9 novembre 2019
Dans la saga suscitée par le dépôt du projet de refonte de la Loi sur l’immigration par le ministre Simon Jolin-Barrette, je suis demeuré pantois sur les réactions du président de la Chambre de commerce de Montréal, de divers recteurs d’universités et de directions de cégeps à l’effet qu’ils n’avaient pas été consultés sur le dit projet du ministre.
De là la réaction du premier ministre Legault qui a déclaré au lendemain du dépôt qu’il n’avait pas envisagé un tel tollé eu égard aux étudiants étrangers actuellement en période de formation mais dont le domaine d’études n’est pas inscrit sur la liste contenue dans la refonte de la loi. Pourtant, il est évident que Simon Jolin-Barrette aurait été avisé de cette lacune s’il y avait eu consultation préalable des recteurs des universités et des directions des établissements collégiaux.
Autrement dit, au lieu de consulter d’abord et de proposer ensuite son projet comme la règle de toute saine gestion l’exige, le gouvernement a proposé son projet de réforme pour ensuite réagir aux contestations en ajoutant une clause de droit acquis dans le cas des étudiants en cours d’études même si leur champ d’application n’apparaît pas sur la liste du gouvernement.
À mon avis, le ministre de l’Immigration a tendance à laisser voir qu’il est le « possesseur tranquille de la vérité » jusqu’à ce qu’il constate que son projet ne passe pas la «rampe». Alors, et alors seulement, il annonce un recul… Une très mauvaise approche qu’il devra corriger s’il ne veut pas que son «aura» ne disparaisse rapidement en «fumée»!
quebechebdo 8 novembre 2019
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9 novembre 2019
Je ne crois pas me tromper en arguant que la grande majorité des intervenants liés à l’immigration se rangent sur le fait qu’une politique sur l’immigration doive répondre aux besoins du marché.
Toutefois, là où le bât blesse, c’est sur le moyen à privilégier pour atteindre cet objectif. Dans sa première mouture de refonte de la Loi sur l’immigration, le gouvernement a proposé une liste de domaines qui, manifestement, comportait des failles et souffrait d’être incomplète. Pour pallier ces incohérences, certains proposent carrément la disparition de toute forme de liste, d’autres, une liste actualisée et davantage ventilée.
Pour bien illustrer les limites d’une liste, je vous propose cette anecdote que j’ai entendue à la télé. Une dame, s’adressant à François Legault, lui fit remarquer qu’elle détenait un doctorat en philosophie et qu’elle travaillait dans une entreprise spécialisée en intelligence artificielle. Devant la stupéfaction de M. Legault, la dame précisa que les administrateurs de l’entreprise l’avaient engagée pour voir à l’application des règles d’éthique eu égard aux projets reliés à l’intelligence artificielle.
Autrement dit, oui aux besoins du marché mais prudence et clairvoyance dans les moyens pour y répondre…De là l’importance d’une « véritable » consultation de tous les intervenants!
quebechebdo 9 novembre 2019
vigile.net tribune libre 15 novembre 2019
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7 novembre 2019
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la députée de Québec solidaire dans la circonscription de Taschereau, Catherine Dorion, ne manque pas une occasion d’attirer les projecteurs sur elle, sa dernière frasque ayant été de se déguiser…en députée, à l’occasion de l’Halloween.
Or une petite recherche sur Wikipédia m’a appris diverses informations sur la députée « hors norme », notamment qu’elle est la fille de Louis Dorion, avocat réputé de Québec, qu’elle est native du quartier huppé Saint-Jean-Baptiste à Québec, qu’elle a fait ses études au Québec, en Espagne, au Chili, en Russie et à Londres (Royaume-Uni), tout en ayant l'occasion de voyager dans plus d'une trentaine de pays, et qu’elle est diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec (2004), titulaire d’un baccalauréat en Relations internationales et Droit international de l’UQAM (2009) et d'une maîtrise en sciences politiques (War Studies) du Kings’s College de Londres (2010). Tout de même assez impressionnant, non ?
