Gros plan sur Régis

27 janvier 2016

À la question d’un journaliste lui demandant de commenter la séparation de Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau, le maire de Québec et célébrant au mariage du couple, Régis Labeaume a encore une fois réussi à mettre sa personne en évidence.

«J'en pense pas grand-chose, me semble que j'ai fait ça correctement», a répondu laconiquement Régis, y allant d’une pointe d’humour ayant pour effet de tourner les projecteurs sur sa petite personne. Une pointe d’humour inappropriée dont l’effet recherché n’avait d’autre intention que de projeter le gros plan sur le maire « m’as-tu vu? ». Une attitude tout simplement imbue d’un égocentrisme révoltant…triste mais réaliste constat!

quebechebdo 27 janvier 2016

Le « franglais » de Justin

26 janvier 2016

Lors des attentats de Paris, Justin Trudeau avait offert, au nom de tous les Canadiens, « nos sympathies et nos condoléances » aux proches éprouvés par cette tuerie. Une redondance de termes qui illustrent clairement l’ambiguïté suscitée par l’influence de l’anglais dans l’expression « to offer our sympathy » qui doit être traduite en français par « offrir nos condoléances ».

En écoutant parler Justin Trudeau, il m’apparaît évident qu’en voulant traduire sa pensée de l’anglais au français, il ne peut faire autrement que de calquer et le vocabulaire et la syntaxe de la langue anglaise, ce qui résulte en une traduction littérale bourrée d’anglicismes de toutes sortes.

Les langues véhiculent un « esprit » qui leur est particulier et sont rébarbatives aux traductions littérales, i.e mot à mot. Le véritable bilinguisme doit respecter les normes des deux langues, à défaut de quoi le « franglais » contribuera à l’appauvrissement du français et, à plus long terme, à son envahissement…Pour employer une expression française populaire, Justin a encore beaucoup de « croutes à manger » s’il aspire à se prétendre bilingue un jour!

quebechebdo 26 janvier 2016

Le dogme de l’inclusion scolaire

25 janvier 2016

C’est en 1999 qu’a débuté au Québec la diminution progressive des classes dites spéciales visant à intégrer les élèves handicapés ou en difficulté dans les classes régulières dans le but de favoriser une école plus inclusive. Un principe louable en soi mais qui devient de plus en plus difficile à respecter, particulièrement dans un contexte de coupures budgétaires.

Mais revenons au principe de l’inclusion de ces élèves dans des classes régulières. Qu’on le veuille ou non, l’école inclusive, malgré ses « beaux principes », comporte son lot d’inconvénients pour le moins pernicieux, à savoir que j’y vois un déséquilibre d’apprentissage entre les élèves d’un même groupe, une situation fort complexe pour l’enseignant qui doit y faire face quotidiennement.

En effet, d’une part, l’enseignant n’a pas toujours les compétences ni les ressources nécessaires pour affronter les comportements de ces élèves, d’autre part, ce sont les élèves « réguliers » qui souffrent du rythme auquel doit se plier l’enseignant pour garder les élèves en difficulté au diapason du groupe dont il a la charge, un objectif qui devient souvent inaccessible.

L’inclusion scolaire semble aujourd’hui érigée en dogme dans la plupart des écoles du Québec…Toutefois, je suis d’avis que les principes d’équité qu’elle défend arrivent à un seuil de remise en question concernant l’efficacité de l’acte pédagogique pour l’« ensemble des élèves ».

quebechebdo 25 janvier 2016 

Le coup de téléphone de Justin

25 janvier 2016

On a beaucoup parlé des paroles « creuses » de Justin Trudeau depuis son élection à titre de premier ministre du Canada. Parmi ces sorties pour le moins « vides de sens », je retiens le coup de téléphone inconvenant adressé au conjoint de Maude Carrier, Yves Richard, à l’occasion du décès de Mme Carrier lors de la tuerie du Burkina Faso.

Non seulement les paroles de Justin Trudeau rataient carrément la cible en arguant que Mme Carrier était « une fierté canadienne », mais le premier ministre s’est comporté en incompétent en se contentant d’un coup de téléphone au lieu de se déplacer sur les lieux de la vigie organisée par les proches des victimes québécoises de l’attentat.

