Merci aux infirmières!

13 mars 2021

Je reviens d’un séjour d’une semaine à l’Institut universitaire en pneumologie et en cardiologie de Québec (IUPCQ) où j’ai dû subir une chirurgie pour un cancer au poumon droit.

Comme voisin de chambre, un monsieur d’un certain âge avait tendance à maugréer lorsque les événements ne se passaient pas à son goût et, à chaque occasion, l’infirmière redoublait de patience envers lui pour l’aider à calmer ses ardeurs.

À tous les matins, c’est avec un sourire que je pouvais deviner dans ses yeux qui ressortaient au-dessus de son masque qu’une infirmière ajoutait un peu d’agrément à mes débuts de journée qui, il faut bien l’avouer, se déroulaient imperturbablement au gré du temps.

Or, un matin où je me suis éveillé plutôt de mauvais poil, mon infirmière s’est assise sur mon lit et me réconforta en me racontant la petite histoire d’un patient, sur le même étage que moi, qui venait d’apprendre que ses jours étaient comptés… Puis, le miracle se produisit, je redécouvris mon calme.

On a souvent parlé du service professionnel et humain des « anges gardiens » depuis le début de la pandémie. Eh bien, sachez qu’ils existent vraiment… Un très sincère merci à toutes les infirmières qui, chaque jour, apportent un rayon de soleil dans la vie des personnes malades!

quebechebdo tribune libre 13 février 2021
vigile.quebec tribune libre 16 mars 2021

DPJ: forcés à rester ou revenir au travail

12 mars 2021



 

Quel que soit le domaine de travail, il m’apparaît non-productif de forcer des employés à rester ou revenir au travail. C’est pourtant le cas de travailleurs sociaux et des agents de ressources humaines attitrés à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour la plupart à bout de forces et dont la charge de travail et le manque de soutien professionnel ont fait en sorte qu’ils ont décidé de quitter.

Selon le syndicat, le retour et la rétention «forcés» des employés à la DPJ vient d’une directive du ministre Lionel Carmant appuyée par l’arrêté ministériel lié à la COVID-19, afin d'éliminer complètement la liste d'attente du Centre jeunesse de Québec.

À mon sens, je suis porté à penser qu’il est inhumain de troquer la sécurité des enfants de la DPJ contre un retour forcé au travail. Cela équivaut à une forme de chantage psychologique qui n’a aucunement sa place dans de saines relations de travail avec un employeur

Si, et c’est ce qui semble être le cas, le CIUSSS de la Capitale-Nationale manque de personnel, ce n’est surement pas en usant d’une telle méthode coercitive qu’il arrivera à créer un climat propice au travail dans les DPJ, l’’employeur laissant présager qu’un employé qui désirerait travailler dans une DPJ risquerait de ne plus pouvoir en sortir s’il en manifeste l’intention.

Conséquemment, il appartient au CIUSSS d’embaucher les ressources nécessaires pour assurer un climat de travail sain… Peut-être que, dans de telles circonstances, la rétention du personnel serait accrue!

quebechebdo tribune libre 12 février 2021
vigile.net tribune libre 20 mars 2021 

Harry et sa crainte des paparazzis

12 mars 2021

Depuis que Meghan et Harry ont annoncé en janvier 2020 qu’ils renonçaient à leur rôle au sein de la famille royale, la presse britannique n’a de cesse de jouer les paparazzis dans les moindres replis de leur vie quotidienne.

À titre d’exemples, le quotidien britannique The Times a publié récemment des témoignages accusant la duchesse de Sussex de harcèlement lorsqu’elle vivait encore au sein de la famille royale. Le Palais de Buckingham, «très préoccupé», a immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête, une décision inhabituelle pour l’institution peu accoutumée à régler ses conflits en public. À cet effet, le couple a souvent justifié son départ d’Angleterre par le désir d’échapper à la presse britannique.

Aux dires du prince Harry, sa plus grande inquiétude était de «voir l’histoire se répéter» en référence au destin tragique de sa mère, Diana, morte en 1997 dans un accident de la route à Paris alors que son chauffeur tentait d’échapper aux paparazzis.

