8 août 2021
Nonobstant les qualités de communicatrice chevronnée et la vaste expérience en marketing de Marie Grégoire, certaines décisions pour le moins troublantes entourent sa nomination à titre de PDG de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), notamment le fait que le Secrétariat aux emplois supérieurs, qui relève du ministère du premier ministre, à savoir le Conseil exécutif, a abaissé le niveau de scolarité minimal requis pour devenir PDG de la BAnQ, soit de la maîtrise au baccalauréat peu de temps avant l’ouverture du poste.
Or, sans cette modification, l’ex-députée adéquiste n’aurait pas répondu aux exigences établies au préalable par le conseil d’administration, puisqu’elle ne possède pas de diplôme universitaire de deuxième cycle mais plutôt un baccalauréat en communication de l’Université d’Ottawa.
L’attaché de presse de la ministre de la Culture Nathalie Roy aura beau alléguer que c'est le Secrétariat des emplois supérieurs qui s'occupe des exigences concernant les nominations et que les conditions d’admission et les critères de sélection reflètent ceux des affichages de postes similaires de titulaires d’emplois supérieurs, le changement subit de critère d’admissibilité au poste de PDG de la BAnQ constitue, à mon avis, une entourloupette permettant de toute évidence une nomination partisane de la part du Secrétariat aux emplois supérieurs.
Et pourtant, n’est-ce pas François Legault lui-même, dans une autre vie quand il était dans l’opposition, qui promettait de mettre fin aux nominations partisanes lorsqu’il prendrait le pouvoir?
vigile.quebec tribune libre 7 août 2021
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8 août 2021
L’équipe féminine canadienne de soccer a finalement réussi à changer la couleur de ses médailles de bronze aux Jeux de Londres et de Rio, en remportant une victoire âprement disputée contre la Suède en finale aux Jeux de Tokyo pour ainsi accéder à la plus haute marche du podium. Le Canada remporte ainsi le premier titre majeur de son histoire et devient le quatrième pays à mettre la main sur l'or aux Jeux olympiques en soccer féminin après les États-Unis, la Norvège et l'Allemagne.
Or, cette histoire cousue d’or ne s’est pas écrite sans peine sachant qu'il n'y a pas de ligue professionnelle féminine au Canada. Meilleure buteuse de l'histoire du soccer féminin, Christine Sinclair clame que cette situation doit changer « On avait déjà fait deux podiums et rien n'avait changé. Si une médaille d'or ne nous aide pas à implanter une ligue professionnelle, ça n'arrivera jamais », conclut-elle.
Dans la situation actuelle, l’équipe doit s’expatrier aux États-Unis ou en Europe pour rencontrer des équipes de son calibre. Or, si une ligue professionnelle de soccer féminine au Canada voyait le jour, les jeunes adeptes du soccer pourraient voir à l’œuvre l’élite des joueuses de soccer féminines au pays plus souvent qu’une fois aux deux ans ou aux quatre ans. Chose certaine, cette médaille d’or devrait transmettre la passion du ballon rond à bien des jeunes Canadiennes et Canadiens pour autant que le soutien financier soit au rendez-vous.
Les athlètes féminines canadiennes ont raflé la majorité des médailles olympiques à Tokyo. Il est plus que temps que leur talent soit reconnu. Canada Soccer doit immédiatement mettre sur pied une ligue professionnelle de soccer féminine à défaut de quoi la relève risque de se faire rare au grand dam des talents qui ne demandent qu’un climat compétitif pour se développer.
quebechebdo tribune libre 8 août 2021
vigile.quebec tribune libre le 7 août 2021
Le Devoir "Une victoire cousue d'or pour le Canada" 10 août 2021
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3 août 2021
En 2015, le gouvernement du Québec a investi 1,3 milliard de dollars dans Bombardier afin d’aider l’entreprise à développer la C Series qui est ensuite passée aux mains d’Airbus avant que le projet rebaptisé A220 soit complètement abandonné par Bombardier, laissant Airbus et Québec comme seuls actionnaires. Depuis lors, l’Investissement de Québec a fondu comme neige au soleil, représentant environ cinq fois moins que le montant initial à la fin de l’année dernière. De son côté, Ottawa avait offert une contribution remboursable de 372,5 millions de dollars du gouvernement fédéral afin d’'aider Bombardier dans ses activités de recherche et développement.
