27 février 2017
Le dernier épisode de la saga dont est victime la présence du crucifix dans certains lieux publics revêt à mon sens une triste coupure des Québécois eu égard à leur passé. L’événement en question s’est déroulé dans la semaine du 7 février, à l’hôpital Saint-Sacrement à Québec lorsqu’un patient, s’étant plaint de la présence d’un crucifix au mur, a obtenu gain de cause de la part de la direction qui a immédiatement retiré cet « intrus ».
Mais où en est rendue notre histoire? Qu’avons-nous oublié depuis ces temps mémorables où des centaines de religieux ont consacré leur vie dans les écoles et les hôpitaux? Pourquoi un tel mépris envers un symbole religieux aussi marquant que le crucifix? Notre histoire nous a-t-elle échappé dans le tourbillon de la vie « moderne »?
Toutes des questions auxquelles nous devons impérativement apporter des réponses, à défaut de quoi nous sommes condamnés à sombrer dans un déracinement dramatique au détriment d’un monde autosuffisant pour qui l’héritage du passé n’existe tout simplement pas!
quebechebdo 27 février 2017
Le Devoir 1er mars 2017
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26 février 2017
Le torchon brûle au Service de police de la ville de Montréal (SPVM). À preuve le déclenchement d’une enquête administrative interne par le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux sur des allégations de fabrication de preuves émanant du bureau du directeur du SPVM Philippe Pichet qui se retrouve sur la sellette.
Or, cette annonce du gouvernement survient alors que 81 % des Montréalais réclament une enquête indépendante sur l’ensemble du corps de police, selon les résultats d’un sondage Léger-Le Journal-TVA dévoilés le 24 février. Et, qui plus est, plus de la moitié (53 %) d’entre eux disent aussi ne pas avoir confiance en la Sûreté du Québec pour mener une telle enquête.
À cet effet, même si la directrice du Bureau des enquêtes indépendantes, Madeleine Giauque, a été appelée pour codiriger l’enquête de la Sureté du Québec (SQ), les doutes sur la neutralité des résultats d’une enquête sur des policiers par des policiers continuent de se manifester auprès de l’opinion publique.
Un talon d’Achille qui s’ajoute au fait que les résultats de cette enquête administrative demeureront secrets même si les mesures proposées seront publiques. C’est pourquoi, il m’apparaît essentiel de créer une véritable commission d’enquête publique et indépendante, la gravité de la situation le commandant de toute urgence pour le plus grand bien de la sécurité de la population montréalaise.
quebechebdo 26 février 2017
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24 février 2017
Décidément, la pape François excelle dans l’art de sortir des sentiers battus et de revenir aux enseignements des apôtres, telle la parabole du pharisien et du publicain dans Luc 18.9-14. Une parabole qui s’intègre parfaitement dans une récente déclaration improvisée tenue dans le cadre de la messe du matin qu'il donne à sa résidence.
Cette fois-ci, François s’en est pris à certains catholiques, suggérant qu'il valait mieux parfois être athée que de se dire catholique et de ne pas mettre en pratique les principes de sa religion… « Je vous le dis : ce dernier [e publicain] descendit chez lui justifié, l’autre [le pharisien] non. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. » (Luc 18.9).
À mes yeux, dans la foulée de Jean XXIII, François incarne sans demi-mesure le pèlerin parmi ses fidèles, le bon pasteur protecteur de ses brebis tout en lançant ses critiques sur ceux pour qui le paraître prime sur l’humilité. Du point de vue de Jorge Mario Bergoglio, « C'est un scandale de dire une chose et d'en faire une autre. C'est une double vie…. « Combien de fois avons-nous tous entendu des gens dire: 'Si cette personne-là est catholique, il vaut mieux être athée'. »
François est un dérangeur de l’ordre établi…et grand bien lui fasse pour le plus grand rayonnement d’une Église catholique vivifiante, dépossédée de toutes ces fioritures rituelles qui mettent en lumière le dicton populaire : « Tout ce qui brille n’est pas or ».
quebechebdo 24 février 2017
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23 février 2017
La motion 103 visant à condamner toute forme d’islamophobie revêt à mes yeux un caractère discriminatoire pernicieux qui privilégie l’Islam au détriment des autres religions susceptibles de subir des préjudices. Or, le gouvernement Trudeau a rejeté une motion des Conservateurs visant à protéger tous les groupes religieux, et non un seul.
