Comme si c’était hier…

16 octobre 2022

Le temps passe, les souvenirs s’entassent dans ma mémoire qui n’en finit plus de sélectionner ceux qu’elle souhaite conserver si bien que je perds le contrôle de mes souvenirs. « Tiens, celui-la, je m’en souviens comme si c’était hier »., « Un autre, je ne m’en souviens plus ». Il me semble même quelquefois que j’ai conservé dans un tiroir secret les vieux souvenirs alors que les plus récents ont fondu comme neige au soleil.

Plus je vieillis, plus j’aime prendre plaisir à voyager dans mes souvenirs d’enfance du temps où tout ce qui m’entourait emplissait mon existence, telle cette promenade en brouette avec mon grand-père qui me servait de pilote ou ce matin-là où mon père avait décidé de m’emmener à la pêche seul avec lui, ou encore ces Noëls où toute la famille attendait l’arrivée du Père Noël pour la remise des cadeaux. Dans ces moments-là, j’étais comblé de bonheur. C’est probablement en raison de ce bonheur qui m’envahissait ces jours-là qu’ils ont su résister à l’érosion du temps. Mon enfance regorge de souvenirs impérissables.

Avec le temps, ma capacité d’émerveillement s’est estompée, mon coeur d’enfant s’est terré pour faire place à mon coeur d’adulte, dans un monde où la spontanéité de l’enfant, sa belle naïveté a laissé la place à un monde où la performance représentait l’idéal de vie au détriment d’une vie idéale.

Mes souvenirs d’enfance incarnent des trésors que je conserve précieusement dans ma mémoire. Ils peuvent se comparer à un album de photos que je ne me lasse jamais de regarder avec un brin de nostalgie. Pendant un cours instant, ces souvenirs me ramènent à la féerie du passé, comme si c’était hier..

vigile.quebec tribune libre 16 octobre 2022.

 

La taxe orange tourne au bleu

16 octobre 2022

Lors du débat des chefs de Radio Canada, l’animateur Patrice Roy a questionné d’entrée de jeu le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois (GND), sur sa taxe pour les véhicules plus polluants, un Dodge Grand Caravan, par exemple, se voyant imposer une surtaxe de 7 000$.

Il n’en fallait pas davantage pour que le premier ministre sortant, François Legault, n’accuse GND de vivre «au pays des merveilles» avec son plan pour réduire les GES de 55% d’ici 2030, ce à quoi GND répliqua en accusant François Legault de «désinformer» les Québécois lorsqu’il critique ses propositions et l’exhortant à cesser de « sortir les décorations d’Halloween» pour effrayer les Québécois.

Or quelque dix jours après la campagne au cours de laquelle François Legault n’a cessé de ridiculiser la « taxe orange » de QS, on apprend que le ministère des Transports songe à implanter une taxe sur les véhicules plus polluants, tels les VUS.

De deux choses l’une, ou le gouvernement Legault avait planifié de ridiculiser GND lors de la campagne électorale pour reprendre l’idée de taxer les véhicules plus polluants à son compte après son élection, ou il enrobera sa taxe bleue d’une garniture qui la fera paraître différente de la taxe orange.

En ce qui me concerne, j’opterais plutôt pour le deuxième scénario dans lequel il est facile de changer quelques mots pour transformer l’idée originale en une nouvelle idée… surtout pour de politiciens aguerris comme Pierre Fitzgibbon et François Legault.

vigile.quebec tribune libre 16 octobre 2022
Le Devoir 17 octobre 2022

Quel avenir pour Dominique Anglade?

14 octobre 2022

Le 3 octobre dernier, le Parti libéral du Québec (PLQ) a obtenu le pire score de toute son histoire, avec 21 députés et 14 % du suffrage populaire, dégringolant au quatrième rang des cinq principaux partis en termes d’appui populaire, derrière le Coalition avenir Québec, Québec solidaire et le Parti québécois. Depuis 2014, le PLQ a perdu plus de 1,1 million de votes et l’électorat francophone l’a pratiquement désavoué.

À titre comparatif, il est de mise dans les sports, notamment au hockey, que, lorsqu’une équipe ne réussit pas à gagner, l’instructeur-chef se voit montrer la porte, Il n’est donc pas surprenant que le grenouillage au sujet de la présence de la cheffe du PLQ, Dominique Anglade, prend de plus en plus d’ampleur en coulisse et que la rumeur de son départ se fait de plus en plus persistante

Or, dès le début de la campagne, des problèmes d’organisation ont rapidement été soulevés, si bien qu’une dizaine de candidats manquaient à l'appel quand la campagne a débuté, du jamais vu, un imbroglio qu’on pourrait difficilement attribué à Dominique Anglade.

