Monsieur Couillard-Succursale

5 février 2016

« Nous vivons dans une économie ouverte et libre », a répété à outrance Philippe Couillard dans le cadre de la transaction qui a vu RONA passer entre les mains du géant américain Lowes’s. Une stratégie qui peut paraître « avantgardiste » mais qui recèle son lot d’inconvénients, le plus sournois étant la disparition du siège social de l’entreprise envers lequel M. Couillard n’éprouve décidément aucune sensibilité particulière.

Pourtant, le pignon sur rue incarné par les sièges sociaux représente la pierre angulaire de toute entreprise désireuse de mettre en lumière les forces et talents de nos entreprises québécoises. La politique minimaliste de succursale prônée par Philippe Couillard vient au contraire jeter le voile sur un fleuron québécois implanté avec courage et détermination sur notre sol depuis plus de 75 ans.

À ce sujet, je ne peux qu’être entièrement en accord avec le leader parlementaire de l’opposition péquiste, Bernard Drainville, lorsqu’il déclare que le gouvernement Couillard « veut bâtir une économie de locataires » et non une économie de propriétaires, un nivellement par le bas qui caractérise sans l’ombre d’un doute un Monsieur Couillard-Succursale qui préfère opter pour une économie réductionniste de locataires au détriment d’une économie axée sur la fierté d’être propriétaires…Un laxisme carrément éhonté et indigne d’un chef d’État!

quebechebdo 5 février 2016
Le Journal de Québec 7 février 2016 "L'économie de "locataires" de Couillard" 

 

Sauver RONA…avant de passer au suivant!

4 février 2016

C'est le 6 octobre 1939 qu'un groupe de quincailleries fonde Les Marchands en Quincaillerie ltée afin de contourner un monopole qui menaçait leur approvisionnement. Leur mission est de regrouper les commandes afin d'obtenir de meilleurs prix. Quelques années plus tard, Rolland Dansereau et Napoléon Piotte accèdent aux commandes de l'entreprise qui deviendra le Groupe RONA inc.

Or, 77 ans plus tard, RONA, un fleuron de l’économie québécoise, est sur le point d’être vendu au géant américain Lowe’s pour la somme de 3,2 milliards $, une transaction qui « réjouit les actionnaires ». Tel est l’argument massue utilisé par les propriétaires de l’entreprise pour jeter un peu de baume sur cet accord.

Mais qu’en est-il des conséquences directes de cette transaction, à savoir la perte du siège social au Québec et des emplois de ceux qui y travaillent, son engagement dans la communauté et les emplois liés aux fournisseurs des PME québécoises qui gravitent autour de RONA? Motus et bouche cousue sur ces écueils à part un engagement verbal du géant américain que tous ces emplois seront respectés…

«C’est une offre qu’on ne pouvait refuser», a déclaré Robert Sawyer, le président et chef de la direction de RONA. «On n’a pas eu le choix de se pencher sur cette offre et de voir ce qu’elle apportait aux actionnaires », a renchéri Robert Chevrier, le président du conseil d’administration. Qu’à cela ne tienne, la Caisse de dépôt possède encore 17 % des actions de l’entreprise québécoise. Au gouvernement libéral d’arrêter cet engrenage malsain qui s’acharne sur nos entreprises et de sauver RONA…avant de passer impassiblement au suivant!

quebechebdo 4 février 2016
vigile.net tribune libre 4 février 2016
 

Affaire Ghomeshi: des courriels compromettants

3 février 2016

Le début du procès sur l’affaire Ghomeshi a pris une tendance imprévue lorsque le première plaignante, qui soutient avoir été tellement traumatisée par le comportement de Jian Ghomeshi qu’elle ne voulait plus jamais le revoir, a été confrontée par la défense à deux courriels compromettants qu’elle a fait parvenir à l’accusé, dans lesquels elle demande à le revoir, le deuxième courriel contenant même une photo d’elle en bikini sur une plage.

Sans vouloir m’ériger en défenseur inconditionnel de Ghomeshi, il est bon de se rappeler que toute cette affaire tourne autour du libre consentement des plaignantes invoqué par l’accusé lors de ses présumées agressions sexuelles envers elles. Une défense qui, il faut bien l’admettre, semble gagner en crédibilité par la divulgation de ces deux courriels qui viennent contredire la version de la plaignante.

Un début de procès qui s’annonce ardu pour la couronne qui devra apporter des preuves « hors de tout doute raisonnable » que les plaignantes ont véritablement été agressées sexuellement sans leur consentement. Pour l’instant, l’avocate de Jian Ghomeshi a semé des doutes sérieux sur ces allégations…Un procès à suivre!

quebechebdo 3 février 2016

 

Uber: Poëti sort de l’ombre

2 février 2016

Il n’aura fallu que quelques jours pour que l’ex-ministre des Transports Robert Poëti sorte de l’ombre en ce qui a trait  au dossier Uber. En effet, en entrevue avec l'animateur Paul Arcand au 98,5 FM le 1er février, M. Poëti en a profité pour déclarer qu'il avait considéré le service de « covoiturage » Uber comme étant illégal dès son arrivée sur les routes du Québec.

