Parce qu’elles étaient des femmes…

6 décembre 2019

Il fut un temps pas si lointain où les femmes devaient assurer la descendance parce qu’elles étaient des femmes. Il fut un temps pas si lointain où les femmes devaient demeurer à la maison et veiller au bien-être des enfants parce qu’elles étaient des femmes. Il fut un temps pas si lointain où les femmes n’avaient pas le droit de vote parce qu’elles étaient des femmes.

Encore aujourd’hui, des femmes doivent se battre contre l’inégalité entre les hommes et les femmes parce qu’elles sont des femmes. Encore aujourd’hui en 2019, des femmes à compétences égales sont moins rémunérées que des hommes parce qu’elles sont des femmes.

Le 6 décembre 1989, des femmes ont été tuées sauvagement du simple fait qu’elles étaient des femmes. En ce 6 décembre 2019, 30 ans plus tard, des femmes se souviennent de leur fille, de leur sœur abattue froidement par Marc Lépine parce qu’elles avaient eu le « malheur » d’être nées femmes.

Oui, nous devons, comme société, nous souvenir de cette tuerie insensée. Oui, nous avons tous un devoir de mémoire envers ces 14 jeunes femmes assassinées le 6 décembre 1989 tout au moins pour nous remémorer qu’elles ont payé le prix de leur vie…parce qu’elles étaient des femmes. 

Mais encore oui nous devons accorder aux femmes le statut plein et entier de personnes faisant partie intégrante de notre société parce qu’elles sont des femmes avec tous les droits et privilèges auxquels elles sont destinées… Après tout, ne sommes-nous pas en 2019?

quebechebdo 6 décembre 2019

L’arroseur arrosé

5 décembre 2019

Lors du sommet du G7 en juin 2018 à La Malbaie, Justin Trudeau s’en était pris à Donald Trump en qualifiant d’« insultante » la décision américaine d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium du Canada, suite à quoi le président américain avait traité Justin Trudeau de personne « malhonnête et faible ».

Eh bien, il semble que les événements « fâcheux » se soient répétés cette année au sommet de l’OTAN lorsqu’une conversation entre Justin Trudeau, Boris Johnson, Emmanuel Macron et Mark Rutte a été captée à leur insu par une caméra de la BBC, puis retransmise et sous-titrée par la CBC, une conversation alimentée par Justin Trudeau et  tournant autour de l’organisation du prochain G7 dans la résidence gouvernementale de Camp David, dans le Maryland, à la place de son golf de Miami comme prévu auparavant.

La réplique de Trump, comme il fallait s’y attendre, n’a pas tardé, ce dernier qualifiant Trudeau d’« hypocrite ». Le premier ministre Trudeau a bien tenté par la suite de colmater sa « gaffe diplomatique » auprès de Donald Trump mais ce dernier a immédiatement tourné les talons devant le premier ministre sans même lui porter quelque attention…

En conclusion de cette petite histoire plutôt gênante pour Justin Trudeau, je retiens le commentaire du chef néodémocrate, Jagmeet Singh, qui a insinué que le comportement du chef libéral n’est pas le même en public et en privé. Une attitude que devra corriger Justin Trudeau, particulièrement au sujet de Donald Trump, s’il ne veut pas se retrouver souvent dans la position de l’arroseur arrosé.

quebechebdo 5 décembre 2019

Un humoriste engagé

5 décembre 2019

Certaines rumeurs fondées laissent croire que l’humoriste Guy Nantel serait intéressé à faire le saut en politique en se lançant dans la course à la direction du Parti québécois. Aussi ai-je cru pertinent de vous présenter certaines facettes méconnues de l’humoriste engagé qu’incarne Guy Nantel.

Source (Wikipédia)

« Humoriste politique, social et engagé, Guy Nantel fait souvent preuve d'audace et donne régulièrement dans la provocation particulièrement en ce qui concerne les sujets politiques. Il fait carrière depuis 1988 au Québec et joue sporadiquement en France et au Canada français. Ses vox pop humoristiques sont l'une de ses grandes marques de commerce.

Biographie

Guy Nantel est né dans un quartier modeste de Montréal. Il est le dernier d'une famille de 5 enfants. Durant son enfance, son père, alors chauffeur de taxi, tente sa chance à la collaboration de textes humoristiques dans des émissions de télé et de radio durant les années 1960 et 70 (Les Couche-tard, Le Festival de l'humour) mais sans trop de résultats. C'est toutefois la bougie d'allumage de la future carrière de son fils, qui lit secrètement les textes de son père et s'imagine lui aussi scripteur pour des humoristes.

