Au sujet du déconfinement des lieux de culte

30 juillet 2020

L'archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, n’a pas mâché ses mots eu égard à « … l’impression que les autorités gouvernementales et la Santé publique ne nous prennent pas au sérieux et qu’ils veulent ignorer notre existence » tout en ajoutant que les croyants ont « le droit d’être considérés avec respect et non ignorés ou relégués à l’item VARIA. »

Signe des temps? La pratique religieuse est de plus en plus délaissée au Québec, les églises sont presque vides. Le cardinal aura beau invoquer que « les communautés de foi sont un service essentiel », force est de constater que la pratique religieuse s’est considérablement amenuisée depuis des décennies.

À sa défense, on peut comprendre la frustration du cardinal lorsqu’il fait remarquer que « même les casinos ont obtenu avant nous le droit d’accueillir 250 personnes… et que la vente d’alcool et de cannabis a été jugée un service essentiel tout au long de la pandémie ».

Depuis longtemps, les lieux de culte avaient proposé des protocoles pour pouvoir reprendre leurs cérémonies en temps de COVID-19, tout en respectant les règles sanitaires. Dans ces circonstances, je suis d’avis que la Santé publique a péché par négligence, voire par condescendance, en ignorant cavalièrement les doléances des autorités religieuses. 

quebechebdo 30 juillet 2020
Le Devoir 3 août 2020 "Sur le déconfinement des lieux de culte"

Québec, la charmante

30 juillet 2020

Le charme touristique de la ville de Québec demeure, pour la cinquième année consécutive, la destination privilégiée au palmarès des meilleures villes au Canada du magazine Travel + Leisure, un exploit qu’elle réitère depuis l'apparition de cette catégorie en 2016.

Parmi les sites préférés des touristes, on ne peut passer sous silence la place royale érigée dans le quartier historique du Vieux-Québec, où Samuel de Champlain a construit sa première habitation en 1608, laquelle sera démolie en 1688 pour être remplacée par l’église Notre-Dame-des-Victoires. Aujourd’hui, la place Royale regroupe autour d’elle des commerces tenus par des artisans qui y offrent, notamment, des produits du terroir, des restaurants où la haute gastronomie y a établi ses lettres de noblesse, et des kiosques relatant son histoire.

En 1633, Samuel de Champlain fait construire, sur une partie du site actuel de la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, une humble chapelle dédiée à la Vierge. Incendiée à trois reprises, elle renaît inlassablement de ses cendres. La cathédrale que l’on peut admirer aujourd’hui marque l’aboutissement de travaux échelonnés sur près de 350 ans. L’intérieur se caractérise par un nombre impressionnant d’œuvres d’art, notamment, une lampe du sanctuaire, un don de Louis XIV à Monseigneur de Laval.

En bref, «avec ses cafés et ses bistrots classiques, ses vues panoramiques sur le fleuve Saint-Laurent et son quartier historique du Vieux-Québec, site du patrimoine mondial de l'UNESCO, la capitale nationale dégage une romance intemporelle», résume l'Office du tourisme de Québec.

vigile.quebec tribune libre 14 juillet 2020


 

Du hockey en juillet, pourquoi?

29 juillet 2020

Parlons franchement, sentez-vous la fièvre du hockey comme au début des séries éliminatoires d’une saison régulière? Alors, qu’est-ce qui a motivé la LNH à organiser ses mini-séries tout à fait farfelues? Ce ne sont surement pas les revenus au guichet puisque les spectateurs seront absents. Alors où la LNH espère-t-elle tirer des revenus si ce n’est au niveau des droits de télédiffusion et de publicité.

Imaginez! Des séries éliminatoires qui se mettent en marche après seulement un match préparatoire et tout cela, dans un contexte où les joueurs n’ont pas chaussé leurs patins depuis quatre mois. Et, ultimement, les téléspectateurs seront-ils tenus en haleine jusqu’en octobre alors que les dernières chaleurs de l’été sont encore souvent au rendez-vous? J’ai de sérieuses réserves…

Autre point d’interrogation, nonobstant le fait que les organisateurs ont créé des villes bulles en Toronto et Edmonton pour éviter les nombreux déplacements et que les tests de contrôle du coronavirus seront administrés quotidiennement, que risque-t-il d’arriver avec les joueurs asymptomatiques? C’est sans parler des nombreux contacts physiques auxquels les joueurs seront nécessairement confrontés. Et la distanciation physique?

