Éclairez-moi SVP!

26 juin 2011

Comme je l’ai exprimé dans mon dernier article paru sur la tribune libre de vigile.net le 25 juin 2011, intitulé "Rallumer la flamme du nationalisme", je maintiens encore mon appui pour le PQ comme véhicule politique pouvant nous conduire à l’indépendance. Toutefois, tel que mentionné dans mon argumentaire, je demeure ouvert à d’autres avenues, advenant le cas où le PQ ne répondait pas à mes attentes. L’une de ces avenues proposées par certains réside dans une coalition citoyenne indépendantiste.

Dans un commentaire de Pierre Cloutier à la suite de l’article de James A. Wilkins, intitulé "État de la nation", paru sur cette même tribune, M. Cloutier, qui me pardonnera sûrement de le citer puisque mes intentions ne reflètent que des questions de précision pour m’aider à cheminer, s’exprime en ces termes :

"1- En 2011, à l’heure de l’Internet, on n’a pas besoin d’un parti politique traditionnel de masse, comme le Parti québécois, pour faire l’indépendance. Trop lourd, trop hiérarchique, trop énergivore. Déficit démocratique important.
2 – Pas besoin non plus d’un programme électoraliste de gouvernance provinciale pour prendre le pouvoir provincial et conquérir le gouvernement de la province de Québec.
3 – Solution ? Une coalition citoyenne indépendantiste avec 125 candidats et candidates connus et respectés de la population, unis par un simple pacte à 2 volets : souveraineté de l’État et souveraineté du peuple . Déclaration d’indépendance et constituante.
4 – Pas de chef mais un simple coordonnateur. Pas de ligne de parti sauf les 2 éléments du pacte. Pas de gouvernance provinciale prolongée. Liberté de parole des députés. Des charges temporaires et non renouvelables.
5 – Bref, un changement de paradigme total et complet. Si non, on s’enlise et on est MORT."

Dans un premier temps, vous comprendrez sûrement qu’en cette période où je m’interroge sur les convictions profondes qui animent les troupes péquistes, je suis très loin de remettre en question la nécessité et la légitimité de maintenir l’existence de partis politiques "traditionnels" ! Ensuite, la solution proposée par M. Cloutier me laisse perplexe sur divers aspects, entre autres :

1- Comment seraient désignés les 125 candidates et candidats "connus et respectés de la population" ?
2- De qui recevraient-ils le mandat de procéder à une "déclaration d’indépendance" ?
3- Quelle serait leur légitimité ?
4- Y-a-t-il un parti ou pas ?… "Pas de ligne de parti"
5- Y-a-t-il une ligne de parti ou pas ? "Pas de ligne de parti sauf les 2 éléments du pacte"
6- Quel serait le rôle du "coordonnateur" ?
7- Enfin, en sommes-nous rendus à ce "changement de paradigme total et complet" ?
8- Ou n’existe-t-il pas des voies intermédiaires entre le parti traditionnel et une telle coalition citoyenne ?

Des questions qui demeurent pour moi sans réponses et auxquelles j’aimerais bien qu’on m’apporte des précisions pour éclairer ma réflexion !

vigile.net tribune libre 26 juin 2011


 

Rallumer la flamme du nationalisme

25 juin 2011

Depuis quelques semaines et, particulièrement depuis la crise qui secoue actuellement le PQ, nombreux ont été ceux qui se sont exprimés sur l’opportunité de rallier les forces indépendantistes du Québec.

Pour l’instant, je continue de croire que le PQ demeure le véhicule privilégié pour parvenir à notre indépendance. Toutefois, je dois avouer que, depuis quelques jours, mon idée a évolué sur mes convictions à cet effet. Je m’explique. Considérons d’abord le fait que le PQ est né de la fusion du Mouvement pour la souveraineté (MSA) de René Lévesque et du Rassemblement national (RN) de Gilles Grégoire, le Ralliement pour l’indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault de l’époque refusant d’y adhérer.

