La maladie mentale: cette intruse pernicieuse

1 février 2021

 

Ce n'est pas toujours simple de gérer l'anxiété générée par la pandémie de COVID-19. Ce l'est encore moins pour ceux aux prises avec des problèmes de santé mentale.

À titre d’exemple, Marie-Soleil Nantais, 41 ans, est sortie de la rue il y a trois ans et souffre aujourd'hui de troubles anxieux. Le stress lié à la pandémie l'a fait replonger dans la toxicomanie, après s'être abstenue de consommer durant plusieurs mois. Évidemment, l'isolement n'a rien fait pour aider.

La peur d'avoir peur emmène les gens à consommer, à s'isoler davantage et comme il y a de moins en moins de circulation de drogues dans la rue, les consommateurs se mettent à consommer n’importe quoi.

On peut citer aussi l’histoire d’un homme qui vit avec un trouble de stress post-traumatique et agoraphobique. Vous pouvez imaginer que tous les efforts qu'il a déployés lors des deux dernières années pour réintégrer la société, ont été mis à mal par le confinement lié à la pandémie.

La maladie mentale chez les jeunes

Parmi les troubles de santé mentale les plus courants chez les enfants et les jeunes se retrouvent l’anxiété, le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, la dépression et autres troubles de l’humeur, la schizophrénie et les troubles de l’alimentation.

Les jeunes eux aussi ont subi des contraintes difficiles à vivre depuis le début du confinement, notamment l’éloignement de leurs amis liés étroitement à une carence sur le plan de la socialisation qui peut facilement dégénérer en périodes dépressives ou d’anxiété.

Les parents ont ici un rôle primordial à jouer, particulièrement sur le plan de l’écoute, la pierre angulaire d’une saine communication avec le jeune qui ne peut qu’être bénéfique dans un climat de confiance mutuelle.

La maladie mentale, le parent pauvre du système de santé

Le 3 avril 2020, au petit matin, un individu est entré par effraction dans le domicile d’une famille d’Hudson, en Montérégie. L’intrus s’en est d’abord pris physiquement à Isabelle, la mère, puis à sa fille aînée, qui a bien cru qu’elle allait y rester. Isabelle voyait que l’agresseur ne semblait pas dans un état normal, mais elle ne pouvait pas savoir qu’il était en réalité un schizophrène en crise. Prise de panique, dans un élan de légitime défense, Isabelle a poignardé l’agresseur avec un couteau. Ce dernier a succombé à ses blessures.

Le drame vécu par Isabelle et sa fille aurait sans doute pu être évité si les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale bénéficiaient d’un meilleur encadrement. Et pourtant, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, s’est engagé à répondre à la demande grandissante de soins pour des troubles anxieux résultant du confinement, un engagement dont on attend toujours la concrétisation…

Quant à la famille d’Isabelle, neuf mois après le terrible drame, elle n’a encore reçu aucune aide du régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC)… Aux dernières nouvelles, le dossier est toujours à l’étude!

 

vigile.net tribune libre 28 janvier 2021

La fibre nationaliste de François Legault est toujours présente

1 février 2021

Les récentes manifestations d’impatience du premier ministre Legault envers Justin Trudeau eu égard à la lenteur du premier ministre canadien à fermer les frontières pour les vols non-essentiels révèlent, à mon avis, que la fibre nationaliste de François Legault est toujours bien présente en lui.

Dans cette foulée, il m’apparaît opportun de rappeler que François Legault, dans « une autre vie », a été un ardent défenseur de la souveraineté du Québec dans les rangs du Parti québécois pendant plusieurs années avant de tourner le dos à ses aspirations arguant que les ardeurs souverainistes des Québécois n’étaient plus au rendez-vous.

Il n’est dons pas surprenant que les tergiversations chroniques de Trudeau dans certains dossiers liés notamment à la pandémie ne le fassent facilement sortir de ses gonds. À cet effet, rappelons-nous l’irritation à fleur de peau de Legault lorsque Trudeau a manifesté son intention de mettre son grain de sel dans une juridiction à compétence provinciale, à savoir la gestion des CHSLD et des RPA.

