Que justice soit faite!

12 mars 2020

Le moins qu’on puisse dire c’est que le meurtre crapuleux de Marylène Lévesque par le récidiviste Eustachio Gallese, qui purge depuis 2006 une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans pour le meurtre de sa conjointe survenu en 2004 et qui a débuté une semi-liberté en mars 2019, n’a pas fini de laisser couler de l’encre sur les pages des médias. Et ce n’est pas les déclarations de la commissaire du Service correctionnel du Canada ni de la présidente de la Commission des libérations conditionnelles du Canada en comité parlementaire à Ottawa qui ont apporté quelque éclaircissement sur les circonstances entourant le meurtre.

En effet, d’un commun accord, Mmes Anne Kelly et Jennifer Oades affirment que la permission donnée à M. Gallese de fréquenter les salons de massage érotique relève de l’erreur et non d’un problème systémique sévissant dans leurs organisations respectives. Dans ce cas, de quel droit l’agente de libération conditionnelle qui accompagnait Eustachio Gallese a-t-elle autorisé le meurtrier à fréquenter des centres de massage érotique « pour assouvir ses besoins sexuels »? De qui lui est venue cette directive? Ou est-ce une initiative personnelle?

Pour l’instant, on ne connaît aucun détail sur l’identité de cette agente de libération conditionnelle. Pourtant, il faudra bien qu’un jour cette information cruciale soit révélée au grand jour si la justice tient à faire « toute » la lumière sur cette affaire morbide et pathétique. Marylène Lévesque a été assassinée sauvagement par un récidiviste qui, manifestement, n’aurait jamais dû se retrouver seul dans une chambre d’hôtel avec elle… Que la vérité soit connue et que la/les personne(s) imputable(s) soi(en)t traduite(s) en justice!

quebechebdo 12 mars 2020

 

 

Des équipes nationales de hockey québécoises

11 mars 2020

Selon un sondage web de la firme Léger réalisé du 7 au 11 février pour le compte de la Fondation Équipe-Québec auprès de 1002 Québécois, 74 % des personnes interrogées se montrent favorables à la création d’équipes nationales féminine et masculine de hockey au Québec.

À cet effet, en juin 2019, le Parti québécois (PQ) avait déposé une motion à l’Assemblée nationale proposant justement la création d’équipes sportives nationales québécoises qui seraient accréditées à l’international. « Le Parti québécois s’intéresse évidemment beaucoup à la fierté québécoise. Depuis plusieurs années, il y a des gens qui font la promotion d’équipes nationales sportives pour le Québec. Si on est une nation, on pourrait avoir des équipes nationales », a dit en entrevue à LCN le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé. De son côté, l’homme d’affaires de Québec Jacques Tanguay, très impliqué dans le hockey avec les Remparts, avait lui aussi suggéré de créer de telles équipes nationales lors d’une entrevue à QUB radio en 2019.

Ce n’est pas le talent qui manque au Québec en tant que relève en hockey autant chez les garçons que chez les filles. À titre d’exemple, Alexis Lafrenière de l'Océanic de Rimouski de la LHJMQ est considéré par plusieurs connaisseurs comme étant le plus bel espoir en vue du repêchage de la LNH en 2020.

Bref, il ne manque que la volonté politique… Or, il me semble qu’un gouvernement qui se dit nationaliste devrait mettre tout son poids politique pour mousser un projet aussi emballant pour les jeunes hockeyeurs et hockeyeuses du Québec.  

vigile.quebec 10 mars 2020
quebechebdo 11 mars 2020

Étendre la loi 101 au niveau collégial

10 mars 2020

Ouverture par le Cégep Gaspé et des Îles d'un campus anglophone à Montréal, projet de cégep bilingue à Vaudreuil-Dorion, il n’en fallait pas davantage pour que le débat sur l’étendue de la portée de la loi 101 au niveau collégial refasse surface sur la forme, cette fois, d’une pétition menée par le Mouvement Québec Français.

« Le collégial français est en voie de minorisation dans l'île de Montréal… Il faut cesser de financer par nos propres fonds publics l'anglicisation du réseau collégial », estime Maxime Laporte, président du Mouvement.

À cet effet, la pétition mentionne spécifiquement que «la non-application de la loi 101 au cégep est la plus grande porte ouverte à l'anglicisation au Québec » et que « les inscriptions dans les programmes préuniversitaires anglophones, à Montréal, sont en voie de surpasser celles des cégeps français ».