À mon sens, il eût été préférable de reprendre une nouvelle saison régulière en temps normal, y compris la présence de spectateurs séparés d’une distance de deux mètres et munis d’un masque. De cette façon, la conquête de la coupe Stanley aurait retrouvé ses véritables lettres de noblesse!

quebechebdo 29 juillet 2020
Le Soleil "Point de vue" 29 juillet 2020

Sur le port obligatoire du masque

28 juillet 2020

Ces derniers jours, deux manifestations se sont tenues à Montréal et à Québec contre le port obligatoire du masque dans les transports en commun et les endroits publics couverts, l’argument central des manifestants tournant autour de la liberté individuelle évoquée dans les Chartes des droits et libertés de la personne canadienne et québécoise.

À leur défense, force est de constater que la valse-hésitation de l'administratrice en chef de l'agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, et de son homologue au Québec, le Dr Horacio Arruda, sur l’utilité ou non du port du masque comme mesure de santé publique entre les mois d’avril et juillet, alors même que la courbes s’est aplatie, apporte de l’eau au moulin des anti-masque.

Toutefois, pour en revenir aux droits individuels, il est un principe légal incontournable qui spécifie que la liberté des uns s’arrête lorsque la liberté des autres est brimée. En d’autres termes, la liberté des contestataires du port obligatoire du masque s’arrête lorsqu’elle met un frein à la liberté des autres d’être protégés du coronavirus.

Dans toute cette saga, il m’apparaît pertinent, voire essentiel, d’adhérer à la solution la plus sage eu égard aux risques de contamination qui, de toute évidence, devront d’autant plus diminuer dans la mesure où les directives de santé publique, tel le port du masque, soient rendues obligatoires… Après tout, l’objectif ultime n’est-il pas de sauver des vies? 

quebechebdo 28 juillet 2020

De la frénésie à l’essoufflement

27 juillet 2020

Un blog du journaliste Frédéric Pennel du Huffpost du 24 juillet 2017 sous le titre « 3 raisons pour lesquelles l'indépendance du Québec n'est toujours pas une priorité » m’a fait voyager dans l’histoire du mouvement indépendantiste du Québec en remontant jusqu’au désormais cri du cœur de général De Gaulle « Vive le Québec libre » jusqu`a l’essoufflement qu’il connaît aujourd’hui.

Le 24 juillet 1967, c'est devant 500,000 Montréalais que Charles de Gaulle a poussé son cri "Vive le Québec! Vive le Québec libre". « Son objectif -provoquer un séisme pour appuyer les revendications des Franco-canadiens- a été pleinement atteint. Le Général voyait l'occasion, deux siècles après la défaite de 1763, de s'acquitter de la dette laissée par Louis XV. Il était en effet habité par le souvenir de l'abandon par le roi de France des 60.000 Français, victimes d'une opinion indifférente au sort de ces "quelques arpents de neige", moqués par Voltaire. De Gaulle savait le fruit mûr: il avait observé l'affront infligé par les Québécois à la Reine Élizabeth II en ignorant royalement sa visite en 1964. »

Mais que s’est-il donc passé depuis?

« Deux rendez-vous avec l'indépendance se sont présentés. Les Québécois les ont tous deux déclinés – la dernière fois, en 1995, in extremis, lors du référendum contesté. Le Président français, Jacques Chirac disposait d'une réponse toute prête: "la souveraineté du Québec est un état de fait qui ne demande désormais qu'un habillage juridique". Cette déclaration est restée dans un tiroir.

Le Québec, plutôt que rompre avec le Canada, s'est engagé dans la voie du compromis: politiquement fédéraliste, mais doté d'une culture spécifique. Une fois l'égalité des droits arrachée, la situation s'est apaisée. Les jeunes générations, qui n'ont jamais connu la frustration de leurs parents, n'ont pas été atteints par cette même rage de parler français. Le mouvement politique soutenant l'indépendance, le Parti québécois a vu son assise électorale se réduire. Et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, un québécois francophone, n'est-il pas le symbole d'une fédération multiculturelle? »