De plus, à sa défense, Mme Anglade a hérité d’un parti profondément marqué par le gouvernement de l’austérité de Philippe Couillard, et celui des scandales dans la construction dévoilés par la Commission Charbonneau du temps de Jean Charest. Des années éprouvantes, et pour le parti et pour les militants du PLQ qui n’ont pas oublié ces années catastrophiques pour l’image du PLQ.

Enfin, on ne peut reprocher à Dominique Anglade de ne pas avoir fait preuve d’un dynamisme constant tout au cours de la campagne malgré les sondages décevants qui ont continué de stagner jusqu’au 2 octobre. Dominique Anglade avait planifié de redonner vie au PLQ, de lui offrir un « second départ ». De toute évidence, sa stratégie a échoué.

Par contre, un nouveau chef réussira-t-il là où Dominique Anglade a échoué? Un candidat à la chefferie est-il pressenti? Je n’en suis pas certain… Par conséquent, les stratèges libéraux auraient tout avantage à laisser tomber la poussière avant de « congédier  l’instructeur-chef ».

vigile.quebec tribune libre 14 octobre 2022

Les Québécois majoritairement en faveur d’une réforme du mode de scrutin

14 octobre 2022

Interrogé lors de la campagne électorale sur la réforme du mode de scrutin, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a répondu que ce sujet « n’intéressait pas la population à part quelques intellectuels ». Or, un sondage Léger vient de révéler que 53% des personnes interrogées souhaitent une réforme du mode de scrutin actuel.

À titre de rappel, en 2018, le chef de la CAQ s’était pourtant engagé à réformer le mode de scrutin afin de réduire la distorsion s’il prenait le pouvoir. Une fois élu, le gouvernement Legault a déposé un projet de loi en ce sens qu’il a toutefois laissé tomber en 2021. La ministre Sonia LeBel, responsable de la réforme démocratique, avait alors dit appuyer sa décision sur la pandémie « qui a tout chamboulé »…comme par hasard! 

Dans les faits, un scrutin proportionnel mixte aurait passablement changé la répartition des sièges au Salon bleu et les partis d’opposition auraient été mieux représentés, évitant par le fait même la distorsion illogique des résultats du 3 octobre qui a vu la CAQ faire élire pas moins de 90 députés sur 125, tout en étant appuyée par 41 % des électeurs, alors que le Parti québécois (PQ), avec 14,6 % des voix, n’a récolté que trois sièges à l’Assemblée nationale.

Dans ces circonstances pour le moins aberrantes, je suis plutôt d’avis que la position de François Legault relève d’un calcul politique derrière lequel se cache une vision partisane indigne d’un premier ministre. Or, plusieurs observateurs de la scène politique affirment que François Legault gère souvent les dossiers à partir des sondages. Eh bien, M, Legault, qu’est-ce que vous attendez pour adopter la stature d’un premier ministre qui se situe au-dessus de la partisanerie?

vigile.quebec tribune libre 14 octobre 2022
Le Soleil (version numérique) 15 octobre 2022

Haro sur le serment d’allégeance au roi

12 octobre 2022

Voici le texte actuel du serment d’allégeance que tous les députés nouvellement élus doivent prononcer lors de la cérémonie d’assermentation à l’Assemblée nationale : « Je, (nom du député), jure que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté le roi Charles III ». Une tradition jugée vétuste par bon nombre de députés depuis des décennies mais qui n’a jamais, à ce jour, été violée par aucun élu lors de son entrée officielle en fonction.

Or, le chef élu du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), s’est engagé, pendant la campagne électorale, à ne pas prêter serment au roi Charles III s’il était élu. Conséquemment, PSPP demande à l’Assemblée nationale de laisser siéger les trois élus péquistes même s’ils refuseront de prêter serment au roi d’Angleterre lors de leur assermentation prévue pour le 21 octobre. De plus, il a informé l’Assemblée nationale de son intention de prêter serment uniquement à l’endroit du peuple québécois, comme le feront aussi les deux autres députés du PQ.

Dans les faits, les députés doivent jurer fidélité et allégeance au monarque britannique d’une part, et s’engager à être loyaux vis-à-vis du peuple québécois d’autre part. Une aberration, selon le chef du PQ, qui estime que ces deux serments sont en «conflit d’intérêt». En effet, «On ne peut pas d’une part dire: je vais être loyal et mon travail va être en fonction de l’intérêt du peuple. Et en même temps dire: je vais être loyal et mon travail va être en fonction de l’intérêt de la couronne britannique », argue le chef du PQ.

Dans l’hypothèse où l’Assemblée nationale acquiesçait à la demande des députés péquistes, nous assisterions à un précédent historique qui délivrerait les nouveaux députés d’un serment axé sur l’asservissement envers la couronne britannique.

vigile.quebec tribune libre 12 octobre 2022 
Le Soleil (version numérique) 13 octobre 2022

Vers un deuxième référendum sur l’indépendance de l’Écosse?

