Le plus vieux métier du monde

2 juin 2014

Un sondage sur la prostitution réalisé auprès de quelque 31 000 répondants par le ministère fédéral de la Justice révèle que plus de 50% des Canadiens sont d’avis qu'il devrait être criminel de vendre ou d'acheter des services sexuels, une consultation qui a été lancée après que la Cour suprême du Canada ait annulé plusieurs articles du Code criminel sur la prostitution.

À mon sens, deux facteurs doivent être encadrés dans la loi, à savoir la protection des prostituées et l’interdiction de proxénétisme. Quant à l’interdiction de tenir des maisons de débauche, je crois qu’une telle mesure viendrait plutôt fragiliser la sécurité des prostituées que les protéger.

Pour le reste, il m’apparaît que le législateur, en voulant encadrer à outrance le plus vieux métier du monde, risque de donner un grand coup d’épée dans l’eau !

quebechebdo 2 juin 2014

Pourquoi faire un don à Vigile?

2 juin 2014

En janvier 2011, je publiais mon premier article sur la tribune libre de Vigile. À cette époque, je dois vous avouer que ma « flamme nationaliste » ne brillait pas fort et que mes convictions souverainistes avaient pris le chemin du placard depuis belle lurette.

Depuis lors, j’ai repris du gallon au sein de la militance de l’option indépendantiste du Québec quoiqu’elle ait été secouée souvent par les méandres dans lesquels nous a conduit le PQ au cours de son dernier mandat à titre de gouvernement.

Néanmoins, si je demeure malgré tout allumé sur mes espoirs de voir un jour le Québec accéder à son statut de pays, c’est en grande partie grâce la tribune libre de Vigile qui demeure pour un moi le canal par excellence de la promotion de l’option indépendantiste au Québec.

Nous abordons le sixième mois de l’année 2014 et seulement 20% de l’objectif est atteint…une situation qui pourrait paraître inquiétante. Toutefois, avec l’arrivée de la belle saison, je vous invite à prendre quelques minutes de votre temps pour répondre à l’invitation de feu Bernard Frappier :

« J’ai la ferme conviction que les amis de Vigile sauront apporter leur soutien, comme ils l’ont fait, année après année. »

Enfin, je me joins aux trois signataires qui suivent pour contribuer au financement de Vigile et permettre à ce flambeau essentiel de maintenir active cette tribune unique au sein des différents médias qui existent sur la scène politique québécoise.

« Vigile, un outil unique et indispensable à la promotion de la souveraineté du Québec. »
Marie-Thérèse Miller

« Encore un petit effort pour maintenir bien vivant cet outil exceptionnel, véritable chien de garde de la démocratie que constitue le site VIGILE. »
Denis Julien

« Je trouve primordial d’appuyer votre travail minutieux nous permettant de nous informer rapidement et efficacement sur divers enjeux collectifs dont la question nationale. »
Olivier Gendreau

vigile.net tribune libre 2 juin 2014

Le triumvirat caméléon

1 juin 2014

Décidément, les ministres médecins libéraux qui se sont succédé au ministère de la Santé ont l’heur de s’empêtrer dans des situations qui dégénèrent implacablement en conflits avec leurs commettants.

On en a comme exemple le conflit actuel avec les fédérations des médecins dont les premiers responsables sont bien installés au sein du gouvernement actuel, à savoir Philippe Couillard, Yves Bolduc et Gaétan Barrette.

Le premier était ministre de la Santé dans le gouvernement Charest au moment de la signature de l’accord présentement en litige, le second a renouvelé la généreuse entente en 2011 à titre de ministre de la Santé, et le troisième négociait pour les médecins spécialistes.

Une brochette libérale servie sur un fond de conflit d’intérêt malsain qui frôle la comédie humaine à laquelle nous ont habitués les libéraux depuis des décennies. La preuve tangible que les « vraies affaires » fluctuent dépendamment du siège qu’occupe notre triumvirat caméléon.

quebechebdo 31 mai 2014
vigile.net tribune libre 31 mai 2014
Le Journal de Québec 1er juin 2014

Une victoire morale

30 mai 2014

Même si le CH tirait de l’arrière 3-2 dans la série qui l’affrontait aux Rangers de New-York, tous les espoirs étaient encore permis pour qu’il parvienne jusqu’en finale. Mais le sort en a décidé autrement.

Néanmoins, nous devons admettre que, malgré une saison régulière en dents scie, le Tricolore a démontré, au cours de ces séries, beaucoup de caractère et de détermination et mérite une mention d’honneur.