Une identité culturelle fragilisée

« Selon le recensement de 2011, 78% des Québécois étaient francophones, 8% anglophones et 12% allophones. Si la position du français apparaît bien assurée, rien n'est pour autant figé. Tant que le Québec demeurera au sein de la fédération canadienne, l'identité franco-québécoise ne sera jamais définitivement acquise. En dépit de tout l'arsenal juridique pour la prémunir d'une assimilation anglo-saxonne, le français a plutôy tendance à refluer. L'immigration a pris le relais de la formidable natalité d'antan. Or, en dépit des efforts pour attirer une immigration provenant de pays francophones ou de culture latine, 26% de ceux arrivés en 2000 se sont finalement assimilés en anglais. En outre, les transferts linguistiques du français vers l'anglais demeurent significatifs. Sur l'île de Montréal, là où l'anglais demeure influent, un certain nombre de francophones sont poussés à changer de langue maternelle au cours de leur vie pour adopter l'anglais, même à la maison. Deux universités prestigieuses de Montréal participent à ce phénomène d'assimilation en anglais: Mac Gill et Concordia, toutes deux anglophones. En sortant de leurs études, les étudiants, peu importe leur origine, travaillent bien souvent en langue anglaise. Car le monde du travail bascule progressivement dans cette langue, attractive et parlée par le premier partenaire économique, les Etats-Unis. Un signe qui ne trompe pas: les immigrés parlant uniquement français sont plus souvent au chômage que ceux parlant uniquement anglais (23 contre 16%). »

Conclusion

« L'idée indépendantiste s'est aujourd'hui déplacée au second plan au Québec. En attendant qu'elle revienne au goût du jour, les souverainistes patientent. Et scrutent les exemples européens de l'Ecosse ou de la Catalogne. Un jour, pensent-ils, la mécanique conduisant à la "liberté" se réenclenchera. »

« La souveraineté du Québec est un état de fait qui ne demande désormais qu'un habillage juridique » Jacques Chirac

Seul Frédéric Bastien peut contribuer à remettre l’indépendance au goût du jour et à lui procurer « un habillage juridique » qui permettra à la mécanique conduisant à la « liberté » de se réenclencher. vigile.net tribune libre le 16 juillet 2020

https://www.huffingtonpost.fr/frederic-pennel/3-raisons-pour-lesquelles-lindependance-du-quebec-nest-toujour_a_23045057/

vigile.net tribune libre le 16 juillet 2020
 

Allégations de climat toxique créé par Lise Payette

27 juillet 2020

À mon avis, les nombreux témoignages recueillis sur l’ambiance toxique qui règne à Rideau Hall, faisant état de harcèlement psychologique et d’intimidation, depuis l’arrivée en poste de Julie Payette à titre de gouverneure générale du Canada ne doivent, pour aucune considération, demeurer lettre morte. Il en va de la nécessité d’un climat de travail sain et sécuritaire auquel tous les employés ont légitimement droit dans le respect et la dignité.

La représentante de la reine au Canada aurait notamment crié après ses collaborateurs et les aurait humiliés publiquement, selon le réseau CBC qui se base sur les propos d’une dizaine de sources anonymes. Conséquence de ces éclats, quatre membres de l'équipe de communication du Bureau du secrétaire du gouverneur général (BSGG) auraient claqué la porte depuis le début de la pandémie de COVID-19, tandis qu'un cinquième suivrait le mouvement dans les prochains jours

De son côté, le Bureau du Conseil privé (BCP), le ministère qui a des liens étroits avec le bureau du premier ministre Justin Trudeau, se dit « préoccupé » par les allégations de climat toxique au bureau de la gouverneure générale Julie Payette et promet de donner suite au dossier. Enfin, Rideau Hall nie les allégations de harcèlement en bloc et soutient qu’aucune plainte formelle n’a été faite auprès du service des ressources humaines ou de l'ombudsman, un argument pour le moins négligeable compte tenu du climat de peur qui règne à Rideau Hall.

Conséquemment M. Trudeau, vivement une enquête indépendante sur le climat de travail malsain gravitant dans l’entourage de la représentante de la Reine au Canada pour faire toute la lumière sur ces allégations pour le moins compromettantes, voire inquiétantes. 

vigile.quebec tribune libre le 26 juillet 2020

Une histoire mouvementée

27 juillet 2020

Dès sa création, le Bloc québécois s’est donné comme mission de défendre les intérêts supérieurs du Québec à Ottawa en attendant que le Québec accède à son indépendance. Conséquemment, dans l’esprit de ses fondateurs, le Bloc était considéré comme un parti de « transition », une transition qui dure maintenant… depuis 30 ans!

