COVID-19: Les oppositions sont-elles muselées?

29 octobre 2020

Même si le bras de fer qui opposait une coalition formée de plus de 250 gymnases, centres de yoga, de danse, d’arts martiaux et de CrossFit au gouvernement s’est finalement terminé par un recul de la part de la coalition, des échos se sont rendus jusqu’à l’Assemblée nationale où l’opposition a bombardé le premier ministre de questions sur sa gestion de crise de la pandémie, notamment sur son manque de transparence et de cohérence.

D’un côté, la cheffe de l’opposition officielle Dominique Anglade allègue que la tentative avortée de « désobéissance civile » de la part des propriétaires de gyms découle d’un manque de transparence du gouvernement, de l’autre, la cheffe parlementaire de Québec solidaire Manon Massé invoque le manque de cohérence eu égard à l’éclosion dans l’usine d’Olymel de Vallée-Jonction qui ébranle la santé mentale des travailleurs qui ne peuvent récupérer devant des salles de spectacles fermées.

Face à ces critiques, et François Legault et la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault se sont montrés fermes dans leur position en refusant toute possibilité de remise en question sur quelque mesure que ce soit, ce qui a fait dire à Dominique Anglade et au chef parlementaire du PQ Pascal Bérubé qu’ils avaient l’impression d’être muselés par le gouvernement.

À mon avis, le simple fait de dire que le nombre de cas quotidiens de contaminations au coronavirus au Québec est encore trop élevé pour atténuer les règles régissant les mesures sanitaires n’est pas suffisant pour convaincre les oppositions parlementaires de même que les propriétaires des entreprise concernées par des fermetures.

Enfin, je suis d’avis qu’une position d’ouverture du gouvernement aux questions de transparence et de cohérence de la part des oppositions contribuerait à faire avancer le débat et surtout à permettre à la démocratie de jouer son rôle de respect envers chacun des parlementaires en leur permettant le droit légitime de poser des questions.

quebechebdo 29 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 29 octobre 2020

Décès de Jacques Godin

28 octobre 2020

Celui qui a incarné magistralement Nellie, personnage au cœur d’enfant dans un corps de titan, colosse innocent aux mains maladroites, dans le téléfilm Des souris et des hommes adapté de l’œuvre de John Steinbeck, le comédien Jacques Godin, est parti à l’âge de 90 ans, laissant derrière lui une performance exceptionnelle qui aura marqué l’imaginaire collectif des cinéphiles.

Jacques Godin était un comédien qui, comme Nellie, possédait une forte charpente habitée par une douce tendresse, un amalgame qui lui permettait de transporter les spectateurs dans les méandres de toute la gamme des émotions, allant du rire aux larmes, de l’amour à la haine.

Que ce soit au théâtre, au cinéma ou au petit écran, Jacques Godin était doué d’un talent rarissime grâce auquel le spectateur faisait corps avec son personnage et vibrait intensément aux situations qu’il vivait, là où la fiction devient la réalité.  

Adieu Nellie, espérons que là-haut tu pourras réaliser ton rêve de t'occuper des lapins et de la future maison que tu auras avec George, ton fidèle ami…

quebechebdo 28 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 29 octobre 2020
Le Soleil 31 octobre 2020 "Lennie est parti"

Le gouvernement doit justifier ses mesures sanitaires

27 octobre 2020

Le bras-de-fer qui oppose actuellement une coalition formée de plus de 250 gymnases, centres de yoga, de danse, d’arts martiaux et de CrossFit au gouvernement incarne, selon moi, le résultat de mesures sanitaires coercitives pour lesquelles les propriétaires ne voient pas la nécessité eu égard à l’entreprise qu’ils gèrent.

À cet effet, plus la période d’arrêt des activités de ces centres se prolongera, plus il deviendra essentiel que le gouvernement justifie auprès des propriétaires et des utilisateurs les motifs inhérents à la prolongation de l’application des mesures sanitaires mises en place.

À mon avis, le simple fait de dire que le nombre de cas quotidiens de contaminations au coronavirus au Québec est encore trop élevé pour atténuer les règles régissant les mesures sanitaires n’est pas suffisant pour convaincre ces propriétaires qui, de leur côté, sont convaincus que leurs centres répondent aux normes de sécurité sanitaires exigées par le gouvernement.