François Legault est un homme d’action. Il déteste avoir à quémander au fédéral pour obtenir ce qu’il veut, l’exemple le plus récent concernant le transfert aux provinces en matière de santé… Jusqu’où le gouvernement fédéral abusera-t-il de sa patience? Une question à laquelle, pour l’instant, la réponse demeure en suspens!

quebechebdo tribune libre 1er février 2021

Le président Kennedy 1, Jean Garon 0

31 janvier 2021


Le couperet est tombé… Le comité de toponymie a refusé la recommandation d’un comité de citoyens de Lévis de rebaptiser la route du Président-Kennedy au nom de Jean Garon pour lui rendre hommage.


Un hommage pourtant bien mérité puisque c’est grâce aux démarches inlassables de Jean Garon que le boulevard Kennedy est à quatre voies jusqu’à Saint-Henri aujourd’hui, C’est l’œuvre de Jean Garon, et une telle reconnaissance aurait été à la hauteur de sa contribution.


Par ailleurs, nonobstant le prestige attaché au personnage de John F. Kennedy, l’ex-président des États-Unis n’a aucun lien avec la population de la rive sud de Québec alors que Jean Garon incarne une institution dans le paysage politique de Chaudière-Appalaches.


Le comité de toponymie n’a qu’un rôle consultatif. Il est à souhaiter que les décideurs renversent cette recommandation pour le plus grand bien de la mémoire d’un homme qui a dévoué une grande partie de sa vie à sa région en la personne de Jean Garon!

quebechebdo tribune libre 31 janvier 2021

Privé de bain pendant deux mois

30 janvier 2021

Un résident de 58 ans du Centre d'hébergement Champagnat, à Saint-Jean-sur-Richelieu, aurait été privé de bain pendant deux mois, en raison d'une éclosion qui s'est déclarée à la mi-novembre, la direction confirmant que ces mesures sont en place pour combattre l’éclosion en cours et réduire les risques de contamination.

Alors que deux centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) affirment qu'il s'agit d'une politique ministérielle pour prévenir la propagation du virus, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) prétend le contraire et indique que les bains et les douches doivent être donnés, éclosion de COVID-19 ou pas.

Or, quoiqu’un document ministériel intitulé « Guide de réorganisation et de délestage des activités selon les niveaux d'alerte des établissements », souligne que les soins d'hygiène doivent être maintenus peu importe les circonstances, il ne fait pas la distinction entre des soins d'hygiène au lit et un véritable bain ou une véritable douche, argue un porte-parole du CIUSS de la Capitale-Nationale.

Dans l’argumentaire des tenants du bain au lit en contexte d’éclosion, il est souvent fait mention des dangers de contamination du personnel soignant au moment d’un bain complet et d’une douche, une crainte discutable compte tenu de l’équipement de protection dont dispose le personnel soignant.

Toutefois, il m’apparaît inhumain que des patients soient privés de bains pendant des mois…Au ministère de la Santé de clarifier cette situation rapidement au nom de la dignité humaine à laquelle ont pleinement droit ces patients! 

quebechebdo tribune libre 30 janvier 2021

Coupables de s’aimer

27 janvier 2021


Jonathan et Roseline se sont rencontrés il y a environ un an, soit avant le début de la pandémie. Ils sont amoureux. Or, comme les deux tourtereaux vivent chacun chez leurs parents, il leur est interdit de se voir après 20h.


Le 22 janvier, ils se sont rencontrés chez Roseline pour souligner leur premier anniversaire de fréquentation jusqu’à ce que la police intervienne à 23h30 à la suite d’une plainte. Rappelons que, dans la forme actuelle du décret gouvernemental, il est interdit à quiconque de visiter une personne d'une autre adresse, encore moins de s'y retrouver après 20h. Quant à Jonathan et Rosalie, pour cette fois, ils s’en sont tirés avec un avertissement mais, pour ajouter l’insolence à l’incohérence, le policier les a avisés qu’ils recevront une contravention dans le cas de récidive.


Les deux « coupables » d’infraction à une mesure sanitaire ne participe à aucun party et ne voit plus leurs amis, le seul plaisir qu’il leur reste étant de pouvoir se rencontrer comme ils l’ont fait au cours de la dernière année. Difficile de leur faire comprendre la cohérence d’une telle mesure eu égard à leur situation de fait.


