Trump comme un lion en cage

6 novembre 2020

De toute évidence, le président américain sortant, Donald Trump, n’a aucunement l’intention d’abandonner son poste à la Maison-Blanche en multipliant les tentatives pour s’accrocher au pouvoir. Ainsi, dès la nuit de mardi à mercredi, il a enflammé le web après s’être prématurément déclaré vainqueur avant même la fin du dépouillement des votes. Du même souffle, Donald Trump s’est insurgé contre une « fraude » électorale, sans donner plus de détails, et a demandé l’arrêt complet du dépouillement des votes.

Au risque de bafouer la démocratie, le républicain a annoncé son intention de faire invalider des bulletins qu’il estime frauduleux malgré l’absence de preuves. À cet effet, son équipe de campagne a annoncé de multiples recours judiciaires. Le président sortant a également publié depuis mercredi au moins cinq gazouillis, dont un accusant les démocrates de « voler l’élection » et plusieurs remettant en doute le décompte des bulletins de vote dans des États clés qu’il était en voie de perdre.

Pour combattre la désinformation, Facebook et Twitter sont intervenus à maintes reprises pour rectifier les faits de certains messages du président sortant sur sa page personnelle et ont signalé à leurs utilisateurs plusieurs publications de Donald Trump susceptibles d’être inexactes ou trompeuses.

Au moment d’écrire ce billet, le résultat final de l’élection présidentielle n’est pas encore connu mais tout indique que Joe Biden deviendra le nouveau président des États-Unis. Toutefois, Donald Trump demeure officiellement président jusqu’au 20 janvier 2021, jour prévu pour l’assermentation du nouveau président américain.

D’ici là, comment réagira Donald Trump? Jusqu’où iront les recours judiciaires qu’il a intentés? Quelles proportions prendront les manifestions pro-Trump dans un climat aussi chargé d’émotions? Donald Trump, dans l’hypothèse d’une défaite, concèdera-t-il la victoire à Joe Biden? Des questions auxquelles seuls les prochains jours nous apporteront des réponses…

vigile.quebec tribune libre 5 novmbre 2020
quebechebdo 6 novembre 2020
vigile.quebec tribune libre 6 novembre 2020 

Trump 2, sondages 0

4 novembre 2020

En 2016, à la veille du scrutin américain, tous les sondages prévoyaient une victoire facile de la candidate démocrate Hilary Clinton. On connaît le résultat, le candidat républicain Donald J. Trump l’a finalement emporté.

En 2020, les firmes de sondage alléguaient qu’elles avaient fait les ajustements nécessaires pour éviter de tels écarts entre leurs prédictions et les résultats, et prédisaient une vague bleue qui, de toute évidence, ne se manifestera pas.

Quoique le résultat final ne soit pas encore connu au moment où j’écris ce billet, il appert qu’il sera très serré. En conséquence, on peut d’ores et déjà affirmer que Donald Trump a pris une avance de 2 à 0 sur les sondages au cours des deux dernières élections présidentielles américaines.

quebechebdo 4 novembre 2020
vigile.quebec tribune libre 6 novembre 2020
Le Soleil 7 novembre 2020

Oui à un débat national sur la santé mentale

4 novembre 2020


Les derniers points de presse qu’a accordés le maire de Québec, Régis Labeaume, eu égard au drame qui s’est déroulé dans le Vieux-Québec et qui a fait deux morts et cinq blessés nous ont démontré hors de tout doute que le maire est très affecté par cette tragédie.

Or nonobstant l’accroissement de cas liés à la santé mentale dû aux mesures de confinement mises en place en raison du coronavirus, force st de constater que la santé mentale a toujours été, bien avant la pandémie, l’enfant pauvre du ministère de la Santé et des Services sociaux, le budget y étant consacré ne totalisant que 6% des dépenses totales du MSSS.