De surcroît, je crois que le gouvernement se doit de se montrer sensible à un des arguments de ces propriétaires, à savoir le bien-être physique et psychologique que procurent à leur clientèle ces séances d’entrainement, et par ricochet, les effets négatifs d’en être privée.

Enfin, je suis d’avis que le dialogue entre les parties est encore le meilleur moyen d’en venir à une entente… pour autant que les deux parties se plient à cet exercice de bonne foi et s’entendent sur un modus vivendi acceptable pour tous.

quebechebdo 27 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 1 novembre 2020

Anglicisation de Montréal

26 octobre 2020

Plus de 40 ans après l’adoption de la Charte de la langue française, selon certaines projections fiables, sur l’île de Montréal, dans quelques années, le nombre de places dans les cégeps anglophones devrait dépasser le nombre de places dans les cégeps francophones et pire encore, dans vingt ans, le postsecondaire, universités incluses, toujours à Montréal, sera majoritairement anglophone.

C’est notamment en finançant à haut prix les institutions d’enseignement supérieur anglophones, particulièrement à Montréal où le déclin du français périclite dramatiquement, que les gouvernements antérieurs, libéraux comme péquistes, ont facilité l’effacement graduel du français.

À titre d’exemples récents, on a appris que le gouvernement caquiste de François Legault soutiendra l’agrandissement du collège Dawson comme projet prioritaire pour un montant de 50 millions $, dans le cadre du projet de loi 66. Et comme si ce n’était pas suffisant, le Premier ministre autorise le don du site de l’ancien hôpital du Royal Victoria à l’Université McGill, qui souhaite depuis longtemps y construire un nouveau complexe scientifique, un cadeau qui dépasse le demi-milliard $. Disons que, pour ce qui est du nationalisme dont se targue François Legault depuis le début de son mandat, on repassera!

Conséquemment, on est en droit de souhaiter ardemment que la réforme de la Loi 101 annoncée en grandes pompes par le ministre responsable de la langue française Simon Jolin-Barrette aura pour effet de stopper cette anglicisation dramatique de Montréal qui risque de se propager davantage si rien n’est fait pour la freiner de toute urgence.

vigile.quebec tribune libre le 21 octobre 2020

Et si Jagmeet Singh avait raison…

26 octobre 2020

Pour une deuxième fois en quelques semaines, le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, empêche la tenue d’élections générales anticipées au Canada en prenant la décision de voter contre la motion conservatrice réclamant la création d’un comité parlementaire spécial sur l’affaire UNIS, alléguant que son parti refusait de servir aux libéraux le prétexte qui leur permettrait de déclencher des élections.

De son côté, le premier ministre Justin Trudeau nie catégoriquement que son parti avait quelque intention de déclencher des élections en pleine deuxième vague de la COVID-19, tout en accusant les Conservateurs de présenter « une motion « assez toxique qui démontre qu’ils n’ont aucune confiance dans ce gouvernement. »

Or, de l’avis de Jagmeet Singh, les libéraux de Justin Trudeau, forts de l’appui de la population sur leur gestion de crise liée au coronavirus, voudraient bien profiter de cette conjoncture qui leur est favorable pour se défaire, grâce à un éventuel gouvernement majoritaire, de ce carcan qui les oblige continuellement à bénéficier de l'appui d'un nombre suffisant de députés de l’opposition pour se maintenir au pouvoir.

À mes yeux, l’interprétation pour le moins improbable que tire Justin Trudeau de convertir la motion des Conservateurs en un vote de méfiaance envers son gouvernement laisse sous-entendre que le premier ministre planifiait la tenue d’élections anticipées compte tenu de l’alignement des astres favorable à son endroit.

vigile.quebec tribune libre 21 octobre 2020

Lettre ouverte aux enseignants

26 octobre 2020

Pénurie, décrochage, tâches démesurément lourdes, manque de ressources auxiliaires … La profession d’enseignant, par les temps qui courent, est bien malmenée. Aussi ai-je cru opportun d’apporter ma modeste contribution à la revalorisation de la profession d’enseignant en tant qu’ex-enseignant qui n’oubliera jamais la joie de vivre de ses anciens élèves.  