On connaît les reste de l’histoire qui a conduit à deux référendums, soit ceux de 1980 et de 1995, lesquels ont donné les résultats que l’on connaît. Pour bien saisir le reste de mon argumentaire, il m’apparaît important de vous rappeler les deux questions qui ont fait l’objet de ces référendums :

1980…« Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? »

1995…« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente du 12 juin 1995 ? »

À remarquer qu’à part la critique que l’on peut faire sur la longueur indue des questions, les libellés contenaient, dans le premier cas, les mots « souveraineté » et « association économique » et, dans le deuxième cas, les mots « souverain » et « partenariat économique et politique », ce qui est tout à fait logique avec le concept de la souveraineté-association.

Enfin, arrivons-en au but de ma réflexion. Avec le temps, les partisans du MSA ont peu à peu abandonné le concept d’association avec le reste du Canada pour devenir purement des souverainistes et, depuis peu, essentiellement des indépendantistes…disons-le, pour la plupart, déçus des avenues empruntées par le PQ, particulièrement depuis le référendum de ’95.

Aujourd’hui, ces mêmes indépendantistes prônent une coalition de leurs forces en faisant appel au peuple, en fait en préconisant « un mouvement d’individus qui veulent imposer dans tous les domaines la prédominance de la nation à laquelle ils appartiennent », ce qui est la définition du « nationalisme » telle que retrouvée dans le Petit Larousse illustré, édition 2009.

Si le PQ a le courage d’opter pour la voie du nationalisme, s’il est prêt à être le porte-étendard des aspirations des Québécois qui « veulent imposer dans tous les domaines la prédominance de la nation à laquelle ils appartiennent », il devra d’abord rallumer cette flamme nationaliste auprès des Québécois pour ensuite leur « proposer » le choix d’une nation et, dans l’hypothèse d’un oui à cette proposition, l’« imposer » par la suite au ROC.

Toutefois, dans le cas où le PQ continue de tergiverser dans les méandres du plan de gouvernance et de la valse-hésitation de Pauline Marois et de ses troupes, je devrai réviser mes positions concernant mon appui à l’égard du PQ et envisager d’autres avenues.

vigile.net tribune libre 25 juin 2011

Le couronnement d’un gérant d’estrade

25 juin 2011

Selon un sondage CROP-La Presse réalisé entre le 15 et le 20 juin 2011 auprès de 1000 répondants, le « parti » de François Legault, pour l’instant anonyme puisque encore en gestation, récolterait 40% des intentions de vote des Québécois, pourcentage qui grimpe à 47% dans le cas d’une fusion entre l’ADQ et la coalition de François Legault.

Désillusion face aux derniers événements qui ont secoué la forteresse péquiste? Un autre vent de changement à « la Layton »? Une vague « caquiste » bigarrée à l’horizon? Pourtant, si on analyse les recommandations de la CAQ concernant les volets éducation, santé et économie, on ne peut pas dire qu’elles auraient pour effet de secouer les colonnes du temple, mais tout au plus de déplacer les meubles!

À mon sens, le vrai sondage arrivera le jour où François Legault enlèvera son costume de gérant d’estrade pour revêtir celui de chef d’un parti politique légalement constitué…en somme, lorsqu’il quittera les estrades pour se lancer sur la patinoire. C’est à ce moment-là que nous verrons si la « recrue prometteuse » a le talent suffisant pour faire carrière dans les ligues majeures!

Le Soleil 25 juin 2011 

Toujours vivant

25 juin 2011

Je reviens d’aller voir le film « Gerry » incarné par Mario Saint-Amand qui, en passant, offre une performance magistrale dans le rôle Gerry Boulet. En entendant les paroles de la chanson « Toujours vivant », je n’ai pas pu m’empêcher de les associer à un sentiment de fierté de faire partie de cette race qui veut laisser sa trace en persistant à regarder en avant et à aller jusqu’au bout. Aussi, ai-je cru opportun, en cette journée de la fête nationale des Québécois, de vous transcrire les paroles de cette chanson…