Aussi avaient-ils un message pour le premier ministre : « On aimerait avoir des clarifications sur cette zone grise. On aimerait arrêter d'être traités comme des criminels alors qu'on fait juste aimer quelqu'un d'autre »… À vous de répondre, M. Legault!

vigile.quebec tribune libre 26 janvier 2021

Les juifs hassidiques, intégrés mais à part…

27 janvier 2021

Nonobstant l’invitation du Conseil des juifs hassidiques du Québec envers certains membres de la communauté à respecter les directives de la Santé publique limitant à dix le nombre de personnes pouvant être présentes en même temps dans un même lieu de culte, il m’apparaît évident que ces rassemblements ont été tenus sciemment dans un contexte de désobéissance envers les consignes sanitaires.

Et, pour ajouter l’insolence à la désobéissance, un membre de la communauté religieuse a évoqué pour sa défense que les règles entourant les rassemblements religieux n’étaient «pas claires» alors qu’il croyait que le maximum de dix personnes rassemblées dans un lieu de culte pouvait s’appliquer pour chaque pièce munie d’une porte donnant sur l’extérieur.

Soyons sérieux! Comme plusieurs autres communautés installées au Québec, les juifs hassidiques revendiquent le droit d’être reconnus comme des citoyens québécois à part entière, intégrés solidement dans la société québécoise. Eh bien alors, comment expliquer le fait que, lorsqu’ils doivent se plier à des consignes sanitaires en temps de crise, ces mêmes communautés y dérogent sans coup férir?

En ce qui me concerne, les juifs hassidiques, qui se disent intégrés comme citoyens québécois, ne peuvent pas pratiquer leurs rites religieux s’ils contreviennent à la loi de l’État où ils ont élu résidence permanente…C’est une simple question de gros bon sens!

vigile.quebec tribune libre 26 janvier 2021

Kamala Harris brise le « plafond de verre »

25 janvier 2021

Fille d’une immigrante venant de l’Inde et d’un père immigrant né en Jamaïque, Kamala Harris est désormais la première femme et première femme de couleur à occuper le poste de vice-présidente des États-Unis.

En brisant le plafond de verre, elle se retrouve ainsi en position de devenir la cheffe de la Maison blanche en cas d’empêchement du président ou de se préparer à le remplacer dans quatre ans à titre de première femme présidente des États-Unis, Joe Biden ayant déjà décidé de ne faire qu’un mandat du fait de son âge avancé.

L’Amérique, le pays des possibles, Kamala Harris en est la représentation. Un exemple pour des millions de femmes et de jeunes filles américaines. Élue sénatrice en 2016, Kamala Harris, 56 ans, a été en 2004 la première femme noire procureure de San Francisco, puis la première procureure générale de Californie en 2010.

En faisant entrer Kamala Harris dans l’histoire, Joe Biden fait des États-Unis un pays d’ouverture et d’égalité. Un signal clair est envoyé aux Américains, une femme a désormais brisé un plafond de verre, en accédant à la seconde plus importante position de l’administration américaine, première puissance économique mondiale. À 77 ans, Joe Biden est une figure de transition post Donald Trump, un pont entre générations, mais aussi entre cultures. Il sait que Kamala Harris, pourrait être propulsée au Bureau ovale. 

Kamala Harris, une clé pour un avenir plus inclusif ? Son expérience en justice pénale pourrait aider la future administration Biden à s'attaquer aux problèmes d'égalité raciale et de maintien de l'ordre après les vastes manifestations qui ont secoué le pays cette année. Elle devrait être l'une des principales conseillères en matière de nominations judiciaires.

Kamala Harris a prononcé de nombreux discours pendant la campagne présidentielle américaine de 2020. Mais une allocution particulièrement marquante est restée dans les annales soit celle prononcée le 8 novembre 2020, à l'annonce du résultat de l'élection, juste avant le discours de Joe Biden.

En voici d’ailleurs un extrait qui dénote toute la détermination à la hauteur de l’ambition de la nouvelle vice-présidente à l’aube de son entrée en fonction :« Car c'est maintenant que le vrai travail commence. Le dur labeur. Le travail nécessaire. Le bon travail. Le travail essentiel pour sauver des vies et vaincre cette pandémie. Pour reconstruire notre économie afin qu'elle fonctionne pour les travailleurs. Pour éradiquer le racisme systémique dans notre système judiciaire et notre société. Pour combattre la crise climatique. Pour unir notre pays et guérir l'âme de notre nation. »

quebec hebdo tribune libre (version abrégée) 23 janvier 2021
Le journal Métro 25 janvier 2021

Marylène Levesque, une mort évitable

25 janvier 2021

À la suite de la remise du rapport d’un Comité d’enquête national sur le meurtre sordide de Marylène Levesque survenu en janvier 2020 au Service correctionnel du Canada (SCC), ce dernier a décidé immédiatement de retirer les contrats de surveillance aux centres résidentiels communautaires, lesquels, sont sous la juridiction de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qui décident d’accorder ou non une libération conditionnelle et des conditions à imposer. Les délinquants qui obtiennent une libération conditionnelle sont alors placés sous la surveillance d’agents de libération conditionnelle à l’emploi du SCC.

