Une bouffée d’oxygène aux enseignants

18 juin 2011

Une nouvelle qui est passée presque inaperçue aura pourtant un impact majeur sur le bourbier dans lequel les enseignants s’enlisent depuis l’introduction de la réforme en éducation. Il s’agit du dogme qui intègre systématiquement les élèves éprouvant des difficultés dans les groupes réguliers, sans offrir de ressources humaines et matérielles aux enseignants pour leur permettre de pallier les obstacles inhérents à cette intégration.
En effet, par la voix du président de la Fédération autonome de l’enseignement, Pierre Saint-Germain, une entente de principe est intervenue entre la FAE et le gouvernement sur l’intégration des élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage à l’effet que, dorénavant, le retour des classes spéciales, sans devenir le modèle, en sera un parmi d’autres. L’entente comprend une série de mesures qui vont de l’injection de 26 millions $ destinés à payer le salaire des enseignants-ressources nécessaires jusqu’à la diminution du nombre d’élèves dans les classes ordinaires.
Lorsque j’ai parlé de cette entente à ma fille qui enseigne au primaire depuis une dizaine d’années, elle a aussitôt manifesté sa satisfaction en s’exclamant que ces mesures étaient réclamées depuis plusieurs années par les enseignants. Enfin, me suis-je dit, une mesure qui procurera une bouffée d’oxygène aux enseignants!

 

« L’école en souffrance »

7 juin 2011

C’est le titre de l’ouvrage de la sociologue Marie-France Maranda qui vient d’être publié aux Presses de l’Université Laval. Après un an passé dans une école secondaire en milieu défavorisé, Mme Maranda attribue la détresse des enseignants à une multitude facteurs : l’intégration d’un trop grand nombre d’élèves en difficultés, le manque de temps, les situations d’urgence, la complexité des tâches, la lourdeur de la bureaucratie, la précarité de l’emploi, et, pour ajouter à ces facteurs contraignants, les dernières conventions de partenariat signées entre les commissions scolaires et le ministère de l’Éducation qui exigent une reddition de compte aux enseignants comme si on leur imputait l’entière responsabilité de la réussite de leurs élèves. Ce portrait négatif est-il attribuable au fait qu’il provient d’une école en milieu défavorisé? Mme Maranda réplique que la deuxième partie de la recherche, présentement en cours, tend à démontrer des résultats comparables d’une école à l’autre, peu importe le milieu.
Dans ces circonstances, il ne faut pas s’étonner que 20% des nouveaux enseignants abandonnent la profession au cours des cinq premières années! À mon sens, il est urgent que l’école soit remise entre les mains des principaux intervenants en éducation, soit l’équipe-école et les parents! Pour ce qui est des ressources humaines et matérielles inhérentes aux problèmes engendrés par les élèves éprouvant des besoins particuliers, il appartiendra alors au gouvernement de dégager les fonds nécessaires…selon moi, le rôle prioritaire qu’il devrait jouer et ce, pour le plus grand bien des enseignants et le meilleur épanouissement de notre jeunesse sur les bancs d’école!  

À toutes ces « mères patrie »

11 mai 2011

À une époque pas très lointaine, les mères incarnaient la présence au foyer, l'alouette qui permettait à ses rejetons de s'épanouir sans inquiétude et de prendre leur envol avec confiance. J'ai eu la chance d'avoir une mère qui m'a permis de m'épanouir sans inquiétude et de prendre mon envol avec confiance! Aujourd'hui, après une carrière enrichissante auprès des jeunes en éducation, je peux affirmer qu'elle a été le moteur qui m'a insufflé l'énergie d'une bougie d'allumage qui a fait de moi un Québécois dans l'âme.
Pour reprendre une expression consacrée, ma mère a incarné, comme beaucoup d'autres à son époque, la "mère patrie", celle qui a veillé au grain pour qu'il donne le fruit qui permette au Québec d'être ce qu'il est devenu, un peuple fier de sa langue et de sa culture. 