Or, six ans plus tard, Bombardier revient à la charge en sollicitant des fonds publics, dont les montants sont pour l’instant inconnus, pour développer des avions plus durables. Le PDG de l’entreprise, Éric Martel, qui parle d’un projet « costaud » et « ambitieux », a d'ailleurs révélé récemment qu'une demande a déjà été soumise aux gouvernements, et tout cela au moment où le géant québécois a supprimé des centaines d’emplois cette année comme l’année dernière.
Nonobstant le fait que Bombardier demeure un fleuron québécois, je suis d’avis que, dans l’hypothèse où des fonds publics sont investis dans les projets de Bombardier, ces fonds soient conditionnels à trois paramètres essentiels, à savoir la garantie de création et de maintien des emplois, le plafonnement des salaires des dirigeants et la participation de l’État aux profits éventuels… Des conditions qui donnent l’assurance aux gouvernements que les fonds publics seront administrés selon les règles d’une saine gestion.
vigile.quebec tribune libre 2 août 2021
Le journal Métro 8 août 2021
Le Devoir 16 août 2021
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1 août 2021
La saga entre l’animateur Stéphan Bureau et l’ombudsman de Radio-Canada Pierre Champoux eu égard à une entrevue accordée à l’infectiologue français Didier Raoult sur les ondes d’ICI Première donne lieu à une kyrielle de commentaires négatifs, notamment sur le fait que Didier Raoult n’aurait jamais dû être invité à cette émission, considérant sa position « à contre-courant du consensus scientifique » tel que le fait remarquer une journaliste scientifique au magazine Québec Science, Marine Corniou qui, de surcroît, jugeait les questions de l’animateur « complaisantes », donnant « une tribune exceptionnelle » à l’invité pour continuer de « propager des faussetés »
En ce qui a trait à l’ombudsman, il accuse Stéphan Bureau d’avoir évité de confronter M. Raoult avec plus de vigueur, et, par le fait même, d’avoir abdiqué à sa responsabilité en ne rétablissant pas les faits évoqués par Didier Raoult. Pierre Champoux invoque plusieurs manquements, notamment le devoir de respecter l’exactitude des faits, servir l’intérêt public, être honnête auprès des auditoires, ainsi que de mesurer la portée et la validité des résultats de recherche présentés.
C’était la première fois que le Dr Raoult participait à une entrevue au Québec et il ne s’est pas privé pour étaler ses théories pour le moins contestées, notamment que les grandes études occidentales sur l’hydroxychloroquine sont biaisées, sans avancer de preuves, que le rapport. risque-bénéfice de la vaccination en deçà de 70 ans est douteux et que l’infection naturelle protège mieux que les vaccins, ce qui n’est pas démontré scientifiquement… et toute cette litanie sans être repris ni questionné par Stéphane- Bureau.
Enfin, aux yeux de l’ombudsman, le problème relié à Stéphan Bureau « ne réside pas tant dans les questions qu’il pose, mais dans celles qu’il ne pose pas pour recadrer ou corriger certaines affirmations de son invité »…Stéphan Bureau est un animateur chevronné et adulé du public. Je terminerai sur cette question : l’intention de M. Bureau n’était-elle pas de poser des questions sur les théories de Didier Raoult et de laisser le public se faire une idée sur lesdites théories?
vigile.quebec tribune libre 1er août 2021
Le Soleil (version internet) (version révisée) 2 août 2021
Journal Métro 4 août 2021
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1 août 2021
En soulevant au bout de ses bras 105 kg à l’arrachée et 131 kg à son troisième essai à l’épaule-et-jeté pour un total de 236 kg, l’haltérophile de Sainte-Luce-sur-Mer dans le Bas-Saint-Laurent, Maude Charron, chez les 64 kg, est montée sur la dernière marche du podium, rejoignant ainsi Christine Girard dans l’histoire de l’olympisme canadien.
Nonobstant la fierté bien méritée de l’athlète québécoise, un passage de son entrevue avec Marie-Josée Turcotte a particulièrement attiré mon attention lorsque la nouvelle médaillée d’or s’est réjouie d’avoir réussi cet exploit tout en demeurant dans sa région pendant toutes ses années de préparation pour les Jeux de Tokyo, plus précisément dans le garage de son père qui lui a servi de gymnase tout au cours de cette période Aux yeux de Maude, il n’est pas nécessaire de s’exiler et de payer des prix exorbitants pour suivre un entrainement soutenu et efficace, une leçon qui, espère-t-elle, sera suivie par les jeunes adeptes québécois de l’haltérophilie.
