Place à la clarté dans nos communications en français

16 novembre 2020

Notre langue fait souvent les machettes par les temps qui courent, particulièrement sur l’île de Montréal où elle est menacée de toutes parts par l’invasion anglophone, notamment dans les commerces et restaurants où il devient difficile, voire impossible, d’être accueilli et servi en français.

Parallèlement à cette assimilation sournoise, les francophones, loin de réagir contre cet envahissement de la langue de Shakespeare, malmènent le français honteusement, notamment dans les médias sociaux où la clarté du message a été évincée par un charabia qui conduit à une nova langue incompréhensible.     

La ponctuation

À cet effet, j’aimerais insister sur une notion fort importante, à savoir la ponctuation, la grande négligée, voire la grande oubliée de notre langue écrite. Pour illustrer mon propos, imaginons le scénario suivant : dans un courriel adressé à son épouse qui avait l’intention de se procurer un manteau de fourrure très dispendieux comme cadeau d’anniversaire, le mari lui répond : « Jamais trop cher » au lieu de « Jamais, trop cher ». La dame était tellement heureuse de la réponse « positive » de son conjoint qu’elle s’acheta non pas un mais deux manteaux de fourrure!

En réalité, la leçon de cette histoire, c’est que la ponctuation est à la langue écrite ce que l’intonation est à la langue parlée. En d’autres mots, si l’homme avait répondu oralement à son épouse, il aurait naturellement fait une pause après le mot « jamais », laquelle pause aurait dû être substituée par une virgule dans le courriel… une virgule oubliée qui, dans notre scénario, aurait coûté cher au conjoint de la dame!

Les mots de liaison

Les mots de liaison ou souvent appelés « connecteurs » représentent le fil conducteur du message véhiculé dans les communications. Ce sont pour la plupart des conjonctions (toutefois, néanmoins, par ailleurs, d’ailleurs, pourtant, en revanche, etc…) qui constituent le « ciment » qui permet aux « pierres » de s’édifier en une charpente homogène, et, linguistiquement parlant, qui offre au texte écrit les courroies indispensables pour relier les idées en un texte cohérent.

L’emploi du terme précis

Certains termes, principalement des verbes, tels « faire », « avoir », « être », « mettre », « prendre », « voir » et bien d’autres, jouent souvent le rôle de mots fourre-tout qui auraient avantage à être substitués par un terme plus précis. Ainsi, au lieu de « mettre des efforts pour réussir… », on pourrait plutôt dire ou écrire « investir des efforts pour réussir ». Au lieu de « faire ses devoirs », il serait préférable de « rédiger ses devoirs ». Notre langue regorge d’un vocabulaire riche et foisonnant… N’hésitons pas à puiser dans son coffre aux milliers de mots-trésors!     

Le français, une langue belle

Le français est « une langue belle avec des mots superbes », écrit Yves Duteil dans sa chanson La langue de chez nous. J’ajouterais que notre langue maternelle incarne une langue riche, une langue fière que nous devons chérir et protéger avec la passion du chevalier pour sa dulcinée. Contre vents et marées, le français québécois s’est tenu debout en terre d’Amérique au travers des siècles. À nous maintenant de contribuer à perpétuer sa clarté dans nos rapports avec les autres!

vigile.quebec tribune libre 15 novembre 2020

La loi 21 devant les tribunaux

16 novembre 2020

La loi 21 sur la laïcité de l’État, présentement devant la Cour supérieure, a reçu un appui de taille récemment en la personne de l’éminent juriste, constitutionnaliste et ancien ministre libéral Benoît Pelletier. Les tribunaux canadiens ont reconnu, a-t-il fait valoir, qu’un contexte particulier à la nation québécoise l’a conduite à fonder un État voulu  « neutre en matière religieuse ». Le Québec est une « société distincte », insiste M. Pelletier, et la loi 21 reflète cette dimension et la rend même plus officielle.

Et, qui plus est, reconnaître ce fait serait profondément « fédéraliste », au sens fort du terme, a expliqué Pelletier au tribunal. Car une fédération a pour idéal « l’unité dans la diversité » et est fondée sur la tolérance pour des conceptions diverses, la laïcité à la québécoise diffèrant de la conception qui a généralement cours dans le reste du Canada.

