30 janvier 2011 J'écris sur la tribune libre de Vigile depuis le 9 janvier 2011 et je me sens choyé de pouvoir y présenter mes réflexions sur différents sujets. Bénéficiant de la belle naïveté de la recrue qui fait le saut dans les majeures, et n'en déplaise à certains vétérans, je me permets toutefois de vous communiquer mon malaise devant les propos pour le moins belliqueux de certains articles. Loin de moi l'idée d'appuyer les faits et gestes antérieurs de certaines personnalités publiques dénoncés par les auteurs de ces articles. En tant qu'adultes majeurs et vaccinés, elles se doivent d'assumer leurs responsabilités face aux propos qu'elles ont tenus et aux décisions qu'elles ont prises par le passé!
Ceci étant dit et une fois que c'est écrit, pourquoi ne pas orienter notre discours sur les solutions proposées pour tenter de régler le problème détecté? Prenons comme exemple la nomination de Lucien Bouchard dans l'épineux dossier des gaz de schiste; à mon sens, une fois que nous avons relevé à juste titre son passé plutôt tortueux, il m'apparaît que la voix la plus éloquente et la plus retentissante devrait se faire entendre en direction d'un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste. À partir du moment où nous aurons lancé, à coups d'arguments, notre message à Lucien Bouchard, la balle sera dans son camp! Et si, comme plusieurs le pensent, il frappe la balle hors ligne, nous ne pourrons pas dire que nous n'avions pas raison de penser, en raison de son parcours professionnel sinueux, qu'il n'avait pas les qualités requises pour faire avancer les coureurs sur les buts!
En d'autres termes, si nous désirons que notre discours dépasse le débordement de fiel à l'endroit d'une personnalité publique et que notre voix trouve écho au-delà du lectorat de Vigile, peut-être aurions-nous avantage à troquer le langage de la confrontation stérile pour celui d'une analyse des faits rigoureuse (ce que les vétérans exécutent très bien!) alliée à des propositions de solutions. À cet effet, à ma souvenance, le fondateur du Parti Québécois, le seul parti officiellement reconnu encore aujourd'hui revendiquant la souveraineté du Québec en priorité, a toujours affirmé courageusement ses idées dans la dignité sans dénigrer ses adversaires! Certains seront peut-être tentés de rétorquer que la démarche n'a pas porté fruit. Je leur répondrais que ce n'est pas l'affirmation de ses idées dans le respect de l'autre qui a fait défaut mais plutôt le manque de courage et de détermination des dernières recrues qui ont pris la relève du flambeau!
En résumé, je ne crois pas que nous allons bâtir un pays en dépensant nos énergies à dénigrer nos adversaires. En bout de ligne, à quoi peut nous servir la sempiternelle confrontation si nous n'arrivons pas à mobiliser nos joueurs autour de l'objectif ultime de la victoire?
vigile.net tribune libre 30 janvier 2011
Commentaires:
"Merci pour ce beau message, M. Marineau!
Je suis d'accord avec le fait que mettre autant d'énergie sur nos adversaires nous empêche de construire. Il faut par contre reconnaître qu'il est difficile de bâtir un pays lorsque d'autres veulent l'empêcher de naître!
Stefan Allinger
vigile.net tribune libre 30 janvier 2011
"Bravo! OUI, nous devons faire l'UNION de nos forces…"
Luc Archambault
30 janvier 2011
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29 janvier 2011 1760, la Nouvelle-France devient une colonie britannique…Depuis lors, la marche vers la décolonisation, même si elle s'est faite à pas de tortue, a progressé grâce, entre autres, au courage et à la détermination des patriotes de 1837. Plus près de nous, Jean Lesage a fait campagne sur des thèmes aussi avant-gardistes que "Maîtres chez nous" en 1962 et "C'est le temps que ça change!" en 1964. Daniel Johnson a franchi un pas important en 1965 en publiant "Égalité ou indépendance", un ouvrage dans lequel il explique, en ces termes, les positions constitutionnelles que son parti entend défendre au cours des années à venir.
L'auteur y revendique "l'égalité des minorités francophones du Canada comme pour la minorité anglophone du Québec, leur droit à s'épanouir normalement selon leur entité ethnique et culturelle distincte, la reconnaissance des Canadiens-français comme l'un des peuples fondateurs du Canada et du statut particulier qui en découle pour le Québec et la reconnaissance élargie du français comme une des deux langues officielles."
