Les médias sociaux et le milieu familial

4 janvier 2025

On aura beau invoquer tous les avantages des médias sociaux en termes d’acquisition de connaissances générales, n’empêche qu’ils engendrent des effets collatéraux pervers auprès des populations, notamment chez les jeunes utilisateurs. À cet effet, le phénomène de la violence revêt aujourd’hui des conséquences alarmantes particulièrement à l’intérieur des écoles et dans les cours de récréation. Par ailleurs, de plus en plus de jeunes sont atteints de maladies mentales pouvant dégénérer en dépression, voire en suicide. La surexposition aux médias sociaux à la maison auxquels sont exposés de jeunes enfants vulnérables constitue à n’en pas douter la bougie d’allumage de ces effets néfastes et perturbateurs sur leur comportement.

Or les parents qui, théoriquement, devraient contrôler le temps d’exposition de leurs enfants aux média sociaux, en sont pour la plupart des consommateurs invétérés. Le milieu familial s’est transformé en séances de visionnement solitaires. L’écran s’est substitué perfidement à la communication entre les parents et les enfants et cela, même à l’heure des repas qui devraient être pourtant des occasions d’échanges privilégiés.

Conséquemment, il n’est pas surprenant que l’enfant entre progressivement dans un monde fictif qui se répercute irrémédiablement dans son monde réel. Avec le temps, le jeune est amené sournoisement à reproduire les scènes de violence de l’écran envers ses semblables, un mouvement en cascade impitoyable et dévastateur.

Certes personne ne parviendra à stopper l’évolution des médias sociaux. Toutefois, il sera toujours possible d’en atténuer les effets collatéraux en particulier chez les jeunes. Nous devons recréer la chaleur humaine du milieu familial qui en est la courroie de transmission. Aux parents de reconquérir ce lien chaleureux auprès de leurs enfants pour le plus grand bien de leur épanouissement personnel réciproque!

vigile.quebec tribune libre 3 janvier 2025

La longue agonie de Justin Trudeau

3 janvier 2025

Bien au-delà de l’annonce du départ de Chrystia Freeland de son poste de ministre des Finances du Canada, le Parti libéral du Canada (PLC) traînaient loin derrière les Conservateurs de Pierre Poilievre depuis des mois au chapitre des intentions de vote des Canadiens, un dernier sondage lui accordant un maigre 16% de la faveur populaire, le plus bas résultat du PLC depuis 2014. Or, pour compliquer davantage le bourbier dans lequel se retrouve Justin Trudeau, le président du caucus québécois, Stéphane Lauzon, a informé le premier ministre que le groupe libéral en était venu au consensus qu’il devait céder sa place. ajoutant ainsi sa voix aux caucus des députés de l'Ontario et des provinces de l’Atlantique.

Par ailleurs, le candidat pressenti par le premier ministre pour remplacer la ministre des Finances Chrystia Freeland, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada, a signé récemment une lettre d’opinion dans laquelle il qualifie l'année 2025 de «moment crucial de notre histoire» et dans laquelle il enjoint aux Canadiens d'«accepter le changement».

À mon sens, la longue agonie de Justin Trudeau a atteint son point de non-retour au même titre qu’un haut gradé des forces armées ne peut espérer conduire ses troupes à la victoire s’il ne dispose pas de leur entière confiance. De surcroît, l’usure du pouvoir joue nettement en sa défaveur, les quelque dix années où il a occupé le siège de premier ministre venant amplifier le ras-le-bol des Canadiens à son égard.

Justin Trudeau profite de la période des vacances des Fêtes pour poursuivre sa réflexion sur son avenir politique. Des questions fondamentales s’imposent à lui de facto, notamment s’il a toujours l’appui de son caucus, et s’il est encore le candidat propice à conduire son parti à la victoire lors du prochain scrutin. Par ailleurs, son ami proche Mark Carney est-il en train de se positionner pour se lancer dans une éventuelle course à la chefferie du PLC?