Enfin, Benoît Pelletier allègue que les dispositions de dérogation sont courantes dans les « fédérations multinationales ». Celle qui se trouve dans la Charte canadienne permet ni plus ni moins « aux provinces de préserver leur identité dans des matières qui leur sont d’une importance fondamentale ».

Quel que soit le verdict du juge Marc-André Blanchard, il m’apparaît écrit dans le ciel que sa décision effritera les convictions d’une partie de l’opinion publique au Québec et que ce différend se retrouvera à n’en pas douter devant la Cour suprême du Canada.

quebechebdo tribune libre 16 novembre 2020
vigile.quebec tribune libre 19 novembre 2020
Le Soleil 21 novembre 2020

Le grand chef est parti ad patres

15 novembre 2020

Monument des communautés autochtones, le grand chef de la nation huronne-wendat de Wendake pendant 33 ans, Max Gros-Louis, dont l’histoire est intimement liée à l’actuel territoire de la réserve de Loretteville, en banlieue de Québec, s’est éteint à l’âge de 89 ans.

Au fil du temps, son implication dans la cause autochtone l’a conduit un peu partout dans le monde. Sa participation à la Table des Premières Nations a fait en sorte qu’il est devenu durant une époque, celui qui personnifiait l’image de la Cause. Au cours de sa longue odyssée pour la défense des droits ancestraux des premières nations, Max Gros-Louis a été vice-président fondateur de l’Association des Indiens et des Inuits du Québec, vice-chef national à l’Assemblée des Premières nations, vice-chef à l’Assemblée nord-américaine des Premières Nations et vice-chef de l’Assemblée mondiale des Premières nations.

Toutefois, j’aimerais surtout retenir du grand chef ces quelques phrases qu’il a lancées en entrevue quelques jours avant sa mort, une espèce de testament légué aux générations présentes et futures des premières nations :

« Je souhaite que les gens vivent dans l’harmonie en se respectant les uns les autres, autant en termes humains que dans tout ce qui concerne le dossier des droits ancestraux. Chacun a sa méthode pour les faire respecter. Nous vivons tous ensemble sur le même territoire. Il faut apprendre à le faire dans le respect de chacun. Il est certain que les gens peuvent avoir des idées et des conceptions très différentes d’une situation… » et cette dernière phrase qui résume assez bien le type d’homme qu’incarnait Max Gros-Louis : « …Je crois toujours toutefois que le dialogue est la meilleure façon d’harmoniser les choses pour que tout le monde soit heureux.»

Reposez en paix, grand chef Max Gros-Louis, sur la terre de vos ancêtres!

quebechebdo tribune libre 15 novembre 2020
Le Soleil (version internet) 16 novembre 2020
vigile.quebec tribune libre 19 novembre 2020

La chèvre et le chou

13 novembre 2020

Dû au nombre d’éclosions croissant dans les écoles, François Legault envisage de prolonger le congé des Fêtes pendant un certain nombre de semaines, une idée que les différents syndicats d’enseignement appuient non seulement pour freiner la pandémie, mais aussi pour permettre aux élèves et au personnel de souffler.

Toutefois, là où le bât blesse, c’est que les syndicats sont en complet désaccord avec le fait que le premier ministre jongle aussi avec l’idée de prolonger le calendrier scolaire jusqu’au mois de juillet… En réalité, les syndicats veulent la chèvre et le chou!

Or dans l’hypothèse où le congé des Fêtes est prolongé mais que les jours coupés au calendrier scolaire ne sont pas repris en fin d’année, est-ce à dire que le contenu pédagogique perdu n’a aucune influence sur le degré de préparation des élèves pour être promus au degré supérieur? Si tel est le cas, je me pose de sérieuses questions sur les conditions d’arrimage entre les divers degrés…

Et pourtant, il existe, à mon avis, une solution qui est dans l’air par les temps qui courent, à savoir l’enseignement en demi-classes, une demi-classe à la maison pourrait suivre, en virtuel, les activités d’une demi-classe en présence à l’école. Deux avantages découleraient de cette hypothèse, soit l’enseignement par un seul professeur, et un risque de contaminations amoindri, sans compter le fait que le contenu du programme serait enseigné aux élèves dans son entièreté.  

quebechebdo 13 novembre 2020

Un tramway nommé « polémique »

12 novembre 2020

En 2000, le ministère des Transports du Québec donne au Réseau de transport de la Capitale (RTC) le mandat d’effectuer une étude d’opportunité et de faisabilité pour l’insertion d’un tramway le long des axes Métrobus, et en 2003, l'étude recommande la construction d’un réseau de tramway à Québec.