Alors, avec un pedigree et un cursus aussi « reluisants », il m’apparaît pertinent de se demander si la bourgeoise débourgeoisée n’a pas appris les « subtilités » du déguisement lors de son passage au Conservatoire d’art dramatique de Québec !
quebechebdo 7 novembre 2019
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6 novembre 2019
Rarement avons-nous assisté à une contestation aussi unanime que celle portant sur le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) qui émane de la décision du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, de maintenir le cap sur les emplois qui répondent aux besoins du marché et ce, même si des milliers d’étudiants étrangers sont déjà aux études au Québec dans des domaines qui ne sont pas sur la liste du gouvernement Legault.
Qu’à cela ne tienne, le ministre Jolin-Barrette demeure stoïque et flegmatique, tel un bulldozer, obnubilé par une ligne de conduite qui n’accepte aucun compromis possible. Le regard fixe, il persiste et signe : le gouvernement va privilégier les emplois qui répondent aux besoins du marché québécois.
Et pourtant, il existe une façon de démontrer un peu d’humanité. Ce serait d’instaurer une clause de droit acquis pour les étudiants étrangers qui ont déjà amorcé leurs études et dont l’apport économique potentiel pour le Québec doit être considéré sérieusement, sans compter les années d’études auxquelles ces étudiants ont consenti jusqu’à ce jour.
M. Jolin-Barrette, vous faites partie d’un gouvernement majoritaire. Grand bien vous fasse! Aussi puis-je comprendre que la situation « confortable » de votre gouvernement vous place dans une position de force face aux oppositions. Toutefois, cette situation majoritaire ne vous donne pas le droit de balayer du revers de la main le contrat moral que ces étudiants ont signé avec un gouvernement antérieur… C’est une simple question de justice sociale élémentaire!
quebechebdo 6 novembre 2019
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5 novembre 2019
Jusqu’à maintenant, le gouvernement Legault suit à la lettre la liste des engagements auxquels la CAQ s’était engagée en campagne électorale. Et force est de constater que cette stratégie ne semble pas jouer contre la faveur populaire.
Toutefois, l’adoption de plusieurs projets de loi n’est pas sans avoir soulevé plusieurs contestations auprès des partis d’opposition et d’organisations parapubliques. À cet effet, on pourrait citer la nouvelle gestion du Fonds vert, la loi 34 sur le processus d’établissement des tarifs de distribution d’électricité, l’abolition des commissions scolaires, etc…
Or en plus de l’attitude pour le moins cavalière du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, qui a jeté quelque 18 000 dossiers en attente à la poubelle, prétextant une réforme du système, le ministre revient à la charge avec les milliers d’étudiants étrangers et travailleurs temporaires qui devront détenir un diplôme ou avoir une expérience d’emploi dans des domaines définis par le gouvernement, même si des milliers d’entre eux sont déjà aux études au Québec, ont appris le français et, dans certains cas, ont même fondé une famille.
Autrement dit, nous sommes en présence d’un gouvernement qui a tendance à bulldozer les étapes de consultations qui précèdent l’adoption des projets de loi qu’il présente à l’Assemblée nationale. En ce qui a trait au dossier des immigrants déjà installés au Québec, je suis d’avis que le premier ministre devrait élargir les domaines d’emplois définis par le gouvernement en matière d’immigration, à défaut de quoi le Québec risque de subir une désertion d’immigrants compétents dans des domaines de pointe vers d’autres provinces.
quebechebdo 5 novembre 2019
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4 novembre 2019
Grâce au Programme de contribution financière, administré par la Régie de l’assurance maladie du Québec, il est possible d’ajuster le coût d’un loyer en CHSLD aux revenus du patient. Mais, dès qu’un couple marié possède plus de 2500 $ en liquidités, ou une maison de 40 000 $ et plus, il n’a plus droit au programme.
