Le malheur des uns…

16 mai 2017

À une période où les murs de la forteresse libérale de Philippe Couillard craquaient de partout sous le poids des attaques de l’opposition, les inondations au Québec, sans pour autant atténuer en quoi que ce soit le drame des sinistrés, sont venues poser un cataplasme salutaire sur une période noire du PLQ. Comme nous dit un vieil adage, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

En effet, personne ne pourra reprocher à l’équipe Couillard, notamment le premier ministre et le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux, leur diligence envers les sinistrés en manifestant par leur présence une sympathie exemplaire, et en promettant d’ouvrir les goussets du gouvernement libéral pour leur venir en aide.

Toutefois, à partir du moment où la couverture médiatique sur ces tristes événements se dissipera peu à peu de l’écran des informations au Québec, je demeure convaincu que la triste réalité des scandales qui hante les coulisses du PLQ réapparaîtra à la une des informations politiques québécoises…et cela pour le plus grand bien de nos institutions démocratiques!

quebechebdo 16 mai 2017
Le Devoir 19 mai 2017 "Le malheur des uns, le bonheur des autres"
 

Macron, le séducteur imbu d’une « mission »

15 mai 2017

En déroulant les manchettes sur internet Explorer, je suis tombé sur un texte fort révélateur qui m’a appris que pas moins d’une dizaine d’ouvrages ont déjà été consacrés à Emmanuel Macron, dont le sien « Révolution (XO) », des ouvrages centrés pour la plupart sur le pouvoir de séduction du nouveau président.

Toutefois, le vice-président de Rothschild, d’où émerge Emmanuel Macron, a senti le besoin de clarifier la séduction qu’il exerce auprès « de tous sans distinction d’âge, de genre, de niveau, d’éducation ou de fortune. » Et, de poursuivre le vice-président, «… qu’il ait avec tout le monde un pouvoir de séduction intense, c’est indiscutable. Mais ce n’est pas une séduction instrumentale, elle est naturelle. Il fait partie des gens qui irradient quelque chose à 360 degrés… » Certains le comparent même à Jacques Chirac qui savait fort bien s’attirer la fidélité de ses proches en jouant la carte de la complicité ou en usant de la corde sentimentale.

Publié en novembre 2016, au début de la campagne présidentielle, « Une «mission» pour un homme venu d’ailleurs » fait ressortir la «confiance inébranlable, stupéfiante» d’Emmanuel Macron, qui a cru très tôt en sa bonne étoile. « Le monde ancien s’effondre plus vite que prévu. Je ne l’avais pas forcément anticipé. Mais je suis là, à ce moment-là ». Reste à voir si « l’homme providentiel », expression empruntée à l’historien Jean Garrigues, réussira à accomplir sa « mission ». Une histoire à suivre…

quebechebdo 15 mai 2017
vigile.net tribune libre 15 mai 2017
 

REM, le bulldozer

15 mai 2017

À mon avis, il y a quelque chose d’antidémocratique dans le projet de loi 137 qui met un frein à toute contestation de la part des citoyens qui seront expropriés bon gré mal gré en raison de la construction du réseau de transport métropolitain (REM). Une loi matraque qui s’apprête à exproprier plus de 200 propriétaires de résidences, d’entreprises ou de terrains.

Néanmoins, il fallait entendre les ministres Lessard et Coiteux qualifier le REM de « projet de société » et, plus encore, de « notre Baie James de 21ième siècle ». Difficile de croire qu’un « projet de société » puisse faire fi des doléances des citoyens touchés par un tel projet bulldozer, des citoyens faisant partie de cette même société dont se vantent les ministres des Transports et de la Sécurité publique.

Le REM pourra probablement contribuer à décongestionner la circulation à Montréal. Soit! Toutefois, le gouvernement Couillard, dans ce dossier, fait preuve d’une attitude méprisante, en clouant cavalièrement le bec aux citoyens touchés par un tel projet…Espérons qu’au moins, ces propriétaires seront dédommagés comme il se doit par une expropriation aussi irrespectueuse!

Le Devoir 15 mai 2017
 

À toutes ces « mères patrie »

12 mai 2017

À une époque pas très lointaine, les mères incarnaient la présence au foyer, l’alouette qui permettait à ses rejetons de s’épanouir sans inquiétude et de prendre leur envol avec confiance. J’ai eu la chance d’avoir une mère qui m’a permis de m’épanouir sans inquiétude et de prendre mon envol avec confiance. Aujourd’hui, après une carrière enrichissante auprès des jeunes en éducation, je peux affirmer qu’elle a été le moteur qui m’a insufflé l’énergie d’une bougie d’allumage qui a fait de moi un Québécois dans l’âme.

