27 novembre 2017
La plupart des récentes dénonciations pour harcèlement ou agressions sexuelles ont d’abord suivi le chemin des médias sociaux. Signe des temps ou manque de confiance envers les forces policières?
Force est de constater que l’anonymat des médias sociaux possède l’avantage de lancer des allégations vers un prétendu agresseur tout en maintenant sous silence le nom de la supposée victime. De plus, la rapidité phénoménale avec laquelle les allégations sont véhiculées dans les médias sociaux a un effet mobilisateur instantané auprès des millions d’utilisateurs.
Par contre, le danger d’une telle démarche demeure d’une part le salissage de la réputation du présumé agresseur à partir d’allégations, et d’autre part la possibilité que la plainte ne se rende pas aux forces policières.
À mon sens, dans le cas où les allégations s’avèrent fondées, elles devraient emprunter la voie légale, afin que la police puisse procéder à une enquête en bonne et due forme. À défaut de quoi l’appareil judiciaire ne pourra entamer de procédures contre l’agresseur.
Le Soleil 27 novembre 2017
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26 novembre 2017
Seulement le tiers des immigrants auxquels est destiné le processus de francisation se sont inscrits aux cours offerts par le ministère de l'Immigration, entre 2010 et 2013. Plusieurs s'inscrivent au cours, mais abandonnent en chemin, sans qu'aucun suivi ne soit effectué par le ministère. Plus de 90 % de ceux qui complètent le cours de francisation sont incapables de fonctionner au quotidien en français. En ce qui a trait à l'expression orale, seulement 9 % ont atteint le « seuil d'autonomie langagière » fixé par le ministère alors qu’à l'écrit, 3,7 % ont passé le test en « compréhension écrite » et 5,3 % en « production écrite ».
Tel est le triste portrait que dresse la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, dans son rapport déposé à l’Assemblée nationale, et tout cela, malgré le fait que le gouvernement ait injecté 74 millions de dollars dans ces programmes de francisation en 2016-2017. Un échec lamentable dans un contexte laxiste où le ministère n’a procédé à aucune évaluation de son programme de francisation au fil des ans.
Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que deux portes d’entrée s’offrent aux immigrants, à savoir le ministère de l’Immigration et celui de l’Éducation qui se livrent une guerre de clocher eu égard aux résultats obtenus, le MEQ obtenant plus de succès que le MIDI ( ministère de l’Immigration, de la Diversité et Inclusion Québec) grâce à l’efficacité de ses cours aux adultes. Toutefois, à la suite d’une rencontre bilatérale organisée il y a quelques années, les discussions ont abouti à un cul-de-sac, chaque ministère refusant de mettre de l’eau dans son vin.
À mes yeux, tant et aussi longtemps que le gouvernement n’instaurera pas une seule porte d’entrée à ces cours de francisation aux immigrants et n’entamera pas une sérieuse réflexion sur la démarche pédagogique et le contenu de ces cours, nous assisterons à une « mascarade éhontée »…encore une fois aux frais des contribuables québécois !
vigile.net tribune libre 26 novembre 2017
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25 novembre 2017
« Je vais dire un mot en français, pour accommoder la Ville de Montréal et les médias francophones » a déclaré le gérant de la nouvelle boutique Adidas de la rue Sainte-Catherine à Montréal, Alexandre Des Roches, dans son discours d’ouverture lors de la conférence de presse annonçant l’inauguration du magasin rénové.
Un comportement mesquin et éhonté qui dénote de la part d’Adidas un mépris inacceptable envers la langue officielle du Québec en plein cœur de la Métropole. Une gifle cavalière au visage des Québécois francophones pour qui la marque Adidas a toujours manifesté le respect de sa clientèle.
Il n’en fallait pas davantage pour que les médias sociaux s’enflamment et dénoncent haut et fort cet impair inapproprié, voire grotesque, de la part de M. Des Roches, et appellent ses lecteurs au boycott de la compagnie Adidas. Une réaction on ne peut plus fort justifiable !
En revanche, quarante-huit heures plus tard, dans une déclaration transmise aux médias, Adidas Canada a présenté ses excuses pour le tollé suscité, affirmant que l'entreprise s'est engagée à « respecter la culture, les coutumes et les langues de chaque ville et pays dans lesquels nous résidons »… Eh bien, peut-être serait-il opportun qu’Adidas Canada avise ses dirigeants de succursales de sa politique linguistique.
quebechebdo 25 novembre 2017
vigile.net tribune libre 26 novembre 2017
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23 novembre 2017
Nombreuses ont été les décisions du gouvernement fédéral auxquelles a été astreint le gouvernement provincial sans aucune consultation préalable. La légalisation du cannabis en est une parmi tant d’autres.
Et pourtant, s’il existe un sujet aussi épineux et délicat, c’est sans contredit les répercussions sociales que la légalisation du cannabis engendrera dans toutes les sphères de la société québécoise, particulièrement dans le monde de l’éducation où les jeunes incarnent une clientèle à haut risque.
