Le 11ième larron

18 avril 2014

Les dernières révélations de l’UPAC concernant des retours d’ascenseur éhontés entre les dirigeants de certaines firmes de génie-conseil et des personnages haut placés dans le giron du PLQ laissent planer des jours sombres pour le nouveau premier ministre du Québec Philippe Couillard.

En effet, M. Couillard aura beau invoquer que ces allégations ne visent que des personnes qui ne font plus partie de l’équipe libérale, il n’en demeure pas moins que ces révélations pèsent très lourd dans l’héritage du parti duquel hérite le nouveau premier ministre…un héritage qu’il ne peut relayer du revers de la main.

D’autant plus que nous avons appris que Nathalie Normandeau, impliquée directement dans les magouilles de collusion concernant l’usine de traitement des eaux de Boisbriand, a servi de coach aux nouveaux candidats libéraux lors de la dernière campagne électorale…Rien pour dissiper les soupçons sur les odeurs de partisannerie politique!

Lors de sa cérémonie d’assermentation à titre de député, Philippe Couillard a martelé à nouveau ses intentions fermes de présenter à la population une équipe ministérielle intègre dans quelques jours.

Par ailleurs, parmi les onze «sujets d’intérêt» visés par l’UPAC, dix ont été dévoilés, le onzième, dont l’identité est encore inconnue, étant un député libéral élu le 7 avril. J’imagine que ce 11ième lascar est connu de Philippe Couillard et qu’il sera de ce fait écarté des futurs ministres libéraux.

Toutefois, à mon sens, l’intégrité dont parle Philippe Couillard doit aller plus loin que le cabinet des ministres. Ce 11ième larron doit être connu publiquement et évincé provisoirement de la scène politique en attendant que la lumière soit faite sur les allégations de collusion qui pèsent contre lui.

À cet effet, comme seule réponse aux journalistes qui le pressaient de questions sur l’identité du député visé par l’UPAC, Philippe Couillard s’est contenté de répondre d’une part qu’il ne connaissait pas son nom, et d’autre part, qu’il n’y avait «aucune évidence», pour l’instant, que l’information autour d’allégations de financement illégal du PLQ soit fondée.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec une telle attitude laxiste, l’intégrité dont parle Philippe Couillard risque de présenter des failles inquiétantes relativement à sa capacité de gérer de façon transparente les destinées de l’État québécois.

quebechebdo 18 avril 2014
vigile.net tribune libre 18 avril 2014 

Un discours d’adieu digne d’une chef d’État

17 avril 2014

Même si je n’ai jamais éprouvé une sympathie particulière envers Pauline Marois, je dois admettre que son discours d’adieu aux militants du PQ en a été un digne d’une chef d’État qui se retire avec la satisfaction du devoir accompli.

Une allocution qui reflète à n’en pas douter les qualités d’une travailleuse sociale de formation, s’adressant à la base de ses commettants qu’elle a toujours tenté de défendre au cours de ses quelque trente ans de vie politique active.

Le discours d’une femme devenue, à force de détermination, la première femme première ministre du Québec et qui a contribué grandement, de ce fait, à l’émergence de l’égalité entre les hommes et les femmes sur la scène politique québécoise.

Quant à l’avenir du PQ, il appartient maintenant à ses militants…À eux de tirer les conclusions qui s’imposent sur les résultats désastreux du 7 avril […]

La dame de cœur

Enfin, et c’est là la plus grande qualité de Pauline Marois, je vous laisse sur la conclusion de son message d’adieu qu’elle adresse aux Québécois en tant que « dame de cœur » :

« Mes derniers mots sont pour les Québécois. Merci de m’avoir permis de vivre tout ce que j’ai vécu depuis plus de trente ans.

Jeune femme, je rêvais de changer le monde. Aujourd’hui, je me permets humblement de penser que j’y ai contribué, grâce à vous. Merci, encore une fois.

Je vous enjoins de continuer de vous tenir debout, la tête haute, pour protéger ce qui vous tient à coeur. De continuer à chérir le précieux trésor que nous avons reçu de nos mères et de nos pères, et qui fait de nous un peuple différent. De ne jamais tourner le dos à la possibilité que nous nous donnions un jour un pays à nous. Un pays pour décider pour nous-mêmes et par nous-mêmes.

Chères Québécoises, chers Québécois, l’avenir vous appartient. Je demeurerai toujours à vos côtés. Je vous aime. »

vigile.net tribune libre 17 avril 2014
quebechebdo 17 avril 2014
Le journal de Québec 18 avril 2014 "Un discours d'une chef d'État" (version abrégée)

Que justice soit faite!