Guy Nantel développe un goût pour la scène, alors qu'il entre au Cégep de Saint-Laurent, et se joint à la troupe de théâtre locale. C'est le coup de foudre. En 1988, il se présente aux auditions des Lundis Juste pour rire au Club soda. Bien que non choisi, il s'acharne à apprendre le métier qui le fait rêver, en jouant bénévolement les vendredis soirs dans un petit bar de la rue Saint-Denis (Montréal), le Salon des Cent. Il se promet qu'un jour il présentera ses monologues de l'autre côté de la rue, au prestigieux Théâtre Saint-Denis.

En 1988, il crée sa propre émission de télévision sur la chaîne communautaire : L'humour en coulisses. Il écrit et joue des sketches, les coréalise, interviewe les humoristes vedettes, organise la logistique des tournages : bref, il fait tout et apprend son métier en accéléré. Quelques mois plus tard, il entend parler de la création d'une toute nouvelle école pour les humoristes. Il s'y inscrit mais n'y est pas accepté d'emblée. Heureusement, le départ d'un étudiant ouvre une place à Nantel, qui termine son stage en 1989, diplôme en main.

Entre 1991 et 1993, Guy Nantel fait le tour des bars du Québec en solo et donne des spectacles, dans des conditions souvent minables. Mais c'est la bonne école, car les réactions du public sont très bonnes et Nantel se bâtit une solide réputation dans le milieu des bars.

En 1993-94, il participe à La Course destination monde à la Télévision de Radio-Canada. Nantel remporte cette compétition de réalisation de documentaires tournés à travers le monde. Cela change radicalement sa carrière. Il y obtient plusieurs prix, en plus de se voir offrir des emplois prestigieux, notamment à l'Office national du film et à Radio-Canada. Guy Nantel accepte de réaliser deux films mais écrit, simultanément, son premier spectacle humoristique solo, qu'il produit en compagnie de sa sœur et d'un ami.

Ce spectacle donne une grande visibilité à Nantel : il passe à la télévision puis est invité à faire des spectacles corporatifs, lui permettant de gagner sa vie convenablement. Malgré les moyens limités de la production, les critiques sont élogieuses. Même Claude Meunier, l'humoriste phare des années 1990, parle de Guy Nantel comme d'un des artistes les plus originaux de sa génération. À cette époque, le grand patron du Festival juste pour rire, Gilbert Rozon, entend parler de Guy Nantel et décide de se rendre au théâtre Gesu pour assister à son spectacle, puis l'invite à participer aux Galas Juste pour rire, au Théâtre Saint-Denis. Nantel y décroche le prix de la révélation de l'année.

L'organisme Juste pour rire décide ensuite de produire le second spectacle de Nantel ; Les vraies affaires. Ce spectacle remporte lui aussi un grand succès. Durant plus de deux ans, Nantel fait le tour des grandes salles québécoises. Au même moment, Télé-Québec lui offre un contrat à l'émission Il va y avoir du sport : Nantel doit y présenter un monologue, chaque semaine, sur deux sujets sociaux. C'est un succès, tant pour la carrière de l'humoriste que pour les cotes d'écoute de l'émission. Il s'attaque à divers sujets sociaux et politiques : la tragédie du 11 septembre, les accommodements raisonnables, la rectitude politique, la guerre, le suicide, la pédophilie, les jeux olympiques pour handicapés, etc. Pour Nantel, aucun sujet n'est tabou et c'est justement là qu'il forge sa réputation particulière, qui est de porter un regard drôle sur des sujets sensibles.

En 2006, le Festival juste pour rire décide de présenter à Nantes des galas hors du Québec, pour la toute première fois. C'est Guy Nantel qui a l'honneur d'animer ces galas et le public français a le coup de foudre pour les humoristes québécois. Durant 3 ans, Nantel anime ces galas, en compagnie d'humoristes vedettes du Québec.

En 2007, ses propos provocateurs concernant le dossier chaud des accommodements raisonnables suscitent des réactions jusqu'en France, ainsi qu'au Canada anglais, mais au Québec, on connait le style mordant de l'artiste et ce mélange de provocation et de candeur fait rire la grande majorité des gens.

