Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves?

24 février 2022

20ième anniversaire du décès de Sylvain Lelièvre (1943-2002)
 

Hommages (source : Wikipédia)

La ville de Québec [sa ville natale] a inauguré un parc à sa mémoire, plus précisément la place Sylvain-Lelièvre dans l'arrondissement de La Cé-Limoilou. L'espace contient des extraits de chansons de l'auteur-compositeur-interprète, qui dépeignent la vie dans Limoilou, l'arrondissement de son enfance.

Le Collège de Maisonneuve et le Cégep Limoilou ont donné le nom de Sylvain-Lelièvre à leurs salles de spectacles.

Le prix Sylvain-Lelièvre est remis annuellement par la Fondation de l’Association des Professeurs d'Anthropologie au Collégial du Québec (APACQ) depuis 2006.

Le prix Rapsat-Lelièvre, initialement connu sous le nom Prix Québec/Wallonie-Bruxelles du disque de chanson, est remis chaque année en alternance à un artiste de la Communauté française Wallonne-Bruxelles et à un artiste québécois depuis 1983. Il change de nom pour prix Rapsat-Lelièvre en 2003 pour hommage au Belge Pierre Rapsat et au Québécois Sylvain Lelièvre, tous deux décédés au cours de l'année 2002.

« Qu'est-ce qu'on a fait de nos rêves? » (Extrait)

« On rêvait aussi d'une terre

D'un pays qu'on croyait à nous

Mais y avait trop de propriétaires

Sorry, Thank you – excusez-nous

 

Sur IBM ou Mcintosh

Ces choses-là n'ont que peu de poids

Alors c'est au plus fort la poche

Sauve qui peut et chacun pour soi

Sauve qui peut et chacun pour soi »


Paroles et musique (vidéo)

https://www.youtube.com/watch?v=-U-JyQ1XjE0

vigile.quebec tribune libre 24 février 2022

Occupation d’Ottawa, rétrospective

21 février 2022


Fin janvier, des camionneurs canadiens opposés à l'obligation d'être vaccinés contre la COVID-19 pour franchir la frontière canado-américaine s'unissent pour former un convoi dit de la «liberté» en direction d’Ottawa. Le 29 janvier, ils sont plus de 8 000 manifestants et des centaines de camions à faire entendre leurs voix et leurs klaxons sur la colline parlementaire. La mouche a accouché d’un taon chemin faisant. Pendant le périple de 4 400 km séparant Vancouver d’Ottawa, le convoi pour la liberté ne cesse de grossir et gagne de plus en plus de partisans.


Ce qui devait être une manifestation comme bien d’autres s’apprête à devenir un siège qui va durer 23 jours pendant lesquels les manifestants règnent en rois et maîtres aux abords du Parlement du Canada. L’objectif de départ des manifestations a pris une toute autre envergure, les récalcitrants réclamant rien de moins que la levée de toutes les mesures sanitaires.


Ottawa est littéralement en état de siège Les commerces ferment, les habitants sont cloîtrés en résidence. L’état d’urgence est décrété par le maire d’Ottawa et bientôt par le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford. Rien n’y fait, les manifestants continuent d’occuper les lieux sans coup férir.


Devant l’impasse, le premier ministre Justin Trudeau annonce le 14 février que le Canada va utiliser la loi sur les mesures d'urgence pour mettre fin aux manifestations. Après trois semaines d'occupation, des centaines de policiers débarquent le vendredi 18 février pour commencer à déloger les manifestants. Deux jours plus tard, le calme est de retour dans les rues du centre d'Ottawa, seulement une poignée de manifestants défiant encore la police.