Le débat sur l’étendue de la loi 101 dans les cégeps ne datent pas d’hier. La plupart des gouvernements précédents, notamment les libéraux, se sont heurtés au lobby anglophone sur cette question épineuse et ont finalement reléguer le dossier aux calendes grecques.

Or, le gouvernement Legault a évoqué l'automne dernier la possibilité de renforcer la Charte de la langue française, lui qui a déjà réinvesti en francisation des immigrants. À mon avis, l’occasion est idéale pour ce gouvernement qui se dit nationaliste de mettre un frein à cette escalade de l’anglicisation des cégeps de la région métropolitaine de Montréal.

quebechebdo 10 mars 2020
vigile.quebec 10 mars 2020

Frédéric Bastien fait bande à part

9 mars 2020

Gonflés à bloc par une centaine de militants réunis ce week-end au congrès du Conseil national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) qui ont adopté une proposition qui demande la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat d’un gouvernement péquiste, quatre des cinq aspirants-chefs du Parti québécois (PQ), à l’exception de Frédéric Bastien, se sont prononcés en faveur de cette dernière proposition. Aux yeux de l’historien Frédéric Bastien, un parti politique, « ça doit prendre le pouvoir » d’abord et avant tout ». Promettre un référendum, comme le font ses adversaires, mènera à l’échec affirme-t-il.

Or, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir, 64 % de l’ensemble des Québécois se montrent défavorables à la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec, et 38 % de l’électorat du PQ a la même opinion. Des statistiques pour le moins éloquentes qui démontrent que quatre électeurs péquistes sur dix ne sont pas prêts à être consultés sur l’indépendance du Québec, leurs priorités, notamment l’environnement, semblant accaparer la majeure partie de leurs préoccupations.

Devant un tel constat, je me rallie sans hésiter à la « sage » position du candidat Frédéric Bastien. Si le PQ désire se sortir de la défaite cruciale à laquelle il a été confronté lors du dernier scrutin provincial, il doit d’abord retrouver la confiance des Québécois en général et de ses militants en particulier… C’est une simple question de stratégie gagnante élémentaire! 

quebechebdo 9 mars 2020
vigile.quebec tribune libre 9 mars 2020

Où est Henri Richard?

8 mars 2020

En 20 ans de carrière dans la LNH avec le Canadien de Montréal, Henri Richard a joué 1258 matchs, récolté 358 buts, 688 assistances pour un total de 1046, soit une moyenne de presque 1 point par match. Le « Pocket Rocket » détient aussi le record de coupes Stanley à son actif, soit 11.

 Depuis l’annonce de sa mort le 6 mars, seuls quelques clips sur certains faits de sa carrière ont été présentés en vrac au petit écran alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’au moins un reportage soit présenté sur les ondes eu égard, non seulement à la carrière prolifique du numéro 16 du CH, mais aussi et surtout à la fougue et l’intensité qu’il déployait à chacune de ses présences sur la patinoire, une détermination qui se reflétait sur toute l’équipe. Un panel d’invités formé de joueurs ayant évolué avec lui et racontant certaines anecdotes impliquant Henri aurait aussi suscité, à coup sûr, un grand intérêt.

 Je ne connais pas quelles sont les intentions des diffuseurs au cours des prochains jours. Peut-être assisterons-nous à une émission spéciale sur la carrière d’Henri Richard… En attendant, j’ai bien peur que le « Rocket Pocket » ne tombe vite dans l’oubli et que toute une génération d’amateurs de hockey ne connaisse pas le leadership qu’Henri exerçait auprès de ses coéquipiers… et ce serait fort déplorable!

quebechebdo 8 mars 2020

Le « Pocket Rocket » s’est éteint

6 mars 2020

Lorsque, en 1955, Henri Richard, alors âgé de 19, s’est joint au Canadien de Montréal, plusieurs analystes émettaient certaines réserves sur ses capacités de poursuivre sa carrière au milieu de mastodontes qui « lui mangeaient un pain sur la tête ».

Il ne fallait pas connaître sa hargne et sa détermination, et l’intensité qui bouillait au-dedans de lui. Travailleur infatigable, le rapide joueur de centre est devenu l'un des préférés des partisans et l'un des meilleurs joueurs offensifs de la ligue. À sa troisième saison dans la LNH, il a fini au 2e rang des marqueurs avec 80 points en 67 matchs.