En 2008, le Festival Juste pour rire offre à l'humoriste l'occasion d'animer son propre gala. Guy Nantel choisit pour thème le bilan de l'actualité des derniers mois. La formule fonctionne si bien qu'elle est renouvelée chaque année depuis.

L'année 2009 marque le lancement du troisième spectacle solo de l'artiste La réforme Nantel, mis en scène par Denise Filliatrault. Bien que ces deux artistes fréquentent des univers assez différents, leur union porte ses fruits. La critique reçoit ce spectacle de façon élogieuse. La réforme remporte un billet d'or ainsi que le Félix du meilleur spectacle d'humour, tout en étant mis en nomination à quatre reprises au Gala des Oliviers.

Filmographie

Réalisateur de 22 reportages à travers le monde diffusés à la Télévision de Radio-Canada (1993-1994)

Réalisateur du long métrage DaShan, une histoire d'humour (ONF, 1995)

Concepteur et coréalisateur du long métrage Référendum, prise 2 (ONF, 1995)

Autres réalisations

Guy Nantel a tourné et voyagé à travers les cinq continents dans plus de 50 pays

Il est le porte-parole de l'organisme Terre sans frontières depuis 2011

Il est membre de.Mensa  (organisation internationale dont le seul critère d'admissibilité est d'obtenir des résultats supérieurs à ceux de 98 % de la population et qui fait partie de la catégorie des sociétés à QI élevé)

Pendant sept ans, il a représenté l'Union des artistes (UDA) dans la négociation de la toute première convention collective entre l'UDA et l'ADISQ : il a ainsi contribué à l'avancement de la cause des artistes québécois notamment au niveau des cachets »

vigile.net tribune libre 4 décembre 2019

La CAQ toujours en « lune de miel »

4 décembre 2019

43 % des voix, 4 000 voix de majorité sur la candidate libérale Gertrude Bourdon, dans le comté de Jean-Talon qui était devenu le château-fort du Parti libéral du Québec depuis 1965, soit depuis la création du comté, la nouvelle députée caquiste Joëlle Boutin, qui devient la 76e députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) vient de confirmer hors de tout doute que la CAQ est toujours en « lune de miel » avec son électorat, notamment dans la grande région de Québec où elle détient maintenant neuf des onze circonscriptions.

Or il s’avère que François Legault a réussi, depuis le début de son mandat à titre de premier ministre du Québec, à garder un contact étroit avec la population en faisant volte-face sur certains projets de loi lorsqu’il sentait le « soupe chaude ». J’en ai pour preuves sa décision bien arrêtée de ne pas inclure de clause grand-père pour les enseignants dans le projet de loi 21 qu’il a finalement changée à la dernière minute, sa volte-face radicale dans le dossier de l’immigration eu égard au PEQ et, récemment, l’écart entre les parents biologiques et les parents adoptifs concernant le nombre de semaines de congés parentaux qu’il a rapidement ramené à l’équité.

François Legault sait fort bien qu’il a été élu en grande partie à cause de ses engagements électoraux qui, tout au cours de la campagne, contribuaient à le maintenir en tête des sondages. À cet effet, le cas du nombre de semaines accordées aux parents biologiques par rapport aux parents adoptifs venait briser le lien de confiance entre lui et son électorat, d’où le changement de cap dès le lendemain de la présentation du projet de loi par le ministre Boulet.

Une attitude d’écoute qui vient surement, en grande partie, expliquer la « lune de miel » qui persiste entre le premier ministre et les Québécois!

quebechebdo 4 décembre 2019
Le Soleil 5 décembre 2019
 

Une « unité nationale » fragile

3 décembre 2019

C’est avec une bonne dose de tact et de discipline que les treize premiers ministres provinciaux et territoriaux du Canada convoqués d’urgence au Conseil de la fédération par le premier ministre ontarien, Doug Ford, ont réussi à éviter les heurts idéologiques pour finalement faire bloc sur quatre priorités qu’ils défendront d’un commun accord auprès d’Ottawa lors de la prochaine rencontre fédérale-provinciale prévue au début 2020.

Stratégiquement parlant, il était devenu essentiel, suite aux dernières élections fédérales qui ont démontré les divisions évidentes au sein du Canada, que cette rencontre trouve un terrain d’entente qui demeure toutefois fragile eu égard à certains dossiers qui continueront de diviser les provinces et territoires une fois que chaque premier ministre aura récupéré ses quartiers respectifs.

