17 janvier 2019
Rappelons d’abord les faits. Entre 2010 et 2013, dans son spectacle Mike Ward s’eXpose, l’humoriste Moke Ward a fait des blagues sur la maladie de Jérémy Gabriel en disant qu’il était « laid » et qu’il était supposément mourant, mais qu’il n’était pas « tuable ». L’humoriste a aussi réalisé des capsules vidéo dans lesquelles il qualifiait Jérémy de « pas beau qui chante ». En 2012, dans le cadre de l’émission Les Francs-tireurs, M. Ward explique, en parlant des blagues sur Jérémy, que le fait de dépasser les limites le fait rire. C’en est trop pour la famille de Jérémy qui dépose une plainte au Tribunal des droits de la personne qui condamne l’humoriste à 35 000 $ en dommages punitifs pour avoir tenu des propos discriminatoires sur le handicap de Jérémy Gabriel.
Deux ans et demi après ce jugement, l'humoriste Mike Ward porte aujourd’hui sa cause devant la Cour d’appel. Le tribunal doit déterminer si l'humoriste doit effectivement lui verser des dommages punitifs. Par la voix de son avocat, Julius Grey, Mike Ward plaide que ses blagues n'étaient pas « discriminatoires » et qu'une société où prévaut la liberté d'expression doit permettre de tenir ce genre de propos, tout en clamant qu'il continuerait de « faire de l'humour noir », qu'il considère comme son métier.
À mes yeux, Mike Ward a outrepassé les limites de la liberté d’expression par ses propos diffamatoires sur l’aspect physique de Jérémy Gabriel. Conséquemment, le jugement du Tribunal des droits de la personne est nettement justifié et doit être maintenu.
Selon Wikipédia, « l’humour noir est une forme d’humour qui souligne avec cruauté, amertume et parfois désespoir l’absurdité du monde ». Or, en s’attaquant vertement à la personne de Jérémy, M. Ward s’éloigne considérablement de « l’absurdité du monde » et franchit les limites de la diffamation.
vigile.net tribune libre 16 janvier 2019
quebechebdo 17 janvier 2019
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16 janvier 2019
On pourra toujours invoquer que le Canada s’est servi de l’arrivée de la jeune réfugiée saoudienne Rahaf Mohammed pour faire de la diplomatie politique et redorer son image eu égard à sa politique inclusive d’immigration, et cela, à quelques mois d’une élection fédérale, il n’en demeure pas moins qu’en agissant ainsi, le gouvernement canadien accomplit un geste humanitaire digne de mention.
D’autre part, il ne faudrait pas négliger que l’accueil de la jeune saoudienne vient resserrer un peu plus la tension au sein des liens diplomatiques avec l’Arabie saoudite qui détient déjà prisonniers deux canadiens, sans compter Raif Badawi qui est emprisonné depuis 2012.
De son côté, Rahaf Mohammed, lors de sa première déclaration publique depuis son arrivée au Canada, a émis le vœu que d'autres femmes qu'elle aient accès à cette vie libre qu'elle peut désormais entamer au Canada, qui lui a accordé l'asile à la demande des Nations unies. « Aujourd’hui et pour les années à venir, je travaillerai en faveur de la liberté des femmes dans le monde, la même liberté que j’ai vécue le premier jour de mon arrivée au Canada », a-t-elle déclaré.
Rahaf Mohammed a vécu la condition misérable réservée aux femmes dans son pays d’origine où la loi les soumet au contrôle quasi permanent des hommes…De la sorte, la réfugiée saoudienne ne peut être qu’un atout crédible pour dénoncer l’ « esclavage » des femmes aux prises avec la domination des hommes en Arabie saoudite.
vigile.net tribune libre 15 janvier 2019
quebechebdo 16 janvier 2019
Le Devoir 18 janvier 2019
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15 janvier 2019
Il est très rare que, dans notre système parlementaire, des députés des trois partis d’opposition se joignent à la ministre de la justice dans le cadre d’une rencontre non partisane pour discuter d’un problème particulier.