12 octobre 2022

L'Écosse et l'Angleterre sont politiquement unies depuis 1707. Les Écossais possèdent leur propre parlement et gouvernement depuis 1999 et élaborent leurs propres politiques, notamment en matière de santé publique et d'éducation. Le gouvernement du Royaume-Uni, à Londres, contrôle pour sa part les questions touchant la défense nationale et la politique budgétaire.

Les électeurs écossais ont rejeté l'indépendance à 55% lors d'un référendum tenu en 2014, une décision présentée alors comme un choix qui ne se présente qu'une fois par génération. Or, la première ministre de l'Écosse, Nicola Sturgeon, argue que le retrait de la Grande-Bretagne de l'Union européenne alors que l’Écosse souhaite y demeurer, et les effets de la pandémie de la COVID-19 ont bouleversé la politique et l'économie, et qu'il était maintenant temps de reconsidérer la cause de l'indépendance.

Pour sa part, le plus haut tribunal de la Grande-Bretagne doit entendre des arguments dans les semaines à venir sur la question de savoir si l'administration semi-autonome de l'Écosse peut organiser un vote d’indépendance sans le consentement du gouvernement britannique.

De son côté, la première ministre écossaise a promis de produire des documents dans les semaines à venir qui détailleraient la base économique de l'indépendance. Ces justificatifs répondraient également à des questions d'ordre spécifique, notamment la monnaie utilisée à la suite de cette scission.

Enfin, les derniers sondages indiquent que l'Écosse est partagée de façon égale sur la question de l'indépendance. Une histoire à suivre…

vigile.quebec tribune libre 10 octobre 2022

Immigration : où est le rapport de force de Legault?

12 octobre 2022

Voyons les choses en face : le 3 octobre, la CAQ de François Legault a réussi à former un gouvernement majoritaire de 90 députés, soit 72% des élus, alors qu’elle n’a récolté que 41% des suffrages exprimés, ce qui représente en réalité 27% de tous les électeurs qui se sont prévalus de leur droite de vote, à savoir 66,1%. Dans un tel contexte, en vertu de quel rapport de force, soit 27 % des électeurs québécois, François Legault peut-il revendiquer que « les Québécois veulent que le gouvernement du Québec ait plus de pouvoirs en immigration » et qu’« il n’y a personne qui va pouvoir résister à ça »?

Or, deux jours après le scrutin, le premier ministre Justin Trudeau a fermé la porte à la possibilité d’accorder plus de pouvoirs au Québec en matière d’immigration, la province ayant déjà, selon ses dires, « tous les outils pour choisir la très grande majorité des immigrants qui arrivent sur son territoire ». Par ailleurs, peut-on croire que les conseillers du premier ministre canadien n’ont pas procédé au petit calcul conduisant à une proportion réelle de 27% des électeurs en faveur de la CAQ? Vraiment pas de quoi établir un rapport de force qui pourrait susciter quelque négociation que ce soit!

À mon sens, François Legault prend ses rêves pour la réalité. Ses 89 députés d’allégeance « nationaliste » ne réussiront pas à faire bouger d’un iota le sacro-saint multiculturalisme de Trudeau fils, digne héritier de son père. Dans ce contexte, je me demande vraiment jusqu’où ira la patience de François Legault avant qu’il ne baisse pavillon devant les refus répétés du fédéral concernant ses demandes…à moins qu’il reprenne le flambeau qu’il a déjà porté dans une autre vie!

vigile.quebec tribune libre 10 octobre 2022

Projet de loi C-237: fin de non-recevoir sans équivoque

8 octobre 2022

Le partage des compétences au Canada est l'une des caractéristiques principales du fédéralisme canadien. Il désigne le fait que les pouvoirs législatifs sont attribués soit au Parlement fédéral soit aux parlements des provinces. Le partage des compétences a principalement été décidé lors de la création du Canada en 1867 par l'adoption de la Loi constitutionnelle de 1867. Il a subi quelques modifications mineures depuis, mais aucun changement fondamental.

Or, depuis cette époque, de nombreuses prises de bec entre le fédéral et les provinces ont donné lieu à des chicanes de clocher pour le moins retentissantes au cours desquelles le fédéral s’est montré inflexible sur les revendications des provinces. À titre d’exemples récents, soulignons notamment la mésentente sur les transferts en santé et le dossier de l’immigration.

C’est dans l’intention de pallier ces conflits entre les deux ordres de gouvernement que le Bloc québécois a présenté à la Chambre le projet de loi C-237 qui prévoyait qu'une province puisse se retirer de tout programme fédéral qui relève de sa juridiction advenant qu'elle ait un programme comparable, et que ce soit fait sans condition et avec pleine compensation.