L’enquête a démontré, notamment, que la CLCC avait formellement interdit à Gallese de fréquenter les salons érotiques ou d'avoir des services sexuels. Les membres de son équipe d’intervention, tels que les agents correctionnels et les intervenants de la Maison Painchaud où séjournait Gallese étaient au courant de cette interdiction. Or, à l’insu de tous, le meurtrier a continué de fréquenter les salons érotiques.

Dans toute cette salle histoire, une chose est certaine, Mylène Levesque est passée entre les mailles du filet. À mon sens, toutes les instances du système, chacune à son niveau d’intervention, doivent être tenues imputables de ce meurtre qui aurait dû être évité, que ce soit le SCC, la CLCC, l’agent de libération conditionnelle responsable de Gallese et la direction de la Maison Painchaud… La communication entre tous les intervenants a été défaillante et doit être dénoncée haut et fort!


vigile.quebec tribune libre 23 janvier 2021

L’astronaute quitte sa capsule pour revenir sur terre

25 janvier 2021

Ces derniers jours, les médias ont beaucoup dénoncé le climat toxique qu’entretenait Son Excellence Julie Payette, gouverneure générale du Canada, envers ses employés.

Or, on a très peu entendu parler de sa propension viscérale pour les réparations à Rideau Hall, 100 000$ pour des aménagements laissés en plan, des vols et des repas gastronomiques totalisant 65 000$ en 18 mois. C’est sans compter une cérémonie d’assermentation qui a coûté aux contribuables canadiens la modique somme de 650 000 $, et, pour couronner le tout, elle touchera une rente de 143 000$ par année, et ce, pour le reste de sa vie. 

Par ailleurs, l’ex-astronaute qui régnait en maître sur ses « domestiques » dans sa « capsule » de Rideau Hall est maintenant déchue de tous ses pouvoirs maléfiques lors de son retour précipité sur terre.

La star québécoise de l’espace vient de se voir dégarnie de tout son éclat… Force est de constater que Julie Payette tolère difficilement les « paillettes » autour de sa personne… Peut-être devrait-elle s’accommoder d’une vie à l’écart de toute gestion de personnel!

vigile.quebec tribune libre 23 janvier 2021

Pourquoi ne pas abolir la monarchie?

24 janvier 2021

La démission de la gouverneure générale Julie Payette remet sur la table pour une énième fois la pertinence de conserver les liens monarchiques avec la Reine d’Angleterre, la dernière occasion où le sujet a fait les manchettes remontant au départ pour le moins turbulent de Lise Thibault à titre de lieutenant-gouverneure du Québec.

À cet effet, je me souviens d’un certain 1er janvier 2017 où, bien assis devant mon petit écran, je vois soudain apparaître le visage de la Reine Élisabeth II qui, dans son style grandiloquent, vient souhaiter un bon 150ième anniversaire à tous ses sujets canadiens. 

Et là où le bât blesse avec acuité avec cette chose étrange qu’est la monarchie au Canada, ce n’est qu’aucun des défenseurs du nationalisme canadien ne la remette en question d’aucune manière. Force est de constater que nos leaders d’opinion disposent d’un imaginaire politique pour le moins pauvre pour s’accommoder d’un souverain étranger comme chef d’État.

La simple idée d’un pouvoir transmis héréditairement n’a évidemment aucun sens de nos jours. À mon sens, il faudrait remplacer le gouverneur général par un président d’ici, un personnage officiel sans réel pouvoir décisionnel, mais qui incarne l’État et assure la passation des pouvoirs de manière ordonnée, à la condition, bien sûr, d’obtenir une modification constitutionnelle qui présuppose l’unanimité des provinces… Et ça, c’est un gros caillou dans le soulier de nos élus!

quebechebdo tribune libre 24 janvier 2021
vigile.quebec tribune libre 24 janvier 2021