Loin d’être un adepte de la monarchie britannique, je peux très bien imaginer la crainte du prince Harry envers les paparazzis, lui qui, encore un jeune enfant, a dû assister, à son corps défendant, au départ d’une mère dont la vie était littéralement envahie par les paparazzis, un cauchemar duquel il ne veut surtout pas être la victime eu égard à sa femme Meghan.

Le soleil (version internet) 12 mars 2021

La Maison Michel-Sarrasin fait le pas vers l’aide médicale à mourir

10 mars 2021

La Maison Michel-Sarrazin, dont la réputation d’excellence eu égard aux soins palliatifs qui y sont prodigués depuis des années, vient de décider de permettre l’aide médicale à mourir dans ses murs. D’entrée de jeu, je voudrais dissiper toute ambigüité sut l’aide médicale à mourir que je considère comme un pas essentiel vers la liberté de choix de chacun. 

Toutefois, je suis d’avis qu’accompagner l’existence jusqu’à son terme sans le provoquer [ce qui est la vocation de la Maison- Michel-Sarrasin] est irréconciliable avec la pratique de la cessation de la vie sur demande, ces deux actes étant diamétralement opposés.

Encore tout récemment, dans les documents officiels, la Maison Michel-Sarrazin offrait des soins palliatifs et de fin de vie aux personnes malades qui lui étaient référées tout en excluant de son offre de service l’aide médicale à mourir, telle que prévue à l’article 72 de la Loi 2. Aujourd’hui, en ouvrant la porte à l’aide médicale à mourir, la Maison Michel-Sarrasin s’éloigne, voire se détache, à mon avis, de sa mission première et unique, à savoir l’offre de soins palliatifs.

Je ne suis pas dans le secret des dieux et je ne connais pas les motifs qui ont favorisé un tel choix de la part des administrateurs de la Maison Miche-Sarrazin. Toutefois, j’imagine qu’ils devaient avoir un poids substantiel pour contribuer à transformer l’image qui a fait de la Maison Sarrasin un lieu connu internationalement comme une sommité du milieu des soins palliatifs.

À mes yeux, la Maison Michel-Sarrasin est victime d’une médecine inclusive où elle tente de suivre tant bien que mal l’air du temps alors que la qualité exceptionnelle des soins palliatifs qu’elle prodigue fait office de phare. De placer sous un même toit l’aide médicale à mourir et les soins palliatifs relève, à mes yeux, d’une dichotomie existentielle inconciliable.

quebechebdo tribune libre 10 mars 2021
vigile.quebec tribune libre libre 10 mars 2021

L’aéroport Trudeau doit changer de nom

9 mars 2021


Dans la foulée des dernières révélations à l’effet que l’ex-premier ministre du Canada, Pierre Elliot Trudeau, ait pu imaginer des tractations troublantes avec l’homme d’affaires Paul Desmarais dans le but de « déstabiliser l’économie du Québec », se vengeant de la sorte des Québécois qui s’était donné un gouvernement séparatiste en 1976, et des centaines d’arrestations arbitraires de personnes dont le seul « crime » était d’être souverainistes durant la crise d’octobre de 1970, je suis d’avis que l’aéroport international de Montréal ne peut plus en toute légitimité porter le nom de Pierre Elliot Trudeau.

À mon avis, il y a des limites à recevoir le soufflet sur une joue et à tendre l’autre joue sans coup férir. Nonobstant le fait que les Québécois aient la réputation de ne pas rechercher les chicanes, on ne doit pas pour autant tomber dans une bonasserie colonialiste qui nous caractérise malheureusement trop souvent.

