2 mars 2016
Si la tendance se maintient, Donal Trump, le candidat républicain honni par une grande proportion des républicains en début de campagne, deviendra leur représentant dans la course à l’investiture à la Maison blanche. Mais que s’est-il donc passé en cours de route pour expliquer ce changement de cap des républicains ? Comment expliquer le phénomène Donald Trump ?
À mon sens, l’influence de Trump sur l’électorat républicain américain réside dans ses déclarations-chocs, dénuées de tout commentaire pertinent. Tout ce qu’il lance passe au tordeur, que ce soit le racisme, le sexisme, la discrimination religieuse, les attaques ad hominem ou les propos injurieux. Le compromis est littéralement proscrit au royaume de cet iconoclaste invétéré.
Donal Trump fait fi de toute forme de civilité à l’égard de ses adversaires. À cet égard, son image de défenseur de la vérité emprunte immanquablement le chemin des médias sociaux où les attaques personnelles à outrance ne font pas toujours dans la dentelle. Aux yeux du candidat républicain, inutile que ses propos soient étoffés, toutes justifications et nuances étant superflues.
Et la recette semble plaire de plus en plus à une frange de l’électorat américain envoûtée par l’image d’un candidat dont la vacuité des idées percutantes incarne son fer de lance privilégié…God bless America !
quebechebdo 2 mars 2016
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1 mars 2016
Un jugement récent de la juge de la Cour supérieure Christine Alary vient de reconnaître qu’un mariage religieux n’est pas de facto reconnu par l’État civil. Aux yeux d’Alain Roy, professeur de droit à l’Université de Montréal et président du Comité consultatif sur le droit de la famille, ce jugement stipule que les « ministres du culte peuvent célébrer des mariages à portée uniquement religieuse ». [Et pourtant] « Il a toujours été clair qu’il y a une obligation de déclarer tous les mariages à l’état civil. Québec vient de changer son fusil d’épaule, sans justification. », soutient l’avocate du plaignant dans cette affaire, Marie-Laurence Brunet.
Un jugement qui vient ébranler sérieusement la dualité traditionnelle inhérente d’un mariage religieux reconnu par l’État. En termes clairs, en vertu de ce jugement, il serait donc possible d’être marié religieusement avec une personne qui demeurerait un simple conjoint de fait aux yeux de l’état civil.
Par ailleurs, le rapport du comité d’experts présidé par Alain Roy demeure ouvert à une forme de droit de retrait qui permettrait la célébration de mariages religieux excluant les effets juridiques inhérents, une forme d’« opting out » qui protégerait l’intégrité des consentements des deux époux dans un cadre légal bien défini…Une voie qui, à mes yeux, rallierait les diverses tendances actuelles liées à l’institution du mariage.
quebechebdo 1er mars 2016
vigile,net tribune libre 6 mars 2016
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28 février 2016
Pour une énième fois, le Parti québécois tend la main à Québec solidaire dans l’intention d’établir la convergence des forces souverainistes. Cette fois-ci, Pierre Karl Péladeau se montre ouvert à l’instauration d’un mode de scrutin proportionnel, une idée chère au parti de Françoise David et d’Amir Khadir.
Une brèche qui, en théorie, pourrait avoir l’heur de séduire QS mais qui, à mon sens, ne réussira pas à faire pencher ce parti social-démocrate du côté d’une quelconque alliance électorale stratégique avec le PQ. En guise d’argument à mon affirmation, je vous invite à vous rappeler la désormais fameuse déclaration d’Amir Khadir, « l'indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance ».
Conséquemment, je suis d’avis que la main tendue du chef du PQ à QS recevra une fin de non-recevoir bien enrobée dans l’apparente pureté du « seul parti » qui est demeuré fidèle à ses valeurs sociales-démocrates, tout en sachant fort bien qu’il n’a jamais occupé le pouvoir pour espérer mettre en branle le train de mesures qu’il propose…En bref, M. Péladeau, oubliez QS et concentrez vos énergies sur Option nationale, là où la récolte risque d’être beaucoup plus abondante !
quebechebdo 28 février 2016
vigile.net tribune libre 28 février 2016
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27 février 2016
Encore une fois, l’ex-président du Comité olympique canadien (COC), Marcel Aubut, fait les manchettes. Cette-fois-ci, le voile est levé sur des dépenses faramineuses en lien avec l’ambitieux projet de la Maison olympique canadienne à Montréal : 3 millions $ pour une salle de conférence et un party de plus de 1 million $ du temps où notre mégalomane national occupait le siège de président du COC. Des chiffres confirmés dans un rapport de vérification de la firme Deloitte sur lequel le Globe and Mail a mis la main.
Et, pour compléter le tableau des « généreux donateurs », le gouvernement du Québec (3,5 millions $), le gouvernement du Canada (3 millions $) et la Ville de Montréal (2 millions $) ont délié les cordons de leurs bourses pour un projet toujours en cours de réalisation, mais dont le budget estimé à 10 millions $ serait d’ores et déjà dépassé.