Face à une telle escalade des revendications des manifestants, force est de constater que, dès le départ de l’Ouest canadien et aussitôt que le convoi s’est mis à prendre de l’ampleur, les autorités municipales d’Ottawa ont tout simplement fait preuve d’un manque de clairvoyance injustifié, voire inacceptable… En termes clairs, Ottawa n’aurait jamais dû être assiégée!

vigile.quebec tribune libre 21 février 2022

Projet de loi 96: clause des droits acquis

21 février 2022

Comme la plupart des lecteurs québécois, je suis les divers commentaires des médias sur le projet de loi 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec. Or, j’ai failli tomber en bas de ma chaise lorsque j’ai lu dans un quotidien que le projet de loi contenait une « clause d’antériorité » mieux connue sous le nom de « clause de droits acquis ».

À toutes fins pratiques, grâce à cette clause, un citoyen ayant déjà correspondu en anglais avec un service gouvernemental, avant le 13 mai 2021, pourrait désormais exiger que cet organisme communique avec lui dans cette langue aussi longtemps qu’il le souhaiterait. Autrement dit, un jeune adulte qui ne serait ni Autochtone ni issu de la communauté historique anglophone, ni même un nouvel arrivant pourrait ainsi réclamer des services gouvernementaux en anglais toute sa vie.

Et pourtant, le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, annonçait en grandes pompes, il y a quelques mois, que son projet de loi allait mettre de l’avant des mesures axées sur la défense et la promotion de la langue française au Québec.

En bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que cette clause de droits acquis laisse une brèche béante dans l’intention du ministre de resserrer les critères permettant de freiner l’anglicisation galopante du Québec, notamment de la grande région de Montréal.

vigile.quebec tribune libre 21 février 2021

Le phénomène Marie-Philip Poulin

20 février 2022

Médaillée d’or aux Jeux olympiques de 2010, médaillée d’or en 2014, médaillée d’argent en 2018, médaillée d’or en 2022, première porte-couleurs du Canada à marquer dans quatre finales olympiques différentes, tous genres confondus, marqueuse de 17 buts et de 52 points en carrière olympique contre les Américaines, Marie-Philip Poulin mérite amplement le titre de meilleure joueuse de hockey canadienne de tous les temps.

Marie-Philip est arrivée à Pékin avec une seule idée en tête, venger l’échec de février 2018 à Pyeongchang. Par sa combattivité et sa détermination, elle a su mener ses coéquipières vers l’or en disputant probablement ses meilleurs Jeux. Que ce soit aux mises en jeu, en échec avant, en repli défensif, à forces égales, sur les unités spéciales, la liste pourrait s’allonger, elle a brillé.

Son entraineur-chef, Troy Ryan, raconte qu’il tente constamment de lire dans les pensées de Marie-Philip : « J’essaie de voir comme elle voit le jeu. C’est une joueuse si unique. Notre équipe en bénéficie énormément. Et quand elle parle, je m’assure d’écouter, car je sais qu’elle dira quelque chose de spécial. Elle a fait un boulot extraordinaire pour mener cette équipe à la victoire. »

Son secret?  « Il y a des anges en haut qui sont là avec moi. J’ai toujours mes grands-parents avec moi dans les moments importants. Je leur parle. Ils sont là depuis des années ». Leurs noms : Henri-Roch, Marie-Reine et Joseph qui ont inspiré Marie-Philip pour une de ses plus grandes prestations en carrière lors du match décisif.

D’ores et déjà, à 30 ans, Marie-Philip a annoncé qu’elle participera au prochain Jeux olympiques d’hiver à Cortina d’Ampezzo, en Italie, en 2026. Elle a une autre médaille d’or à défendre…

Le Soleil (version internet) 20 février 2022

Martin St-Louis, l’homme des défis

17 février 2022

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça brasse dans les bureaux de la direction du Canadien de Montréal (CH). À voir les gros noms circuler comme des échanges potentiels, il m’apparaît évident que le CH de Ken Hughes a entrepris une véritable reconstruction.