Source: http//bilan.usherbrooke.ca/blian/pages/evenements/200871.html
Puis, le temps a passé…Et, malgré tous ces efforts de décolonisation, entre autres, l'adoption de la loi 101 qui confirme le français comme langue officielle de notre "société distincte", nous sommes encore en train de discuter d'accommodements raisonnables (ce qui, en soi, est démocratiquement "raisonnable") mais qui nous conduisent malheureusement, encore aujourd'hui, à des paradoxes, tels que l'utilisation de la langue du touriste anglophone sur le territoire du Québec! Des relents de colonisés?Et pourtant, de l'autre côté de la frontière québécoise, qu'en est-il des accommodements raisonnables en matière linguistique? Vous connaissez déjà la réponse!
Pour conclure, je vous reporte au 14 octobtre 1968, aux termes des assises de la fondation du Parti Québécois au cours desquelles René Lévesque conclut ainsi son discours:
"Le Parti Québécois, un beau nom mais chargé d'une écrasante responsabilté qu'il faudra porter avec dignité et travailler à mériter."
Quarante-trois plus tard, je crois que nous avons "porté avec dignité" la fierté du peuple québécois et "travaillé à mériter" le statut de nation!
vigile.net tribune libre 29 janvier 2011
quebechebdo 31 janvier "Le long chemin vers la souveraineté"
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28 janvier 2011 Un message reçu d'un lecteur d'une tribune libre récemment m'a fait réfléchir. D'entrée de jeu, ce dernier citait un passage d'un de mes articles intitulé "La leçon de David et Goliath": "…convaincu que le projet de notre David national (René Lévesque) doit demeurer d'actualité car il possède tous les ingrédients pour être réalisé un jour! Toutefois, pour y parvenir, peut-être aurions-nous avantage à retourner aux sources et à relire attentivement les principes qui le gouvernent!"
À ce passage, le messager rétorquait: "Retourner aux sources? N'est-ce pas ce qui nous tue, ici, les têtes blanches nostalgiques de cette époque prometteuse?…Cette question de la militance possible de la jeunesse…voilà un regard vers l'avant que nous ne devrions pas rater. Elle est là, la question: que veut la génération montante? Vivre en français ou en Canadian?"
J'ai alors exploré les relations que la génération montante, celle qu'on appelle Y, soit les jeunes adultes âgés entre 15 et 30 ans, entretiennent avec la politique. Finalement, je suis tombé sur un article dont je vous présente un extrait fort révélateur:
"La génération Y a déjà reçu tous les qualificatifs possibles et imaginables: apolitique, individualiste, etc. Le constat est reconduit d'élection en élection: "Ils votent moins que les autres". Hélas, ce constat appelle généralement peu de commentaires et encore moins de réflexion de la part de ceux qui se présentent au suffrage universel…La génération Y peine à retrouver dans le bloc monolithique de candidats "hommes-quinquagénaires-blancs-aisés" proposés par les états-majors. Les quelques femmes et minorités figurant sur les photos officielles sont loin de combler les attentes de cette génération défiante par nature, et qui privilégie les preuves d'amour aux grandes déclarations enflammées. Au final, de nombreux Y éprouvent le sentiment d'être exclus du système politique et syndical traditionnel."
Source: http//lagenerationy.com/2008/09/29/la-generation-y-quart-detat-politique/
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la génération Y ne semble pas s'identifier ni au discours politique actuel ni aux personnalités publiques qui le tiennent! Pour le moins inquiétant! En tant que "tête blanche nostalgique d'une époque prometteuse" tout en étant assez lucide pour être convaincu que nous ne bâtirons pas l'avenir du Québec sans l'apport de notre jeunesse, je rejoins l'auteur du message sur la pertinence de sa question: "Que veut la génération montante?" À mon avis, elle doit lui être posée si nous voulons ramer dans le sens du courant!
vigile.net tribune libre 28 janvier 2011
quebechebdo 1er février 2011 "Que veut la génération montante?"
Commentaire:
"Il est vrai que les souverainistes, depuis des décennies, se sont peu intéressés aux générations suivantes, trop occupés à se réaliser pour le meilleur ou pour le pire…"
Marie-Mance Vallée
vigile.net tribune libre 29 janvier 2011
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27 janvier 2011 Ces derniers jours, le vieux proverbe "Il y a anguille sous roche!" a ressurgi à la suite des nominations de Diane Lemieux à la tête de l'organisme gouvernemental du conseil de la construction du Québec et de Lucien Bouchard à la direction de l'Association des industries pétrolières et gazières du Québec, deux ex-péquistes très influents!
Imaginons maintenant que les libéraux aient nommé ou appuyé à ces postes des personnes ayant frayé dans le giron libéral! Gageons que le dicton "Les dés sont pipés!", utilisé à maintes reprises lors des auditions de la commission Bastarache, serait ressorti de son antre!