De son côté, le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, persiste à nier l’existence d’une crise reliée à la santé mentale mais plaide qu’au contraire, la situation est sous contrôle quoique 16 000 noms sont inscrits sur la liste d’attente pour de l’aide psychologique en lien avec un problème de santé mentale.

Par ailleurs, le suspect de la tragédie du Vieux-Québec, Carl Girouard, 24 ans, selon certaines sources fiables, avait déjà détaillé son projet de passer à l'action, vêtu d’un costume médiéval et portant une épée, à des spécialistes qui le suivaient pour des problématiques en santé mentale en 2014. Six ans plus tard, il est passé à l’acte.

Carl Girouard est demeuré en liberté pendant toute cette période malgré ces idées démoniaques qui le hantaient depuis six ans. Depuis son escapade meurtrière, le cachet historique et festif du Vieux-Québec s’est transformé en scène de crime odieuse. La population ambiante est consternée et sous le choc.

Conséquemment, la proposition du maire de Québec d’ouvrir un débat national sur la santé mentale m’apparaît fort judicieuse. La population a besoin d’un exutoire. Il est plus que temps que tous les intervenants se mobilisent pour contrer en amont les problèmes de santé mentale qui ne cessent de s’accroître.

vigile.quebec tribune libre 3 novembre 2020
quebechebdo 4 novembre 2020

Pourquoi attendre la tragédie avant d’agir?

3 novembre 2020


L’horrible drame qui s’est produit dans le Vieux-Québec le soir de l’Halloween revient relancer, pour une énième fois, le débat sur les problèmes de santé mentale. Et pourtant, d’autres tueries réalisées par un meurtrier ayant un problème de santé mentale se sont déroulées bien avant cette soirée sanguinaire du 31 octobre.

Or ce n’est pas d’hier que la santé mentale se retrouve dans la position de parent pauvre du système de santé québécois. À titre d’illustration, le budget consacré à la santé mentale ne totalise que 6% des dépenses de programme du Ministère de la Santé et des Services sociaux alors que, selon l’OCDE, les problèmes de santé mentale représentent près du quart de l’ensemble des problèmes de santé d’une population.

Il est quand même étonnant d’entendre les réactions des principaux acteurs politiques, notamment le premier ministre François Legault et la vice-première ministre Geneviève Guilbault condamnant les actes barbares du suspect un peu comme si un comportement aussi désaxé sortait de nulle part…

« De tels gestes ignobles ne doivent plus se produire au Québec, Il faut que ça change », a-t-on entendu lors des points de presse ayant suivi le drame. Personne n’est contre la vertu mais elle doit être accompagnée d’actions concrètes.

Et, à mon avis, les efforts doivent être concentrés en amont et, pour ce faire, les argents nécessaires à l’embauche de personnel compétent doivent être au rendez-vous à défaut de quoi les politiciens reviendront encore déplorer une autre tragédie liée à un suspect souffrant de maladie mentale…

quebechebdo 3 novembre 2020
vigile.quebec tribune libre 3 novembre 2020

Patrimoine: nos églises en voie de disparition

2 novembre 2020

Notre patrimoine religieux est menacé de toutes parts, nos églises centenaires, qui faisaient jadis la fierté des paroissiens qui en faisaient leur lieu de rencontre hebdomadaire en se rassemblant sur le balcon après la messe dominicale, sont sacrifiées sans vergogne sur l’autel de la modernité.

À cet effet, la grande région de Québec semble vouée à assister à la démolition de ses églises, fussent-elles inscrites sur la liste des huit églises à valeur patrimoniale « très élevée » par la Ville de Québec. Après les églises Saint-François-d’Assise et Saint-Coeur-de-Marie tombées sous le pic des démolisseurs il y a quelques mois, c’est maintenant au tour de l’église Saint-Charles-de-Limoilou, érigée entre 1918 et 1920, de faire face à l’éventualité d’une démolition pour être substituée par des condos.

Les églises sont des lieux de mémoire collective de valeur incommensurable qui incarnent une tradition du passé que nous devons à tout prix protéger et sauvegarder. C’est Lionel Groulx qui disait : « Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu'un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d'un arbre, de son terroir ».