Gisèle Hébert visite régulièrement son mari, Flavio, qui vit dans un CHSLD public de la région de Montréal. Il a été admis au début de 2018 parce qu’il souffre de démence. Ses revenus sont insuffisants pour payer chaque mois les 1596 $ que lui coûte la chambre qu’il partage avec une autre personne.
De leur côté, pour le président du Conseil pour la protection des malades Paul Brunet et la Protectrice du citoyen Marie Rinfret, ces critères ne sont tout simplement plus acceptables en 2019 en raison de leur vétusté, les seuils qui déterminent si une personne peut avoir droit à une aide financière ou non datant de… 1983.
Quant à la ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, elle a refusé de rencontrer les médias eu égard à une situation aussi catastrophique, cette même Marguerite Blais qui disait être revenue en politique pour s’occuper de ses « chers aînés »… En bien Mme Blais, il est plus que temps que vous passiez des belles paroles aux actes concrets, en actualisant l’équilibre entre les coûts d’une chambre dans un CHSLD et les seuils d’acceptabilité à l’aide financière… gelés depuis 36 ans!
quebechebdo 4 novembre 2019
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2 novembre 2019
C’est bien connu, l’être humain en général est plutôt rébarbatif devant les situations compliquées auxquelles il est confronté dans la vie. Et souvent, plutôt que d’y faire face, il aura tendance à les éviter. Une tentation à laquelle ont succombé certains linguistes en proposant de simplifier les règles d’accord des participes passés.
« Simplifier », tel est le mot passe-partout qui ouvre les portes (souvent closes) des nouvelles règles proposées par quelques didacticiens simplificateurs dont l’intention est d’éliminer les exceptions pour en faciliter l’application… Intention louable?
Et tout ce chambardement grammatical parce que ces règles d’accord sont trop compliquées comme si, dans la vie, l’être humain n’avait pas à faire face à des situations « compliquées ». À mon avis, il est là le véritable nœud du problème. À partir du moment où l’application d’une règle grammaticale devient trop compliquée, on la simplifie tout simplement. Autrement dit, lorsque tu rencontres un problème dans la vie, contourne-le…
C’est ce que j’appelle du nivellement par le bas. Haro sur les difficultés, place à la simplicité!… Braaavo! Et quelle sera la prochaine étape? Écrire au son? Ce serait pourtant tellement moins « compliqué »!
Commentaire (Le Devoir)
Jeannine I. Delorme – Abonnée 4 novembre 2019 14 h 27
Les participants à la guerre contre les participes
Que de mots pour tenter de faire croire qu'il est impossoble d'apprendre à conjuguer les participes passés. Je viens de lire ci-haut que seuls ceux qui font métier de la langue réussissent. Quel mensonge ! Et tout ça au nom de la paresse. Paresse intellectuelle, paresse des parents qui oublient d'inculquer à leurs enfants l'habitude de l'effort, le goût du bien et du bon et enfin le respect de cette langue qui, mieux que bien d'autres parvient à traduire les subtillités, les sensibilités et toutes choses intéressentes à comprendre et à formuler. Mais cela semble encore trop compliqué pour les nouveaux décideurs en éducation et ceux qui abdiquent devant leurs errances. Il en est ainsi pour plusieurs domaines. Prenons celui des ados qui, selon eux ont besoin de sommeil. Donc, retardons le début des classes. Pauvres petits qui veillent jusqu'à pas d'heure avec leur Ipad ou leur téléphone intelligent, qui bourlinguent sur les réseaux sociaux etc. On peut se demander comment notre société se portera plus tard avec ces mollusques comme artisans d'un nouveau monde ! Effaçons les difficultés, les obstacles qui se dressent devant notre bonheur, notre aisance et notre nonchalance. Vive la paresse !
quebechebdo 2 novembre 2019
Le Devoir 4 novembre 2019
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1 novembre 2019
De mon temps, l’âge de la majorité était fixé à 21 ans. Aujourd’hui, les jeunes peuvent se prévaloir de leur droit de vote à 18 ans. Or le gouvernement Legault vient d’adopter la Loi 2 qui interdit la consommation du cannabis aux moins de 21 ans, un recul totalement inapproprié.