Vingt ans plus tard, après que toutes les instances se soient finalement entendues sur un projet de transport en commun structurant qui prendrait la forme d’un tramway, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) recommande de rejeter l’actuel projet de tramway et de continuer d’explorer d’autres avenues. Une recommandation, vous vous doutez bien, qui a fait sortir le maire de Québec, Régis Labeaume, de ses gonds, qualifiant le rapport du BAPE de « biaisé, tronqué et erroné ». 

Et pour ajouter de l’huile sur le feu, le ministre des Transports, François Bonnardel, se range en partie du côté du BAPE en alléguant qu’il "ne donnera pas son aval" au projet si des améliorations n’y sont pas apportées. Toutefois, le ministre apporte un peu de baume sur sa position en ajoutant que le réseau de transport en commun favorisé par la Ville devra à tout prix rester un tramway, mais il devra aussi desservir plus d’usagers, notamment en banlieue.

De plus, M. Bonnardel s’engage à rencontrer le maire « dans les prochains jours » pour mener à terme le projet. Une sortie de secours que ne manquera surement pas d’utiliser le maire de Québec qui n’a d’autres velléités que de sortir de cette sempiternelle polémique dans laquelle s’enlise le projet de tramway à Québec depuis des décennies.

quebechebdo 12 novembre 2020

Les États désunis

11 novembre 2020

Ce qui est frappant en regardant la carte des États-Unis après les résultats actualisés du scrutin présidentiel, c’est à quel point le clivage géographique est significatif. En effet, d’un côté, les côtes Est et Ouest votent pour le démocrate Joe Biden tandis que l’intérieur des terres choisit le président sortant, Donald Trump. Autrement dit, d’un côté les régions riches tournées vers l’extérieur, de l’autre une Amérique reculée et désindustrialisée qui se sent perdante dans un contexte de la mondialisation, une polarité territoriale qui se traduit en partie par la couleur de la peau et les inégalités de revenus. 

Jamais les États-Unis ne sont apparus aussi désunis. Que l’on fasse référence à une guerre civile appréhendée traduit bien la gravité de la situation présente. Et on relève de nombreuses craintes, excessives, espérons-le, que les lendemains du scrutin présidentiel soient marqués par des incidents violents.

Or tout au long de son mandat, Donald Trump a constamment joué sur ces clivages pour conforter sa base électorale. Il a fait le choix de diviser pour régner. C’est pourquoi plus de la moitié des Américains ne souhaitent pas sa réélection. Par ailleurs, si Joe Biden l’emporte, il fera face à une tâche titanesque pour apaiser les blessures… Au bénéfice des Américains et du reste du monde.

vigile.quebec tribune libre 6 novembre 2020

Radio-Canada retire un épisode de « La petite vie »

11 novembre 2020

La controverse suscitée par l’utilisation du mot qui commence par la lettre N sur la scène publique vient de rattraper le monde de l’humour au Québec. En effet, Radio-Canada a retiré de sa plateforme web un épisode de La Petite Vie mettant en scène un personnage africain joué par Normand Brathwaite en alléguant qu’il « pourrait être mal compris et ressenti comme une insulte par une partie de l'auditoire ».

L’épisode en question a été tourné en 1995 à une époque où La petite vie était au sommet de sa gloire et que cette émission avait rejoint 4 098 000 téléspectateurs, soit près des deux tiers de la population du Québec à l’époque. Or, il est bien connu que tous les personnages de La petite vie sont des caricatures d’une famille québécoise aux traits caractéristiques grossis par l’auteur Claude Meunier. Il ne faut donc pas se surprendre si les personnages invités sont aussi caricaturés, en l’occurrence ici le professeur en sociologie ougandais.

En conséquence, il m’apparaît pour le moins incongru que notre télévision d’État ait retiré cet épisode de La petite vie qui fait partie de notre folklore humoristique québécois et, qu’en ce sens, il devrait être disponible pour télédiffusion.