Des questions qui entretiennent un flou extrêmement malsain au sein des officines du parti. Reste à voir si Justin Trudeau puisera dans son for intérieur toute la sagesse et l’humilité nécessaires pour mettre fin à sa réflexion avec lucidité. Il en va de sa dignité et de sa crédibilité, et de l’avenir, voire de la survie du PLC.

vigile.quebec tribune libre 1er janvier 2025

Le bogue de l’an 2000…vingt-cinq ans plus tard

31 décembre 2024

Le 31 décembre 1999, nous étions tous suspendus à notre petit écran pour observer avec appréhension ce que les experts avaient annoncé avec fracas, le bogue de l’an 2000, un phénomène causant des pannes d'électricité, un déclenchement accidentel d'armes nucléaires, le début d'une crise financière mondiale, et particulièrement les programmes des ordinateurs pour lesquels aucun espace n’avait été prévu afin d’identifier l’an 2000. En fin de compte, le 1er janvier 2000 à minuit, aucun de ces scénarios ne s’est manifesté au Canada. En revanche, le passage au nouveau millénaire aura coûté 2 milliards et demi de dollars aux contribuables canadiens.

Aucun pronostic sur la croissance phénoménale des cataclysmes naturels liés aux changements climatiques, tels les inondations désastreuses, les ouragans dévastateurs, les feux de forêt destructeurs, les séismes effroyables qui se sont manifestés avec fureur depuis les débuts du nouveau siècle. Aucun scénario envisagé à l’égard des guerres meurtrières au Moyen-Orient entre les Israéliens et les Palestiniens, et entre la Russie et l’Ukraine. Aucune perspective sur les retombées du développement inquiétant de l’intelligence artificielle sur le mode de vie de la société. Aucune décision significative de la part des hauts dirigeants de ce monde à l’égard des écarts de richesse éhontés entre les pays riches et les pays pauvres.

Somme toute, le vingt-et-unième siècle s’est avéré être le prolongement du siècle précédent. Les supposées «catastrophes» anticipées avec stupeur par les «experts» se sont soldées par des effusions verbales portant sur un éventuel bogue informatique qui s’est évaporé en écran de fumée. Comme quoi les experts en futurologie ont littéralement erré en misant aveuglément sur leur «boule de cristal» aux couleurs de la sacro-sainte informatisation.

vigile.quebec tribune libre 30 décembre 2024
Le Soleil (version numérique) 31 décembre 2024

La place réservée à la politique chez notre jeunesse

30 décembre 2024

Nombreux sont les commentaires à l’effet que les jeunes portent peu d’intérêt à la politique. Or récemment, à la suite du Parlement jeunesse du Québec, un quotidien a rencontré six participants sur quelques sujets liés à l’actualité, et leurs arguments démontrent de toute évidence une connaissance et une pertinence certaines à l’égard des quelques dossiers sur lesquels ils ont été interrogés.

Sur le degré d’inquiétude suscitée par l’arrivée de Donald Trump et les tarifs qu’il se propose d’imposer, «Je crois qu’il y a un danger évident pour nos importations québécoises et canadiennes et exportations qui vont aux États-Unis. C’est sûr que si ces tarifs entrent en vigueur, ça serait dévastateur et on entrerait en récession.» argue un étudiant en droit à l’Université de Montréal. Un autre perçoit l’arrivée de Trump au pouvoir comme une occasion de redéfinir nos relations avec nos partenaires américains en s’ouvrant à d’autres marchés économiques pour ne plus dépendre exclusivement d’un seul partenaire qui, imprévisible, peut décider sur un coup de tête de couper les liens.

En relation avec les dangers suscités envers la démocratie par la polarisation politique alimentée par les algorithmes sur les réseaux sociaux, une participante argue que plusieurs utilisateurs partagent des opinions très extrêmes et, conséquemment, dénuées de toute nuance. «Plus les gens vont vers les extrêmes, plus les gens vont être divisés et plus ça a des répercussions, comme on voit aux États-Unis avec le recul par rapport à l’avortement. Plus la polarisation est extrême et plus la démocratie est fragilisée», affirme une autre participante.