À cet effet, il sera intéressant d’observer comment le fédéral réagira devant le pacte des premiers ministres de l’Ontario, de la Saskatchewan et du Nouveau-Brunswick concernant le développement de l’énergie nucléaire, une manœuvre manifestement mise de l’avant pour contourner la taxe carbone.

Quoi qu’il en soit, je suis d’avis que cette rencontre du Conseil de la fédération aura tout au moins permis un rapprochement qui, si fragile soit-il, apportera de l’eau au moulin lors de la prochaine rencontre fédérale-provinciale sur les quatre priorités sur lesquelles se sont entendus les treize participants.

quebechebdo 3 décembre 2019

La bataille de Londres

3 décembre 2019

Suite à la plainte fort médiatisée formulée par le professeur, historien et candidat potentiel à la chefferie du Parti québécois Frédéric Bastien contre la juge en chef de la Cour d’appel du Québec, Nicole Duval Hesler, relativement à sa position « partiale » sur la Loi sur la laïcité de l’État que son tribunal examine en ce moment, j’ai cru opportun de ramener à notre mémoire un résumé succinct du livre choc qu’il a publié en 2013 aux éditions Boréal sous le titre La bataille de Londres.  

« Au lendemain du référendum de 1980, Pierre Elliott Trudeau reprend son vieux rêve de rapatrier la Constitution. Il demandera donc au parlement britannique d'adopter une loi qui fera enfin du Canada un pays pleinement indépendant. Les provinces, le Québec au premier chef, qui voient leurs prérogatives menacées et veulent stopper l'initiative du fédéral, multiplient ambassades et délégations à Londres, tentant de séduire les députés et lords anglais à coups de grands vins et de plats fins.

Affluent également dans la capitale anglaise les Indiens, qui se sentent trahis par la couronne britannique, et les stratèges fédéraux, bien déterminés à voir triompher leur cause. S'en mêlent le Labour anglais, qui rêve de faire tomber Thatcher, les députés conservateurs d'arrière-ban qui défient la Dame de fer, au plus bas de sa popularité juste avant la guerre des Malouines, et tout ce qui grouille, scribouille, grenouille au Canada et en Angleterre, pendant que les tribunaux, des deux côtés de l'Atlantique, s'apprêtent à entendre différentes causes touchant ce coup de force constitutionnel.

C'est avec une verve irrésistible que l'auteur décrit cette foire d'empoigne, au-dessus de laquelle vogue le couple improbable que forment Pierre Trudeau et Margaret Thatcher, opposés sur le plan politique et pourtant liés par une complicité aussi inattendue qu'indéfectible. Frédéric Bastien est le premier historien qui se penche sur ces événements en s'appuyant sur une étude systématique des archives, notamment les documents secrets du Foreign Office.

C'est grâce à ces derniers que nous apprenons que Trudeau, dans son entêtement, est allé jusqu'à enfreindre une règle fondamentale des gouvernements démocratiques, soit celle de la séparation des pouvoirs, compromettant d'emblée la légitimité du nouveau régime constitutionnel. »

vigile.net tribune libre 3 décembre 2019

La juge Nicole Duval Hesler sommée de se récuser

2 décembre 2019

Aux yeux du professeur et historien Frédéric Bastien, la juge en chef de la Cour d’appel du Québec, Nicole Duval Hesler, a compromis son devoir d'impartialité à plus d'une reprise et elle a manqué à son devoir de réserve dans la cause présentée par des opposants à la loi 21 pour qu’elle soit suspendue d’ici à ce que la cause soit tranchée sur le fond.  

À titre d’exemples, M. Bastien cite le fait que la juge se soit déclarée « féministe » en pleine audience, et, qui plus est, qu’elle ait associé la loi 21 à une « allergie visuelle » aux signes religieux. De plus, la juge en chef a déclaré qu'il est « écrit en toutes lettres dans la loi » que celle-ci vise les femmes musulmanes voilées… une assertion complètement erronée. Enfin, la juge Duval Hesler a déjà accepté de donner une conférence devant une organisation de juristes, Lord Reading, le 10 décembre prochain. Or, ce groupe a déjà pris position en affirmant « que la loi n'a pas raison d'exister et, qu'en fait, elle va créer et empirer des divisions au Québec, plutôt que résoudre des problèmes », peut-on lire sur son site internet.

