Québec sur la plus haute marche du podium

2 octobre 2016

On aura beau critiquer les voyages dispendieux du maire de Québec, Régis Labeaume, cette fois-ci, force est de constater qu’ils ont rapporté des fruits, la Capitale Nationale se méritant le titre de ville culturelle de l’année selon les Leading Culture Destinations Awards, un jury composé de 11 leaders culturels venus des quatre coins de la planète, dont Londres, Hong Kong, Barcelone, Paris, New York et Berlin.

Un rayonnement inestimable, l'organisation anglaise estimant que sa cérémonie de remise de prix, couverte par la presse internationale, joindra environ 50 millions de personnes à travers le monde.

Un honneur prestigieux qui est dû en partie aux initiatives médiatiques du maire mais aussi et surtout, à l’ingéniosité des acteurs culturels de la Capitale Nationale à qui nous devons témoigner fièrement notre admiration!

quebechebdo 2 octobre 2016
 

Les bains de foule royaux

1 octobre 2016

Ils sont sympathiques et beaux. La famille royale incarnée par le duc et la duchesse de Cambridge accompagnés de leurs deux enfants s’attirent des foules en extase sur leur passage dans l’Ouest canadien. Toutefois, nonobstant cette popularité quasi hystérique, des sommes exorbitantes découlent de cette visite. Des coûts étroitement liés aux bains de foule qu’affectionne particulièrement la famille royale. À titre d’exemple, le précédent séjour de neuf jours du couple royal, en 2001, s’était élevé à plus de 2,2 millions $, des coûts assumés conjointement par le ministère du Patrimoine canadien et la Gendarmerie royale du Canada.

Pourtant, avouons-le, la raison principale de telles visites réside essentiellement dans l’engouement suscité par la seule présence de la lignée de la reine Élisabeth II dans les rues des quartiers de la Colombie-Britannique et du Yukon. Qu’à cela ne tienne, malgré leur coût faramineux, les visites royales sont de «bons investissements», car elles donnent de la visibilité et du prestige au Canada, estime le professeur à l'Université d'Ottawa et ex-ministre libéral au Québec, Benoît Pelletier.

Nous nageons en plein conte de fée dans lequel les personnages sont complètement déconnectés de la réalité contemporaine qui fait fi depuis des décennies des symboles monarchiques attachés à la couronne britannique. Toutefois, il semble que ce ne soit pas le cas pour « the rest of Canada »… Une enclave frappante pour les tenants de l’unité « canadian »! 

quebechebdo 1er octobre 2016
vigile.net tribune libre 3 octobre 2016

Le citoyen, le mal aimé

30 septembre 2016

Forte d’une expérience de dix ans à titre de protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain a présenté son dernier rapport qui blâme sévèrement le gouvernement Couillard pour les coupures drastiques qui ont frappé les usagers des services publics, particulièrement au chapitre des soins de santé. Un constat qui fait ressortir clairement que la bureaucratie a, pour sa part, été épargnée dans le régime d’austérité du gouvernement.

«L'austérité a fait mal…Ce qu'il faut voir, derrière des compressions comme celles-là, c'est le résultat concret: moins de services en temps opportun pour des personnes qui en ont besoin maintenant», a lancé la protectrice du citoyen. À cet effet, la liste de cas scandaleux dont fait allusion Mme Saint-Germain dans son rapport concernant les soins de santé relèvent d’un manque de ressources éhonté affectant des citoyens qui se sont vus refuser les services essentiels dont ils étaient en droit de bénéficier.

Face à ces situations inacceptables, je ne peux que rappeler une des priorités que s’était donnée le gouvernement en place en prenant le pouvoir en 2014, à savoir la nécessité de s’occuper des « vraies affaires »…Eh bien, force est de constater que le tir a carrément raté la cible et que le citoyen, encore une fois, est remisé dans le tiroir des mal aimés! 

quebechebdo 30 septembre 2016   

Faut qu’on se parle

29 septembre 2016

L’initiative lancée par cinq personnalités québécoises dont, entre autres, Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant, sous le thème « Faut qu’on se parle », revêt à mon sens tous les ingrédients pour insuffler un air de fraîcheur dans le paysage politique québécois, ankylosé dans une torpeur sclérosante depuis des décennies.