Sans grande surprise, le projet de loi, présenté par le doyen de la Chambre des communes, Louis Plamondon, a reçu 32 voix pour et 293 voix contre, seuls les députés du Bloc ayant voté en faveur, les libéraux, conservateurs et néo-démocrates s’étant opposés. Ce résultat lapidaire démontre à quel point la tradition centralisatriste du gouvernement fédéral est solidement ancrée dans les us et coutumes du fédéralisme canadien.

Et dire que François Legault se réjouit d’avoir obtenu un mandat majoritaire fort qui lui permettrait, selon ses dires, d’accentuer son pouvoir de négocier avec Ottawa sur son intention d’obtenir les pleins pouvoirs en immigration. Selon moi, le nouveau premier ministre du Québec risque de se faire rabrouer cavalièrement par un cerbère inflexible des compétences fédérales en la personne de Justin Trudeau.

vigile.quebec tribune libre 7 octobre 2022

On aura tout vu!

7 octobre 2022

Dans mon livre, l’école, même à la maternelle, ouvre ses portes le matin d’abord et avant tout pour communiquer des connaissances à des élèves, et les Centres de la petite enfance (CPE) pour éduquer les tout-petits à la socialisation. Or, depuis plusieurs années, on assiste de plus en plus à un déplacement des valeurs de la maison à l’école et aux CPE, notamment des saines habitudes de vie telles le fait d’apporter un soin particulier aux fournitures scolaires ou le fait de prêter son jouet à son petit frère, si bien que les enseignants et les éducatrices doivent empiéter sur leurs horaires pour pallier ce qui devrait être les responsabilités des parents.

Et, comme si ce n’était pas suffisant, le ministère de la Santé, via les CIUSSS, a avisé les directions d’écoles que, dès 2022-2023, le brossage supervisé des dents se fera pendant deux minutes, en classe pour les petits de la maternelle et au service de garde pour les autres enfants, selon un processus détaillé qui va du lavage des mains avant et après le brossage au fait que les brosses à dents n’entrent pas en contact les unes avec les autres en passant par le fait que les jeunes soient au maximum deux au même lavabo.

Dans un contexte de pénurie de personnel en éducation, liée principalement à la lourdeur des tâches des enseignants et des éducatrices, notamment au manque de ressources spécialisées, je suis profondément outré par la démission de certains parents eu égard à l’apprentissage des saines habitudes de vie à la maison. Si le ministère de la Santé désire pallier cette carence, qu’il s’adresse directement aux parents via des campagnes publicitaires et/ou des communications écrites auprès d’eux.

En résumé, séparons les pommes des oranges. Que les parents jouent leur rôle à la maison, tel le fait d’initier leurs enfants au brossage de dents. Ainsi, les enseignants et les éducatrices pourront bénéficier de l’espace de temps suffisant pour vaquer à ce pour quoi ils sont rémunérés, à savoir enseigner et socialiser les tout-petits.

quebechebdo tribune libre 7 octobre 2022
vigile.quebec tribune libre 7 octobre 2022

François Legault, le premier ministre téflon

5 octobre 2022

La plupart des analystes politiques s’entendent pour affirmer que François Legault a mené une campagne plutôt décevante. À cet effet, tout au cours de la campagne, il a donné l’impression qu’il n’avait pas le coeur à répondre aux questions des journalistes lors des points de presse qu’il a accordés. En bref, il semblait trouver le temps long et avoir hâte que la campagne se termine.

Et, comme si ce n’était pas assez, François Legault a multiplié les gaffes, notamment eu égard à l’immigration, d’une part en associant maladroitement l’immigration à la « violence », et d’autre part, en qualifiant d’« incendiaire » l’hypothèse selon laquelle le seuil d’immigration pourrait être élevé au-dessus de 50 000 annuellement. Et, de surcroît, son ministre de l’immigration, Jean Boulet, est venu ajouter de l’huile sur le feu en déclarant que les immigrants ne s’intégraient pas à la culture québécoise.

Eh bien, qu’à cela ne tienne, sondages après sondages, les Québécois continuaient de favoriser largement le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) comme celui, parmi les quatre autres chefs, qu’ils percevaient comme le meilleur premier ministre.

Mais comment peut s’explique ce phénomène à l’effet que rien ne semble ternir la popularité de François Legault quoi qu’il advienne? À mon avis, la raison principale réside dans le fait que François Legault est un politicien franc, qui fait preuve de simplicité et qui n’hésite pas à se rétracter s’il a commis une bévue. Somme toute, un politicien qui demeure à l’écoute des Québécois. En résumé, un premier ministre téflon sur qui les erreurs de parcours semblent n’avoir aucune emprise.

quebechebdo tribune libre 5 octobre 2022
vigile.quebec tribune libre 5 octobre 2022