Leur défaite serrée de 1-0 dans le sixième match laisse à coup sûr un goût amer mais elle révèle que l’équipe de Michel Therrien a lutté jusqu’à la fin sans jamais baisser les bras… Je crois que nous pouvons féliciter les joueurs du CH et leur conférer une victoire morale.

quebechebdo 30 mai 2014

Crédibilité entachée

30 mai 2014

De son propre aveu, le ministre de la santé Gaétan Barrette avoue ne pas accorder trop d’importance aux récriminations de la présidente de la Fédération des médecins spécialistes Diane Francoeur, alléguant qu’il s’agit d’un «jeu de négociations» auquel il s’est adonné quand il était «de l’autre bord».

Avec une telle réaction, vous comprendrez que l’approche du ministre souffre pour le moins d’une crédibilité fortement entachée pour la suite des événements qui risque de conduire à la confrontation…

quebechebdo 30 mai 2014

Le Casque bleu dans l’âme

29 mai 2014

En écoutant l’entrevue réalisée par Anne-Marie Dussault avec Roméo Dallaire sur son retrait du Sénat, je n’ai pu m’empêcher de constater avec quel engouement viscéral le général alléguait les raisons humanitaires qui le poussent à concentrer ses énergies sur les causes qui lui tiennent à cœur, notamment, les enfants soldats, la prévention de génocides, la résolution de conflits et la recherche sur le syndrome de stress post-traumatique.

Il m’apparaît évident que Roméo Dallaire est revenu traumatisé par le génocide du Rwanda qui l’a confronté au refus de l’aide de la communauté internationale. Néanmoins, il m’apparaît tout aussi évident que le Casque bleu n’est jamais sorti du général.

Et, c’est tout à son honneur… Le monde médiatique souffre de la rareté de personnages aussi convaincus des valeurs qu’ils défendent. Aussi, je ne peux qu’admirer l’ardeur avec laquelle Roméo Dallaire aborde cette étape de sa carrière et lui rendre hommage pour ses convictions profondes qui confirment son authenticité sans limite.

quebechebdo 29 mai 2014
Le Devoir 31 mai 2014

Effluves émotifs inaceptables

28 mai 2014

Après les propos «orduriers» de Christine Saint-Pierre envers l’ex-première ministre Pauline Marois en septembre 2013, c’est maintenant au tour de Julie Boulet d’envoyer cavalièrement un doigt d’honneur au député péquiste de Verchères Stéphane Bergeron.

Décidément, notre auguste Assemblée nationale ne semble pas avoir l’heur de ralentir les effluves émotifs de nos deux députées libérales qui se sont vite empressées de s’excuser auprès des personnes visées.

Néanmoins, il me semble que des adultes majeures et vaccinées devraient avoir la maturité nécessaire pour se tourner la langue à quelques reprises avant de laisser aller libre cours à leurs émotions primaires…Ce serait là la moindre des choses, mesdames les députées!

quebechebdo 28 mai 2014

PKP, l’homme politique

28 mai 2014

Le retour rapide de Pierre Karl Péladeau à l’Assemblée nationale à la suite de son accident à vélo témoigne à mon sens d’une volonté claire de l’homme d’affaires de se consacrer entièrement à sa nouvelle carrière politique.

Dans une courte rencontre avec les médias, PKP n’a laissé aucun doute sur ses intentions d’accomplir avec conviction ses tâches de député de Saint-Jérôme et de porte-parole de l’opposition officielle en matière de Développement économique.

Quant à sa possible candidature à la course à la chefferie du Parti québécois, il ne fait aucun doute dans mon esprit que PKP incarnerait un vent de changement bénéfique au sein d’un parti usé par des années de pouvoir qui ont vu ses dirigeants, plus souvent qu’à leur tour, reléguer leur option fondamentale dans le placard.

Par ailleurs, on ne peut oublier le poing levé de PKP en faveur du pays du Québec au moment de l’annonce de sa candidature à titre de député de Saint-Jérôme. À cet effet, nul doute que sa participation à la course à l’investiture du PQ ne pourrait qu’apporter un vent de fraîcheur dans les débats.

Somme toute, Pierre Karl Péladeau, le bagarreur et le fonceur, par sa façon déterminée d’affronter les écueils laissés à la suite de son accident, vient marquer des points marquants quant à ses idées bien arrêtées de plonger avec conviction dans une carrière politique assumée… et c’est tant mieux pour la scène politique québécoise!

quebechebdo 28 mai 2014
vigile.net tribune libre 29 mai 2014

Contournera, contournera pas…

27 mai 2014

Cela fera bientôt un an que le train de la fatalité est venu faucher la vie de 47 personnes à Lac-Mégantic tout en laissant dans un deuil amer des centaines de parents et amis. Un train fou, poussé par un élan meurtrier, du haut d’une pente abrupte, s’est emballé de Nantes et a poursuivi sa descente vertigineuse et fatale sans que personne ne puisse l’arrêter.