Tout au cours de ma carrière de 32 ans dans le monde de l’éducation, dont 23 dans l’enseignement, j’ai toujours répondu que j’exerçais le plus beau métier du monde quand les gens me demandaient ce que je faisais dans la vie. « Pourquoi? », me demandaient certains. « Tout simplement parce que je suis continuellement en contact avec des jeunes ». En vérité, elle est là tout d’abord la richesse de la profession d’enseignant, la relation constante avec celles et ceux qui incarnent l’avenir de notre société. N’est-ce pas là un privilège extraordinaire?

Par surcroît, j’enseignais le français au secondaire, une discipline qui me permettait de m’éloigner du strict contenu du programme pour entamer des conversations avec les élèves sur différents sujets qu’ils me proposaient, un exercice de communication orale enrichissant autant pour les élèves que pour moi qui m’amenait à mieux connaître les jeunes ados que j’avais devant moi.

Bien sûr, je devais établir avec eux des règles de conduite en début d’année tout en leur expliquant le pourquoi de ces règles, notamment le respect de l’autre. J’ai aussi appris, avec les années d’expérience, qu’il fallait permettre à l’élève le droit à la première faute sans appliquer de facto la conséquence prévue pour tel manquement. En bref, j’avais une main de fer dans un gant de velours, la meilleure attitude à prendre, selon moi, avec des adolescents.

Lorsque j’entrais en classe, je me sentais bien comme un poisson dans l’eau. J’aimais l’atmosphère rafraichissante qui régnait dans le local. Mais par-dessus tout, j’aimais mes élèves et ils me le rendaient bien. À cet effet, j’aimerais vous rapporter un court extrait d’une conversation que j’ai eue avec un jeune handicapé gravement atteint du cancer lors de mon passage comme bénévole auprès des enfants malades :
Louis me regarde …
-Ça ne va pas?
Il me fixe profondément…
-Tu as mal?
Il devient triste.
-Je puis faire quelque chose?
Il me fait signe d’approcher.
-Dans trois mois, je ne serai plus!…En attendant, aime-moi!

Aujourd’hui, ma fille aînée, Catherine, est enseignante au primaire depuis une vingtaine d’années. Inutile de vous dire que nos conversations tournent souvent autour de sa relation avec ses élèves de cinquième année. Toutefois, j’ai découvert d’abord et avant avec les années, à quel point la réussite de ses élèves lui tient à cœur et toute l’énergie qu’elle déploie pour inventer de nouvelles approches pédagogiques pour leur faciliter la tâche. J’ai découvert aussi tout le professionnalisme qu’elle consacre à la préparation de ses cours et aux nombreuses rencontres avec les enseignants du même degré pour ajuster leur programme.

Par ailleurs, c’est certain, les temps ont changé. Les jeunes, notamment ceux du primaire, sont davantage ouverts au monde grâce aux nouvelles technologies de l’information. La démarche pédagogique de l’enseignant doit s’adapter aux temps modernes. Cependant, il y a quelque chose qui n’a pas changé et ma fille est en complet accord avec moi : enseignant, c’est encore le plus beau métier du monde!

vigile.quebec tribune libre 21 octobre 2020
quebechebdo 26 octobre 2020

Réflexions d’un aîné en contexte de pandémie

25 octobre 2020

J’ai 73 ans, relativement en bonne santé, retraité de l’enseignement, marié et père de deux grandes filles et grand-père d’une petite-fille. Considérant mon âge « vénérable », je fais donc partie des personnes dites « vulnérables » de la société au coronavirus.

Depuis le début de la pandémie, soit depuis la mi-mars, nous, les personnes âgées de plus de 70 ans, avons immédiatement été placées « sous haute surveillance », Des mesures strictes nous ont été imposées comme si l’État avait pris sur lui de nous « protéger » contre le virus. « Évitez les sorties qui ne sont pas nécessaires… Restez à la maison… Ne vous approchez pas de vos enfants et petits-enfants à moins de deux mètres… »

Puis, petit à petit, la vague de décès s’est mise à déferler sur le Québec, particulièrement dans les résidences pour personnes âgées. Plus le temps passait, plus le premier ministre Legault montrait des signes d’inquiétude eu égard au nombre de décès impliquant des personnes âgées. Les premières données statistiques révélaient que les personnes âgées de plus de 70 ans représentaient la majorité des cas de décès des suites de la COVID-19.