Pour reprendre une expression consacrée, ma mère a incarné, comme beaucoup d’autres à son époque, la « mère patrie », celle qui a veillé au grain pour qu’il donne le fruit qui permette au peuple du Québec d’être ce qu’il est devenu, un peuple fier de sa langue et de sa culture!

Bonne fête à toutes les mères du Québec!

quebechebdo 12 mai 2017

 

Le syndrome de l’eau

11 mai 2017

Loin de moi l’idée de banaliser en quoi que ce soit les tragiques événements auxquels sont confrontés les sinistrés des inondations qui ont cours actuellement au Québec. Toutefois, il m’apparaît que la couverture médiatique de certains médias, notamment de l’émission 24/60 diffusée sur RDI, prend des proportions qui outrepassent les limites du raisonnable.

À tel point que l’on a l’impression que la terre s’est arrêtée de tourner depuis le début de ces inondations et que rien d’autre d’important ne s’est passé sur notre planète depuis les 24 dernières heures. En effet, jour après jour, nous assistons à la scène déprimante de journalistes nous racontant l’évolution de la situation devant un paysage désolant où la montée des eaux est omniprésente.

Bien que conscient que ces événements constituent des circonstances exceptionnelles et qu’ils méritent en soi une couverture tout aussi exceptionnelle, je suis d’avis que les médias ont aussi pour rôle de nous informer sur l’actualité du jour, et non pas de nous parachuter un 24 heures en 60 secondes comme c’est le cas à l’émission 24/60 depuis plusieurs jours.

En bref, une couverture surmédiatisée s’est infiltrée dans le « parc » de l’information et risque de contaminer certains téléspectateurs qui, comme moi, commencent à ressentir un syndrome de l’eau qui prend une place disproportionnelle dans le spectre d’information auquel nous avons droit.

quebechebdo 11 mai 2017
​vigile.net tribune libre 11 mai 2017
 

Moins de garçons dans les universités

10 mai 2017

Selon des chiffres publiés en 2014 par l'Institut de la statistique du Québec, environ 25 % des hommes de 25 à 34 ans ont un diplôme universitaire en poche, alors que chez les filles, la proportion est de 35 %. Un écart de 10 points de pourcentage, qui est semblable à la réalité du reste du Canada.

Aux dires de Sylvie Beauchamp, présidente sortante de l'Université du Québec (UQ), les universités québécoises ont fait le plein de jeunes femmes au cours des dernières décennies. « Il y a eu beaucoup de rattrapage pour les filles. Je pense que le prochain défi collectif qu'on a, c'est la réussite aussi des garçons ».

Quoique les raisons qui motivent cette désertion des garçons des campus universitaires soient très peu documentées, il m’apparaît que la réflexion à ce sujet devrait invectiver en amont du côté du phénomène du décrochage des garçons au primaire et au secondaire qui prend de plus en plus d’ampleur.

Bien que j’applaudisse à la montée du nombre d’inscriptions à l’université chez les filles, il appert qu’une sérieuse réflexion soit entreprise auprès des divers intervenants en éducation eu égard à cette carence inquiétante relative à la baisse des garçons qui choisissent les études universitaires… pour le plus grand bien d’un sain équilibre entre les deux sexes.

quebechebdo 10 mai 2017
Le Devoir 12 mai 2017
 

Les EMM déboutées

9 mai 2017

Dans une saga judiciaire qui aura duré plus de cinq ans opposant les Écoles musulmanes de Montréal (EMM) à Djemila Benhabib, les EMM ont été déboutées par la Cour d’appel qui refuse d’entendre la cause, confirmant de la sorte le jugement de la Cour supérieure du 13 décembre 2016 par la juge Carole Hallée.

Permettez-moi de rappeler les faits : lors d’une entrevue à la radio du 98,5 FM de Montréal en 2012, Mme Benhabib avait comparé ces établissements primaires et secondaires à des camps militaires au Pakistan ou en Afghanistan, et estimé qu'ils véhiculaient des valeurs sexistes.