Il n’est donc pas surprenant que, dans de telles circonstances, M. Richard ait raccroché au nez de Justin Trudeau qui a raté une belle occasion de quitter sa carapace « zen » et de revêtir son costume d’empathie naturelle envers des personnes dont le seul intérêt était de faire œuvre humanitaire…Encore faudrait-il qu’il puisse y parvenir, ce dont je doute!

quebechebdo 25 janvier 2016

L’amour existe encore

24 janvier 2016

C’est dans une atmosphère de sobriété et de dignité que se sont déroulées les funérailles de René Angélil. Une cérémonie au cours de laquelle le thème de la famille et de l’amour des siens ont été ressentis comme la bougie d’allumage de la vie de l’homme derrière l’impresario, les allocutions de deux de ses fils en faisant foi.

À ceux qui mettaient en doute la pertinence des funérailles nationales pour René Angélil, l’éventail de personnalités politiques et culturelles qui ont assisté à la cérémonie suffisait pour nous faire réaliser à quel point cet homme incarnait une fidélité sans bornes pour les amitiés qu’il avait tissées serrées au fil des années.

René Angélil et Céline Dion formaient sans contredit un couple exceptionnel dans lequel s’exerçait une chimie palpable dont l’amour inconditionnel était devenu leur meilleur atout. À cet effet, il fallait ressentir l’émotion qui se dégageait de la basilique Notre-Dame lorsque la voix de Céline a envahi la nef toute entière grâce aux paroles de la chanson de Luc Plamondon et de Richard Cocciante L’amour existe encore dont voici le début : Quand je m'endors contre ton corps Alors je n'ai plus de doute L'amour existe encore…Repose en paix, René!

quebechebdo 23 janvier 2016
Le Journal de Québec 24 janvier 2016

L’Institut de recherche sur l’indépendance

22 janvier 2016

La saga que se livre Pierre Karl Péladeau contre le PLQ et la CAQ concernant la légalité du futur Institut de recherche sur l’indépendance revêt à mes yeux les allures d’une querelle de clocher alimentée par une mise en demeure contre la CAQ et des rumeurs de mise en demeure contre le leader parlementaire du PLQ Jean-Marc Fournier. Sur la page Facebook de PKP, les sobriquets disgracieux pleuvent à l’endroit des « assaillants » qui ne se gênent pas pour rétorquer sur un ton aussi inconvenant.

Depuis quelques semaines, le chef du Parti québécois argue que le futur Institut de recherche sur l’indépendance devrait obtenir un statut d’organisme de bienfaisance au même titre que le Réseau québécois de réflexion sur le fédéralisme, communément appelé L’Idée fédérale.

Une idée qui, en soi, est fort légitime. Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est le chemin d’insultes emprunté par les adversaires impliqués dans le projet d’Institut. On a l’impression que les belligérants se sont engagés dans une « guerre des tuques » où les boules de neige envahissent le paysage médiatique de cette guéguerre enfantine.

Conséquemment, il m’apparaît souhaitable, voire urgent, que les parties concernées cessent les hostilités et s’en remettent aux autorités concernées par la demande de PKP au lieu d’en débattre avec acrimonie avant même de connaître les tenants et aboutissants d’une telle démarche.

quebechebdo 22 janvier 2016
vigile.net tribune libre 24 javier 2016

Le Canada selon Justin

21 janvier 2016

« Les Canadiens savent toutefois que la croissance et la prospérité ne tiennent pas seulement à ce qui se trouve sous nos pieds, mais surtout à ce que nous avons entre les oreilles », a lancé le premier ministre Trudeau lors de son allocution au forum économique de Davos, en Suisse. Des mots qui en disent long sur les intentions de M. Trudeau de donner un nouveau visage au Canada, une stratégie évidente consistant à se distancer du secteur des ressources naturelles qui étaient devenues une des priorités du gouvernement Harper.

Sur un autre plan, Justin Trudeau est revenu sur un message qui lui tient à cœur, à savoir que les gouvernements doivent dépenser plutôt que d'imposer des mesures d'austérité pour générer de la croissance, une flèche qui vise cette fois-ci le gouvernement Couillard. «Nous avons une population diversifiée et créative, des systèmes d'éducation et de santé extraordinaires. Nous bénéficions de stabilité financière et politique et d'un gouvernement prêt à investir pour le futur », a ajouté le premier ministre.