En dernière heure, on apprend que l’épisode reviendra en ligne, mais accompagné du panneau d’avertissement suivant : « Ce programme est proposé tel qu’il a été originellement créé et peut contenir des représentations sociales et culturelles différentes d’aujourd’hui » comme si Radio-Canada ne pouvait faire la distinction entre la caricature et le racisme!  

quebechebdo 11 novembre 2020

Enseigner le français: un défi passionnant

10 novembre 2020

Ne plus « prêcher dans le désert »

De nos jours, les enseignants sont confrontés à toutes sortes de situations qu’exige la société moderne. Bien sûr, comme toujours, ils doivent s’assurer que les contenus du programme sont bien assimilés et ce, tout en favorisant un climat propice à l’apprentissage. Par ailleurs, les grands changements sociaux des dernières décennies, tels l’éclatement des familles, les nouvelles approches pédagogiques ou les plus récentes technologies de l’information, ont suscité, chez les jeunes, toute une panoplie de comportements méconnus auparavant. Et comme si ce n’était pas suffisant, toutes ces nouvelles réalités ont eu pour effet, entre autres, de créer toute une génération de jeunes dont on arrive difficilement à capter l’attention, l’enseignement du français n’y échappant pas.

Voilà pourquoi tout au cours de mes années d’enseignement en français au secondaire, j’ai été amené à modifier plusieurs de mes stratégies pédagogiques, particulièrement lorsque j’ai constaté, avec le temps, que je «prêchais de plus en plus fréquemment dans le désert», tout en étant conscient que toute forme d’apprentissage nécessitait tout au moins un minimum d’attention et de concentration.

Importance du « pourquoi » comme bougie d’allumage

Mes expériences en ce sens m’ont conduit à développer des stratégies orientées sur la «compréhension» des phénomènes liés à la langue et à la «pertinence» des notions enseignées. C’est ainsi que le «pourquoi» est devenu petit à petit la pierre angulaire de ma démarche auprès de mes élèves et, progressivement, j’ai senti que leur attention s’éveillait dans la mesure où ils comprenaient les raisons qui justifiaient tel phénomène linguistique et son à-propos dans leur vie courante. En effet aucun jeune, même de nos jours, ne peut nier l’importance d’être clair dans sa façon de communiquer avec son voisin. Alors pourquoi ne pas le doter des outils qui lui permettront d’atteindre cette clarté dans sa communication?

À cet effet, si l’enfant ou l’adolescent a la chance d’avoir à ses côtés, un père ou une mère qui lui fait remarquer toute la beauté du vol ou du chant de l’oiseau, il aura tôt fait de s’en émerveiller. De même, si l’élève a la chance de côtoyer un professeur qui lui fait comprendre toutes les subtilités de sa langue, entre autres les rapports que les mots exercent entre eux, il aura tôt fait d’en découvrir toute la dynamique qui anime sa langue maternelle mais surtout, toute l’importance de nuancer son message, et ainsi de le rendre plus clair et précis aux oreilles de son interlocuteur.

Le français, au-delà d’une discipline scolaire

Enseigné dans cette perspective, le français déborde largement le cadre d’une discipline scolaire puisqu’il s’incarne dans la vie quotidienne du jeune. Les «Tu vois ben c’que j’veux dire!», devant le regard perplexe de l’enseignant, s’estompent petit à petit pour faire place à un échange beaucoup plus signifiant. «Oui mais, on n’écrit presque plus aujourd’hui, monsieur!» Bizarre de réflexion! Pourtant, que ce soit par «email» ou par «Facebook» ou par « messenger », le clavier est présent, chaque touche représentant un signe, et c’est encore le doigt de l’utilisateur, commandé par son cerveau, qui se pose sur telle touche pour coder avec précision son message.

Alors, où est la véritable différence avec le traditionnel crayon? Bien sûr, me direz-vous, il existe maintenant des traitements de textes correcteurs. Parlons-en! Il m’est arrivé de simuler volontairement des erreurs sur mon ordinateur qui, souvent ne les a pas détectées. En conséquence, il faudrait peut-être avoir la lucidité d’admettre que ces super-machines sont conçues par des cerveaux humains sûrement plus sophistiqués que ces bidules électroniques.

En bref, n’est-ce pas passionnant de participer à l’ouverture du jeune aux possibilités infinies de son cerveau tout en l’éveillant aux subtilités de sa langue maternelle qui lui permettra de communiquer clairement avec ses camarades et plus tard, avec ses confrères de travail?

vigile.quebec tribune libre 7 novembre 2020

L’écriture comme moyen d’évasion

10 novembre 2020

Depuis ma retraite de l’enseignement du français au secondaire en 2003, j’ai enfin pu me consacrer à une activité à laquelle je rêvais depuis des années, l’écriture. Dans cette foulée, j’ai rencontré l’homme d’affaires Louis Garneau à qui j’avais enseigné en troisième secondaire pour lui offrir d’écrire sa biographie traduite en anglais quelques années plus tard.