Admettons que ces nominations ne sont pas sans émerger d'une certaine dose de stratégie politique, ne pourrions-nous pas tout au moins laisser la chance aux coureurs en leur permettant de prendre leur départ avant de les disqualifier?
vigile.net tribune libre 27 janvier 2011
Le Devoir 28 janvier 2011
cyberpresse.ca 28 janvier 2011
Commentaire:
"Nous avons en effet tendance à faire preuve d'un désarmant pessimisme au Québec et nous ne semblons pas concevoir que quelque chose puisse se faire avec comme objectif le bien de la communauté. Cette paranoïa est ridicule et fait stagner plus qu'avancer."
Benjamin Phaneuf
Le Devoir 28 janvier 2011
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27 janvier 2011 Depuis plusieurs années et plus particulièrement au cours des derniers mois, la classe politique, de tous partis confondus, est mise à rude épreuve au sein de l'opinion publique. Dans le but de rattacher la locomotive aux wagons et de les remettre sur les rails afin de permettre au convoi de rouler vers sa destination, j'ai cru pertinent de vous livrer quelques extraits d'une entrevue réalisée par un magazine auprès de Bernard Landry qui, en plus d'avoir acquis une vaste expérience en politique active, s'est vu reconnaître depuis longtemps ses lettres de créances à titre de pédagogue émérite. Donc un personnage crédible pour nous offrir ce cours de "Politique 101". Le sujet de l'entrevue portait sur les qualités essentielles à tout politicien probe:
"D'abord, la motivation fondamentale d'un élu doit être l'attachement au bien commun. Le pouvoir pour le pouvoir ou l'intérêt personnel ne peuvent conduire qu'à la catastrophe. Pour les indépendantistes, il est clair que l'idéal est à la base de tout. Est-il un devoir plus noble que de vouloir libérer sa nation?…Pour faire honnêtement de la politique, il faut aussi profondément aimer les gens. Cela est essentiel pour bien les servir…En politique, on ne doit pas être motivé par l'argent. Il n'est pratiquement aucun métier moins payé à l'heure: on y travaille douze à quatorze heures par jour, à Québec en semaine, et dans le comté le reste du temps…Dans ce métier, il faut aussi dire la vérité…Enfin, il est malhonnête de faire passer les intérêts du parti avant ceux de la patrie…"
Source: La Semaine, vol. 6, no 50, 29 janvier 2011
À mon sens, tout citoyen engagé dans le débat politique devrait tirer parti de ces réflexions. Les qualités essentielles à tout politicien, prônées par Bernard Landry, auraient avantage à être transposées dans les attitudes et le discours de ceux et celles qui défendent une idée. En agissant de la sorte, peut-être pourrions-nous élever le débat au niveau des véritables enjeux du politique, soit les intérêts du citoyen avant ceux du parti!
En conclusion, je me permets d'ajouter un autre ingrédient à la recette de Bernard Lasndry, soit la détermination, le carburant nécessaire pour permettre à la locomotive de démarrer et de tirer le convoi "vers sa destination"!
quebechebdo 26 janvier 2011
vigile.net tribune libre 27 janvier 2011
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27 janvier 2011 La 21ième Semaine nationale de prévention du suicide aura lieu cette année du 30 janvier au 5 février. En 2009, 41% des personnes qui se sont enlevé la vie étaient âgées de 50 ans et plus. La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a répété dernièrement que le suicide ne faisait pas partie du processus "normal" lié au vieillissement et qu'il fallait être à l'écoute des aînés pour prévenir de telles tragédies!
Pendant plusieurs années, j'ai été à même de constater l'extrême solitude des personnes âgées qui côtoyaient ma mère, hospitalisée dans un Centre hospitalier pour soins de longue durée (CHSLD). À chacune de mes visites, j'actionnais un mécanisme de sécurité qui me permettait d'ouvrir la porte donnant sur un fatidique couloir où le temps semblait s'être arrêté! Dans les chambres, des êtres humains recroquevillés dans leur lit, terrés et ensevelis sous leurs souvenirs! Au fond de ce long couloir, prisonnière de son cancer de l'âme, j'y retrouvais ma mère, engloutie dans son vague à l'âme. Enfoncée dans son fauteuil, elle ouvrait lentement les yeux et m'accueillait d'un tendre sourire!
quebechebdo 26 janvier 2011
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27 janvier 2011 À la lecture d'un article, intitulé "Goliath 1, David 0", publié dans les chroniques "Opinions-Points de vue" sur lesoleil.cyberpresse.ca du 20 janvier et "Opinion" du Devoir du 24 janvier, l'auteur transpose maladroitement, à mon sens, le récit biblique du combat entre David et Goliath aux conclusions du rapport du juge Bastarache sur le processus de nomination des juges, particulièrement lorsqu'il note que, selon les termes du rapport du commissaire, "…les cartons de Marc Bellemare, son agenda, les notes post-it de son sous-ministre, ne sont pas assez lourds pour constituer une preuve irréfutable aux yeux des spécialistes de la preuve." On est loin de l'argument de poids de David qui jeta une pierre avec sa fronde à Goliath, laquelle s'enfonça dans son front et le projeta à terre!