En bien, tout comme le mouvement #moiaussi a sonné l’éveil de la révélation des agressions sexuelles, le temps semble maintenant venu de rétablir la confiance des victimes envers l’appareil judiciaire, une lacune bien enracinée dans la perception de ces victimes qui, pour la plupart, se sont vues déboutées lors de leur comparution en cours.
C’est donc dans cette optique qu’est ressortie, entre autres suggestions, l’idée de la création d’une instance, voire un tribunal, spécialisé en matière de violence sexuelle et conjugale, lequel recevra toute l’expertise nécessaire pour délibérer de façon juste et équitable envers les deux partis qui se présenteront devant la cour.
La ministre de la Justice Sonia Lebel semble déterminée, en compagnie des trois députées de l’opposition, à prendre le taureau par les cornes… En conséquence, la table est mise, place aux victimes de violence sexuelle et conjugale!
quebechebdo 15 janvier 2019
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14 janvier 2019
À quelques jours de la fin de la période de mise en candidature pour la chefferie du Bloc québécois, soit le 16 janvier à minuit, le seul candidat à avoir reçu un bulletin de mise en candidature demeure Yves-François Blanchet.
Quoique que la place de chef ne lui soit pas encore assurée, l’ex-ministre péquiste dit constater que l’annonce de sa candidature a eu un effet positif sur le parti qui, d’après lui, reprend du poil de la bête depuis sa déconfiture à l’élection de 2011, tout en affirmant que plusieurs personnes ayant déserté le parti depuis quelques années en ont réintégré les rangs récemment.
Ce nouvel engouement qu’il ressent pour le Bloc pousse M. Blanchet à croire que le parti pourrait surprendre aux prochaines élections, même s’il doit se choisir un chef alors que s’amorce l’année électorale. « Beaucoup de choses peuvent se passer en un an. Je pense que les chances que le Bloc franchisse la barre des 20 comtés sont très bonnes. »
Le candidat à la chefferie concède cependant que la route sera longue avant de pouvoir atteindre les résultats qu’il souhaite obtenir l’automne prochain. Parmi les défis que doit relever le parti, M. Blanchet mentionne outre le financement, l’adhésion des jeunes électeurs au Bloc et la parité dans les candidatures aux prochaines élections, tout en respectant le choix des membres de chaque circonscription.
Les nombreuses crises internes auxquelles a été confronté le Bloc au cours des dernières années constituent certes un défi de taille qui attend le futur chef. Toutefois, à percevoir la synergie qui se dégage autour de M. Blanchet, force est de constater qu’il est déjà bien en selle, prêt à s’élancer à la ligne de départ.
vigile.net tribune libre 13 janvier 2019
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14 janvier 2019
À lire les commentaires mesquins de certains internautes sur les médias sociaux eu égard aux déboires financiers de Caroline Néron, on pourrait facilement en arriver à penser que, selon eux, « le plaisir de l’un, c’est de voir l’autre se casser le cou » (Attends-moi ti-gars, Félix Leclerc).
Et pourtant, Mme Néron a eu l’humilité d’admettre qu’elle ne possédait pas la « bosse » des affaires et qu’elle avait commis des erreurs stratégiques, un aveu qui en soi aurait dû créer un sentiment d’empathie à son égard, tout au moins une certaine retenue tout à fait légitime compte tenu des circonstances financières déplorables dans lesquelles se retrouve la femme d’affaires.
Les Québécois se montrent souvent bien cruels envers des concitoyens qui commettent des erreurs de parcours. J’ajouterais même qu’ils le sont aussi lorsqu’un Québécois réussit en affaires en s’évertuant à découvrir la petite « entourloupette » qui a permis à cet entrepreneur de réussir, comme s’il était impossible qu’un Québécois obtienne du succès en affaires tout en demeurant honnête.