Ces chiffres, abondamment diffusés dans les médias, ont contribué, selon moi, à une forme de stigmatisation des aînés, qui déjà, selon les recherches, sont généralement associés à la fin de la vie, au déclin, à la fragilité et à la vulnérabilité. À mon sens, l’insistance sur un discours orienté sur l’âge est devenue une source d’inquiétude au fur et à mesure que la crise prenait de l’ampleur, notamment sur la valeur que l’on accorde à la vie des aînés et sur la solidarité intergénérationnelle qui, en passant, semble beaucoup moins présente lorsque nous sommes sur la ligne de front. À preuve le fait que la couverture médiatique de la pandémie a beaucoup porté sur les quelques rares victimes du virus relativement jeunes, racontant leur histoire, leur vie, alors que les aînés victimes de la COVID-19, sont présentées de façon impersonnelle et anonyme, avouons-le, comme de simples statistiques.

Tirer des leçons de la pandémie
À mon avis, une couverture plus personnalisée des victimes âgées atteintes par le virus, et surtout de celles qui y survivent, enverrait un formidable message d’espoir et de valorisation de la place et du rôle des aînés dans notre société québécoise. En réalité, la pandémie pourrait nous permettre de développer des politiques publiques qui favorisent davantage notre inclusion sociale et combattent une forme d’âgisme humiliant.

Enfin, je suis d’avis qu’il faut nous procurer un espace pour nous manifester, pour nous faire entendre avant, pendant et après une situation de crise… Or ironiquement, si nous sommes les victimes les plus nombreuses de la COVID-19, nous sommes aussi, malheureusement, les plus absents de la sphère médiatique.

quebechebdo 25 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 26 octobre 2020

Racisme envers les Autochtones: s’excuser ne suffit plus

24 octobre 2020

Il est un fait indéniable, le premier ministre François Legault éprouve des réactions quasi épidermiques à associer le mot « systémique » au terme « racisme ». Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que cette opinion du premier ministre émerge inopportunément sur la scène politique et dans les divers médias en accaparant l’avant-scène du débat sur le racisme envers les Autochtones.     

Et, pendant cette guéguerre de mots complètement oiseuse, une mère Atikamekw de 7 enfants, Joyce Echaquan, est morte dans un hôpital de Joliette dans des circonstances troubles, au vu et au su de millions de personnes qui ont pu assister à la scène injurieuse de la part d’infirmières envers Mme Echaquan via la caméra personnelle de la victime.

Et pendant ce temps, un rapport de l’observatrice indépendante nommée par Québec, Me Fannie Lafontaine, fait état de quelque 200 dossiers d’enquêtes criminelles qui ont été ouverts en cinq ans au Québec à la suite d’allégations d’Autochtones à l’endroit de policiers ayant utilisé la violence sans coup férir contre eux.

Et pendant ce temps, un autre rapport, celui de la Commission Viens, qui contient quelque 141 mesures concrètes à mettre en œuvre pour transformer les services de santé et les services sociaux, mais aussi protéger la jeunesse, réformer les services de police et de justice autant que les services correctionnels en plus de proposer des mécanismes de suivi rigoureux pour que les droits des Autochtones soient enfin respectés, dort sur les tablettes d’un placard depuis un an en attendant que le caucus du gouvernement en prenne tout au moins connaissance.

Mais quel est le cœur du problème? À mon avis, il est ancré profondément dans les comportements et les attitudes racistes inacceptables qui perdurent telle une gangrène incurable qui ne fait que proliférer au sein des corps de police et qui sèment des ravages psychologiques et physiques odieux auprès des communautés autochtones, particulièrement chez les femmes. 