À cet effet, il faudrait être bien naïf de croire que le marché noir va disparaître de la carte dû au fait qu’une simple loi détermine les critères d’utilisation du cannabis ou, pire encore, de nouvelles drogues dévastatrices qui ont envahi le milieu des jeunes depuis quelques années.
Il ne faut pas se le cacher, la légalisation du cannabis n’apparaissait pas dans les cartons du gouvernement provincial avant que Justin Trudeau ait décidé de donner suite à sa promesse électorale. Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est que la « patate chaude » a abouti dans le champ du provincial… Ainsi va la vie dans notre merveilleux monde du fédéralisme canadien!
vigile.net tribune libre 23 novembre 2017
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20 novembre 2017
Le réputé comédien et professeur au Conservatoire d'art dramatique de Montréal Gilbert Sicotte se retrouve dans la tourmente. Suite à des allégations d’abus de pouvoir, de harcèlement psychologique et de violence verbale sur une période de 25 ans, la direction du Conservatoire vient de le suspendre.
De son côté, le comédien dit enseigner comme un acteur et non pas comme un professeur de philosophie. « Je veux que les acteurs et actrices soient les meilleurs possibles […] L’exigence n’est pas la maltraitance. [...] Je mets la barre haute pour tous les étudiants », soutient M. Sicotte.
Les gens de théâtre ont des personnalités émotives, un atout majeur pour leur permettre d’ « entrer dans leur personnage ». Et, pour y arriver, le professeur ou le metteur en scène doit parfois utiliser des méthodes qui peuvent paraître du « harcèlement psychologique ». Toutefois, en ce qui a trait aux plaintes d’une vingtaine de personnes eu égard aux motifs mentionnés ci-dessus, l’attitude et les mots utilisés par le professeur Sicotte [par exemple, "J'vais t'casser, mon ostie"] semblent avoir outrepassé l’« exigence » et atteint le stade de la « maltraitance ».
Gilbert Sicotte soutient rechercher chez ses étudiants la même chose que ce qu'il exige de lui-même comme acteur. « Je suis un acteur bouillant, exigeant et je suis aussi un professeur exigeant ». Un vieil adage prétend que l’on a souvent les défauts de ses qualités…En ce sens, peut-être que M. Sicotte devrait abandonner son siège de professeur et continuer de briller sur les planches en tant que comédien « exigent » et adulé du public.
vigile.net tribune libre 20 novembre 2017
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19 novembre 2017
Aussi bien se faire à l’idée, tant et aussi longtemps que Gary Bettman demeurera commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), les amateurs de hockey de Québec devront oublier un éventuel retour d’une équipe de la LNH dans la Capitale nationale.
À mes yeux, c’est écrit dans le ciel, Gary Bettman a des atomes crochus envers les villes de nos voisins du sud. Par contre, en ce qui a trait au Québec, à part Montréal qui a acquis son droit de cité depuis la fondation de la LNH, aucune autre ville ne figure dans les cartons du « bourreau » de Québec.
Et, pour comble de mesquinerie, lors de son passage à Montréal, M. Bettman, concernant la création d’un nouvel amphithéâtre ultra-moderne à Québec, a tout simplement rappelé qu’il n’a jamais incité la ville à bâtir un nouvel aréna depuis le départ des Nordiques, en 1995, et surtout, qu’il n’a jamais promis qu’un nouvel aréna équivaudrait automatiquement à un retour de la LNH… Un argumentaire pour le moins tordu qui vient déresponsabiliser Bettman tout en lui donnant bonne conscience auprès de ses acolytes du même acabit!
quebechebdo 19 novembre 2017
Le Devoir 24 novembre 2017 "Le bourreau de Québec"
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17 novembre 2017
Des exécutions extrajudiciaires qui ont fait des milliers de morts, une police qui ressemble à un gang criminel, des populations pauvres qui sont clairement visées, des pratiques de torture à large échelle, des discours toxiques du président Rodrigo Duterte, tel est le sombre tableau auquel son confrontés les Philippins sous le joug de Duterte.
De son côté, notre premier ministre Justin Trudeau, sous le couvert de la sacro-sainte diplomatie, se complaît à serrer la main à celui qui tient le sort des Philippins sous sa férule, sans aborder le « vrai problème », à savoir les actes démoniaques du monarque absolu de Manille. « Il y a toutes une série de problèmes que je pourrais soulever avec lui si nous en avons l’occasion, a déclaré M. Trudeau. Il y a toujours des préoccupations en matière de droits de la personne à aborder avec un large éventail de dirigeants ».
Un argumentaire pour le moins évasif qui dénote un manque de leadership patent de la part du premier ministre d’u pays qui se targue d’être un défenseur inconditionnel des droits et libertés de la personne. Un laxisme éhonté à la face même du monde.