Malgré la morosité économique mondiale et la baisse faramineuse des marchés boursiers, M. Trudeau a réitéré que le Canada représente un endroit sûr pour les investisseurs désireux d’y faire des affaires…Reste à savoir si son message passera la rampe d’un climat économique frileux devant la chute du baril de pétrole, une hausse éventuelle représentant le véritable baromètre sur qui les spécialistes se fient pour relancer l’économie.

quebechebdo 21 janvier 2016 

Des funérailles nationales pour René Angélil

21 janvier 2016

Selon l’Office québécois de la langue française, les funérailles nationales honorent la mémoire d'un chef d'État ou d'une personne s'étant particulièrement illustré dans la vie politique, culturelle ou sociale d'une nation, d'un État ou d'un pays. Or, depuis l’annonce par le premier ministre Couillard d’offrir des funérailles nationales à René Angélil, plusieurs voix discordantes se sont fait entendre, particulièrement dans les médias sociaux.

On pourra toujours palabrer longtemps sur la pertinence de cet honneur dévolu à René Angélil, rares sont ceux qui ne se rallieront pas au fait qu’il a eu une carrière exceptionnelle en tant qu’impresario de Céline Dion et qu’il a réussi à réaliser ce que personne d’autre avant lui n’a réussi, à savoir conduire au sommet de la chanson internationale une petite Québécoise issue d’un milieu très modeste.

Et, de surcroît, en demeurant attaché à ses racines québécoises…Et si ce n’est que pour cette raison, le gouvernement du Québec est fort légitimé d’honorer la carrière artistique phénoménale de René Angélil. Alors, oui à des funérailles nationales pour ce grand Québécois!

quebechebdo 21 janvier 2016
 

L’importance capitale de Carey Price

20 janvier 2016

La saison 2015-2016 a débuté en lion pour le Canadien de Montréal…jusqu’au jour où son gardien de but étoile, Carey Price, a été mis au rancart à cause d’une blessure. Depuis lors, le jour de la marmotte se perpétue inlassablement, le Tricolore détenant le pire dossier du circuit depuis le 1er décembre avec une fiche de 5-16-1.

Le capitaine Pacioretty aura beau clamer que la confiance est toujours là, je suis plutôt d’avis que chaque défaite qui s’ajoute vient miner l’esprit d’équipe et ajouter davantage de stress autant chez les joueurs, les instructeurs que la haute direction.

Toutefois, il serait malvenu de prendre des décisions radicales dans un tel contexte d’autant plus que la solution au problème est connue. En effet, la réponse à la question de savoir depuis quand le Tricolore a débuté sa dégringolade coïncide avec le départ de Carey Price. En attendant, Michel Therrien se doit de rétablir la confiance au sein de son équipe et ce…malgré l’absence de Price!

quebechebdo 20 janvier 2016
 

Le Canada, le grand absent

20 janvier 2016

J’écoutais le ministre de la Défense nationale, Harjit Singh, tenter d’expliquer l’absence du Canada à une rencontre de la coalition pour lutter contre le groupe armé État islamique et j’avais l’impression d’assister à un cours improvisé sur l’art de se tirer d’embarras.

Des tergiversations alambiquées, des arguments empêtrés dans les méandres des faux-fuyants, enfin tous les ingrédients pour sortir de l’interview sans réponse à l’argumentaire central, à savoir l’absence du Canada à cette rencontre de la coalition.

Bien que le gouvernement Trudeau se propose de mettre le cap sur le rôle militaire du Canada  axé sur la formation et l’aide humanitaire, dont le plan se retrouve toujours devant la page blanche, je suis d’avis qu’il pourrait de surcroît appuyer les frappes militaires contre l’EI, les deux stratégies pouvant très bien être élaborées au ministère de la Défense nationale.

Depuis son accession au pouvoir, ce gouvernement semble exceller dans les discours creux et les formules toutes faites qui ont l’heur de tourner autour du pot…Peut-être serait-il temps d’adopter des positions fermes sur certains dossiers, particulièrement sur la lutte au terrorisme…

quebechebdo 20 janvier 2016