En écoutant parler Maude Charron durant son entrevue à RDI avec Marie-Josée Turcotte, j’ai été ébahie devant la grande simplicité avec laquelle elle répondait aux questions de l’animatrice. J’avais carrément l’impression d’entendre une jeune fille qui s’était offert un cadeau en décrochant cette médaille d’or. Bref, une simplicité qui lui permet de paraître encore plus grande.
Maude Charron incarne dorénavant un modèle de ténacité et de courage pour tous les jeunes athlètes qui désirent pousser à fond leur espoir de représenter un jour le Canada aux Jeux olympiques… Une mission qui, j’en suis sûr, sera remplie par la Rimouskoise avec toute la détermination qu’on lui connaît!
Le Soleil (version internet) 29 juillet 2021
vigile.quebec tribune libre 2 août 2021
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29 juillet 2021
Wikipédia
« Michèle Lalonde est une écrivaine, poète, dramaturge et essayiste québécoise née à Montréal, le 28 juillet 1937. Ses ouvrages se concentrent sur l’identité québécoise. Elle a écrit le fameux poème Speak White en 1968, crée dans le cadre des récitals Poèmes et chants de la résistance, qu'elle lut à La Nuit de la poésie 27 mars 1970 , fondé sur l’injure utilisée par les anglophones envers les francophones du Canada quand la langue française était utilisée en public. »
Poussière virtuelle
Blog de Guillaume Riou : poésie, littérature, paroles et langage
« La québécoise Michèle Lalonde (née en 1937) a écrit son fameux poème engagé « Speak white » en plein contexte de révolte. Tandis que le Québec se lève pour affirmer sa culture et sa langue, elle le lit pour la première fois à Montréal, lors de La nuit de la poésie le 27 mars 1970.
L’expression Speak white est alors une injure raciste. Elle est utilisée dans l’Ouest canadien, pour agresser ceux qui, appartenant à un groupe minoritaire, se permettent, dans un lieu public, de parler autre chose que l’anglais.
Le poème est rapidement adopté par le public, affiché tel un manifeste québécois, et considéré comme séparatiste par les autorités de l’époque.
On peut dire aujourd’hui qu’il est un des textes fondamentaux de la poésie québécoise. »
Paroles du poème et interprétation par l’auteure sur vidéo
https://poussiere-virtuelle.com/speak-white-poeme-michele-lalonde/
vigile.quebec tribune libre 28 juillet 2021
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27 juillet 2021
La nomination de Mary Simon à titre de gouverneure générale du Canada a suscité quelque millier de plaintes auprès du Commissaire aux langues officielles dues à sa méconnaissance du français, l’une des deux langues officielles du pays.
Or, à deux occasions officielles Mary Simon a fait la promesse qu’elle se mettrait dès maintenant à l’apprentissage de langue de Molière. Aux yeux de sa sœur, Madge Pomerleau, elle ne doute pas un instant que la nouvelle gouverneure générale tiendra sa promesse, alléguant que lorsqu’elle dit qu’elle fait quelque chose, elle le fait.
Au cours de sa fructueuse carrière, Mary Simon e relevé de multiples défis tous plus ardus les uns que les autres, Dans ces circonstances, peut-on imaginer qu’elle manquera à sa parole en affirmant qu’elle se donne ce défi d’apprendre le français?
L’apprentissage d’une seconde langue à 73 ans représente un défi de taille, particulièrement le français qui regorge d’exceptions. Le prochain discours du trône nous permettra de réaliser si oui ou non, Mary Simon a progressé dans son apprentissage du français…D’ici là, je serais porté à donner la chance au coureur!
quebechebdo tribune libre 27 juillet 2021
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26 juillet 2021
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le repêchage de Logan Mailloux comme premier choix du Canadien de Montréal (CH) suscite son lot de critiques de la part tant des organismes qui luttent contre la violence sexuelle que des milieux sportif et politique.
Rappelons les faits : en décembre 2020, alors qu’il évoluait au sein du hockey mineur, en Suède, Logan Mailloux a été condamné pour avoir envoyé à ses amis une photo de sa partenaire sexuelle pendant leurs ébats sans le consentement de la jeune femme. Or, comme il était encore mineur à l’époque, le choix de premier tour du CH s’en est tiré avec une amende de moins de 2000 $.