Autrement dit, le gouvernement vient d’augmenter de 17 % le nombre de jeunes qui se procureront leur drogue sur le marché noir en faisant passer l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans alors que, d’après Statistique Canada, 60 % de la consommation de cannabis se fait encore de manière illégale.
De surcroît, il ne faudrait pas oublier qu’un des objectifs de la légalisation du cannabis était de contrer autant que possible le marché noir. … Il est où le gros bon sens dans la Loi 2 resserrant l’encadrement du cannabis?
vigile.net tribune libre 31 octobre 2019
quebechebdo 3 novembre 2019
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1 novembre 2019
C’est maintenant officiel, tout ressortissant étranger qui souhaite s’établir au Québec à titre permanent devra être soumis à un test des valeurs québécoises à compter du 1er janvier 2020.
De l’avis du premier ministre Legault, il est normal, quand on s’installe dans une nouvelle société, qu’on connaisse les valeurs de cette société. « Si vous voulez venir vivre au Québec, il faut que vous connaissiez les valeurs au Québec. Faut que vous sachiez qu’au Québec les femmes sont égales aux hommes, que le principe de la laïcité est important, qu’il y a une séparation entre l’État et la religion… » a-t-il soutenu.
L’un des irritants majeurs qui ressort du vécu des immigrants qui viennent s’installer au Québec est la difficulté d’intégration manifeste de plusieurs de ceux-ci eu égard aux valeurs québécoises. Or, via le test des valeurs, l’intention du gouvernement est que les immigrants « connaissent » les valeurs proprement québécoises. Soit!
Toutefois, les immigrants qui réussissent le test vont-ils nécessairement « appliquer » les dites valeurs dans leur quotidien? Autrement dit, la réussite au test des valeurs est-elle de quelque façon un gage de l’intégration des immigrants aux valeurs québécoises? Poser la question, c’est y répondre!
vigile.net tribune libre 31 octobtre 2019
quebechebdo 1er novembre 2019
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30 octobre 2019
La pénurie de nouveaux enseignants, particulièrement dans la grande région de Montréal, alliée au fait que 25 % des nouveaux enseignants quittent la profession dans les cinq premières années sur le marché du travail, entrainent une réflexion en profondeur sur les conditions de travail des enseignants alors que s’amorce une nouvelle ronde de négociations dans le secteur public.
Parmi les pistes de solutions proposées dans un document de travail du ministère de l’Éducation pour contrer le décrochage des jeunes enseignants, Québec songe à revoir l’attribution de contrats par ancienneté dans le réseau scolaire afin d’éviter que les nouveaux arrivés se retrouvent avec les groupes d’élèves les plus difficiles.
Une hypothèse bien accueillie de la part des associations qui représentent les directions d’école. Par contre, les syndicats des enseignants s’objectent en rappelant, entre autres, que les règles d’ancienneté ont été mises en place pour éviter que des décisions arbitraires ne surviennent lors de processus d’embauche ou d’affectation.
À mon sens, le débat est porteur d’une saine réflexion. Toutefois, la coutume veut que les tâches attribuées aux enseignants le soient par ordre d’ancienneté, laquelle ancienneté fait partie de la plupart des conventions collectives. Par ailleurs, ce sont les directions d’écoles qui sont responsables de former les groupes d’élèves et d’attribuer les tâches des enseignants, et non pas les syndicats…Devant une telle discordance, je suis d’avis que les directions d’écoles privilégient la solution qui sera la plus efficiente pour offrir aux élèves la meilleure qualité d’enseignement et le meilleur encadrement en classe.
vigile.net tribune libre 29 octobrre 2019
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