Et voilà, l’aventure littéraire était lancée. À partir de ce moment-là, j’arpente la route des écritures qui me conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Des milliers d’heures de pur bonheur réparties sur plus de quinze ans.

Toutefois, en écrivant ce texte, ce n’est pas de mes écrits dont je veux vous entretenir, c’est plutôt de la sensation d’évasion que vous pourriez ressentir si vous vous adonniez à l’écriture. Bien sûr, vous allez arguer que vous n’avez pas de talent pour l’écriture, que votre vocabulaire est limité, ou que vous avez toujours eu des difficultés avec le français à l’école. Peut-être…

Or, peu importe la forme que prendront vos écrits, c’est le fond qui est important, ce sont vos idées exprimées sur papier qui donneront vie aux mots que vous utilisez pour exprimer vos pensées peu importe que ce ne soit que des mots simples qui sont d’ailleurs souvent les plus riches.    

Le syndrome de la page blanche

Une fois que vous aurez choisi le sujet que vous désirez aborder, il vous faudra bien commencer mais comment? Par où? Vous êtes confrontés au « syndrome de la page blanche ». Vos idées se bousculent dans votre tête mais elles n’arrivent pas à s’ordonner de façon à être formulées dans une phrase. Pas de panique, le syndrome de la page blanche est un phénomène tout à fait normal que vivent la plupart des écrivains qui abordent la création d’une œuvre quelconque.

Un petit truc pour se sortir de ce « bouchon » qui entrave le chemin vers la sortie. Je vous conseille simplement d’écrire des mots qui vous viennent à l’esprit et qui ont trait au sujet que vous voulez traiter. Ces mots deviennent votre pierre d’assise sur laquelle la phrase de départ va s’articuler. Et vous voilà partis, vous entrez lentement dans une bulle, vous vous évadez du monde réel pour vous envelopper dans un monde fictif.

Le journal quotidien, un ami fidèle

À ceux et celles qui sont intéressés (es) à plonger dans l’expérience de l’écriture et qui ne se sentent pas à l’aise avec les genres littéraires traditionnels (roman, poésie, conte, etc…), il existe une route toute tracée dans votre tête. Je veux parler du journal quotidien dans lequel vous racontez les événements que vous avez vécus au cours de la journée. Le journal quotidien, un retour dans le passé récent qui, avec le temps, deviendra votre ami le plus fidèle. 

quebechebdo 10 novembre 2020
quebechebdo tribune libre 15 novembre 2020

 

Au suivant!

9 novembre 2020

Le 20 janvier 2021 débutera une nouvelle ère à la Maison-Blanche, une ère de « guérison » des plaies profondes causées par la politique divisionnaire du républicain Donald J. Trump. À ce sujet, le nouveau président des États-Unis, le démocrate Joe Biden, a lancé un appel à la réconciliation.

Toutefois, d’ici là, les 72 jours qui vont suivre risquent de donner suite à des frasques de la part du président sortant comme il a habitué les Américains depuis 20l6. Les rafales de messages sur Twitter devraient se multiplier, la plupart scandant que les élections lui ont été volées et qu’il a gagné par une forte majorité, et toute cette guérilla accompagnée de poursuites judiciaires pour demander des recomptages dans les États-clés. Et c’est sans compter les élucubrations imprévisibles auxquelles Donald Trump s’est adonné tout au cours de son mandat.

De toute évidence, Trump ne concèdera jamais la victoire à l’ancien vice-président sous Barack Obama, Joe Biden, une première dans l’histoire du pays. Trump étant Trump, il n’est pas question qu’il perde la face aux yeux des Américains, et lorsqu’il aura quitté la Maison-Blanche, je ne pense pas qu’on aura fini de le lire sur Twitter, continuant de prétendre que l’élection a été truquée. 

Et qui sait, peut-être le verrons-nous réapparaître à titre de candidat républicain pour l’élection de 2024! En attendant, au suivant, monsieur Trump… You’re fired!  

quebechebdo 9 novembre 2020