Je suis celui qui marche
Quand l’bonheur en arrache
Quand l’amour le chatouille
Quand la vie le bafouille
(Je suis…) Toujours vivant
Je suis celui qui r’garde en avant

Je suis celui qui lutte
Quand la vie le culbute
Je retombe sur mes bottes
Les pieds dans la garnotte
(Je suis…) Toujours debout
Je suis celui qui va jusqu’au bout

Je suis celui qui frappe
Dedans la vie
À grands coups d’amour…

Je suis de cette race
Qui veut laisser sa trace
En graffitis fébriles
Sur le béton des villes
(Je suis…) Toujours vivant
Je suis celui qui r’garde en avant

Je suis celui qui frappe
Dedans la vie
À grands coups d’amour…

Je suis celui qui passe
Quand les autres se tassent
Au bord de la routine
Je suis celui qui spine
Et qui reste vivant
Je suis celui qui r’garde en avant

Je suis celui qui fonce
La tête dans les ronces
Qui jamais ne renonce
Au plaisir d’être libre…
Et toujours debout
Je suis celui qui va jusqu’au bout

Je suis celui qui frappe
Dedans la vie
À grands coups d’amour…

Je suis celui qui frappe
Dedans la vie
À grands coups d’amour…

vigile.net tribune libre 24 juin 2011

Commentaire:

"Bonne idée de rappeler ce "classique" intemporel…Gerry était un VRAI, ses messages étaient clairs et cohérents…Les meilleurs partent toujours trop vite!"

Michel Dion
vigile.net tribune libre 26 juin 2011

 



Belle et bonne Saint-Jean à tous les Québécois!

24 juin 2011

Malgré toutes les phobies qui entourent les célébrations de la Saint-Jean à Québec cette année, je souhaite à tous les Québécois de célébrer leur fête nationale dans la joie, convaincu qu’ils sauront se comporter de façon civilisée pour la plupart et ce, malgré les écarts de conduite que certains jeunes et moins jeunes commettront !

Dans tout party de famille se produisent des situations ennuyeuses que les « plus sages » vont pallier par des attitudes tolérantes, voire parfois dissuasives. C’est l’appel au gros bon sens qui réussit la plupart du temps à désamorcer la situation embarrassante pour les autres membres de la famille.

Il en va de même des manifestations monstres qu’entraînent les festivités de la Saint-Jean. À chacun de nous de profiter au maximum de cette fête et d’intervenir, le cas échéant, auprès d’un fêtard un peu trop entreprenant !

Bonne et belle Saint-Jean à toutes les Québécoises et tous les Québécois !

vigile.net tribune libre 24 juin 2011

Un hymne national fleur bleue

23 juin 2011

Malgré tout le respect que je voue à l’auteur-compositeur-interprète Raôul Duguay, je suis resté sur mon appétit devant les paroles à connotation fleur bleue de sa proposition d’hymne national pour le Québec. Afin de vous permettre de porter votre propre jugement, j’ai cru bon de vous transcrire les paroles du texte de M. Duguay :

Ô Kébèk

"Kébèk c’est nous gens d’ici gens de coeur
Pays unique du nord de l’Amérique
Grand peuple uni sous le fleurdelisé
Nation qui fleurit et aspire au bonheur

Sous l’arc-en-ciel de l’amour
Nous chantons liberté
Au fil des jours nous gardons
En mémoire notre histoire
Nous allons à la rencontre
De nos ressemblances
Accueillons nos différences
Respectons nos croyances

Notre fierté notre victoire
C’est de parler français
Et de vivre ensemble en paix

Ô Kébek
Pays de nos amours"

Quant à la musique, réalisée conjointement avec Alain Sauvageau, je crois qu’elle a le mérite de susciter un certain élan rassembleur et qu’en ce sens, elle constitue une bonne toile de fond à un éventuel hymne national québécois.

www.hymnenationalokebek.com

vigile.net tribune libre 16 juin 2011



Pierre Curzi, un homme de droiture et de convictions

23 juin 2011

Il y a de ces individus dont les convictions ne trompent personne. À mon sens, Pierre Curzi en est un. À cet effet, son profil en témoigne à plusieurs égards. Né dans le quartier Villeray de Montréal le 11 février 1946 d’un père d’origine italienne et d’une mère d’origine française, il n’est donc pas étonnant que sa plus grande contribution à titre de président de l’Union des artistes, poste qu’il occupa de 1998 à 2007, aura été de mettre sur pied la Coalition sur la diversité culturelle, un modèle de libre-échange culturel qui fut même adopté par l’UNESCO et proposé à plusieurs pays à travers le monde.