Et l’engagement de l’homme des défis qu’incarne Martin St-louis à titre d’entraineur-chef ne fait que confirmer ce projet de bâtir une nouvelle équipe.  « Les gens se demandent pourquoi je viens ici. Selon eux, ça ne fait pas de sens parce qu’on n’a pas d’équipe. Au contraire, je trouve que c’est le meilleur moment. C’est dans une situation comme celle-là que tu peux faire la plus grosse différence. Quand tu arrives au sein d’une équipe de séries, comment tu mesures l’impact que tu as eu ? ».

À propos de la reconstruction du CH, Martin St-Louis, gagnant de la coupe Stanley, de l’or olympique, du trophée Hart et du trophée Art Ross, en a vécu des saisons creuses. À titre d’exemples, de 2008 à 2013, le Lightning de Tampa Bay pour qui il évoluait a raté les séries à cinq occasions. Deux fois de suite, l’équipe a terminé à l’avant-dernier rang du circuit. Deux saisons difficiles qui ont permis à la formation de repêcher Steven Stamkos et Victor Hedman, deux piliers sur lesquels le Lightning s’est appuyé pour amorcer sa reconstruction.

Martin St-Louis n’est pas dupe. Il savait très bien dans quelle galère il s’embarquait lorsqu’il a accepté l’offre de Kent Hughes mais il voyait clairement dans cette occasion la chance de laisser sa marque. « Quand tu perds une grosse partie de ta fondation avec les Carey Price, Shea Weber et Edmundson, que le temps devient mauvais et que ça brasse, ça se peut que ta maison ait de la misère à tenir debout. Et quand la maison s’effondre, il ne reste plus qu’à la reconstruire », argue avec assurance Martin St-Louis.

Le Soleil (version internet) 17 février 2022

Le Parti conservateur du Québec, la formation d’un seul combat?

16 février 2022

Le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime (PCQ) a littéralement le vent dans les voiles. Avec 14 % des intentions de vote, un bond de neuf points depuis décembre, le chef conservateur surpasse désormais Québec solidaire et le Parti québécois et s’approche à 6 points du PLQ de Dominique Anglade dont les appuis stagnent depuis des mois.

Aux yeux du sondeur Jean-Marc Léger, « C’est significatif. Ce n’est plus une formation marginale, ce n’est pas juste un feu de paille. Il [Éric Duhaime] devient une vraie alternative à compter, on ne peut pas l’exclure en disant que c’est un hurluberlu, ce n’est plus vrai. [...] Il se passe quelque chose. » 

De surcroît, dans la région de Québec, une personne sur quatre appuie le parti d’Éric Duhaime qui éclipse même ses rivaux de l’opposition dans la catégorie du chef de parti politique qui ferait le meilleur premier ministre.

Toutefois, il m’apparaît évident que le PCQ profite actuellement du ras-le-bol des québécois eu égard aux restrictions sanitaires, d’où les questions suivantes : le PCQ est-il le parti d’un seul combat? Qu’arrivera-t-il au parti d’Éric Duhaime une fois que la pandémie se sera résorbée? Réussira-t-il à maintenir et à élargir sa base électorale dans un tel contexte? Toutes des questions pour l’instant sans réponses auxquelles le chef du PCQ a surement réfléchi…

Entrevue avec Éric Duhaime à l’émission « En direct avec Patrice Roy » sur RDI le 16 février 2022

https://ici.radio-canada.ca/rdi/en-direct-avec-patrice-roy/site/segments/reportage/390770/politique-societe-economie-actualite-quebec-otta

Le Soleil (version internet) 16 février 2022
vigile.quebec tribune libre 17 févrierr 2022

Évolution quand tu nous tiens!