16 avril 2014

Dans toute la saga entourant les dépenses faramineuses de l’ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault, la défense allègue, entre autres arguments, le prestige de sa fonction pour justifier ce qui m’apparaît être un débordement éthique éhonté de la part de Mme Thibault.

Comme disait Montaigne, « si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul »…Lise Thibault aurait dû s’inspirer de cette réflexion au lieu de profiter abusivement de sa fonction pour frauder les contribuables québécois en exigeant des remboursements de dépenses scandaleux.

Par-delà toutes les considérations politiques attachées à la fonction de lieutenant-gouverneur, la justice doit maintenant faire son devoir et imposer une peine exemplaire à Lise Thibault. Que justice soit faite!

quebechebdo 16 avril 2014
Le Devoir 17 avril 2014
cyberpresse.ca 20 avril 2014 "Lise Thibault: Que justice soit faite!"

Le français acculé aux câbles

15 avril 2014

À son arrivée au pouvoir en 2012, le gouvernement du Parti québécois a instauré un moratoire sur l’implantation de l’anglais intensif obligatoire en 6e année, une initiative fort contestée du gouvernement libéral de Jean Charest. Toutefois, au rythme où fusent les déclarations inappropriées du chef du PLQ sur les sacrosaints bienfaits du bilinguisme institutionnel, il est fort à parier que le moratoire soit levé.

Par ailleurs, le laxisme démontré par Philippe Couillard au cours de la campagne électorale concernant la défense du français dans la société québécoise laisse présager de jours sombres dans le dossier de la langue. À titre d’exemple fort révélateur, la sortie rétrograde du nouveau premier ministre sur l’importance, pour un employé d’usine, de pouvoir répondre à un client anglophone dans sa langue.

Méfions-nous des libéraux de Philippe Couillard qui risquent d’acculer aux câbles le français en alléguant les vertus du bilinguisme étatique utopique à la Trudeau! 

quebechebdo 15 avril 2014

Le « bon gouvernement »

14 avril 2014

Depuis sa création, le PQ a vécu 13 campagnes électorales desquelles il est sorti vainqueur à cinq occasions, soit en 1976, 1981, 1994, 1998 et 2012. Par simple curiosité, je vous propose un survol des différents slogans utilisés par le PQ au cours de ces campagnes avec le nom du chef de chacun de ces scrutins:

1970 – Oui – René Lévesque

1973 – J'ai le goût du Québec – René Lévesque

*1976 – On a besoin d'un vrai gouvernement – René Lévesque

*1981 – Faut rester forts au Québec – René Lévesque

1985 – Le Québec avec Johnson – Pierre-Marc Johnson

1989 – Je prends le parti du Québec – Jacques Parizeau

*1994 – L'autre façon de gouverner – Jacques Parizeau

*1998 – J'ai confiance – Lucien Bouchard

2003 – Restons forts – Bernard Landry

2007 – Reconstruisons notre Québec – André Boisclair

2008 – Québec gagnant avec Pauline – Pauline Marois

*2012 – À nous de choisir – Pauline Marois

2014 – Déterminée – Pauline Marois

* gouvernement du Parti québécois

Presqu’un an après la défaite du «oui» au référendum de 1980, René Lévesque est reporté au pouvoir le 13 avril 1981 alors que le PQ obtient 49,2 % des suffrages et 80 sièges sur 122, battant les libéraux de Claude Ryan.

Par ailleurs, en novembre 1994, soit presqu’un an avant la deuxième défaite du «oui» du référendum de 1995, Jacques Parizeau s’emparait du pouvoir avec une proportion de 44,75 % des suffrages et 77 sièges sur 125.

Face à ces résultats post et pré-référendaires conférant au PQ une majorité significative à l’Assemblée nationale en 1981 et 1994, il m’apparaît évident que l’électorat québécois a opté pour le «bon gouvernement péquiste», et qu’il a rejeté l’option souverainiste lorsqu’il est arrivé le temps de choisir entre le statu quo ou le processus d’accession du Québec à son indépendance.

Un «bon gouvernement» qui a vu le PQ reprendre le pouvoir en 1981, avec un René Lévesque amer et de plus en plus stratégique, et en 1998, avec un Lucien Bouchard prônant l’attente des conditions gagnantes…une tendance qui s’est perpétuée au cours des campagnes suivantes avec les Landry, Boisclair, et plus récemment avec la gouvernance souverainiste de Pauline Marois en 2008, 2012 et 2014.