Le patrimoine religieux du Québec fait partie de son histoire culturelle de laquelle nous ne pouvons nous détacher sans risquer de nous aliéner une partie essentielle de notre propre identité à titre d’héritiers de nos ancêtres canadiens français. Les églises sont aussi des lieux de recueillement et de retraite où il est encore possible de nous réfugier dans des sanctuaires de quiétude si essentiels à notre équilibre spirituel dans un monde où les valeurs éphémères accaparent à outrance notre mode de vie.

Nonobstant le fait que les églises ont été désertées lors des dernières décennies au Québec, elles occupent toujours une place primordiale dans l’héritage patrimonial des Québécois et, à ce titre, les édiles municipaux et le ministère de la Culture et des Communications du Québec sont imputables de leur sauvegarde.

quebechebdo 2 novembre 2020

Le bénévolat: un terreau fertile pour les aînés

1 novembre 2020

Depuis le début de la pandémie, les aînés de 70 ans et plus ont fait les manchettes en tant que personnes vulnérables à la contamination par le coronavirus. Très tôt, ils ont été confinés et privés de tout contact humain avec leurs proches.

Et pourtant, nonobstant la période de crise que nous vivons actuellement, à quoi les aînés occupent-ils leurs temps libres? Pourquoi ne sont-ils jamais mis en valeur dans les médias? En tant qu’aîné relativement sain de corps et d’esprit, il m’arrive souvent de me poser ces questions qui m’apparaissent essentielles si nous souhaitons que les aînés retrouvent leurs lettres de noblesse et prennent toute la place qui leur incombe dans l’amélioration de la qualité de vie de notre société.

Ainsi en est-il des milliers d’aînés qui sont actifs comme bénévoles dans une panoplie de sphères de la société, tels la présence auprès des personnes dans le besoin, le tutorat auprès de jeunes en difficulté d’apprentissage, l’accueil auprès des immigrants, l’aide aux devoirs scolaires, l’appui aux organismes de loisirs municipaux, les déplacements des personnes sans moyen de transport pour se rendre à leur rendez-vous médical, les visites dans un CHSLD auprès d’une personne âgée laissée seule sans personne à qui parler, la participation à un comité, à un conseil d’administration ou à des collectes de fonds, l’aide aux sinistrés lors de catastrophes naturelles, etc…

Ces nombreux aînés contribuent, à leur manière, au mieux-être de la société et pourtant leur apport inestimable passe malheureusement trop souvent sous le radar des médias. En somme, la parole est rarement donnée aux aînés pour s’exprimer sur leur façon de vivre depuis leur retraite, nous continuons plutôt de parler au nom des aînés, la communication avec eux demeure malheureusement lacunaire, voire absente.

Il m’a été donné d’œuvrer pendant une dizaine d’années comme bénévole auprès des personnes en soins palliatifs, et chaque journée passée auprès d’eux m’apportait un bonheur indescriptible et une paix intérieure créés par les seuls petits gestes que je faisais pour améliorer leur confort ou les aider à manger leur repas ou tout simplement leur parler de leur passé. Mais par-dessus tout, je n’oublierai jamais la reconnaissance que leur regard lumineux m’envoyait eu égard aux soins que je leur avais prodigués au cours de la journée.

La reconnaissance comme bougie d’allumage

Les aînés bénévoles ne demandent rien d’autre qu’un peu de reconnaissance pour leur implication sur une base continue au mieux-être de la société et, en guise de témoignages de cette reconnaissance, pourquoi ne pas les remercier pour leur implication assidue dans le journal local, ou mettre sur pied des journées de reconnaissance du bénévolat et, pourquoi pas, offrir des crédits d'impôt pour les activités bénévoles? En bref, la « petite tape dans le dos » pour leur signifier notre reconnaissance serait, à elle seule, une bougie d’allumage qui les encouragerait à poursuivre avec entrain leurs activités de bénévolat.

vigile.quebec tribune libre 28 octobre 2020

L’échec de la souveraineté comme un déchirement intime

1 novembre 2020

Parmi les 60 femmes « entêtées » dont l’auteur Gilles Proulx nous dresse le portait dans son livre intitulé « Ces audacieuses qui ont façonné le Québec », paru aux éditions du Journal en 2020, Pauline Julien (pages 96-99), notre « passionaria » nationale, nous est présentée comme une indépendantiste qui a vécu « l’échec de la souveraineté comme un déchirement intime ».