Au sujet des craintes liées à la croissance à vitesse grand V de l’intelligence artificielle (IA), «Je crois que l’IA va permettre d’automatiser certaines tâches. Ça va surtout affecter les cols blancs et souvent les tâches qui seront automatisées sont les plus ennuyeuses. Ça va peut-être libérer du temps pour faire autre chose qui a davantage une valeur ajoutée», déclare un participant. En revanche, une participante exprime son désaccord en alléguant qu’une diminution du temps de travail supposément causée par l’arrivée de l’IA s’est avérée sans fondement, une augmentation de la tâche s’étant révélée dans la réalité.

Enfin en lien avec le déclin du français au Québec, une participante déplore qu’à la faculté de droit, les enseignants ne corrigent plus les fautes de français dans les examens et qu’ils doivent lire les réponses à voix haute pour comprendre les réponses des étudiants qui écrivent au son. «Le français, c’est tellement une belle langue et je pense qu’aussi complexe qu’elle soit, elle mérite d’être apprise. Je crois aussi que la qualité de la langue écrite et parlée est en chute libre et que l’on est de plus en plus laxistes avec ça. C’est notre devoir, je crois, en tant que nation, de bien parler et bien écrire notre langue», affirme une participante.

vigile.quebec tribune libre 29 décembre 2024

Mes vœux aux personnes âgées pour 2025

29 décembre 2024

Que plus jamais une hécatombe innommable comme celle dont ont été victimes les quelque 5000 personnes âgées durant l’épidémie de la COVID 19 ne se reproduise au Québec.

Que les responsables du Ministère de la Santé via ceux de Santé Québec usent d’ingéniosité et de clairvoyance pour sortir les personnes âgées de l’angle mort du système de santé.

Que les personnes âgées vivant dans les CHSLD soient traitées comme des êtres humains à part entière dans le respect et la bienveillance qui leur sont dus.

Que la société reconnaisse à juste titre l’héritage incommensurable des personnes âgées dans toutes les sphères où ils ont fait preuve de courage et de détermination.

Que les générations antérieures aux personnes âges notamment leurs enfants et petits-enfants gardent un contact chaleureux et empli de gratitude à leur égard.

Que des moyens appropriés puissent être mis de l’avant pour que la relation entre les enfants et les personnes âgées puissent outrepasser les tabous intergénérationnels.

Que les subsides versés aux organismes venant en aide aux personnes âgées vivant dans la misère et la solitude soient majorés de façon à leur rendre la vie plus humaine.

Que les organismes humanitaires sollicitent les personnes âgées dans leurs campagnes publicitaires à s’impliquer dans les activités à caractère bénévole.

Que le ministère de l’Éducation invite les personnes âgées à donner de leur temps en tant qu’aides à la classe favorisant de la sorte leur sentiment d’utilité envers la société.

Enfin que les gouvernants se munissent d’un système de protection adéquat envers les personnes âgées pour parer aux manœuvres frauduleuses des arnaqueurs s’infiltrant dans les réseaux sociaux.

vigile.quebec tribune libre 27 décembre 2024

Appel aux dirigeants pour 2025

26 décembre 2024

En ces temps de catastrophes climatiques croissantes, je formule le vœu que les dirigeants des pays développés investissent significativement et équitablement à l’égard des cataclysmes dévastateurs liés aux changements climatiques.

En ces temps d’incertitude politique causée notamment par la montée en flèche de la droite radicale, je souhaite que les dirigeants reprennent avec vigueur le flambeau de la démocratie pour le plus grand bien de l’humanité.

En ces temps tiraillés à l’égard de la place et du droit des femmes dans la société, je formule le souhait que les dirigeants redonnent aux femmes leur juste place dans la société et leur reconnaissent le droit à disposer de leur corps à l’égard de l’avortement.

En ces temps de période économique fluctuante qui affecte particulièrement la classe défavorisée, j’en appelle aux dirigeants pour qu’ils accroissent les subsides aux organismes venant en aide aux plus démunis.