Pourquoi ? Quoique les derniers événements sur l’attentat de Québec aient fait ressurgir un sentiment légitime de solidarité envers la communauté musulmane, il n’en demeure pas moins qu’une telle démarche « isolationniste » de l’Islam comporte des dangers de stigmatisation dangereux, compte tenu du contexte de protection des autres religions, lequel est exclu de M-103.
Mais il y a plus. En effet, ce n’est pas d’hier que les Trudeau, père et fils, entretiennent des relations privilégiées avec les musulmans, une complicité établie depuis longtemps et qui se prolonge sous le règne de Trudeau fils.
De l’autre côté de la clôture, le séjour de Philippe Couillard en Arabie saoudite n’est plus un secret pour personne, sans oublier les avantages partisans de la communauté musulmane qui, par tradition, se retourne globalement vers le PLQ lors des scrutins provinciaux
En termes clairs, les deux paliers de gouvernements constituent une terre fertile à la défense de l’Islam en érigeant un mur de protection contre l’islamophobie, et par conséquent, contre toute forme de liberté d’expression.
quebechebdio 23 vévrier 2017
vigile.net tribune libre 23 février 2017
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22 février 2017
L’être humain est ainsi constitué qu’il pousse les limites de l’interdit tant que la loi lui en laisse la possibilité. Ainsi en est-il de l’utilisation du cellulaire au volant qui cause maintenant presque autant de décès que la conduite en état d’ébriété. Les experts sont confondus quant aux moyens de pallier ce fléau qui cause la mort de plusieurs personnes annuellement au Québec.
Les campagnes de sensibilisation SAAQ anti texto, quoique bien orchestrées, ne semblent pas changer les habitudes de nombreux mordus du cellulaire au volant qui persistent à continuer de l’utiliser. À mon avis, seules des mesures coercitives viendront à bout de ce danger public, notamment l’augmentation du nombre de points d’inaptitude de 4 à 9, l’ajout de l’infraction au code criminel au même titre que la conduite avec des facultés affaiblies, ou la confiscation du permis de conduire pour une période prédéterminée par la loi.
Les conducteurs ont utilisé leur cellulaire au volant bien avant que l’on considère que cette habitude ne soit reconnue comme dangereuse. Le défi consiste maintenant à faire marche arrière et à changer les habitudes des conducteurs. À cet effet, un petit calcul fort intéressant nous apprend qu’une demi-seconde à une vitesse de 100 km/h équivaut à un parcours de 14 mètres sans regarder la route…Révélateur, n’est-ce pas?
Le Journal de Québec 21 février 2017
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22 février 2017
Le rapport d’une étude sur les lacunes des futurs enseignants concernant la maîtrise de la grammaire me laisse pantois. En effet, comment se fait-il qu’un éventuel candidat à l’enseignement du français ait besoin d’un nombre de reprises « illimité » au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) pour arriver à obtenir son autorisation d’enseigner?
À prime abord, force est de constater que la grammaire française est pour le moins « capricieuse » et qu’elle mérite d’être traitée avec sérieux et méthodologie. Et, pour y arriver, encore faut-il que les maîtres appelés à l’enseigner aient la formation requise, un prérequis indispensable.
En second lieu, il m’apparaît aberrant que les futurs profs puissent bénéficier d’un nombre de reprises illimité, une pratique laxiste qui banalise de façon outrancière l’importance accordée au TECFEE. En termes clairs, le candidat est placé en situation où il finira par réussir…un jour, ce qui ne lui confère pas automatiquement les compétences pour enseigner le français.
En bref, la solution se retrouve en amont, à savoir dans les cours de français au secondaire et au cégep où la grammaire doit retrouver ses lettres de noblesse, à défaut de quoi le jargon grammatical utilisé dans les médias sociaux risque de reléguer aux oubliettes les phénomènes grammaticaux qui régissent notre belle langue française.
quebechebdo 21 février 2017
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19 février 2017
Alors que son programme de développement des jeunes par le hockey au Nunavik a perdu une importante subvention qui permettait de former des équipes d'élite pour venir compétitionner plus au sud, l’inlassable Joé Juneau persiste et signe : persévérer pour trouver des moyens de continuer à permettre aux jeunes de développer des aptitudes sociales en pratiquant le hockey.