En 2003, il est reçu Chevalier de l’Ordre de la Pléiade, une initiative de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. En 2006, Pierre Curzi reçoit le Prix Camille-Laurin, décerné par l’Office québécois de la langue française à une personne qui, au cours de sa carrière et dans sa vie quotidienne, défend le français et en fait la promotion. Enfin, quelques jours avant son élection à titre de candidat péquiste de Borduas, en janvier 2007, il est couronné lauréat du prix Jutras-Hommage au cours de la neuvième soirée des Jutras.

Au moment de l’annonce de son entrée en politique en septembre 2006, Pierre Curzi annonce ses couleurs en disant qu’il refusait de passer les dix prochaines années dans « le confort de l’indifférence », paraphrasant ainsi le titre du film de Denys Arcand. Et, du même souffle, après avoir été membre du PQ depuis 1976 et avoir fait campagne en faveur du oui en 1995, il ajoute avoir la ferme conviction, depuis quarante ans, que la souveraineté est nécessaire et, qu’à l’évidence, le fédéralisme ne nous donne pas les moyens de répondre à nos véritables désirs.

Récemment, à la suite de sa démission à titre de député du PQ, quelque 300 électeurs de Borduas sont venus entendre leur député les entretenir sur les raisons de sa démission et sur ses intentions quant à son avenir politique. Pierre Curzi, quoique se montrant ouvert à la création d’une coalition des forces indépendantistes, a déclaré qu’il ne fermait pas la porte à l’idée de réintégrer le PQ pour autant que celui-ci apporte des changements.

Compte tenu de la droiture et des convictions profondes qui animent Pierre Curzi, l’homme et le politicien, je crois sincèrement qu’il devrait réintégrer les rangs du PQ et faire valoir le leadership qu’il exerce au sein de ce parti, en faisant connaître clairement les idées de changements qu’il préconise pour remettre le PQ sur les rails de l’indépendance.

vigile.net tribune libre 23 juin 2011



Naviguer entre le rêve et la réalité

22 juin 2011

Qui d’entre nous n’a jamais été envoûté par les paroles de Claude Léveillée ou bercé par sa musique ? De « La légende du cheval blanc » à « Mon pays », nous sommes appelés à naviguer entre les ruisseaux calmes du rêve et les mers déchaînées de la réalité.

La légende du cheval blanc

Sur un cheval blanc je t’emmènerai Défiant le soleil et l’immensité Dans des marais inconnus des dieux Loin de la ville Uniquement nous deux Et des milliers de chevaux sauvages Feront un cercle pour nous isoler N’entends-tu pas toutes les guitares Criant de joie dans la chevauchée Sur un cheval blanc je t’emmènerai Défiant le soleil et l’immensité Dans les marais inconnus des dieux Loin de la ville Uniquement nous deux Pourtant je sais que ce n’est qu’un rêve Pourquoi faut-il que ce ne soit qu’un rêve Mais l’hymne à l’amour je l’entends déjà J’entends déjà son alléluia Alléluia

Mon pays

Mon pays c’est grand à se taire C’est froid, c’est seul C’est long à finir, à mourir Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges et les forêts ? Mon pays quand il te parle Tu n’entends rien tellement c’est loin… loin… loin… loin… Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges et les forêts ? Dans mon pays, les gens se taisent Endurent, apprennent Et se cramponnent aux dures semaines Entendez-vous les vents, les pluies, les neiges et les forêts ? Et que veux-tu que je te dise de plus ? Que mes pères au lieu de s’en aller s’instruire Pour survivre se devaient de construire Et que maintenant arrachent et fracassent Arbre et nature Pour au plus vite s’inscrire dans le bien-vivre Dans mon pays les gens se taisent…