Et l'auteur de l'article de poursuivre: "N'y aurait-il pas une autre lecture? Une lecture relevant non pas des "spécialistes de la preuve", mais de celle des spécialistes de l'analyse socio-politique? Cette analyse reste à faire, elle est inexistante…Que seraient ou pourraient être les conclusions d'une telle lecture?…Cette lecture montrerait "à l'évidence" l'intervention des groupes d'intérêt et de pression et les avantages qu'ils retirent du présent état des choses." L'utilisation du mode conditionnel dans ces deux dernières phrases démontre "à l'évidence" que le lecteur demeure dans la pure spéculation et, qu'en ce sens, nous sommes contraints de remettre en question le score final annoncé par le signataire de l'article!
Toutefois, là où le bât blesse davantage, c'est la conclusion à laquelle l'auteur arrive à la suite d'une interprétation hypothétique des faits: "Le message envoyé à tous les David est clair: s'ils se dressent devant le système, ils seront, eux aussi, déculottés." Pourtant, si l'on se fie à la victoire récente des 9200 David floués par le géant Norbourg, j'en déduis qu'il est encore possible, si l'attaquant est bien armé, de conserver sa culotte devant un ennemi féroce!
quebechebdo 26 janvier 2011
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26 janvier 2011 Bravo, monsieur le "vieux sage", à 17h30, le 25 janvier, votre article de six lignes, paru sur la tribune libre de Vigile le 24 janvier, avait reçu 287 visteurs et 6 messages! Pourtant, quand je prends le temps (environ 15 secondes) de lire attentivement votre texte, je me bute carrément à une vacuité qui n'a d'égale que le pseudonyme que vous utilisez pour signer votre texte et qui porte atteinte à toute la révérence que nous attribuons à un véritable "vieux sage"!
Portons d'abord attention au contenu de votre article: "Je crois que j'apporterais une contribution significative sur la souveraineté en insistant sur le fait qu'elle doit être préparée de longue main…" Vous ne croyez pas qu'un intervalle de 43 ans après la fondation du PQ constitue une période assez longue pour être qualifiée de "longue main"? Et le vieux sage de poursuivre: "Dommage que les les dirigeants de Vigile se comportent comme Harper qui n'écoute que ceux qui chantent sa chanson." Et vous, avez-vous une chanson à nous proposer que nous pourrions entonner en choeur pour créer le momentum qui nous entraînera vers la souveraineté? En termes clairs, avez-vous des propositions concrètes?
Jetons maintenant un coup d'oeil aux messages qui ont suivi la parution de votre texte: "Est-ce qu'il faut conclure que vous seriez un souverainiste professionnel?…C'est tu beau ce qu'on peut faire derrière le paravent d'un pseudonyme!…Une telle lancée de bois vert par un anonyme pseudonyme, c'est assez, disons-le, "facile". Le moindre des courages, c'est d'avoir celui de ses idées. Je trouve fort déplorable que l'auteur de ce texte n'ait pas eu le courage de signer." Ce dernier message, signé par Serge Charbonneau, coiffe par ailleurs un texte très articulé qui propose des idées à Vigile au lieu de se contenter de le critiquer! Et vous, monsieur "le vieux sage", je vous invite à en faire autant et en profiter pour vous identifier!
Mille excuses pour ne pas avoir eu la "sagesse" d'être aussi bref que "le vieux sage", ma "sagesse" me dictant d'élaborer davantage sur un sujet aussi important que l'accession à notre souveraineté!
vigile.net tribune libre 25 janvier 2011
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23 janvier 2011 D'entrée de jeu, je vous livre un extrait d'un texte qui relate le récit biblique du combat entre David et Goliath:
"Le récit décrit Goliath comme étant un géant d'une taille d'environ 2,90 m, avec une cotte de mailles en cuivre d'une masse de 57 kg et la lame de sa lance de plus de 6 kg. Goliath sortit du camp philistin et mit l'armée d'Israël au défi de trouver un homme "suffisamment fort pour faire un combat déterminant l'issue du conflit entre les deux nations" (1) Cette provocation fut réitérée pendant 40 jours. Finalement, David, jeune berger agréé par Dieu, releva le défi lancé par Goliath. Au moyen de sa fronde, le berger jeta une pierre à Goliath, laquelle s'enfonça dans le front du géant qui tomba à terre."