Dans un premier temps, je vous invite à parcourir un itinéraire succinct de l’histoire du Bloc en 10 moments qui ont marqué son cheminement tantôt frénétique, tantôt houleux à travers certains événements marquants qui ont pavé le chemin du parti.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1086370/bloc-quebecois-moments-marquants-politique-canada-ottawa-quebec

Dans un deuxième temps, Gilles Duceppe nous raconte les faits saillants qui ont jalonné l'histoire mouvementée du Bloc québécois sur la scène fédérale au cours des trente dernières années.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1722265/parti-bloc-quebecois-ottawa-duceppe-anniversaire


vigile.quebec tribune libre le 26 juillet 2020

Julie Payette dans l’eau chaude

27 juillet 2020

Encore embourbé dans l’affaire UNIS, une autre tuile échoue sur le bureau du premier ministre Justin Trudeau. Cette fois-ci, selon ce qu'ont confié des sources à CBC News, la gouverneure générale du Canada Julie Payette a créé un environnement toxique et une culture de la peur à Rideau Hall en harcelant verbalement les employés, au point de les faire pleurer ou de carrément les faire démissionner.

Des témoignages bouleversants

« Ces sources peignent sensiblement le même portrait : Julie Payette crie, rabaisse et humilie publiquement les employés de Rideau Hall. Mme Payette est accusée de piquer des colères et de critiquer les employés en leur disant que leur travail n'est pas à la hauteur.

Une source raconte qu’en une seule journée, une dizaine de personnes ont été vues quitter son bureau les larmes aux yeux au terme d’un face-à-face. La gouverneure générale a aussi jeté de la paperasse et a lancé à un employé que son travail était un tas de merde, selon plusieurs sources.

Elle crie et humilie le personnel devant les autres. C'est de la violence verbale. Dans aucun endroit il n’est acceptable de traiter les gens de cette façon.

Une source au sein du gouvernement qualifie le bureau de « maison des horreurs ». »


Des voyages qui virent en enfer

« Une partie du travail de Julie Payette consiste à voyager partout dans le monde pour participer à des visites d'État. Des sources affirment que ces voyages, même ceux à l’intérieur du Canada, servent souvent de bougie d’allumage aux pires comportements.

De nombreuses sources comparent Julie Payette à un bambin grincheux traîné par ses parents dans des sorties et qui se demande pourquoi il doit y aller. Elles ajoutent que la gouverneure générale se plaint régulièrement d'être fatiguée, sous-alimentée et surchargée.

Les vols de retour de ces voyages se transforment fréquemment en séance publique d’humiliation, expliquent des sources. Julie Payette rassemble tout le monde près d’elle dans l’avion et tente de déterminer ce qui a mal tourné. Ce débreffage est l’occasion, poursuivent les sources, d’exposer les défauts de tout un chacun devant leurs pairs. Elle rabaisse et attaque les employés pour ce qu'elle considère être du mauvais travail, selon les sources.
Le plus difficile lors de ces debriefings, racontent nos sources, est que le personnel est captif. La seule issue est une salle de bain située à l'arrière de l'avion. Comme les employés ne veulent pas jeter de l’huile sur le feu, ils restent tranquillement assis là et laissent Julie Payette crier ou fulminer. Ces séances de débreffage peuvent durer des heures, assurent de nombreuses sources.

Après l’atterrissage, il n’est pas rare de voir des employés en train de pleurer dans leur voiture sur le chemin du retour, selon des sources. Ils sont souvent épuisés et ont passé le trajet à se plier en quatre pour satisfaire aux demandes de leur patronne, en plus d’être blessés de se faire dire que leur travail n'est pas assez bon. »

Le contrôle excessif de la gouverneure générale

Ce que certaines sources appellent des explosions, des crises de colère ou des éclats d'émotion peuvent surgir de nulle part à tout moment. Ces comportements abusifs émanent souvent du fait que Mme Payette est contrariée par la qualité du travail de quelqu'un et qu'elle a le sentiment de devoir tout faire elle-même, car tout le monde est incompétent. »


Des réunions aux allures d’interrogatoires

« Pour ce qui est des réunions de travail, nos sources racontent comme certains employés retiennent leur souffle avant le début de chaque séance. Car une réunion avec Julie Payette peut vite se transformer en interrogatoire, selon les mêmes sources. Elle est entre autres connue pour cuisiner les employés sur des dossiers sans rapport avec le sujet de la réunion.