Cette persévérance, qui a toujours constitué la pierre angulaire de son implication, il la communique aux jeunes qu’il côtoie. « Depuis 11 ans, je vois des jeunes qui découvrent la persévérance par le sport, l'estime de soi, la confiance, le respect des règles et de l'autorité. C'est comme cela qu'ils deviennent tenaces dans leur progression. C'est comme cela que leur vie change ».
Pour ces jeunes du Nunavik, retirés dans le Nord du Québec, Joé Juneau incarne la réussite, un homme de conviction qui ressort de l’ordinaire et auquel ils font entièrement confiance. « Je n'ai pas l'intention de laisser tomber les jeunes », conclut-il…Chapeau à vous, M. Juneau, pour communiquer à ces jeunes le goût de se dépasser en leur inculquant les vertus bénéfiques de la persévérance!
quebechebdo 19 février 2017
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18 février 2017
La saga opposant Gérard Bouchard au premier ministre Philippe Couillard concernant le projet de loi régissant le port des signes religieux ostensibles pour les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison a repris du poil de la bête, particulièrement depuis la volte-face de Charles Taylor sur l’interdiction des signes religieux pour les agents de l'État exerçant un pouvoir de coercition.
Un revirement de cap qui, aux dires de Gérard Bouchard, a servi de prétexte à Philippe Couillard pour tourner le dos au consensus qui se dessinait au sein des partis de l’opposition…En bref, « du bonbon » pour le premier ministre!
Or, il m’apparaît qu’un tel revirement de situation risque de reporter le débat à sa case départ, une hypothèse pour le moins décevante compte tenu du temps et des énergies que les députés de l’opposition ont dû consentir pour en arriver à un consensus acceptable.
Un recul déplorable qui vient en contradiction flagrante avec les belles paroles du premier ministre prononcées lors des événements tragiques de la mosquée de Québec au sujet de sa volonté de « rapprochement » avec la communauté musulmane…Eh bien, M. Couillard, pour le rapprochement, on repassera!
quebechebdo 18 février 2017
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17 février 2017
Le débat suscité à la Chambre des communes par le dépôt de la motion 103 qui propose de « condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme et de discrimination religieuse systémiques » entre, de toute évidence, en collision avec le principe démocratique sacré de la liberté d’expression.
Or, il m’apparaît que le terrible attentat à la mosquée de Québec est venu amplifier la trame de fond qui sous-temps M-103. Un contexte, disons-le, exceptionnel, dont il faut tenir compte sans pour autant qu’il devienne la pierre d’assise d’un débat entre l’islamophobie et la liberté d’expression.
À force de frapper le clou de l’islamophobie, on est en train de condamner toute critique, fût-elle positive, sur certaines pratiques pour le moins douteuses de l’islam, étiquetant de facto l’auteur de ces critiques d’islamophobe.
La nature humaine ayant cette fâcheuse habitude de tomber facilement dans les extrêmes, je suis d’avis qu’un retour au « gros bon sens » serait souhaitable de façon à retrouver un juste équilibre entre la liberté d’expression et l’islam, ces deux concepts faisant intrinsèquement partie d’une saine démocratie dans laquelle ils sont en droit de cohabiter.
quebechebdo 17 février 2017
vigile.net tribune libre 18 février 2017
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16 février 2017
Au terme de plus de 150 assemblées de cuisine et d'une dizaine de consultations publiques qui l'ont fait sillonner les différentes régions du Québec cet automne, le collectif de la tournée « Faut qu'on se parle » a présenté les conclusions auxquelles l’ont conduit les quelque 6980 propositions reçues des citoyens consultés.
En tête de liste apparaît la prioritaire nécessité de mettre de l’avant le phénomène de l’inclusion lié à la diversité dans laquelle baigne le Québec d’aujourd’hui. Une préoccupation qui rejoint les événements dramatiques ayant entouré la récente fusillade au Centre culturel islamique de Québec.
Toutefois, je demeure toujours un peu perplexe quand on aborde le sujet de l’inclusion, une inquiétude qui traduit une certaine crainte que j’éprouve d’assister à un glissement de nos valeurs québécoises profondes au détriment de celles des communautés minoritaires.
En bref, j’acquiesce au mouvement d’inclusion ressorti dans les propositions du collectif… Oui à l’inclusion mais « Ne renonçons à rien » tel que le souligne à grands traits le titre du livre lancé lors de la conférence de presse tenue par les membres du collectif.
quebechebdo 16 février 2017
vigile.net tribune libre 18 février 2017
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