15 février 2022

Peut-être que certains bien-pensants me traiteront de « vieux grincheux » mais je suis disposé à l’assumer complètement et vous livrer bien humblement le fond de ma pensée sur ce qu’il est convenu d’appeler l’évolution.  
Mais que s’est-il donc passé…?
Pour que les jeux dehors pour les enfants soient substitués par les écrans branchés sur les médias sociaux? Pour que l’apprentissage des tables de mathématiques soient remplacé par les touches des calculatrices? Pour que la persévérance et l’effort soient balayés par l’illusion de la réussite sans effort? Pour que la chaleur des échanges téléphoniques cède toute la place à la froideur des messages électroniques? Pour que les rencontres aléatoires fassent place aux rencontres exploratoires? Pour que la convivialité du personnel au guichet des institutions financières soit remplacée par de froids guichets automatiques?
Eh bien voyons, c’est ça l’évolution !
Eh bien, si c’est ça l’évolution, vous me permettrez d’exprimer certaines réserves sur son rôle supposément « mélioratif ». En fait, je pourrais reprendre toutes les questions énumérées au paragraphe précédent et constater le plus objectivement possible que ce que l’on appelle « évolution » aboutit à une dégradation d’une situation antérieure qui favorisait sans contredit un mode de vie de loin plus sain et plus humain. 
Mais qu’avons-nous oublié en route?
Est-il possible que nous ayons bafoué le passé souvent qualifié de rétrograde pour faire place à une évolution galopante où l’instant présent est confondu dans un futur qui est devenu le phare qui guide toutes nos actions? Est-il pensable que nous ayons oublié l’instant présent dans le bouillonnement suscité par une évolution omniprésente? En réalité, où sont passés nos souvenirs qui incarnent ce que nous sommes devenus aujourd’hui?
Est-ce possible de concilier évolution et passé?
D’entrée de jeu, force est de constater qu’il est difficile, voire impossible, de stopper l’évolution dans quelque domaine que ce soit. Elle est là pour rester et continuer de se propager. Pour ce qui est du passé, il disparaît petit à petit dans l’oubli. Alors, est-il plausible d’établir une sorte de convivialité entre l’évolution et le passé?
Étant optimiste de nature, je crois que les deux concepts peuvent vivre ensemble au même titre qu’un grand-père peut s’amuser avec son petit-fils. Qui sait? Le passé du grand-père aura peut-être une oreille attentive de la part de son petit-fils et le grand-père éprouvera peut-être du plaisir à s’amuser avec la tablette de son petit-fils!

vigile.quebec tribune libre 15 février 2022

 

La peur, cette terrible complice

13 février 2022

Parole d’un vieux sage

« Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n’osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur »

Sénèque, philosophe de l'école stoïcienne, dramaturge et homme d'État romain du premier siècle

Les Québécois hantés par la peur

Lors de deux référendums tenus au Québec en 1980 et en 1995, un des éléments déclencheurs qui a conduit aux défaites du « oui » provient des discours scabreux des premiers ministres fédéraux Pierre Elliot Trudeau et Jean Chrétien prononcés la veille de chacun des référendums.

Sur un autre plan, les courbatures serviles devant le préposé anglophone du magasin dans le Vieux-Québec en s’adressant à lui en anglais dénote une peur viscérale de ne pas déplaire.

Encore récemment, la position faiblarde de François Legault devant son refus d’imposer la loi 101 au Cégep laisse entrevoir une peur de se mettre à dos une partie de l’électorat anglophone.

Pourquoi les Québécois sont-ils traumatisés par la peur?

L’histoire nous apprend que depuis la conquête de la Nouvelle-France par les Anglais, les Canadiens français se sont renfermés dans un statut de peuple colonisé.

Depuis lors, nonobstant les rares occasions où les Québécois se sont affirmés devant les esbroufes des Anglais, le peuple québécois se comporte comme un peuple conquis sur son propre territoire.

Comment se sortir de cette torpeur?

Qui de mieux que Pierre Falardeau pour répondre à cette question, lui qui a clamé toute sa vie que les Québécois forment un peuple conquis et annexé, un peuple de colonisés qui doit se libérer en devenant souverain. C’est toujours ainsi qu’il a perçu les Québécois. « Si vous êtes un souverainiste de gauche comme moi, vous êtes correct et on se battra ensemble; si vous êtes dans l’autre camp, vous êtes un colonisé »… Et tant que les Québécois n’auront pas répondu au message du général De Gaulle, ils devront vivre dans la peur, cette terrible complice.

vigile.quebec tribune libre 23 février 2022

Jean Charest le sauveur?