À mon sens, il m’apparaît clair que la juge a manqué d’impartialité et à son devoir de réserve et qu’en conséquence, elle soit sommée de se récuser!

quebechebdo 2 décembre 2019

Claude Julien doit-il partir?

1 décembre 2019

Rien ne va plus chez le Canadien… Après avoir encaissé un sixième revers d’affilée contre les Devils du New Jersey, l’entraineur-chef Claude Julien, déclarait que les entraineurs devaient « aider les joueurs à retrouver le bon état d'esprit et que la série de défaites commençait peut-être à affecter ses joueurs. » Résultat? Les « Glorieux » ont encaissé un septième revers de suite pour une première fois depuis le mois d’octobre 2017, une année désastreuse où le Tricolore avait terminé au 28e rang de la LNH avec un piètre 71 points.

Eh bien, à mon avis, il incombe à l’instructeur-chef de motiver ses joueurs, dont plusieurs en sont à leur première saison dans la LNH, à « retrouver le bon état d'esprit », C’est même là un de ses rôles essentiels. Et force est de constater que Claude Julien n’y parvient manifestement pas. 

La nervosité chronique s’est emparée des joueurs qui commettent erreurs par-dessus erreurs. La bougie d’allumage que devrait incarner Julien est au point mort…La locomotive n’arrive plus à tirer les wagons sur les rails de la victoire.

À mes yeux, la haute direction du Canadien, particulièrement Marc Bergevin, doit prendre acte de la situation alarmante dans laquelle s’enfonce son équipe, et avoir une sérieuse discussion avec Julien eu égard à son avenir à la barre du Tricolore avant que les gradins du Centre Molson ne se vident davantage!

quebechebdo 1er décenbre 2019

Au sujet du projet de Lab-École

30 novembre 2019

La facture initiale du projet de Lab-École lancé sous le gouvernement Couillard en 2017, qui prévoit la construction et la rénovation de sept écoles primaires pour en faire des « écoles du futur », est passée de 55,6 à 105,9 millions de dollars.

Par ailleurs, à l’intérieur des écoles règne un climat de tension tel que plusieurs enseignantes et enseignants sont à bout de souffle, faute de personnel spécialisé pour les appuyer eu égard à l’aide nécessaire pour encadrer les élèves en difficulté d’apprentissage.

Sans connaître les salaires des travailleurs sociaux, orthopédagogues, ergothérapeutes, etc…, je présume que plusieurs directions d’école seraient ravies de posséder dans leur budget une partie des 105 millions $ prévus pour le projet de Lab-École pour procéder à l’embauche de ces spécialistes et ainsi permettre aux enseignants de profiter d’un climat davantage propice à l’apprentissage.

Autrement dit, où le gouvernement doit-il placer ses priorités? Dans le béton ou dans la matière grise?

quebechebdo 30 novembre 2019

Au-delà des limites de la liberté d’expression

29 novembre 2019

La Cour d’appel du Québec vient de débouter l’humoriste Mike Ward dans la cause qui l’oppose à Jérémy Gabriel et vient par le fait même corroborer le jugement antérieur du Tribunal des droits de la personne à l’effet que la liberté d’expression n’est pas un droit absolu.et qu’elle peut être limitée par d’autres droits, notamment celui de la dignité.

L’humour, qu’on le veuille ou non, appelle des prises de risque. Cette fameuse « zone grise » qui fait de l’humour un sport extrême. Les humoristes doivent assumer la prise de risque de vouloir aller trop loin. C’est ce qui motive tout l’art de Mike Ward : repousser les limites de l’humour.

Or, je suis d’avis que, dans l’affaire qui oppose l’humoriste à Jérémy Gabriel, Mike Ward a franchi les limites de la liberté d’expression en s’attaquant de façon discriminatoire au handicap de quelqu’un né prématurément et atteint du syndrome de Treacher Collins, à l’origine de ses malformations et d’une surdité sévère.

À la suite de son procès devant le Tribunal des droits de la personne, Mike Ward, sur scène au Festival Just for Laughs, a répété des blagues sur Jérémy Gabriel et il a promis de les répéter, en français, en anglais et même en espagnol. À mon sens, le fait d’afficher une attitude aussi cavalière, ce n’est pas repousser les limites de l’humour. C’est plutôt faire la preuve indiscutable des limites de son humour…

quebechebdo 29 novembre 2019