Devant ce triste constat, s’excuser ne suffit plus face aux plaies qui demeurent vives malgré les excuses. Il est plus que temps de tirer le rideau sur le mot qui commence par la lettre « s » et de faire toute la place à des actes concrets dans les meilleurs délais afin qu’enfin les Autochtones soient considérés comme des êtres humains à part entière dans ce Québec que l’on qualifie de l’adjectif « inclusif »… à moins que ce ne soit qu’un « mot » qui voile depuis des lunes une discrimination retorse envers les peuples autochtones de la part des services publics, notamment des forces policières! 

quebechebdo 24 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 25 octobre 2020

Le lien de confiance entre François Legault et la population

23 octobre 2020

Alors qu’on aurait pu croire que la CAQ de François Legault aurait perdu des appuis au sein de l’électorat québécois compte tenu que la majeure partie du Québec se trouve en zone rouge et que près d’un millier de nouveaux cas de COVID-19 s’ajoutent au bilan quotidien, le dernier sondage Léger-Le Devoir réalisé entre le 16 et le 18 octobre auprès de 1011 répondants indique que la CAQ aurait récolté 50 % des appuis si des élections avaient eu lieu pendant cette période et que 74 % se disent satisfaits de sa gestion de crise liée au coronavirus.

Des chiffres qui présentent un paysage politique au « beau fixe » pour la CAQ alors qu’un sondage Léger accordait au parti de François Legault 51 % d’appuis et un taux de satisfaction de 76 % à la mi-juin, soit en plein déconfinement. Indépendamment des 18-34 ans, où Québec solidaire enregistre des appuis similaires à la CAQ, chez les plus de 35 ans, que ce soit à Montréal, Québec ou ailleurs en régions, le bleu caquiste envahit le territoire. Les électeurs péquistes se disent largement satisfaits du travail du gouvernement Legault par rapport à la gestion de la pandémie dans une proportion de 79 %. Même les libéraux accordent la note appréciable de 58 % au gouvernement.

Face à tous ces chiffres qui démontrent sans l’ombre d’un doute un appui constant à la CAQ dans le processus de la gestion de crise de la COVID-19, et ce, malgré le fait que le Québec détient le triste record du plus grand nombre de cas et de décès au Canada depuis le début de la pandémie, il y a lieu, à mon sens, de se demander le pourquoi d’une telle fidélité des Québécois envers leur gouvernement.

À mon avis, je ne vois qu’une raison qui explique ce phénomène, à savoir l’approche « bon père de famille » adoptée par François Legault, particulièrement lors de ses nombreux points de presse, laquelle approche a contribué à coup sûr à créer le lien de confiance avec la population en plus de lui conférer la crédibilité nécessaire pour conserver ce lien de confiance indispensable.

quebechebdo 23 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 25 octobre 2020

Des normes nationales pour les centres de soins de longue durée

20 octobre 2020

Même si le premier ministre canadien semble avoir adouci sa position quant à la forme d’aide qu’il souhaite apporter aux provinces eu égard aux centres de soin de longue durée, notamment par un échange réciproque des moyens utilisés pour faire face à la COVID-19 dans les CHSLD, qualifiant cette démarche de « première étape », Justin Trudeau continue de souffler le chaud et le froid en déclarant qu’[il] « respecte tout à fait les champs de compétence des provinces, mais [que] quand on parle de dignité, et santé et surtout la vie des gens, il n'y a pas de champ de compétence ».

Un changement de discours qui survient après le braquage de François Legault à la suite de l’annonce des intentions de Justin Trudeau d’établir des normes nationales pour les CHSLD, M. Legault rétorquant du tac au tac que son homologue fédéral « jouait avec le feu » en voulant s’immiscer dans un domaine de juridiction provinciale.

Or lorsqu’il a été question de l’augmentation des transferts en santé d’Ottawa vers les provinces, Justin Trudeau a plutôt choisi d’insister sur la situation dans ces centres où « il y a encore trop de cas » et cela, « malgré tous les efforts que nous avons faits au printemps pour appuyer les provinces, avec l’armée canadienne et avec la Croix-Rouge ».

Ce ne serait pas la première fois que le fédéral s’ingèrerait dans un domaine de compétence provinciale, particulièrement de la part du Parti libéral du Canada (PLC) qui semble avoir développé depuis des décennies une propension naturelle pour une telle pratique. Or, avec François Legault à la tête du gouvernement du Québec, je demeure convaincu que l’ingérence d’Ottawa, si elle devait être tentée, frapperait « le mur »… Et c’est très bien qu’il en soit ainsi!

vigile.quebec tribune libre 18 octobre 2020