En bref, je suis d’avis que nous devons laisser la chance au coureur, particulièrement lorsque nous ne faisons pas partie de la course et que nous ignorons complètement les embuches que l’entrepreneur doit surmonter tout au cours de son parcours professionnel.
quebechebdo 14 janvier 2019
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11 janvier 2019
Tout a commencé lorsque le diocèse de Montréal a envoyé aux médias une invitation au lancement d’un manuel visant à soustraire les élèves des cours d’éducation à la sexualité qui sera offert à tous les élèves du primaire et du secondaire du Québec à compter de septembre 2019. Une initiative que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est vite empressé de condamner en affirmant qu’il s’agit d’une matière « essentielle au bon développement de l’enfant ».
Toutefois, depuis lors, le diocèse a pris ses distances de l’initiative dans un message diffusé sur Twitter, invoquant que le manuel a été rédigé par l’abbé Robert J. Gendreau, directeur au service de pastorale liturgique de l’archevêché de Montréal, et par le Dr Raouf Ayas. Aux dires de Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), l’archevêché « n’avait guère le choix, car une église qui porte un aussi lourd bilan en termes d’agressions sexuelles est très mal placée pour faire la leçon en matière d’éducation sexuelle à qui que ce soit ».
C’est maintenant reconnu dans la société québécoise : la laïcité de l’État fait en sorte que l’Église se dissocie des affaires de l’État. L’ingérence indue du diocèse de Montréal dans un cours offert par le ministère de l’Éducation du Québec entre en nette contradiction avec la séparation des pouvoirs de l’Église et de l’État… Et c’est tout à fait bénéfique qu’il en soit ainsi pour le plus grand bien de notre système d’éducation.
quebechebdo 11 janvier 2019
vigile.net tribune libre 11 janvier 2019
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10 janvier 2019
Quoique Nicole Gladu, atteinte du syndrome post-poliomyélite, et Jean Truchon, atteint de paralysie cérébrale, ne soient pas considérés comme étant en « fin de vie » ou près d'une « mort naturelle [...] devenue raisonnablement prévisible » eu égard aux critères actuels d'admissibilité à l'aide médicale à mourir, les deux Québécois ont déposé, en cour supérieure, des procédures visant à contester les critères pré-cités, alléguant notamment l’ambiguïté des lois à ce chapitre.
Or, il s’avère que, dans l’affaire Carter, la Cour a estimé que le suicide médicalement assisté ne pouvait être demandé que par une personne compétente adulte qui : (1) consent clairement à mettre fin à ses jours; et (2) est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa maladie.
Dans ces conditions, de toute évidence, les problèmes de santé graves et irrémédiables causant des souffrances persistantes qui sont intolérables au regard de la condition de la personne handicapée ont été évincés à tort des lois fédérales et provinciales sur l’aide médicale à mourir, causant de la sorte un préjudice légal qu’il convient, à mes yeux, de pallier eu égard aux souffrances inhumaines auxquelles sont confrontées certaines personnes handicapées.
vigile.net tribune libre 8 janvier 2019
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10 janvier 2019
En écoutant les commentaires d’un expert sur le système de santé au Québec nous faire part des problèmes de pénurie de personnel dans les hôpitaux, les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, pénurie qui, aux dires de cet expert, était liée au vieillissement de la population et aux séquelles des coupures drastiques du gouvernement libéral de Philippe Couillard, force est de constater que notre système de santé est « malade ».
Des résidences pour personnes âgées doivent fermer leur porte, faute de personnel. Dans les CHSLD, des bénévoles doivent pallier la pénurie de préposés aux soins. Dans les hôpitaux, ce sont les infirmières qui doivent combler les postes vacants chez les préposés.
Toujours selon cet expert, le problème majeur attribué aux postes hospitaliers réside dans le manque d’attractivité des professions reliées aux soins des malades, les résidences pour personnes âgées n’arrivant pas à payer un salaire raisonnable à leur personnel, faute de revenus suffisants provenant de leurs bénéficiaires, les employés des hôpitaux et des CHSLD étant débordés par des tâches quasi surhumaines depuis les dernières coupures du Dr. Barrette.