D’entrée de jeu, l’auteur fait ressortir toute la fougue de l’interprète lorsque, « en 1969, lors du Sommet de la francophonie qui se tient à Niamey, au Niger, [elle] perd patience pendant un discours lénifiant du ministre trudeauiste Gérard Pelletier qui parle du français au Canada sans jamais daigner mentionner le Québec, devant les journalistes, elle s’écrie : ‘Vive le Québec libre!’ ».

Son engagement politique sera chamboulant. D’abord, elle sera emprisonnée pendant huit jours lors de la crise d’octobre de 1970 , sans mandat, en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. Ensuite, malgré les quatre élections successives de son conjoint, Gérald Godin, elle sera confrontée durement et profondément aux défaites référendaires de 1980 et de 1995. 

Même si « L’âme à la tendresse » demeure sa chanson la plus connue, « Mommy » est sans contredit sa chanson la plus engagée politiquement.

« L’âme à la tendresse »

https://www.bing.com/videos/search?q=pauline+julien+l%27ame+a+la+tendresse&view=detail&mid=AEBD18DB7BB3D5AB7192AEBD18DB7BB3D5AB7192&FORM=VIRE

« Mommy », une chanson qui évoque un futur où le français est disparu du Québec… Prémonitoire?

https://www.bing.com/videos/search?q=pauline+julien+mommy+paroes+et+musique+video&&view=detail&mid=49BAC47AF59F9D8D13EB49BAC47AF59F9D8D13EB&&FORM=VDRVSR

vigile.quebec tribune libre 27 octobre 2020

Défendre la liberté d’expression mais…

1 novembre 2020

Le premier ministre Justin Trudeau s’est finalement distancé de la position du président français Manuel Macron eu égard aux caricatures de Mahomet en affirmant qu’il allait « toujours défendre la liberté d’expression » mais que « dans une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous devons être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur les autres, particulièrement ces communautés et populations qui vivent énormément de discrimination encore. »

Par ailleurs, dans un scénario fictif mais plausible, M. Trudeau trouverait-il inappropriée une caricature le représentant en train de faire une allocution devant une salle bondée venue l’entendre faire les louanges de We Charity, accompagné sur la scène par sa mère Margareth Trudeau et son épouse Sophie Grégoire?

Aux dires du premier ministre, la liberté d’expression doit s’exercer dans le « respect pour les autres » et avec le souci de « ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile », l’intention du caricaturiste, sans malice soit-elle, n’étant pas nécessairement pertinente dans le débat.

Revenons-en à notre caricature de M. Trudeau en lien avec l’organisme We Charity. Dans un tel cas, Justin Trudeau invoquerait-il le fait que l’intention du caricaturiste « n’était pas nécessairement pertinente dans le débat et qu’elle « dépassait les limites du respect pour les autres »?

À toutes fins pratiques, monsieur Trudeau, la décision de l’enseignant français Samuel Paty de montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression était-elle condamnable en vertu de vos balises? Et si oui, quelle sanction M. Paty aurait-il dû recevoir?

quebechebdo 1 novembre 2020
vigile.quebec tribune libre 1 novembre 2020

Loi sur les mesures de guerre: des excuses, monsieur Trudeau!

31 octobre 2020

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a invité la Chambre des communes à sommer le gouvernement canadien de s’excuser d’avoir décrété cinquante ans plus tôt l’entrée en vigueur de la Loi sur les mesures de guerre, ce qui a permis à l’armée canadienne d’aider les autorités policières à arrêter 500 citoyens québécois, pour la plupart arbitrairement.