Aussitôt son arrivée en poste, M. Poëti, sans qualifier ses divergences avec Philippe Couillard de « différend », utilise la « différence d’approche », une nuance, disons-le, plutôt subtile. Alors que M. Couillard, selon ses bonnes vieilles habitudes, voulait sauver la chèvre et le chou en faisant en sorte que les deux modes de taxis soient à compétence égale, ce qui aurait contraint Uber à se conformer aux lois actuelles, Robert Poëti prônait plutôt une suspension immédiate des activités d’Uber tant et aussi longtemps qu’elle ne se conformerait pas aux lois et règlements existants.

De là, à mon sens, la saga que l’on connaît aujourd’hui entre les chauffeurs de taxi et ceux d’Uber qui fonctionnent toujours aujourd’hui dans l’illégalité la plus complète. Un dossier qui traîne en longueur dans des circonstances où le laxisme du premier ministre, encore une fois, vient entacher la crédibilité d’un ancien membre de son cabinet…qui avait, à mes yeux, tout à fait raison dans la démarche qu’il préconisait.

quebechebdo 2 fébrier 2016
cyberpresse.ca 3 février 2016
Le Soleil 3 février 2016
Le Journal de Québec 3 février 2016 

ON se lance à l’attaque

1 février 2016

C’est fort de l’appui de 99 % de ses membres que le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, s’est donné comme mission de convaincre le Parti Québécois et Québec solidaire de prendre un engagement clair pour l’indépendance du Québec et de rallier les forces souverainistes en prévision de l'élection provinciale de 2018. Un défi de taille que certains qualifieront d’utopique mais qui a surtout le mérite d’être essentiel à la démarche du Québec vers son indépendance.

«Nous, on pense qu'une coalition en 2018 est nécessaire. On pense qu'elle est possible et qu'elle ne peut que passer par un engagement clair de réaliser l'indépendance… C'est pas nouveau que le Parti québécois parle d'indépendance. Ce n'est pas nouveau qu'il parle du pays. Mais ça fait très longtemps qu'il n'a pas pris un engagement réel de le faire, dans lequel on prend un risque», soutient M. Zanetti.

Axé sur un militantisme de terrain et des propositions innovatrices, ON demeure à mes yeux une pierre d’assise essentielle dont le rôle principal consiste à agir comme bougie d’allumage au maintien de l’élan indépendantiste, si ce n’est que pour « brasser la cage » du PQ et de QS qui ont l’heur depuis des années de tergiverser autour de leur option principale.

Martin Luther King prétendait que tout grand projet commençait par un rêve…De ce fait, en tant que membre d’Option nationale, je me rallie d’emblée à celui d’ON qui n’attend que les « vieux » partis pour prendre son envol et se concrétiser.

quebechebdo 1er février 2016
Le Journal de Québec 4 février 2016
vigile.net tribune libre 8 février 2016

Vive le Carnaval!

31 janvier 2016

Le Carnaval de Québec atteint cette année l’âge vénérable de 62 ans, et plusieurs observateurs s’interrogent sur sa survie. Et pourtant, c’est par milliers que les carnavaleux québécois ont répondu à l’appel de Bonhomme pour les activités d’ouverture sur les plaines d’Abraham le 30 janvier!

Depuis ses tout débuts, les dirigeants du Carnaval ont su s’adapter aux besoins de la population en modifiant ou en ajoutant certaines activités, tout en essayant de conserver les plus populaires.

Néanmoins, je suis d’avis que l’apparition de quelques activités de quartiers contribuerait à créer un climat favorable à la participation d’une clientèle différente davantage tournée vers la vie de quartier.

Toutefois, malgré certains commentaires qui souhaiteraient voir disparaître le site des plaines d’Abraham, je crois que ce serait une erreur car les plaines constituent, à mon sens, un lieu de rassemblement idéal, autant pour les Québécois que pour la clientèle touristique.

Bref, le Carnaval de Québec, malgré son âge avancé, a toujours sa raison d’être et mérite d’être appuyé de commentaires constructifs au lieu d’être dénigré par tous les moyens pour mettre en doute sa pertinence… Vive le Carnaval!

quebechebdo 31 janvier 2016

La palme d’or des coupures scandaleuses

30 janvier 2016

Décidément, ce gouvernement détient la palme d’or au chapitre des coupures scandaleuses envers les personnes les plus démunies de la société, les dernières en liste étant les personnes lourdement handicapées, une mesure qui met en péril quelque 500 résidences accueillant 2500 personnes. Des individus complètement désarmés qui ont trouvé refuge auprès d’un personnel compétent qui a établi le lien de confiance essentiel à la survie de cette clientèle.