Conséquemment, les gestes indignes d’un chef d’État commis par Pierre Elliot Trudeau dans ces deux circonstances sont suffisants, à mon sens, pour enlever son nom associé à l’aéroport de Montréal… Bienvenue à l’’Aéroport international Maurice-Richard!… En réalité, qui de la génération de baby-boomers n’a pas connu l’idole des Canadiens-français… et pour les bonnes raisons dans son cas?

vigile.quebec tribune libre 8 mars 2021

Justice pour les lieux de culte

28 février 2021



 

D’entrée de jeu, je tiens immédiatement à dissiper toute ambigüité, je ne suis pas pratiquant. Toutefois, dans la foulée de nombreuses voix qui s’élèvent eu égard aux mesures sanitaires actuellement exigées dans les lieux de culte, à savoir une capacité maximale de 10 fidèles en zone rouge, je ne peux que constater une forme d’injustice par rapport, notamment, à l’ouverture prochaine des cinémas qui pourront accueillir jusqu’à 250 personnes.

Dans l’esprit des croyants, la satisfaction des besoins spirituels incarne la nourriture de l’âme, et particulièrement à l’approche de la fête de Pâques qui est au cœur de la foi chrétienne, en tant que symbole de la renaissance et de la résurrection du Christ. À mon sens, l’occasion serait donc idéale pour le premier ministre Legault et la Santé publique pour rétablir l’équité et ouvrir les lieux de culte à un nombre de fidèles proportionnel à leur dimension.

On parle beaucoup, par les temps qui courent, de détresse psychologique. Peut-être serait-il temps pour les décideurs de se tourner aussi vers la détresse spirituelle, et de donner la chance aux « soignants du cœur et de l’âme » d’apporter le réconfort à leurs fidèles!

vigiele.quebec tribune libre 26 février 2021
Le Devoir 1er mars 2021

Tractations troublantes de PET

28 février 2021

On savait déjà que l’ex-premier du Canada, Pierre Elliot Trudeau [PET], entretenait une hargne viscérale pour le mouvement souverainiste du Québec. L’emprisonnement illégal de plusieurs personnes s’affichant souverainistes, notamment des artistes, durant la crise d’Octobre, en faisant foi. Il n’est donc pas du tout surprenant que l’élection d’un premier gouvernement péquiste au Québec en 1976 ait conduit PET à élaborer un plan diabolique pour déstabiliser l’économie du Québec, sachant fort bien qu’un Québec indépendant était viable économiquement.

Des tractations troublantes s’engagèrent alors entre Trudeau et l'homme d'affaires Paul Desmarais dans le but de « rendre les choses aussi difficiles que possible » pour le gouvernement nouvellement élu du Parti québécois, et de transférer discrètement des emplois hors du Québec, l’intention étant de faire passer le taux de chômage provincial de 10 % à 15 % ou même à 20 % l’année suivante.

Dans un télégramme diplomatique daté du 22 décembre 1976 déclassifié discrètement par le département d’État américain, l'ancien ambassadeur des États-Unis au Canada Thomas Enders, dont l’intégrité était fort reconnue, a informé Washington que le premier ministre Trudeau envisagerait d'adopter une approche agressive envers le gouvernement Lévesque. L’histoire ne nous dit pas si le plan de Trudeau a été mis en exécution…

Quoi qu’il en soit, ses intentions, elles, sont probantes si on se fie au télégramme diplomatique. À mon sens, Pierre Elliot Trudeau n’a pas vu venir l’arrivée au pouvoir du PQ en 1976. Il fallait qu’il court-circuite dès le début de son mandat l’allégresse des Québécois eu égard à l’élection du PQ… Et c’est ce qu’il a tenté de faire, une attitude roublarde, voire machiavélique!

vigile.net tribune libre 24 février 2021

Dominique Anglade marque des points

28 février 2021

À quelques jours de la Journée internationale des femmes le 8 mars, la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, lance un cri d’alarme à l’effet que les femmes sont les grandes perdantes de la pandémie avec preuves à l’appui.

Madame Anglade cite, notamment, le manque criant de places en garderie causant de facto la perte d’emplois pour les mères qui doivent demeurer à la maison, l’attribution de contrats publics majoritairement accordés aux hommes, et l'impact négatif de certains projets de loi sur les femmes, notamment le projet de loi 84 sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels.

De plus, la cheffe libérale signale que, depuis le début de la pandémie, les premiers secteurs touchés par des pertes d’emplois massives, soit en hôtellerie, en restauration, en hébergement et en culture, ont été des domaines où la présence des femmes était prédominante. C’est sans compter les services essentiels en santé et en éducation où ce sont majoritairement des femmes qui ont dû composer avec des conditions de travail difficiles.