Et, dix mois plus tard, le ministre Pierre Moreau est encore en train de tergiverser sur les motifs qui pourraient justifier la construction d’une voie de contournement, alléguant l’iniquité qu’une telle voie pourrait causer envers les 500 autres municipalités québécoises traversées par des voies ferrées…

Dans tout ce tohu-bohu de considérations malveillantes, la mairesse de Lac-Mégantic a fait valoir sa propre définition de l’équité: «Est-ce que le gouvernement du Québec peut nommer une autre ville où un accident ferroviaire a tué 47 personnes et détruit son centre-ville historique? Je réclame l’équité: que notre chemin de fer soit aussi sécuritaire que celui des autres».

À mon sens, le gouvernement Couillard fait preuve d’un mépris scandaleux envers les Méganticois qui ont droit à la même sécurité que les citoyens des autres villes qui ne sont pas confrontés aux dangers de l’inclinaison marquée d’une pente aussi abrupte que celle qui existe entre Nantes et Lac-Mégantic.

Monsieur Moreau, l’heure n’est plus aux viles tergiversations… Agissez et dégagez les fonds pour la construction d’une voie de contournement et soyez assuré que personne ne vous en tiendra rigueur!

quebechebdo 27 mai 2014
Le Journal de Québec 28 mai 2014 "Contourner Lac-Mégantic" (version abrégée)
Le journal Métro 29 mai 2014 "Agissez!" (version abrégée)

Le PQ est-il viable?

26 mai 2014

En août 1968, René Lévesque et Gilles Grégoire s'entendent sur la fusion prochaine du MSA et du Ralliement national en vue de créer un nouveau parti. Du 11 au 14 octobre 1968, 957 délégués représentant toutes les régions du Québec se rassemblent à l'Université Laval et au Petit Colisée de Québec pour fonder un nouveau parti politique.

Élu à la présidence, René Lévesque prononce un discours au terme de ces assises de fondation. Le président commente le choix du nom de Parti québécois, un beau nom, mais chargé d'une «écrasante responsabilité», qu'il faudra porter avec dignité et travailler à mériter.

«Pour moi, tout parti politique n’est au fond qu’un mal nécessaire, un de ces instruments dont une société démocratique a besoin lorsque vient le moment de déléguer à des élus la responsabilité de ses intérêts collectifs. Mais les partis appelés à durer vieillissent généralement assez mal. Ils ont tendance à se transformer en églises laïques, hors desquelles point de salut, et peuvent se montrer franchement insupportables. À la longue, les idées se sclérosent, et c’est l’opportunisme politicien qui les remplace. Tout parti naissant devrait à mon avis inscrire dans ses statuts une clause prévoyant qu’il disparaîtra au bout d’un certain temps. Une génération? Guère davantage, ou sinon, peu importe les chirurgies plastiques qui prétendent lui refaire une beauté, ce ne sera plus un jour qu’une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer.» René Lévesque

En relisant cette réflexion venant de la part du fondateur du Parti québécois, on ne peut que demeurer perplexe sur la viabilité du parti qu’il a créé à la fin des années 1960, particulièrement à la suite de la déconfiture qu’il a subie le 7 avril dernier.

Et, qu’en est-il aujourd’hui de l'«écrasante responsabilité» liée au choix du nom de Parti québécois? Quarante-six ans plus tard, la question se pose : le PQ a-t-il réussi à «porter avec dignité» cette responsabilité et à travailler à la mériter?

Indépendamment de l’épisode historique du référendum de 1995 où les Québécois ont failli faire un pas vers leur autonomie, force est de constater que le PQ s’est laissé porter par les affres du pouvoir et la gestion d’un bon gouvernement provincial.

Devant la stratégie des dirigeants du PQ lors de la dernière campagne électorale qui se sont adonnés à toutes sortes de tergiversations pour reléguer dans le placard l’option fondamentale du parti, il y a lieu de s’interroger sur la viabilité du parti de René Lévesque.

En réalité, le Parti québécois est-il devenu «une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer?»…Où possède-t-il encore les éléments qui pourront lui permettre d’émerger de cette stagnation dévastatrice dans laquelle il s’est enlisé sous le poids des années? Des questions cruciales qui doivent animer les militants du PQ au moment où ils entament une réflexion sur l’avenir du parti…

quebechebdo 26 mai 2014