Toute l’œuvre de Claude Léveillée arpente ces sentiers tortueux où se côtoient la beauté des paysages à admirer et les troncs d’arbres à enjamber, où se marient le rêve du « cheval blanc défiant le soleil et l’immensité » et la dure réalité de ses pères qui « au lieu de s’instruire pour survivre se devaient de construire »

Telle est l’héritage de Claude Léveillée…naviguer entre le rêve et la réalité sans jamais perdre espoir dans la réalisation de nos rêves. À preuve, malgré les obstacles à surmonter tout au cours de ce combat engagé par ses pères, Léveillée nous lance un appel pressant au bien-vivre : « Et que maintenant arrachent et fracassent Arbre et nature Pour au plus vite s’inscrire dans le bien-vivre »

En cette saison d’eaux agitées qui déferlent sur le territoire du Québec, je me souviens de l’héritage de Claude Léveillée !

vigile.net tribune libre 22 juin 2011

Que reste-t-il du souvenir du PQ de 1968?

20 juin 2011

Il en est de l’histoire d’un parti politique comme de celle d’un individu. Avec le temps, il est appelé à vivre des hauts et des bas! Ainsi, le Parti québécois a connu ses heures de gloire et ses périodes de grande noirceur. Aujourd’hui, il est confronté à une crise existentielle majeure.

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 14 octobre 1968
Où est créé au Québec un parti
Prônant la création d’un État
Souverain de langue française?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 29 avril 1970
Où sont élus au Québec
Les sept premiers députés du PQ
Appelés à siéger à l’Assemblée nationale?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 15 novembre 1976
Où sont élus au Québec
Soixante et onze députés du PQ
Appelés à former le premier gouvernement péquiste?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 20 mai 1980
Où une parole venue du cœur
A sonné l’espoir dans les oreilles des Québécois
« À la prochaine fois! »?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir de ce 30 octobre 1995
Où une province canadienne
Est venue à un cheveu de devenir
Le pays du Québec?

Que reste-t-il aujourd’hui
Du souvenir des nobles ambitions du PQ?
Il lui appartient maintenant
De nous donner une réponse
Avant de sombrer avec les rêves de ses fondateurs!

vigile.net tribune libre 20 juin 2011

Commentaire:

"La réponse qu'il se doit de nous donner est de dire:
"nous vous avons compris et agirons en conséquence."
Ce sera cela ou sombrer avec les rêves de ses fondateurs."

Claude G. Thompson
vigile.net tribune libre
20 juin 2011
      

En souvenir de mon père

19 juin 2011

En cette journée de la Fête des pères, j'ai souvenir de ces levers du jour où nous remontions, mon père et moi, le sentier longeant la rivière, tels deux complices à la recherche d'un trésor. Ses images m'ont inspiré un jour ce poème que j'offre aujourd'hui à tous les pères du Québec.

Le pêcheur
Partant très tôt le matin
Sa canne à pêche à la main
Il arpente le long sentier
Le menant à son gibier

Tout près d'un arbre géant
Il appâte son guet-apens
Et d'un gracieux mouvement
Dépose sa ligne dans l'étang

Entouré de maringouins
Fouinant ses moindres recoins
Il s'allume une cigarette
Faisant fuir tous ces insectes

Soudain la corde se raidit
Et son poignet réagit
D'un coup sec il sort sa proie
Qui sans succès se débat

Il l'empoigne dans ses mains
La ramène sur sa poitrine
Désamorce sa gueule fine
Et l'ensache avec grand soin

Bien planté sur une roche
Une main dans sa poche
Passe le temps lentement
Tournoie la ligne rondement

Puis au bout de quelques heures
Empli de son élixir
Il siffle le P'tit bonheur
Sur ses lèvres un sourire

quebechebdo 19 juin 2011
vigile.net tribune libre 19 juin 2011 "Le pêcheur"