La conséquence? Ces professions ont perdu de leur attrait, notamment le fait d’accorder des soins de qualité aux bénéficiaires. Dans ces conditions, plusieurs employés font un burnout ou laissent carrément leur emploi. Il ne faut donc pas se surprendre d’entendre parler de pénurie de main d’œuvre dans notre système de santé qui a bien besoin d’air frais pour reprendre son souffle et enfin permettre à son personnel de retomber en amour avec sa profession.
vigile.net tribune libre 8 janvier 2019
quebechebdo 9 janvier 2019
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9 janvier 2019
À lire divers articles sur les mutilations que certaines femmes font subir à leurs seins et leurs parties génitales pour aguicher davantage les hommes assoiffés de pornographie, force est de constater que le monde de la femme est soumis à des bouleversements inquiétants, voire alarmants. À titre d’exemple qui devrait sonner l’alarme, 200 millions de femmes et de filles sur la planète ont subi des mutilations sexuelles, dont l’excision du clitoris, et tout cela, supposément pour augmenter le plaisir sexuel des hommes.
Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité réside dans le fait que, dans tout ce « chantier de construction en perpétuelle restauration », la femme fait face à une perte de jouissance liée notamment à l’excision du clitoris, au profit du seul plaisir de l’homme, une sorte d’abnégation quasi inconsciente de la sexualité de la femme qui en vient à oublier qu’elle a, elle aussi, droit à la jouissance.
En fait, nous assistons à la manifestation d’une déviance perverse de la sexualité féminine agissant sous l’influence déshumanisante du porno qui transforme les relations sexuelles en arène où l’homme utilise la femme pour assouvir ses bas instincts. Face à ce constant pitoyable, nous sommes à des années-lumière des avancées occasionnées par le mouvement #moiaussi, pourtant si porteur d’une nouvelle ère eu égard aux harcèlements et aux violences des hommes envers les femmes.
Hormis l’implantation des cours d’éducation à la sexualité, qui donnent une base minimale de respect entre l’homme et la femme, un virage majeur devra être opéré par les principaux acteurs sociaux oeuvrant en sexualité pour renverser la vapeur et endiguer ce mouvement destructeur qui contribue sans équivoque à laisser la femme se lancer « à corps perdu » dans une aliénation subversive.
vigile.net tribune libre 8 janvier 2019
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8 janvier 2019
Depuis quelques mois, la guigne s’acharne sur les producteurs laitiers, notamment en vertu du nouvel accord États-Unis-Mexique-Canada, signé le 30 novembre dernier, une entente qui a ouvert 3,59 % du marché du secteur laitier canadien aux producteurs américains.
Or, la dernière tuile qui leur tombe sur la tête provient cette fois-ci du Canada qui retire du Guide alimentaire canadien le groupe « produits laitiers », ces derniers se retrouvant plutôt fondus à travers la catégorie « aliments protéinés », aux côtés de la viande et des légumineuses. Une décision qui risque de conduire à une diminution de la demande pour le lait, les hôpitaux et les écoles se fiant notamment au Guide alimentaire pour créer des menus équilibrés.
Et, pour ajouter de l’huile sur le feu, les trois nutritionnistes contactés par l’Agence QMI considèrent que la fonte des produits laitiers dans « aliments protéinés » est une bonne idée, alléguant, de surplus, que les produits laitiers ne sont pas essentiels à une bonne alimentation, même s’ils sont nourrissants. Quant au calcium contenu dans le lait, il peut aussi se retrouver dans les légumes crucifères comme le brocoli et le chou frisé, ou les amandes et le tofu, peut-on lire dans le Guide.
En bref, je suis d’avis que les concepteurs du Guide alimentaire canadien tentent de suivre le courant « biologique » au détriment d’une « saine alimentation » qui devrait, à mes yeux, être leur objectif prioritaire eu égard, entre autre, aux consommateurs de lait, de tout âge confondu.
vigile.net tribune libre 5 janvier 2019
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