À mon avis, Dominique Anglade marque des points eu égard à ses critiques envers le gouvernement Legault sur la place des femmes dans ses priorités. Conséquemment, je ne peux que me ranger de son côté lorsqu’elle affirme que le gouvernement devrait procéder à une analyse différenciée selon les sexes, une grille d'analyse qui lui permettrait d'éviter que ses lois aient un impact différent, voire plus préjudiciable, sur les femmes.

quebechebdo tribune libre 28 février 2021
Le Sollei 6 mars 2021l

Merci, monsieur Tanguay!

26 février 2021

Il y a de ces hommes dont le passage sur terre est prédestiné à laisser un héritage inestimable à ses concitoyens. Il en est ainsi de Maurice Tanguay décédé à l’âge de 87 ans à la suite d’’une vie pavée d’une kyrielle de réalisations dont le jaillissement n’a d’égale que sa fougue et sa générosité.

Maurice Tanguay, l’homme d’affaires adulé, incarne aussi un passionné du sport, notamment auprès des jeunes. À titre d’exemples, c’est Maurice Tanguay qui est derrière les succès de l’Océanic de Rimouski qui a remporté la coupe Memorial, emblème de la suprématie du hockey junior canadien, et du Rouge et Or de l’université Laval, vainqueur de 10 coupes Vanier, symbole par excellence du football universitaire canadien.

Maurice Tanguay, le philanthrope, a mis sur pied la Fondation qui porte son nom dont la mission est d’aider les enfants handicapés de tout l’Est du Québec en posant des gestes concrets directement auprès des familles ou auprès d’organismes qui les appuient.

Maurice Tanguay était un leader charismatique, un chef de file autant en affaires que dans les sports où il s’est impliqué. Il était imprégné d’une générosité sans borne autant envers les élites sportives que les jeunes handicapés. Partout où il passait, il réussissait toujours à atteindre ses objectifs, voire les dépasser.

Maurice Tanguay aura laissé en héritage la confiance dans les talents des jeunes qu’il a rencontrés au cours de sa prolifique carrière, et cela autant en affaires que dans les activités sportives.

Merci monsieur Tanguay, et sachez que votre mémoire restera pour toujours gravée dans l’imaginaire collectif des Québécois! 

vigile.quebec tribune libre 26 févier 2021
quebechebdo tribune libre 26 février 2021
Le Soleil (version internet) 28 février 2021

Qui faut-il croire?

23 février 2021

Alors que la Santé publique fédérale anticipe fortement que la pandémie risque de reprendre de plus belle et même d’exploser au Canada avec l’arrivée de nouveaux variants, la Santé publique québécoise recommande la reprise des activités parascolaires et d’autres assouplissements aux restrictions sanitaires après la semaine de relâche. Des stratégies nettement contradictoires qui me poussent à m’interroger sur les sources d’informations de chacun des organismes, à moins que la science ne soit différente à Ottawa et à Québec!…

Du côté du fédéral, en vertu de ses nouveaux calculs, qui estiment que les nouveaux variants seraient 50 % plus contagieux, le Canada pourrait compter 20 000 nouveaux cas de COVID-19 par jour d’ici la mi-avril si les mesures sanitaires demeurent inchangées et 20 000 cas quotidiens d’ici la mi-mars si elles sont relâchées. En revanche, si les provinces resserraient leurs mesures sanitaires, l’épidémie pourrait être maîtrisée et le nombre de cas continuerait de diminuer.

En ce qui a trait au provincial, le Dr Arruda, sans minimiser la menace des variants, se montre moins craintif qu’Ottawa pour autant que les Québécois respectent la distanciation sociale et le télétravail. Dans ces circonstances, affirme le directeur de la Santé publique, un nouveau confinement ne sera pas nécessaire.

En fin de compte, dans tout ce tohu-bohu, j’en suis rendu à me demander qui il faut croire… Québec ou Ottawa?

vigile.quebec tribune libre 22 février 2021