Suite à sa déconfiture de 2014, le PQ jouera son avenir au cours des prochains mois…Ça passe ou ça casse! Il perpétue son image de «bon gouvernement» et il se saborde, ou il rallie les forces souverainistes du Québec et se met résolument à la tâche de la cause indépendantiste et il survit. 

quebechebdo 14 avril 2014
Le journal Métro 15 avril 2014 (version abrégée)
vigile.net tribune libre 16 avril 2014 "Le PQ se saborde où il survit" (version modifiée)

Lettre ouverte à Jean-Martin Aussant

13 avril 2014

Le 7 juin 2011, vous annonciez votre départ du PQ en ces termes : « Le projet de loi 204 n'est pas la raison de mon départ, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase… Ce qui me déçoit, c'est que la direction du parti qui est le mien semble avoir fait le même choix politique que celle du gouvernement, comme si ça nous permettait de jouer à armes égales. C'est là que je ne m'y reconnais plus… Mme Marois devrait penser à la cause de la souveraineté d'abord. Je suis convaincu qu'elle ferait une meilleure première ministre que Jean Charest, mais au Parti québécois quand on prend le pouvoir c'est pour faire la souveraineté. [...] Mme Marois actuellement n'a pas assez de tirant auprès de la population pour faire un référendum gagnant.»

Or, compte tenu du résultat désastreux du Parti québécois lors du scrutin du 7 avril, il semble bien que vos présomptions se sont avérées fondées et que « Mme Marois n'a pas [eu] assez de tirant auprès de la population pour faire un référendum gagnant.»

En souverainiste convaincu que vous êtes, je suis convaincu que les résultats désastreux du 7 avril concernant la cause indépendantiste du Québec, que ce soit la piètre performance du PQ ou l’état moribond d’ON depuis votre départ de la direction de ce nouveau parti, ne sont pas sans vous créer des sentiments de déception et de frustration.

Par ailleurs, au moment où les forces indépendantistes se doivent de se mobiliser autour de la cause et que la scène économique prend de plus en plus de place sur l’échiquier politique québécois, votre expertise en ce domaine revêt un caractère primordial quant à la suite des choses.

Sur un autre plan, compte tenu des révélations troublantes des enquêtes de l’UPAC et des travaux en cours de la commission Charbonneau concernant des accrocs scandaleux à l’intégrité des personnages politiques, il m’apparaît évident que votre présence dans le débat qui s’amorce sur l’avenir du Québec ne pourra qu’assainir le climat politique québécois.

Conséquemment, M. Aussant, je vous demande instamment de reconsidérer votre décision de vous retirer complètement de la vie politique et d’offrir vos services là où bon vous semble et à quelque niveau que ce soit, pour autant que votre implication puisse servir à l’examen de conscience indispensable des principaux intervenants appelés à proposer les avenues qui doivent être explorées.

La table est mise pour une profonde réflexion sur l’avenir de la cause indépendantiste au Québec. Vous représentez un atout indiscutable dans les débats qui s’amorcent… Il serait fort dommage que les partisans indépendantistes soient privés de votre expertise et de votre intégrité.
 

quebechebdo 13 avril 2014
vigile.net tribune libre 14 avril 2014 (version abrégée)

Le merdier

12 avril 2014

Les dernières révélations publiques concernant les allégations de collusion entre la firme Roche et l’ex-député libéral Marc-Yvan Côté mettent en exergue un merdier éhonté digne des plus exécrables scénarios de petite politique pourrie par la gangrène.

Ce n’est pas d’hier que Marc-Yvan Côté trempe dans les dossiers organisationnels du PLQ. À preuve cette liste d’épicerie pour le moins bien étoffée : employé au service de recherche du Parti libéral de 1976 à 1979, responsable de la logistique lors du congrès de direction du Parti libéral en 1978 et du congrès d'orientation de 1982, organisateur en chef pour plusieurs élections partielles tenues de 1979 à 1982, directeur de cabinet du whip de l'opposition officielle de 1979 à 1983, responsable pour son parti de la technique d'organisation du référendum de 1980 et des élections générales de 1981, président de la commission d'animation et d'organisation du Parti libéral de 1981 à 1983, organisateur en chef de la campagne de Robert Bourassa au congrès de direction du Parti libéral en 1983, directeur adjoint de l'organisation de la campagne électorale de 1985.

Et, pour compléter ce scénario, Marc-Yvan Côté est élu député libéral dans Charlesbourg à l'élection partielle du 20 juin 1983 et réélu en 1985 et en 1989. Durant cette période, il devient leader adjoint de l'opposition officielle du 15 mars 1984 au 23 octobre 1985 et ministre des Transports dans le cabinet Bourassa du 12 décembre 1985 au 11 octobre 1989. Enfin, il est désigné ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre délégué à la Réforme électorale du 11 octobre 1989 au 11 janvier 1994.