Je me rappelle encore aujourd’hui les montées à l’emporte-pièce qui le menaient d’un bout à l’autre da la patinoire, en contrôle de la rondelle d’une seule main, contournant le filet du gardien adverse pour finalement faire une passe à un joueur du Canadien placé devant le filet… Il n’y avait que le « petit » numéro 16 du CH pour réussir un tel exploit! En 20 saisons avec le Tricolore, le Pocket Rocket aura soulevé la coupe Stanley à 11 reprises, un sommet qu’il est le seul dans toute l’histoire de la LNH à avoir atteint.

Difficile de dire comment aurait performé Henri Richard dans la LNH d’aujourd’hui. Toutefois, une chose est certaine, il aurait surement su soulever les foules par la rapidité avec laquelle il aurait transporté la rondelle… Un coup de chapeau à toi, Henri, tu demeureras toujours un exemple de courage et de détermination!

Le Soleil 7 mars 2020
quebechebdo 7 mars 2020

La DPJ de l’Estrie sous tutelle

6 mars 2020

Décidément, les cas de négligence et de lenteur de la part de la DPJ de l’Estrie continuent de ressurgir, cette fois-ci, ce sont quatre enfants d’une même famille maltraités pendant cinq mois avant que la direction de la DPJ n’intervienne.

Dans le cas qui nous concerne, le premier signalement à la Direction de la protection de la jeunesse a eu lieu en février 2019. Il aura toutefois fallu attendre en juillet pour qu’une intervenante de la DPJ prenne en charge le dossier, puis le jugement n’aura été rendu qu’en novembre.

Or, pendant toute cette période, les enfants vivaient dans un appartement insalubre et encombré. Trois d’entre eux dormaient sur le même matelas double, sale et sans draps. Une douzaine de chiens vivaient dans l’appartement et leurs excréments se retrouvaient jusque sur les matelas. Il y avait de la vaisselle sale couverte de moisissures qui trainait et l’électricité avait été coupée. 

Dans son jugement, la juge Pascale Berardino n’arrive pas à comprendre la décision de la direction de la DPJ de maintenir les enfants à la maison avec un suivi social.  L’intervenante ne changera ses recommandations et ne demandera un placement que le 1er novembre après une visite d’un inspecteur des incendies qui mettait en garde contre la dangerosité de l’appartement. Il n’en fallait pas davantage pour que la DPJ de l’Estrie soit placée sous tutelle.

En lançant ses audiences en octobre 2019, Régine Laurent, la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, déclarait que, « comme société, on a failli à notre principale responsabilité, celle de protéger nos enfants les plus vulnérables ; être ici aujourd’hui est un constat d’échec, mais il faut le faire »…tout au moins en mettant à profit notre devoir de mémoire envers l’enfant martyre de Granby qui aura servi de déclencheur à cette vaste consultation.

vigile.net tribune libre 5 mars 2020 "Encore la DPJ de l'Estrie!"
quebechebdo 6 mars 2020

Des classes régulières?

5 mars 2020

Au cours des dernières années, l’affluence des programmes particuliers, qui attirent les meilleurs élèves, a eu comme conséquence directe d’augmenter le nombre d’élèves en difficulté dans les classes dites « régulières » du réseau public. C’est ainsi que, dans plus de 200 classes régulières d’écoles publiques québécoises, au moins un élève sur deux est en difficulté et a besoin de mesures d’aide particulières pour réussir. 

Trouble du spectre de l’autisme, trouble de comportement, trouble du langage, troubles d’apprentissage… les défis sont nombreux mais les ressources humaines d’appui aux enseignants ne sont pas au rendez-vous si bien que des répercussions négatives s’ensuivent eu égard à la qualité de l’enseignement, les enseignants devant mettre plus de temps à leurs nombreux élèves en difficulté au détriment des élèves réguliers.

Aux yeux de la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, qui négocie présentement le renouvellement des conventions collectives avec le gouvernement Legault, la lourdeur des groupes et la composition des classes régulières est un « enjeu fondamental ».  

Or, dans le contexte actuel, un manque d’encadrement expose les écoles à un fort roulement de personnel si l’accompagnement n’est pas adéquat. Selon certaines recherches, les enseignants qui se retrouvent avec plus de 25 % d’élèves en difficulté sont plus à risque de quitter à la fin de l’année scolaire.

À mon avis, considérant que le nombre d’élèves en difficulté a augmenté de façon « exponentielle » au cours des dernières années, le gouvernement n’a guère d’autre choix que d’investir dans les ressources humaines spécialisées nécessaires à permettre un climat propice au rythme d’apprentissage de « chacun » des élèves inscrit dans le groupe auquel il fait partie.   

quebechebdo 5 mars 2020
vigile.net tribune libre 5 mars 2020

Eh bien, M. Bouchard, qu’attendez-vous pour appuyer la loi 21?