Or, dans son jugement, la juge Hallée estime que Mme Benhabib n'a pas outrepassé les limites de la liberté d'expression ni décelé de diffamation dans ces propos : « Ce ne sont pas les élèves ni leurs parents qui ont été visés par les propos de Djemila Benhabib. Elle n’a critiqué aucun individu, mais bien une école, soit une entité corporative, ainsi qu’une méthode d’enseignement, dans un contexte de sujets d’intérêt public ».

Je ne peux que me réjouir de ce jugement qui statue sans équivoque la primauté de la liberté d’expression sur les religions, une décision qui, à mes yeux, fera jurisprudence pour le plus grand bien de notre système judiciaire et de notre démocratie!

quebechebdo 9 mai 2017
​vigile.net tribune libre 9 mai 2017

Le drapeau malmené

8 mai 2017

Le fleurdelisé qui flottait sur le toit du pavillon Gérard-Morisset du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) depuis 1983 lorsque l'institution est devenue société d'État a été retiré. « Abîmé par le temps et par le vent, il a été décroché en février dernier et il ne sera pas remplacé », a déclaré la responsable des relations de presse, Linda Tremblay.

En guise d’argument ayant conduit à cette décision, Mme Tremblay allègue que « cet emplacement est particulièrement exposé au vent, entraînant la détérioration rapide des drapeaux… Compte tenu de cette détérioration récurrente entrainant un remplacement quatre à cinq fois par année, et des conditions difficiles dans lesquelles s'effectuait le remplacement de ce drapeau, il a été décidé de ne pas le remplacer à la suite du dernier bris ».

Or, pour pallier cet impair regrettable, Mme Tremblay évoque le fait qu'un fleurdelisé a été planté devant le nouveau pavillon Pierre Lassonde et qu'un autre est au garde-à-vous face au pavillon central, la pyramide de verre du rond-point de l'avenue Wolfe-Montcalm.

Une décision justifiée par les caprices de dame nature qui a eu raison « des conditions difficiles dans lesquelles s'effectuait le remplacement de ce drapeau »… Un argument méprisant qui met en exergue le laxisme des responsables du Musée qui plaident des motifs qui ne tiennent carrément pas la route! 

quebechebdo 8 mai 2017

Le débat fatal

8 mai 2017

L’agressivité souvent teintée d’attaques vicieuses envers son opposant Emmanuel Macron lors du dernier débat aurait contribué à désespérer plusieurs de ses supporters à tel point que certains analystes considèrent que cette prestation aurait coûté à Marine Le Pen 2 à 3 points dans les urnes en plus d’avoir un effet repoussoir auprès des indécis.

Un constat qui, dans mon esprit, ne fait aucun doute. En effet, cette image belliqueuse à laquelle est associée le Front national (FN) depuis ses origines sous la gouverne de son père aura forcé Mme Le Pen à annoncer dès son allocution à la suite de sa défaite du 7 mai une « refondation » du FN. « Je proposerai d’engager une transformation profonde de notre mouvement, afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux », a-t- elle lancé aussitôt les premiers résultats connus.

Forte des quelque 11 millions de voix recueillies, soit 4 millions de voix supplémentaires par rapport à son score déjà historique des élections régionales de 2015, Marine Le Pen doit maintenant s’attaquer au « visage grimaçant de l’extrême droite » et le substituer par une stratégie mettant de l’avant les valeurs fondamentales du FN, notamment l’affrontement entre son populisme et la mondialisation d’Emmanuel Macron, un atout majeur entre les mains de Marine Le Pen.

quebechebdo 8 mai 2017
 

Le coup d’épée dans l’eau

8 mai 2017

L’ultimatum [puisqu’il faut bien nommer les choses par leur nom] lancé par Jean-François Lisée à Québec solidaire relativement à une éventuelle convergence entre le PQ et QS a reçu un accueil pour le moins réservé, voire froid, de la part de QS qui a rétorqué que leurs membres poursuivent leur réflexion sur la convergence. « Ce n'est pas un ultimatum provenant de l'externe qui fera dérailler notre processus démocratique », a réagi le secrétaire général de Québec solidaire, Gaétan Châteauneuf.

Et vlan!…Une leçon d’humilité en direction du chef du PQ qui devra un jour se soumettre aux principes qui régissent les autres partis et surtout, admettre que le PQ n’a pas le monopole de la vérité en matière de convergence pas plus qu’en matière de stratégie axée autour de l’indépendance du Québec…particulièrement depuis 1995, période pendant laquelle le PQ s’est emberlificoté dans de multiples tergiversations sur le thème souverainiste!

quebechebdo 8 mai 2017