Organisé autour de consultations publiques et d’assemblées de cuisine, l’exercice converge nettement vers l’objectif de « faire de la politique autrement » en laissant la parole aux citoyens qui seront invités à relancer le Québec sur la voie du progrès social, une étape nécessaire à la mobilisation de la société québécoise autour d’un projet emballant.

Toutefois, comme l’exprime Gabriel Nadeau-Dubois, « si la démarche est non-partisane, elle n'est toutefois pas neutre ou apolitique », un constat qui pourrait interférer dans le processus démocratique visé par l’exercice des consultations. À mon avis, le danger d’un « dialogue de sourd » plane au-dessus des participants. Le thème de l’exercice « Faut qu’on se parle » n’atteindra ses objectifs d’échanges positifs que dans la mesure où les initiateurs du projet se montreront ouverts aux idées divergentes des leurs. C’est à souhaiter… Sinon, attendons-nous à un échec déplorable!

quebechebdo 29 septembre 2016
vigile.net tribune libre 30 septembre 2016 "Faut qu'on se parle…à livre ouvert!
 

Aznavour, le troubadour de l’amour

28 septembre 2016

Après avoir chanté l’amour sur tous les tons depuis sept décennies, le « grand Charles » revient au Québec les 21 et 23 octobre au Centre Bell de Montréal et au Centre Vidéotron de Québec. Légende vivante de la chanson française, Charles Aznavour incarne merveilleusement le troubadour de l’amour sur qui le temps ne semble pas imposer son fardeau.

Et dire qu’au tout début de sa carrière, les critiques de l’époque ne lui prédisaient pas de succès compte tenu de sa voix plutôt rauque et « désagréable », ce qui ne l’empêcha pas de composer un de ses plus grands succès « Je me voyais déjà » dans lequel il nous livre ouvertement son rêve d’une carrière internationale.

Eh bien, le temps lui aura donné raison…Soyez le bienvenu au Québec, M. Aznavour, nous vous souhaitons un agréable séjour parmi nous !

quebechebdo 28 septembre 2016
 

le « King » n’est plus

26 septembre 2016

Je n’ai jamais été un véritable amateur de golf mais, quand j’entendais le nom d’Arnold Palmer aux tout débuts du petit écran, je trépignais à la seule pensée de le voir à l’œuvre dans un de ses nombreux tournois auxquels il a participé durant sa carrière phénoménale.

Le « King » est décédé de complications cardiaques le 25 septembre à l’âge de 87 ans, laissant dans son « sac » sept titres majeurs et 62 victoires sur le circuit de la PGA, une fiche exceptionnelle qui justifie amplement le surnom que ses fans lui ont affectueusement décerné.

Toutefois, au-delà de ses exploits professionnels, je me souviens de la foule d’admirateurs qui affluaient autour de lui lorsqu’il s’apprêtait à frapper son coup de départ. C’était l’élégance à l’état pur, une attitude décontractée doublée d’une confiance en soi remarquable.

« Si ce n'était pas d'Arnold, le golf ne serait pas aussi populaire de nos jours, avait déclaré Tiger Woods en 2004, quand Palmer en était à sa dernière participation au Tournoi des Maîtres. Il est celui qui a transformé ce sport comme un événement à ne pas manquer à la télévision. Son flair, son enthousiasme, sa manière de jouer ont ajouté une touche de divertissement au golf… Et c’est pour ça qu’il était le roi ».

« Je ne veux pas être un héros, a dit Palmer, ajoutant que trop en avait été fait concernant son retour après avoir vaincu le cancer en 1997… Je veux seulement jouer au golf ». Chapeau à vous, M. Palmer, pour votre engouement pour le golf, un héritage que vous avez légué à une foule de mordus, professionnels ou amateurs, qui vous ont succédé!

quebechebdo 26 septembre 2016

ON et l’avenir du PQ

25 septembre 2016

Lors d’un congrès d'Option nationale (ON) à Contrecoeur, en Montérégie, le chef du parti, Sol Zanetti, s’est dit confiant qu’à l’issue de la course à la direction du Parti québécois, le PQ, dépendamment du candidat qui sera élu, pourra enfin clarifier sa position sur l’accession du Québec à son indépendance.