À sa défense, le ministre Barrette rétorque que « ces changements sont équitables et nécessaires », alléguant en guise de « consolation » qu' « aucune personne handicapée ne sera laissée seule advenant la fermeture de sa résidence. » À l’heure où le même gouvernement accueille des centaines de réfugiés syriens à coût de millions, il ne trouve pas dans ses goussets les sommes nécessaires pour subvenir aux besoins criants de ses propres citoyens…Plutôt révoltant, n’est-ce pas?

quebechebdo 30 janvier 2016
 

La vision d’abord, M. Moreau

29 janvier 2016

Depuis la création du ministère de l’Éducation en 1964, soit une période de quelque 50 ans, Pierre Moreau devient le 28ième ministre, le 14ième depuis 2006 et le 6ième depuis 2012. Un carrousel effréné qui explique en grande partie les méandres qu’ont dû emprunter les enseignants soumis aux velléités de chacun de ces ministres et l’instabilité dans laquelle ont baigné les écoles québécoises.

En plus d’être le deuxième ministère en importance sur le plan des budgets, le MEQ est d’abord et avant tout la plaque tournante d’une société orientée vers son avenir, à savoir la formation de notre jeunesse québécoise. Et, tant et aussi longtemps que l’éducation sera considérée comme une dépense au même titre que les ministères à vocation économique, les gouvernements erreront dans des sentiers stériles.

Certains observateurs se réjouissent de l’arrivée de Pierre Moreau…grand bien leur fasse! Toutefois, d’autres y voient la nomination d’un politicien à la main de fer appelé à  « mettre de l’ordre » dans les rangs du personnel des écoles, en particulier des enseignants.

Pour ma part, je serai en mesure de juger de l’efficacité du nouveau ministre lorsqu’il aura fait part de sa « vision » de l’éducation, une vision qui a semblé absente des mandats de ses prédécesseurs immédiats. L’heure est au choix. Ou bien le MEQ est perçu comme un terreau dans lequel il faut investir pour l’avenir du Québec, ou bien il continue de faire partie de la vache à lait du gouvernement…À vous de jouer la bonne carte, M. Moreau!

quebechebdo 29 janvier 2016
Le Journal de Québec 1er février 2016 "À vous de jouer la bonne carte, M. Moreau!"  
vigile.net tribune libre 1er février 2016 "À vous de jouer la bonne carte, M. Moreau!"

PKP, mauvaise passe ou signe avant-coureur?

28 janvier 2016

De plus en plus de rumeurs circulent dans les officines du Parti québécois concernant le leadership de leur chef Pierre Karl Péladeau. On peut toujours alléguer qu’il est dans les us et coutumes du PQ d’être un parti ouvert et démocratique où tous les intervenants peuvent s’exprimer librement, il n’en demeure pas moins que les dernières semaines ont soulevé des interrogations qui ont eu pour effet de placer le chef du PQ sur la défensive. Une position inconfortable qui s’érige en obstacle devant la tâche inhérente à un chef de l’opposition, à savoir harceler le gouvernement en place et, dans le cas de PKP, mettre en évidence l’option indépendantiste.

Et, pour ajouter aux critiques auxquelles est soumis PKP, je suis d’avis que les moyens qu’il utilise pour les pallier sont rarement appropriés, à savoir les mises en demeure et les poursuites qu’il prône pour se défendre, des stratégies utilisées souvent dans le monde des affaires d’où est issu l’ex-pdg de Québecor.

Récemment, M. Péladeau a lui-même affirmé qu’il lui restait encore « des croûtes à manger » pour faire ses classes sur la scène politique. Aujourd’hui, des problèmes personnels sur lesquels je ne ferai aucun commentaire viennent s’ajouter dans le panier de problèmes auxquels PKP a à faire face.

Toutefois, pour en revenir à PKP, le chef du PQ et de l’opposition officielle, j’en suis à me demander s’il a fait le bon choix en s’embarquant dans une galère qu’il a énormément de difficultés à contrôler…En termes clairs, Pierre Karl Péladeau se trouve-t-il dans une mauvaise passe ou faut-il voir dans ces événements un signe avant-coureur annonçant une démission prochaine? La réponse lui appartient!…

quebechebdo 28 janvier 2016
vigile.net tribune libre 28 janvier 2016

Un pas dans la bonne direction mais…

27 janvier 2016

Loin d’être un fan du ministre de l’Éducation François Blais qui, jusqu’à maintenant, donne plutôt l’impression de s’abreuver dans la main de Martin Coiteux, je dois reconnaître que son intention d’exiger des postulants à l’enseignement une meilleure qualité de la langue française est méritoire et appropriée.

Toutefois, le simple fait d’exiger 75 % au test de certification en français écrit pour l’enseignement (Tecfée) au lieu du 70 % actuel, et de limiter le nombre de reprises au test à trois au lieu d’un seuil illimité actuellement me semble plutôt une mesure bien timide qui aurait besoin d’être appuyée.

En effet, il ne faudrait pas oublier que l’étudiant qui se présente à l’université en formation des maîtres a déjà tout un bagage plus ou moins lourd au niveau de ses connaissances de la langue et, si je me fie aux commentaires des  enseignants expérimentés, il semblerait que le « bagage » soit plutôt léger.

Conséquemment M. Blais, vous auriez avantage à mettre vos énergies sur les conditions de travail des professeurs au primaire et au secondaire qui, trop souvent, sont prisonniers du dogme de l’école inclusive, un obstacle majeur à l’apprentissage du français des élèves dits réguliers… et une situation que vous vous obstinez à maintenir!

quebechebdo 27 janvier 2016