Le mardi, 9 avril 2003

30 octobre 2010

Jour mémorable! Tout Bagdad est en liesse! La statue de Saddam tombe grâce à l'aide d'un char américain et ce, devant des "centaines" d'Irakiens, brandissant le bras en guise de délivrance, opprimés depuis des décennies. Soit!
Pendant ce temps, en Amérique, terre de liberté, un certain vice-président esquisse un large sourire devant les caméras du monde entier. "Les autres pays, répond-il à un journaliste, ils n'avaient qu'à nous suivre!" Les possesseurs tranquilles de la vérité, sous la férule de George W. Bush, ont enfin rétabli l'ordre dans cet Irak, sous l'emprise de Saddam Hussein depuis tant d'années!
Par ailleurs, tout au cours de cette soirée de réjouissances, télévisée en direct, pas un mot sur le petit Mohammed, âgé de huit ans, complètement affolé, cherchant, en pleine nuit, un endroit pour s'abriter, au même moment où les braves G.I. délivrent Bagdad, mitraillant tout ce qui bouge autour d'eux.
En ce même jour mémorable, le président Bush, assis confortablement dans son bureau ovale, savoure sa victoire! Enfin, se dit-il probablement, mon père est enfin vengé et, en prime, j'ai maintenant le contrôle sur l'or noir!
Sept ans après la diffusion des images télévisées du 9 avril 2003, une question demeure toujours sans réponse: qu'est-il advenu de Mohammed?    

Et la vie continue…

30 décembre 2009

Par une journée d'octobre où Éole semble en furie, une feuille à l'agonie est éjectée de sa branche mère par un vigoureux bourgeon impatient de se faufiler un chemin pour le printemps prochain.

Tanguant dans toutes les directions, notre feuille errante atterrit finalement sur le sol auprès de ses compagnes déjà résignées à leur imprévisible destin. "Pourquoi ne ferions-nous pas appel à celui qui nous a déracinées de notre gîte pour qu'il nous permette un sort plus agréable que le sac à déchets?", demande la nouvelle arrivée à ses congénères.

À ce moment, un souffle époustouflant propulse les feuilles inertes à tous vents. Après une courte envolée, nos amies terminent leur périple, bien alignées le long d'un trottoir. Puis le calme revient…

Octobre et novembre passent, accompagnés d'ondées et de gels qui stigmatisent les feuilles d'automne au pavé… L'hiver s'installe, le froid congèle nos infortunées complices qui sont bientôt ensevelies sous la neige…

Avec l'arrivée du printemps, les premiers rayons d'un soleil libérateur dégagent peu à peu les détenues de leur blanche prison. Alors, les feuilles revigorées, quoique meurtries par autant d'intempéries, esquissent un large sourire d'apaisement à la vue du spectacle grandiose de l'éclosion des premiers bourgeons printaniers.

Un peu de baume sur la « busherie »

27 décembre 2009

Il était écrit depuis belle lurette, au-dessus de la Maison Blanche, qu'une guerre américano-irakienne était imminente. Conseil de Sécurité ou pas, pétrole oblige! Fiston Bush devait venger l'honneur de papa pour autant que "God bless America"! L'administration américaine a alors ressorti des boules à mites, le sacro-saint "axe du mal", omettant de préciser que le terrorisme provenait souvent de Washington! Et comme pour ajouter l'odieux à la cruauté, nous avons assisté à l'ouverture officielle du carnage d'innocentes victimes, en direct, via les satellites. De là à demander à George W. Bush d'allumer la flamme anti-terrorisme, il n'y avait qu'un pas, et il a été vite franchi!

Et pendant ce temps, sur cette planète…

La rose ne fait rien pour être belle! Elle permet à l'énergie créatrice qui l'habite de s'exprimer à travers elle, tout simplement! Elle se contente d'être, et c'est ce qui fait son étonnante beauté!

Et pendant ce temps, au Québec…

Malgré cette guérilla d'images à laquelle se livrent, sur nos petits écrans. quelques politiciens en quête de pouvoir, le merveilleux cycle de la vie permettra sous peu aux bourgeons d'éclore à nouveau!

À  l'aube d'un certain printemps…