4 mars 2020

Dans une déclaration faite sous serment, Mme Hadj Kacem relate que sa fille fréquentant le service de garde de son école primaire d’Hochelaga-Maisonneuve a subi la pression d’éducatrices voilées pour qu’elle remercie Allah à la fin des repas et qu’elle cesse d’avoir recours au traiteur de l’école parce que la nourriture servie n’est pas halal ou contient du porc. Mme Hadj Kacem dit avoir retiré sa fille du service de garde après avoir déposé plusieurs plaintes à la direction.

« J’ai quitté la Tunisie pour que ma fille puisse grandir dans un milieu respectueux de ses choix et décisions », est-il écrit dans la déclaration sous serment. « Or, c’est en fréquentant l’école publique de mon quartier que ma fille subit des pressions pour se comporter comme une “bonne musulmane”. […] J’ai la forte impression que le port d’un signe religieux par des personnes en position d’autorité influence les comportements de ma fille et la fait questionner ses choix et ceux de sa mère. »

Pour sa part, Ferroudja Si Hadj Mohand raconte qu’une éducatrice portant le hidjab aurait interpellé une amie de sa fille de 9 ans parce qu’elle enlevait et remettait son voile islamique dans la cour de l’école de Montréal-Nord qu’elles fréquentent. L’éducatrice lui aurait dit qu’une fois mis, le voile ne devait plus être enlevé. Puis, se tournant vers la fille de Mme Hadj Mohand, elle lui aurait demandé quand elle commencerait à le porter. La jeune fille s’est sentie « gênée » et obligée de répondre « Peut-être au secondaire ».

L’an dernier, le sociologue Gérard Bouchard, qui avait coprésidé la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, avait vilipendé la loi 21 du gouvernement de François Legault. Il avait mis ce dernier au défi de prouver que le port d’un symbole religieux par une enseignante avait un effet négatif sur les élèves.

« Ce qu’on entend souvent durant ce débat, c’est que le seul fait de porter un signe religieux — le hidjab, par exemple — entraîne une forme d’endoctrinement chez les élèves. On entend aussi que ça traumatise certains élèves, ou alors que c’est contraire à l’exercice pédagogique, ou bien que ça compromet le climat de travail dans la classe, etc. », avait lancé M. Bouchard. « Si jamais un seul de ces éléments était prouvé, personnellement, je vous le dis tout de suite, je serais tenté d’appuyer votre projet de loi. »

Eh bien, M. Bouchard, qu’attendez-vous pour appuyer la loi 21?

Source :  https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/des-exemples-de-prosélytisme-à-la-csdm/ar-BB10Eo6g?ocid=spartandhp

vigile.net tribune libre 3 mars 2020

Peut-on isoler l’homme de son oeuvre?

3 mars 2020

Tandis que son long-métrage J’accuse, qui relate les circonstances ayant entouré l’affaire Dreyfus, sortait le 13 novembre 2019 sur les écrans en France, le réalisateur franco-polonais était accusé à plusieurs reprises d’agressions sexuelles. Condamné pour détournements de mineurs en 1977, Roman Polanski est toujours poursuivi pour viol devant les tribunaux californiens.

Or, lors de la Mostra de Venise, J’accuse a remporté le Grand Prix du Jury et, depuis sa sortie en salles, le film a su attirer les spectateurs en faisant fi des manifestations et scandales entourant son auteur. En trois semaines, le long-métrage a atteint le million d’entrées en France et cela, malgré la polémique acerbe menée par des mouvements féministes issus de #MeToo.

Si l’on suit l’argumentaire des anti-Polanski, peut-on encore écouter la musique de Michael Jackson ou de Bertrand Cantat? Doit-on toujours aller voir les films de Woody Allen? En termes clairs, peut-on isoler l’homme de son œuvre artistique? Peut-on laisser le cinéphile décider du choix des films qu’il désire voir, notamment la mise sur écran d’une histoire qui a marqué l’imaginaire français.

 Au Québec, certains distributeurs se sont déjà manifestés contre la présentation du film J’accuse dans leurs salles de cinéma, arguant, notamment, la non-acceptabilité sociale et le respect envers le mouvement #MeToo. À mon avis, J’accuse doit avoir son ticket d’entrée dans les salles de cinéma québécoises, si ce n’est tout au moins par égard pour les cinéphiles.

quebechebdo 3 mars 2020