De nombreuses sources racontent par exemple comment Julie Payette humilie publiquement ses employés en les interrogeant sur l'espace. L’ex-astronaute peut leur demander de nommer toutes les planètes du système solaire, d’indiquer quelle planète est bleue ou encore quelle est la distance entre le soleil et la lune. Lorsque les employés se trompent, elle leur fait comprendre qu’ils devraient connaître la réponse. 


En dernière instance

La seule personne qui pourrait intervenir et parler à Julie Payette de ces « allégations » de harcèlement envers ses employés est le premier ministre, le seul responsable de tous les actes du gouverneur général et de tout ce qui se passe à Rideau Hall. En bref, s'il y a des inquiétudes sur le fonctionnement du bureau, c’est au premier ministre d’en informer la gouverneure générale et à leurs bureaux respectifs de trouver une façon de remédier à la situation.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1721357/julie-payette-gouverneure-gerenale-ottawa


Commentaire personnel

Peut-être que, dans un élan de lucidité, la Chambre des communes pourrait profiter de cette situation pour le moins chaotique, pour envoyer ad patres ce poste caduc de représentant de la Reine au Canada…

vigile.quebec tribune libre le 21 juillet 2020

L’immigration au coeur du débat

27 juillet 2020

Rarement a-t-on vu une Anne-Marie Dussault aussi déstabilisée au cours d’une entrevue que celle accordée à Marine Le Pen le 24 mars 2016 sur les ondes de RDI dans le cadre de l’émission 24/60.

D’entrée de jeu, Anne-Marie Dussault attaque Marine Le Pen eu égard à la polémique soulevée par sa position anti-immigrationniste de la part de la frange communautariste canadienne et québécoise, brandissant l’étendard de la « terre d’accueil »… Il n’en fallait pas davantage pour que l’animatrice pique au vif son invitée en l’accusant de ne pas se mêler de ses affaires.

Une flammèche qui n’a pas tardé à mettre le feu aux poudres… 

Bon visionnement (durée : 32 :19) vigile.quebec tribune libre le 22 juillet 2020

https://www.bing.com/videos/search?q=entrevue+anne-marie+dussault+et+marine+le+pen&docid=608024157692233351&mid=7375CE5FAE09E6A303887375CE5FA

vigile.quebec tribune libre le 22 juillet 2020

Les dénonciations dans les médias sociaux

27 juillet 2020

Au début de cette flambée de dénonciations dans les médias sociaux eu égard au harcèlement sexuel, je dois vous avouer que mon opinion était partagée entre la reconnaissance de la pertinence de ce canal de communication préféré à la voie du processus judiciaire et la perplexité. Or, après avoir lu et entendu divers commentaires sur les raisons motivant ce type de dénonciations, je dois admettre que mon opinion a changé, notamment en ce qui a trait à l’ampleur du mouvement déclenché par un tel phénomène.

D’emblée, il faut bien l’admettre, force est de constater que les plaignantes émettent de sérieuses réserves sur l’efficacité du système judiciaire, qui, à leurs yeux, remet souvent en question l’importance, voire la véracité de leurs doléances. Ce n’est donc pas surprenant si les médias sociaux répondent à leur besoin d’exprimer toutes les émotions qu’elles ont été appelées à vivre et, pour certaines, qu’elles vivent encore après plusieurs années.

Je crois qu’au-delà de ces récits d’épisodes marquants de la vie de ces femmes, il s’avère essentiel d’y percevoir toute la douleur qui habite les victimes de harcèlement sexuel, mais aussi toute l’étendue de ce phénomène ravageur qui fait rage dans notre société dite « civilisée ».

Enfin, nonobstant les efforts entrepris par le système judiciaire depuis quelques années, il m’apparaît urgent que les divers intervenants fassent davantage preuve d’écoute envers ces femmes qui choisissent cette voie, à défaut de quoi le phénomène continuera de se propager…

vigile.quebec tribune libre 22 juillet 2020
Le Devoir 27 juillet 2020