S’ils ne le font pas, ils perdent espoir, ils perdent contact, ils risquent de décrocher », met en garde le Dr Julien.

Le confinement est érigé telle une cloche de verre qui empêche les ados de respirer, ils ont besoin d’air, ils étouffent. L’équipe de gestion de crise, notamment François Legault et Horacio Arruda, doivent ouvrir des espaces aux ados pour leur permettre de bouger, de sortir à l’extérieur et de socialiser avec leurs amis de façon sécuritaire, à défaut de quoi les troubles de santé mentale risquent de faire davantage de victimes que le virus lui-même pour cette catégorie d’âge. 

Avec le déconfinement graduel entamé par le gouvernement Legault, plusieurs parents sont appelés à retourner à leur travail, laissant de la sorte leurs ados seuls à la maison, une situation propice au développement de comportements anxieux et dépressifs. Conséquemment, il m’apparaît urgent, voire salutaire, que des mesures de déconfinement soient prises pour maintenir l’équilibre psychologique de nos ados.

Attention à nos ados
« En entrevue avec Le Journal, le pédiatre reconnu Gilles Julien a parlé de catastrophe et d’impacts non seulement préoccupants, mais dangereux chez nos adolescents. Les experts s’inquiètent du décrochage, de la démobilisation, de la dépression et de l’anxiété susceptibles d’en découler. » 

https://www.journaldequebec.com/2020/05/17/attention-a-nos-ados

L’économie avant les jeunes?
« Lundi prochain, un pan entier de la vie montréalaise émergera de l’asphyxie du confinement. Sur le front économique, le risque en vaut la chandelle. Sur le front des écoles, c’était tout le contraire. Finalement, il aura été plus facile de faire consensus sur la sauvegarde des commerces de proximité que sur le bien-être physique et mental des enfants. »
https://www.journaldequebec.com/2020/05/19/leconomie-avant-les-jeunes

Nos ados abandonnés
« Mais le temps nous démontre de plus en plus que les impacts sont et seront catastrophiques pour les adultes de demain. Ils se morfondent, dépriment, tournent en rond et remettent tout en question. Les risques reliés aux problèmes de santé mentale sont décuplés et les probabilités de décrochage sont alarmantes. 
https://www.journaldequebec.com/2020/05/20/nos-ados-abandonnes

vigile.quebec tribune libre 20 mai 2020
Le Devoir 21 mai 2020 "Des dommages collatéraux" (version abrégée)

 

Le réconfort, une solution vers la guérison

18 mai 2020

Au cours des derniers jours, certains médias nous ont présenté de courts reportages concernant des personnes âgées atteintes du coronavirus qui ont pu, pour une, bénéficier de la présence d’un proche aidant au CHSLD où elle vivait et, pour l’autre, dont les membres de la famille l’ont sortie du CHSLD pour l’amener auprès d’eux à leur résidence… et dans les deux cas, les personnes âgées ont retrouvé la santé.

D’entrée de jeu, je voudrais dissiper toute forme de critique, quelle qu’elle soit, envers le personnel de première ligne dans les CHSLD qui méritent sans l’ombre d’un doute toute notre admiration pour leur courage et leur professionnalisme et ce, malgré la cohue qui y règne, notamment sur le plan organisationnel relatif au processus de gestion. À cet effet, l’organigramme gigantesque du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS),  paru dernièrement dans les médias, illustre à merveille l’extrême complexité qui conduit au marasme qui sévit dans le processus de décision dans les CHSLD.

Par contre, à partir du moment où les personnes âgées goûtent au réconfort des proches aidants qui leur offrent toute l’attention et le réconfort qu’elles ont grandement besoin, elles reprennent vie telles des tulipes au printemps qui ressuscitent grâce aux premiers rayons bienfaisants du soleil printanier.

Bien sûr, toutes les personnes âgées n’ont pas cette chance de bénéficier de la chaleur humaine et de l’amour d’un proche aidant pour retrouver la santé. Toutefois, la preuve est faite que le réconfort incarne un pas vers la guérison. Conséquemment, à mon avis, une fois la crise derrière nous, le MSSS devrait revoir son organigramme illico en laissant une place privilégiée aux soins à domicile par les proches aidants, et en mettant de l’avant le projet de maisons des aînés dan un esprit de familiarité et de réconfort pour qu’enfin nos aînés puissent pouvoir vivre leurs dernières années dans la dignité.

vigile.quebec tribune libre 17 mai 2020
Le Devoir 25 mai 2020 "Du réconfort pour guérir"