Un constat qui guidera la stratégie d’ON relativement au type de « collaboration » que le parti engagera avec le PQ. Pour Sol Zanetti, les jeux sont clairs : ou bien le PQ va de l’avant avec un référendum dans un premier mandat avec Martine Ouellet, ou bien l’échéance est remise en 2022 selon les stratégies des trois autres candidats. «On n'attendra pas que le Parti québécois se décide, on n'attendra pas que le Parti québécois change. On va commencer tout de suite, on va continuer à bâtir l'avenir», a lancé le chef d’ON.

À mon sens, une scission se prépare entre les « pressés » et les « pas pressés » au sein du PQ, une situation qui pourrait augmenter considérablement le nombre d’adhésions à ON advenant l’élection d’un des trois candidats au report de la tenue d’un référendum après un premier mandat… Une histoire à suivre!

quebechebdo 25 septembre 2016

Le cas Jacques Delisle

24 septembre 2016

L'enquête sur remise en liberté de l'ex-juge Jacques Delisle, condamné à la prison à vie par un jury en juin 2012 pour le meurtre prémédité de sa femme Nicole Rainville après un procès fortement médiatisé, aura lieu les 18 et 19 octobre.

Jacques Delisle a été condamné pour meurtre au premier degré, c’est-à-dire qu’il a planifié son acte et qu’il a été reconnu doué d’une intelligence et d’une capacité intellectuelle lui permettant d’être conscient de ses actes. Dans un tel cas, la peine est généralement la prison à perpétuité.

En conséquence, la défense devra présenter de nouvelles preuves solides qui remettent en cause le verdict de 2012 si elle désire obtenir la remise en liberté du condamné, à défaut de quoi, la justice perdra encore une fois une part de sa crédibilité souvent entachée dans le passé par des revirements de verdicts fort discutables, voire incompréhensibles.

quebechebdo 24 septembre 2016
 

La « référendite »

23 septembre 2016

Qu’on le veuille ou non, la position de chacun des candidats à la course à la direction du Parti québécois sur le moment de la tenue d’un référendum guide les militants péquistes sur le choix qu’ils privilégient à ce moment-ci de la course.

Un constat malheureux qui porte sérieusement ombrage aux autres éléments du programme des candidats. Un phénomène qui prend tellement d’ampleur que les derniers sondages ont vu Jean-François Lisée faire une remontée exceptionnelle, compte tenu qu’il rejoint une grande partie des militants sur sa proposition de report d’un référendum dans un deuxième mandat.

Ce n’est pas d’hier que la « référendite chronique » du PQ gruge pernicieusement sur les débats d’idées, entre autres l’ingérence indue du fédéral dans des juridictions provinciales. Des irritants qui, sans l’ombre d’un doute, ouvriraient les horizons des militants et leur permettraient de percevoir les avantages d’un Québec indépendant.

Reste à souhaiter vivement qu’enfin les prochains débats éviteront les guéguerres sur la « référendite » et que les auditeurs pourront en sortir plus ouverts aux défis auxquels les candidats les invitent à relever. 

quebechebdo 23 septembre 2016 
vigile.net tribune libre 23 septembre 2016 

Éthique élastique chez les libéraux

22 septembre 2016

Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux en 2014, pas moins de cinq membres du Cabinet ont été appelés à défendre leur intégrité dans des affaires compromettantes, à savoir Julie Boulet, Sam Hamad, Yves Bolduc, Jacques Daoust et Laurent Lessard. Trois d’entre eux ont dû démissionner.

Toutefois, ce qu’il y a de paradoxal dans toutes ces affaires, c’est que le premier ministre Philippe Couillard a toujours pris la défense de ses ministres concernant leur intégrité tout en ajoutant du même souffle qu’il n’était pas au courant de la situation inconfortable dans laquelle se retrouvaient les ministres impliqués. À titre d’exemple frappant, concernant les allégations de conflit d’intérêt touchant Laurent Lessard, le premier ministre lui réitère son entière confiance tout en admettant ne pas connaître les faits qui lui sont reprochés.

 La question qui se pose est claire : comment Philippe Couillard peut-il défendre bec et ongles ses ministres tout en ignorant les raisons qui les placent devant des situations où l’éthique est sérieusement remise en question? À mon sens, la réponse à cette question tient du fait que les libéraux font preuve d’une « éthique élastique » lorsque placés devant des imbroglios tendancieux!

quebechebdo 22 septembre 2016