En ces temps tumultueux où l’intelligence artificielle vient bousculer nos vies, je fais appel aux dirigeants pour qu’ils décrètent un moratoire sur son expansion envahissante sur les contenus pernicieux à l’égard des manoeuvres de falsifications identitaires.

En ces temps de profondes inégalités entre les diverses classes de la société, j’en appelle aux dirigeants pour doubler d’énergie et d’ingéniosité dans l’exercice de leur fonction pour amenuiser les effets de ce climat d’injustice éhonté.

Et plus particulièrement au Québec…

En ces temps de violence généralisée tous groupes d’âge et de sexe confondus, je fais appel aux dirigeants pour qu’ils accordent la priorité à la santé mentale en investissant dans les ressources en amont de ce fléau grandissant.

En ces temps de prolifération inquiétante de l’itinérance, je souhaite que les dirigeants investissent davantage auprès des désoeuvrés afin de permettre aux travailleurs de la rue de jouer pleinement et efficacement leur rôle d’aidant.

En ces temps de profonde désaffection envers la carrière d’enseignant, je formule le voeu que les dirigeants lui redonnent ses lettres de noblesse en créant un climat favorisant l’attractivité notamment en priorisant la formation de personnels spécialisés.

En ces temps perturbés dans le système de santé, j’en appelle aux dirigeants pour qu’ils repositionnent le patient au centre de leurs priorités et répondent ainsi adéquatement à sa vocation première à savoir de prodiguer des soins de santé à la population.

vigile.quebec tribune libre 25 décembre 2024
Le Soleil (version numérique) 27 décembre 2024

Trudeau en réflexion… démissionner ou rester?

24 décembre 2024

Suite à la démission choc de Chrystia Freeland de son poste de ministre des Finances, les événements se sont bousculés à la vitesse grand V si bien que Justin Trudeau se retrouve dorénavant inéluctablement placé devant le choix de quitter son poste de premier ministre ou d’y demeurer. Une sérieuse période de réflexion s’impose inévitablement au premier ministre.

À mon sens, quelques arguments, tels les soupçons de plus en plus nombreux des membres de son caucus à l’égard de son leadership, la discrétion pour le moins gênante de certains membres de son cabinet sur son avenir politique, la dégringolade du Parti Libéral du Canada dans les sondages qui stagne dans les intentions de vote des Canadiens depuis des mois, militent en faveur d’une démission de Justin Trudeau.

En revanche, d’autres arguments, tels l’assurance d’une certaine stabilité avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, la performance d’un tribun qui excelle en campagne électorale, son désir quasi hystérique de se mesurer à Pierre Poilievre dans un marathon pré-électoral, une raison personnelle inconnue qui le pousse à s'accrocher même quand les circonstances s’acharnent contre lui, convergent pour que Justin Trudeau demeure à son poste.

Justin Trudeau incarne un politicien aguerri qui excelle dans l’art de communiquer ses émotions aux Canadiens en toutes circonstances dans la foulée l’expertise de ses études en art dramatique. De ce fait, sa décision, peu importe la direction qu’elle prendra, revêtira à n’en pas douter une prestation digne des héros du théâtre classique français. Le premier ministre est maintenant parvenu à l’heure du choix shakespearien, démissionner ou rester. Lui seul peut y répondre en son âme et conscience…

vigile,quebec tribune libre 23 décembre 2024
Le Soleil (version numérique) 25 décembre 2024

Rachel Bendayan, ministre des minorités linguistiques

23 décembre 2024

Lors de son premier point de presse en tant que ministre fraîchement désignée des Langues officielles, Rachel Bendayan, députée d’Outremont, a argué que son rôle comme ministre était de s’assurer que «nous maintenions le bilinguisme…que la minorité anglophone au Québec soit protégée et que la minorité francophone hors Québec soit protégée». En revanche, après avoir négligé de répondre à l’égard du déclin du français au Québec, elle s’est finalement résignée, après une pléiade de critiques, à répondre timidement sur X que «c’est vrai que le français est en déclin au Québec» tout en s’empressant d’ajouter que «c’est aussi vrai que je suis là pour supporter les minorités linguistiques».