La retraite a été de courte durée puisque dès 1994, il devient vice-président au développement des affaires pour la firme de génie Roche, un poste qu’il occupera jusqu’en 2005. Le 27 février 2014, les enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption ont mené une perquisition au domicile de Côté. Au début d’avril 2014, soit en fin de campagne électorale, l'avocate de l'ancien ministre libéral a obtenu que de nouveaux documents d'enquête policière concernant le Parti libéral du Québec restent secrets jusqu'après les élections provinciales du 7 avril.

Lors de son allocution à titre de nouveau premier ministre d’un gouvernement libéral majoritaire, Philippe Couillard s’est engagé formellement à faire régner l’intégrité et la transparence au sein de son cabinet ministériel. Par ailleurs, qu’on le veuille ou non, le bon docteur Couillard hérite d’une tradition de magouilles bien ancrées depuis des décennies au sein du PLQ.

Dans ces circonstances, il m’apparaît évident que Philippe Couillard devra user de toutes les contorsions imaginables pour tenter de convaincre les Québécois d’un «renouveau» au sein de sa formation politique. D’autant plus que les dernières révélations plutôt compromettantes à la commission Charbonneau n’ont laissé émerger que la pointe de l’iceberg !

quebechebdo 12 avril 2014
vigile.net tribune libre 13 avril 2014

Un forum sur les aspirations de la jeunesse québécoise

11 avril 2014

Selon divers analystes politiques, l’option souverainiste ne semble pas s’arrimer avec les aspirations de la jeunesse québécoise d’aujourd’hui, les valeurs identitaires étant relayées derrière une forme d’individualisme généralisé.

Force est de l’admettre, depuis une quarantaine d’années, la démarche souverainiste a stagné, entrecoupée de quelques courtes périodes où l’option souverainiste a semblé mobiliser une partie importante de l’électorat québécois, à savoir les mois pré-référendaires de 1980 et de 1995.

Depuis lors, les années ont passé et le discours est demeuré le même. Et, pendant ce temps, les générations de jeunes se sont succédé, au rythme d’une société bombardée de toutes parts par Internet et, plus récemment, par les médias sociaux.

Il n’en fallait pas davantage pour que nos jeunes s’ouvrent à des horizons fort diversifiés et adoptent des valeurs axées sur la mondialisation, entre autres la satisfaction des besoins matériels au détriment des valeurs identitaires qui ont fait les beaux jours des années ’70 au Québec.

Or, le 7 avril 2014, l’électorat québécois, en partie constitué de jeunes, ne l’oublions pas, a rejeté majoritairement le Parti québécois pour adhérer aux promesses véhiculées par le PLQ ou la CAQ. À cet effet, je suis convaincu que les souverainistes feraient une grave erreur s’ils ne s’interrogeaient pas sur les raisons qui ont motivé ce renversement.

À mon sens, un premier signe de ce choix réside dans une tendance marquée de notre jeunesse pour les projets à saveur économique. Nos jeunes recherchent d’abord le confort et la sécurité financière. Dans ce contexte, vous conviendrez avec moi que la promotion des valeurs identitaires du peuple auquel ils appartiennent représente un défi de taille.

Toutefois, un fait m’apparaît évident, nous devons changer notre approche envers notre jeunesse si nous souhaitons engager un dialogue constructif qui pourrait permettre à toutes les parties de s’entendre sur une stratégie de mise en commun de leurs aspirations respectives.

Pour y parvenir, je propose donc que les instances du PQ, en collaboration avec son aile jeunesse, mettent sur pied la création d’un forum sur les aspirations de la jeunesse québécoise dans le but d’orienter leurs réflexions sur une nouvelle stratégie de mise en valeur contemporaine de l’accès du Québec à son statut d’indépendance.

Après tout, selon les dires des tenants de la souveraineté tels Jacques Parizeau et Bernard Landry, un Québec indépendant ne serait-il pas économiquement plus fort qu’il ne l’est au sein de la confédération canadienne?  

quebechebdo 11 avril 2014
vigile.net tribune libre 11 avril 2014

François Gendron comme chef intérimaire du PQ

10 avril 2014

« Chacun et chacune de nous doit poser sa pierre pour faire du Québec un pays ». François Gendron

Dans l’optique où les militants du Parti québécois doivent se donner tout le temps pour refaire le plein à la suite de la dégelée de leur parti le 7 avril, je suis d’avis que François Gendron est le meilleur candidat pour occuper le poste de chef intérimaire du PQ.