En réalité, la Loi sur les mesures de guerre lors de la crise d’octobre 1970 au Québec a été promulguée par le premier ministre du Canada Pierre Elliot Trudeau, Robert Bourassa et Jean Drapeau ayant demandé au fédéral l’aide de l’armée pour mater ce qu’ils appelaient une « insurrection appréhendée ». Conséquemment, il est erroné de dire, tel qu’exprimé par le conservateur québécois Gérard Deltell, que cette loi a été promulguée à la demande du gouvernement du Québec et qu’il revenait au Québec de présenter ces excuses.

En bref, je suis d’avis que le Just watch me lancé par Pierre Elliot Trudeau à un journaliste qui lui demandait comment il entrevoyait résoudre cette crise, dénote que le premier ministre canadien avait déjà en tête de ressortir des boules à mites cette vieille loi datant du 18 août 1914 dans l’intention de démanteler le mouvement souverainiste au Québec qui exécrait littéralement l’humeur de M. Trudeau. L’occasion était trop belle pour la laisser passer…

Dans ces circonstances, M. Trudeau fils, des milliers de Québécoises et de Québécois, notamment les proches des victimes, attendent des excuses, il en est de l’imputabilité du gouvernement fédéral dans toute cette saga aux allures d’un polar!

vigile.quebec tribune libre 30 ictobre 2020
quebechebdo 31 octobre 2020

Le 30 octobre 1995: Le choix

30 octobre 2020



Le soir du 31 octobre 1995, je suis rivé au petit écran comme 94 % des Québécoises et des Québécois qui se sont déplacés pour aller faire leur choix. Chez les souverainistes, les sondages sont bons. Jacques Parizeau et Lucien Bouchard sont optimistes. Ils ont tous deux pris connaissance des sondages de la veille, qui accordent possiblement 53% au camp du Oui. Tous les espoirs sont permis.

Oui, le 30 octobre 1995, le camp du Oui s’attend à gagner. Se pourrait-il qu’enfin, après une si interminable attente, le Québec devienne enfin lui-même, en rejoignant le club des nations souveraines? Une espèce de « maintenant ou jamais » flotte dans l’air du Québec. Les souverainistes le sentent et veulent frapper le grand coup. Le poids démographique et politique des francophones serait trop petit après coup pour faire la souveraineté compte tenu de l’accroissement des immigrants qui sont venus s’établir au Canada.

Les chiffres commencent à rentrer. Ceux des Iles de la Madeleine sont bons. À la télévision, on voit le camp du Oui exprimer un premier moment d’enthousiasme. Et la vague semble bien partie. Partout, les francophones votent comme on espérait qu’ils votent. Sauf à Québec. On commence à s’inquiéter du côté du camp du Oui. Finalement, la vague du Oui s’effondre à Montréal. Les anglophones et les allophones votent en bloc pour le Non et, si le résultat oscille pendant un bon moment entre le Oui et le Non, les souverainistes commencent à comprendre que l’exercice est peut-être raté.

Après de longues heures d’attente, le score final est annoncé: 49,4 % pour le Oui. 50,6% pour le Non soit à peu près 50 000 votes séparant les deux camps. Les chefs défilent à la tribune, Jacques Parizeau étant le dernier à s’exprimer. À ses yeux, la victoire du Non est une défaite amère dont les causes sont évidentes. Faisant fi de la rectitude politique, Jacques Parizeau dit les choses comme il les voit : « Le Oui a été battu par l’argent et des votes ethniques. »

Ce soir-là, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, Je n’arrivais pas à croire que le Oui l’ait échappé par une si faible différence… et, dans ma tête, raisonnait sans cesse les paroles de Monsieur!

quebechebdo 30 octobre 2020
vigile.quebec tribune libre 30 octobre 2020 "Le choix déchirant"