13 février 2022

C’est un secret de polichinelle, le Parti conservateur du Canada (PCC) passe actuellement une très mauvaise période, tiraillé entre la droite conservatrice et la gauche progressiste.

La récente mise en candidature de Pierre Poilievre ne contribuera en rien à unifier le parti, le député de Carlton étant perçu comme un tenant de l’extrême-droite, par conséquent non habilité à recréer l’unité au sein du PCC, notamment les positions contre les mariages gais, contre l’avortement et en faveur des armes à feu qui déplaisent à plusieurs députés du Québec, de l’Ontario, des Maritimes et même de l’Ouest canadien, plusieurs élus conservateurs craignant de perdre leur circonscription aux prochaines élections si le parti endosse une idéologie plus à droite.

Dans cette perspective, il n’est pas étonnant que le nom de Jean Charest circule dans les officines du parti comme le candidat progressiste recherché par une frange substantielle de députés. Le parti a besoin de se ressouder rapidement pour éviter de s’effondrer. Dans ce contexte, Jean Charest est un peu considéré comme le « sauveur ».

Quant à l’enquête Mâchurer sur le financement douteux du Parti libéral du Québec (PLQ) alors que Jean Charest en était le chef, celle-ci ne semble pas représenter véritablement une épée de Damoclès pour l’ex-premier ministre du Québec, cette enquête n’ayant pas abouti et semblant au point mort depuis de nombreuses années. Quoi qu’il en soit, la présomption d’innocence peut toujours servir de défense à l’ancien chef du PLQ.

Aux yeux de plusieurs députés du PCC. Jean Charest est perçu comme « le candidat de la dernière chance », un orateur flamboyant, un rassembleur efficace et capable de ramener la coalition au sein du PCC…À suivre!

vigile.quebec tribune libre 13 février 2022

Le bla-bla-bla de Trudeau

13 février 2022

L’occupation prolongée d’Ottawa et le blocage du pont Ambassador sont devenus des irritants que le premier ministre Justin Trudeau semble incapable de dénouer. Il a beau monter le ton, rien ne bouge, les manifestants persistent dans leurs revendications et leurs moyens de pression.

« Toutes les options sont sur la table » pour faire partir les camionneurs en colère immobilisés à Ottawa et à Windsor… L’intervention policière deviendra « de plus en plus robuste » pour déloger les manifestants qui bloquent les rues d’Ottawa ou des points de passage vers les États-Unis… « Il commence à y avoir de réelles conséquences à leur licence, à leur avenir, à leur emploi s’ils se font arrêter dans des barricades illégales », clame haut et fort le premier ministre.

Or, les menaces de Justin Trudeau coulent comme de l’eau sur le dos d’un canard jusqu’ici. Paroles, des paroles, des paroles qui n’ont aucun effet sur les manifestants qui, de toute évidence, semblent déterminés à continuer tant et aussi longtemps qu’ils n’obtiendront pas la levée de toutes les restrictions sanitaires.

Depuis le 28 janvier, les camionneurs associés au « Convoi de la liberté » bloquent les principales artères autour du parlement canadien. Depuis plusieurs jours, des centaines de millions $ de marchandises sont bloquées sur le pont Ambassador entre Windsor et Détroit. Le président Biden s’impatiente. Justin Trudeau lui aurait promis « des actions rapides pour faire respecter la loi ».

À mes yeux, Justin Trudeau joue son avenir politique. Le bla-bla-bla doit faire place aux actes à défaut de quoi son manque de leadership risque de lui coller à la peau jusqu’au jour du prochain scrutin.

vigile.quebec tribune libre 13 février 2022