Parmi les nombreux commentaires, je retiens celui de la cofondatrice du mouvement « Québec contre les violences sexuelles », Mélanie Lemay, qui croit que cette décision assumée par Marc Bergevin survient beaucoup trop tôt après les faits pour qu’il y ait eu un réel cheminement de la part du jeune Logan Mailloux.
De son côté, le choix de premier tour du CH avait formellement demandé aux 32 équipes de la Ligue nationale de hockey de l’ignorer au repêchage estimant ne pas avoir démontré assez de maturité pour mériter cet honneur et souhaitant utiliser la prochaine saison pour démontrer le cheminement parcouru en ce sens. Or, de toute évidence, le CH a décidé de faire fi de cette demande.
Quel sort les partisans du Tricolore réserveront-ils à Logan Mailloux? Comment son passé influencera-t-il sa performance sur la patinoire? Jusqu’où ira la patience de Marc Bergevin eu égard à sa jeune recrue? Des questions qui risquent d’être soulevées rapidement en début de saison… Les réponses viendront tout aussi tôt!
vigile.quebec tribune libre 25 juillet 2021
quebechebdo tribune libre 26 juillet 2021
Le Soleil (version internet) 27 juillet 2021
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25 juillet 2021
Hormis les uniformes que porteront les quelque 370 athlètes canadiens pendant les cérémonies au Japon qui ont été confectionnés au Canada, la collection de vêtements olympiques canadiens, distribués et vendus à travers le pays dans les magasins La Baie, est le produit de manufacturiers de Chine, du Cambodge et du Mexique.
Interrogé sur les raisons qui ont justifié sa décision de faire fabriquer ses vêtements à l’étranger, La Baie répond avoir voulu ainsi s’assurer « d’offrir un prix accessible à tous les Canadiens ». Un argument que rejette complètement l’industrie, soutenant que plusieurs études ont démontré qu’une fois les transports, les taxes, et les impôts ajoutés, il est plus rentable de recourir à la force manufacturière canadienne.
Or, une simple visite du magasin phare de La Baie, rue Sainte-Catherine à Montréal, nous permet de découvrir le pot aux roses. En effet, les vestes et pantalons de jeans sont faits au Mexique, les t-shirts sont fabriqués au Cambodge, et la plupart des autres articles, tels les coupe-vent, les casquettes et les foulards proviennent de Chine.
Conséquemment je ne peux qu’appuyer le directeur général de l’Association de l’industrie textile canadienne, Jacek Mlynarek, lorsqu’il lance que « c’est un manque total de respect envers notre industrie et l’économie de ce pays que tous devraient dénoncer. »… Achetez local, qu’ils disent! Quelle farce!
Le Soleil (version internet) 25 juillet 2021
vigile.quebec tribune libre 25 juillet 2021
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22 juillet 2021
Le sport professionnel est sans pitié, il ne tolère pas le vieillissement chez les athlètes. Le hockey ne fait pas exception. À preuve le gardien de but du CH, Carey Price, qui a été laissé-pour-compte par le Kraken de Seattle lors du repêchage d’expansion.
Carey Price atteindra l’âge « vénérable » de 34 ans la saison prochaine. De surcroît, des signes avant-coureurs laissent présager que son déclin est bel et bien amorcé, de multiples blessures aux hanches et aux genoux ayant fait leur apparition tout au cours des dernières années. C’est sans compter les quelques commotions cérébrales qu’il a subies au cours de sa carrière.
Si vous ajoutez à ces facteurs aggravants un salaire faramineux de 10,5 millions de dollars par an pour les cinq prochaines saisons, lequel aurait grevé un fort pourcentage de la masse salariale du Kraken, vous obtenez les ingrédients parfaits pour amener à la raison l’équipe de Seattle et passer son tour eu égard au choix du gardien vedette du Tricolore.
En réalité, pour savoir ce qui attend Price au cours des prochaines années, il suffit de jeter un coup d’oeil à ce que les autres gardiens d’élite de la LNH ont vécu après avoir passé le cap de la mi-trentaine…C’est pourquoi, en tant qu’homme de hockey qui construit une équipe de la LNH à partir d’une page blanche, le directeur général du Kraken, Ron Francis, a jugé qu’un jeune défenseur talentueux comme Cale Fleury a plus de valeur que le vétéran Carey Price et son contrat astronomique.
vigile.quebec tribune libre 22 juillet 2021
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