À preuve ces quelques notes biographiques : « François Gendron est né le 3 novembre 1944 à Val-Paradis. Il est député de la circonscription d’Abitibi-Ouest pour le Parti québécois depuis l'élection de 1976. Il a été ministre dans les gouvernements du Parti québécois, de 1979 à 1985, de 1994 à 1996, de 2002 à 2003 et depuis 2012. En 2007, il a été chef par intérim de l'aile parlementaire du PQ. Il a été, du 21 octobre 2008 au 13 janvier 2009, président de l’Assemblée nationale. Enfin, il devient vice-premier ministre, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, et ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue dans le gouvernement péquiste minoritaire de Pauline Marois en 2012 et est réélu en 2014 dans son comté. » Source : Wikipédia

En plus d’un tel parcours pour le moins empreint d’une constance inégalée à l’intérieur des rangs d’une même formation politique, François Gendron bénéficie d’une crédibilité à toute épreuve autant au sein de l’aile parlementaire du PQ qu’auprès des militants de la base.

Une expertise qui lui confère sans contredit toute l’expérience nécessaire pour assurer une réflexion nécessaire aux militants du PQ qui ont besoin d’un temps d’arrêt pour se réaligner de façon adéquate vers les défis qui les attendent, en particulier la reconquête de leur base souverainiste.

Un grand ménage du printemps s’impose dans la maison péquiste…Confions-en sans crainte la direction à François Gendron qui saura confier les bonnes tâches aux bons acteurs […]

En terminant, je laisse la parole à François Gendron lui-même s’adressant aux électeurs de son comté : « Je tiens toujours à rester un gars simple et accessible. Je suis aussi un gars de conviction et de droiture. L’intégrité et l’honnêteté sont des valeurs importantes qui m’ont toujours habité. Je suis persuadé que cela a contribué à bâtir ce lien de confiance qui existe entre vous et moi. Je suis fier d’avoir bâti ma carrière sur ces bases solides et, dans ma tête et mon cœur, il est clair que ça doit continuer dans le même sens. »

quebechebdo 10 avril 2014
vigile.net tribune libre 10 avril 2014

Rassemblement des forces souverainistes: plus que jamais une priorité

9 avril 2014

La déconfiture amère du PQ lors du scrutin du 7 avril relance à mon sens la nécessaire question du rassemblement des forces souverainistes du Québec. Dans mon esprit, le PQ, pour une énième occasion dans son histoire, est convié à un autre examen de conscience et cela, bien avant d’envisager une course à la chefferie qui serait prématurée compte tenu que ce réalignement stratégique du PQ devrait orienter le choix d’un candidat ou d’une candidate pour le représenter adéquatement.

À mon avis, le PQ est devenu, avec les années, un parti tiédasse, usé par des années de soubresauts politiques qui ont vu son option fondamentale érodée dans les méandres du pouvoir. Il n’en fallait pas davantage pour que ne s’érige en son sein toute une clique de politiciens carriéristes pour qui l’option souverainiste a été emportée dans la nuée des temps. Conséquemment, le PQ doit procéder illico, dans un premier temps, à une cure d’épuration de sa base politique s’il désire retrouver l’élan qui l’a conduit aux portes d’un « oui » en 1995.

Dans un second temps, le PQ doit renouer avec sa base militante, ce qui implique d’abord et avant tout, la réaffirmation claire de son option souverainiste, sans tergiversations auxquelles nous avons dû assister au cours de la dernière campagne électorale. À cet effet, il m’apparaît évident qu’un parti qui se veut souverainiste ne réussira jamais à rallier sa base militante en camouflant continuellement sa raison d’être dans les placards de la politique stratégique au détriment des convictions affirmées haut et fort.

Enfin, et c’est là la pierre angulaire qui redonnera vie au PQ, ses dirigeants devront faire acte d’humilité et tendre la main aux autres forces souverainistes qui émergent au Québec, autant les partis politiques que les nombreux mouvements populaires existants.

L’indépendance d’un peuple n’appartient pas à un parti politique. L’indépendance d’un peuple appartient au peuple, et ce n’est que par lui et avec lui que les dirigeants obtiendront toute la légitimité pour poursuivre la route du Québec vers sa pleine autonomie.

Le PQ doit reprendre son bâton du pèlerin et aller à la rencontre du peuple sans délai…C’est une question de survivance et d’authenticité, à défaut de quoi il est condamné à disparaître de l’échiquier politique québécois !

quebechebdo 9 avril 2014
vigile.net tribune libre 9 avril 2014 "Plus que jamais une priorité"