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Goliath_(Bible)
Sans tomber dans l'exégèse outrancière, je me suis permis de ressortir, entre les lignes de ce texte, certaines analogies avec le combat pour l'option souverainiste, lancée par son fondateur, René Lévesque, un David des temps modernes, "agréé" par l'impulsion viscérale de conduire le peuple québécois vers son indépendance.
Toutefois, ce David, probablement moins téméraire que celui de la Bible et imbu d'une diplomatie adaptée à son temps, ne lança pas la pierre au front de Goliath mais préféra plutôt troquer la fronde contre une consultation populaire visant l'appropriation de son territoire tout en respectant celui des Philistins d'aujourd'hui, soit le reste du Canada.
Avec le temps, les efforts de David s'avérèrent vains et ses troupes, à l'image de ses successeurs, s'attiédirent! Alors que David est parti rejoindre ses ancêtres de Campbellton, les descendants de Goliath continuèrent de maintenir leur emprise sur les deux nations!
Néanmoins, à travers le temps et encore aujourd'hui, le souvenir de la détermination de David est toujours présent dans l'esprit collectif de ses descendants! Volià pourquoi je demeure convaincu que le projet de notre David national doit demeurer d'actualité car il possède tous les ingrédients pour être réalisé un jour! Toutefois, pour y parvenir, peut-être aurions-nous avantage à retourner aux sources et à relire attentivement les principes qui le gouvernent! Enfin, peut-être avons-nous aussi besoin d'un autre David "suffisamment fort pour faire un combat qui déterminera l'issue du conflit entre les deux nations!" (1)
vigile.net tribune libre 22 janvier 2011
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21 janvier 2011 Dans le but de m'assurer que je ne divaguais pas dans la définition que je me faisais du substantif "militant" , je suis retourné aux sources, soit le bon vieux dictionnaire:
"Militant: membre actif d'une organisation politique qui lutte pour une idée, une opinion" et j'oserais ajouter "une option", en espérant que M. Larousse me pardonnera! J'ai alors poussé plus loin mes recherches pour m'arrêter au verbe de la même famille, "Militer: participer à la vie d'un parti et se charger d'en défendre, d'en diffuser les idées, les revendications."
Source: Le Petit Larousse illustré; édition 2009; p. 646
Partant de ces définitions, j'aurais tendance à me demander si les militants du PQ n'ont pas perdu le cap sur l'option souverainiste de leur parti, à la suite des dernières années où leurs chefs se sont amusés dans les montagnes russes, entraînant comme conséquence la mise sur les tablettes de leur lutte pour cette option et de la prise en charge de sa promotion.
Toutefois, à leur défense, pour être mobilisée autour d'un projet de société, la base d'un parti politique se doit d'être enflammée, non seulement autour d'une option, mais aussi et surtout par la bougie d'allumage, en l'occurence son chef. Et, comme par les temps qui courent, le chat semble occupé ailleurs, les souris dansent: le déserteur François Legault et ses boy scouts préparent leur feu de camp qui ne sera peut-être qu'un feu de paille, les jeunes loups péquistes critiquent le plan de gouvernance de la louve, et la belle-mère, Jacques Parizeau, un militant de la première heure, n'a pas du tout le goût de se faire dévorer par le gros méchant loup! Quelle famille!
Pourtant, sur le terrain des vaches, à travers les déboires qu'a vécus le gouvernement du Parti Libéral au cours des derniers mois, on aurait été en droit de s'attendre à ce que la flamme nationaliste soit attisée par les militants péquistes, Pauline Marois portant le flambeau à leur tête! Pour l'instant, le moins que l'on puisse dire, c'est que la bougie n'éclaire pas fort, se contentant parfois de laisser échapper quelques étincelles du brasier! Pour compenser ce manque d'ardeur des militants, ce sont les citoyennes et les citoyens du Québec qui doivent se contenter d'éteindre les incendies! Un rôle essentiel en soi mais qui ne peut pallier une mobilisation autour du projet de souveraineté du Québec, allumé par un chef enthousiaste, il y a maintenant plus de quarante ans, et qui aurait bien besoin d'être remis à la une par ceux qui sont les premiers responsables de le défendre et de le promouvoir, soit les militants du PQ!
vigile.net tribune libre 21 janvier 2011
quebechebdo 3 février 2011
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