M. Trudeau, quand l’ « occasion » ne se présente pas, sachez que vous avez le devoir de la susciter, à défaut de quoi, vous vous exposez à de vives contestations non seulement de la presse internationale mais aussi de ceux qui vous ont porté au pouvoir.
Le Devoir 17 novembre 2017
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13 novembre 2017
Fort d’une expérience de plus de trente ans dans le monde de l’enseignement dont dix à des postes de responsabilités aux Services aux élèves, aux Services pédagogiques et administratifs, j’ai été à même de constater, particulièrement au cours de mes trois années à la direction d’une école, à quel point nos jeunes sont souvent perturbés entre le milieu familial et l’école.
Dans cette perspective, il est plus que temps que parents et éducateurs s’assoient ensemble et déterminent les valeurs fondamentales qu’ils désirent intégrer dans un projet de partenariat famille/école. C’est ensemble que, parents et éducateurs, doivent déterminer des paramètres équitables qui permettront aux jeunes de « franchir le pont » vers une autonomie progressive, basée sur le respect de soi et des autres.
Pour y parvenir, les intervenants de l’école, en partenariat avec les parents, devront privilégier la prise en charge progressive de l’autonomie du jeune, le respect de soi, des autres et de la propriété d’autrui, le développement du sens de l’effort et des capacités intellectuelles du jeune.
À mon sens, il est inacceptable que le mode de vie à l’école soit souvent à l’opposé de celui vécu dans la famille, une aberration qui place le jeune entre deux mondes fort différents qui laissent la place à la manipulation de la part du jeune…Conséquemment, force est de constater que la solution à cette dichotomie malsaine réside dans la création d’une école en véritable partenariat avec les parents.
quebechebdo 13 novembre 2017
vigile.net tribune libre 17 novembre 2017
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11 novembre 2017
J’ai lu et relu l’allocution de Lucien Bouchard prononcée à l’occasion de la commémoration du 30e anniversaire du décès de René Lévesque, organisée par la Fondation René-Lévesque. Et, en aucune occasion dans son texte, l’ex-premier ministre péquiste du Québec ne fait allusion à la souveraineté du Québec. Le texte contient bien sûr des allusions sur l’avenir du Québec sans toutefois faire référence à sa quête de l’indépendance.
À cet effet, permettez-moi de vous citer un passage de l’allocution de M. Bouchard : « Bien sûr, le Québec va rebondir. Pas seulement parce qu’il en est capable, mais parce qu’il se le doit à lui-même et à ceux et celles qui l’ont construit. C’est notre société tout entière et toutes les formations politiques qui se trouvent interpellées. L’histoire du Québec n’a pas cessé d’être une marche en avant. Un peuple de huit millions de personnes, doté d’un État de droit et d’assises socio-économiques modernes, trouvera toujours les voies de son avenir, aussi bien que l’énergie pour y progresser et les leaders pour l’inspirer. »
En utilisant les mots « marche en avant » et « les voies de son avenir », l’occasion était pourtant belle pour glisser le vocable « souveraineté ». Mais non, notre « lucide » a préféré raser les murs sans s’y frotter de peur de déplaire à ses tizamis ultra-mondialistes avec lesquels il a développé depuis longtemps des atomes crochus.
En bref, la question continue de se poser : Lucien Bouchard, l’ex-partisan du « beau risque » du conservateur fédéraliste Brian Mulroney, est-il vraiment souverainiste ?
quebechebdo 11 novembre 2017
vigile.net tribune libre 11 novembre 2017
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10 novembre 2017
Quand un premier ministre en est rendu à exhiber le sourire comme carte de visite de son parti pour mousser sa prochaine campagne électorale, il y a là une déconnexion pathétique avec la réalité. Une réalité qui, dans le cas de Valérie Plante, était appuyée par un vent de changement à l’Hôtel de ville de Montréal. Ce même vent de changement qui a catapulté la Coalition avenir Québec de François Legault en tête d’un dernier sondage dans les intentions de vote des Québécois.
Comme tous les analystes de la scène politique québécoise le savent, les libéraux n’ont pas l’habitude de « laisser trainer les choses » et, depuis un certain temps, Philippe Couillard frôle les murs des corridors de l’Assemblée nationale comme s’il tentait de fuir les journalistes. Il a littéralement perdu la fougue du batailleur qui l’a toujours caractérisé dans les situations où il se devait de rebondir.
Pendant ce temps, dans les couloirs secrets du PLQ, les potentiels dauphins Coiteux, Barrette et Moreau surveillent attentivement la dégringolade de Philippe Couillard, prêts à prendre l’avant-scène aussitôt que l’occasion se présentera.
Octobre 2018 s’en vient rapidement…À mon sens, ou Couillard laissera sa place ou il se fera montrer la sortie par l’exécutif du PLQ!
Le Journal de Québec 10 novembre 2017
vigile.net tribune libre 14 novembre 2017
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