De toute évidence, Rachel Bendayan, dont le père est francophone et la mère anglophone, a littéralement raté son départ à titre de première défenderesse des deux langues officielles au Canada en empruntant plutôt le chemin du bilinguisme et en refusant de la sorte de s’attaquer au déclin du français au Québec. En termes clairs, encore une fois, le gouvernement libéral de Justin Trudeau intensifie ses efforts pour accentuer sa prédilection pour la minorité anglophone au Québec au détriment du déclin imminent du français.

vigile.quebec tribune libre 22 décembre 2024

 

 

Gisèle Pelicot, une battante implacable

21 décembre 2024

Dans la foulée du mouvement Me#Too qui a pris véritablement son envol avec l’affaire Harvey Wenstein en 2017, le procès intenté à la suite des révélations ahurissantes de Gisèle Pelicot à l’égard de viols crapuleux dont elle été la victime alors qu’elle était inconsciente sous l’effet de fortes doses d'un puissant anxiolytique se sera échelonné du 2 septembre au 19 décembre 2024, et conclu par la condamnation de cinquante-et-un accusés dont son ex-conjoint Dominique Pelicot, le maître d'oeuvre de cette saga innommable. Or le plus incroyable dans cette poursuite judiciaire réside dans la ténacité implacable dont a fait preuve la victime tout au cours des procédures afin, selon ses dires, que "la honte change de camp" nonobstant le refus odieux des accusés de reconnaître leur responsabilité.

Gisèle Pelicot a été nommée par la BBC une des 100 femmes marquantes de l'année 2024 et est perçue internationalement comme une inspiration pour la lutte contre les violences faites aux femmes. En ces temps tumultueux de perfides attaques sexuelles contre les femmes, la septuagénaire de l'affaire des viols de Mazan incarne une battante qui aura contribué de façon exceptionnelle à vaincre les tabous sur la dénonciation des agressions sexuelles envers les femmes.

Le Devoir 21 décembre 2024i

Le début de la fin

20 décembre 2024

Nonobstant les nombreux sondages montrant une nette tendance de quelque 20% d’avance des Conservateurs sur le parti Libéral de Justin Trudeau à l’égard des intentions de vote, sa décision récente de démettre sa ministre des Finances, Chrystia Freeland, constitue à mon avis le début de la fin du premier ministre.

Justin Trudeau aura beau démontrer officieusement son talent en art de la scène en se renfermant dans son personnage théâtral jouant le rôle du héros de la situation, la perception de la majorité de son caucus laisse entrevoir à mots à peines voilés qu’il affronte une tempête catastrophique à l’égard de son leadership.

À quelques mois d’une élection fédérale, la situation du Parti libéral du Canada (PLC) est pour le moins chancelante, voire désespérée. Dans ce contexte, quelle décision Justin Trudeau prendra-t-il concernant sa réflexion sur son avenir politique? Je serais fort étonné qu’il prenne la voie de la démission. Contre vents et marées, je suis plutôt d’avis qu’il se maintiendra au pouvoir, convaincu qu’il est le mieux placé pour vaincre Pierre Poilievre lors du prochain scrutin.

À moins d’un revirement de situation qui verrait Mike Carney joindre les rangs des Libéraux, l’avenir de Justin Trudeau à la tête du PLC ne laisse entrevoir aucune perspective de remonter la pente tant au sein de son caucus que des intentions de vote des Québécois dont quelque 70% d’entre eux souhaitent son départ lors d’un récent sondage. «Les Québécois ont toute ma confiance», déclarait Justin Trudeau à l’occasion de son allocution devant des partisans libéraux quelques jours après la démission fracassante de Chrystia Feeland. C’est dire à quel point le premier ministre est complètement déconnecté de la réalité cette même réalité qui annonce à n’en pas douter que les jours de Justin Trudeau à titre de premier ministre du Canada sont comptés.

vigile.quebec tribune libre 19 décembre 2024