Des investissements à coups de millions $ dans le béton au détriment du développement de nos athlètes canadiens, la vocation première du COC. Maintenant que la folie des grandeurs de Marcel Aubut ne fait plus partie du paysage olympique canadien, reste à espérer que le COC corrigera le tir en faveur de nos athlètes, pour la plus grande satisfaction des contribuables canadiens…et surtout des athlètes dont le courage et la détermination ont bien besoin d’appuis financiers pour être récompensés à leur juste valeur !
quebechebdo 27 février 2016
Le Journal de Québec 28 février 2016
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26 février 2016
Sous le titre Société anxieuse, société malade, Mathieu Bock-Côté paru dans Le Journal du 25 février dresse un portrait plutôt noir mais réaliste de notre société envahie par une angoisse épidémique. « Une société qui trouve pour chaque mal de l’âme la pilule appropriée est une société qui a renoncé à réfléchir à ses carences profondes », affirme Bock-Côté.
Une affirmation choc qui ne peut que nous laisser perplexe et inquiet sur le mal de l’âme dont souffre notre société « moderne » qui continue de s’engloutir dans le tourbillon de l’immédiateté que lui présentent, entre autres, les médias sociaux. À cet effet, on n’a qu’à penser aux repas en famille qui se sont transformés depuis belle lurette en séances de tablettes électroniques qui se sont substituées perfidement aux échanges verbaux entre convives.
« Se pourrait-il que l’absence de repères stables dans notre société contribue à la détresse des hommes et des femmes?, s’interroge l’auteur. Pourtant, il est depuis longtemps prouvé universellement que la communication entre les êtres humains contribue à créer les liens nécessaires au tissage de « repères stables », une denrée qui, manifestement, est sur la voie d’évitement.
Enfin, je nous invite à réfléchir sur la conclusion du billet de Bock-Côté, « L’angoisse est un cri de détresse de l’organisme devant ce qui le menace. Une forme de lucidité du corps et de l’esprit contre un monde déshumanisé. » À mon sens, il y a là tout au moins matière à réflexion…
quebechebdo 26 février 2016
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24 février 2016
À mes yeux, les excuses du gouvernement ontarien de Kathleen Wynne aux Franco-Ontariens pour les torts causés par le Règlement 17 de 1912 qui a privé plusieurs générations de francophones de cette province de scolarisation dans leur langue ne demeureront que des paroles vides tant et aussi longtemps qu’elles ne seront pas appuyées par des gestes de réparation concrets.
En effet, ce serait trop facile de demander pardon et de s’en tirer sans coup férir plus d’un siècle après l’ignominie subite par les Franco-Ontariens dans un pays qui se targue de respecter les minorités. La contrition a ses limites. L’heure est maintenant arrivée, Mme Wynne, de passer de la parole aux actes.
Et le premier geste de réparation serait de doter enfin les Franco-Ontariens d’une université française. Après tout, les Anglo-Québécois disposent, non pas d’une, mais de trois universités sur le territoire du Québec… Votre demande de pardon a été entendue, place maintenant aux actes concrets pour le plus grand respect des minorités franco-ontariennes !
quebechebdo 24 février 2016
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23 février 2016
Ce n’est pas la première fois que Claude Castonguay, le père de l’assurance-maladie au Québec, s’attaque au système de santé actuel du Québec. Cette fois-ci, l’ex-ministre de la Santé vise la rémunération à l’acte des médecins qu’il décrit comme une source de problèmes dans l’organisation des soins professionnels de notre système de santé et un obstacle à l’interdisciplinarité.
Et, comme si ce n’était pas suffisant, M. Castonguay va encore plus loin en déclarant que le ministre de la santé ne devrait pas être un médecin, alléguant que celui-ci se butera à ériger le système selon sa propre pratique, voire même à conserver les acquis qui lui sont profitables. Et, qui plus est, le médecin spécialiste de formation et premier ministre Couillard passe aussi dans le tordeur pour les mêmes raisons.
Des assertions sévères que Claude Castonguay attribue au fait que les médecins gestionnaires ne jouissent pas d’une formation adéquate et /ou des talents d’administrateurs requis. À ses yeux, les médecins sont plutôt formés à une approche individuelle qui les empêche de développer cette nécessaire vision d’ensemble leur permettant de mettre efficacement en réseau les ressources dont disposent nos centres de santé.
À mon sens, Claude Castonguay est un homme pondéré, muni d’un jugement sensé et d’une expertise indéniable dans le système de santé du Québec. Conséquemment, je suis d’avis que ses réflexions doivent faire partie du débat sur notre système de santé qui ne peut pas se permettre de reléguer cavalièrement dans le placard les commentaires du père de l’assurance-maladie au Québec.
quebechebdo 23 février 2016
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22 février 2016
Elle est bien loin l’époque où le Canadien de Montréal fourmillait de joueurs originaires du Québec. Peu à peu, ils ont disparu de l’équipe pour faire place à la vague européenne, à tel point que, le 17 février 2016, lors d’un match contre l’Avalanche du Colorado, aucun joueur du CH n’était de langue maternelle française. Une histoire qui ne paraîtra sûrement pas dans les exploits de la haute direction du Tricolore !
Et pourtant, à l’époque des « flying frenchmen », les coupes Stanley se sont succédées au fil des ans grâce surtout aux dirigeants du CH qui priorisaient les talents des joueurs locaux lors des repêchages annuels. Ainsi, de Georges Vézina à Patrick Roy en passant par Jacques Plante, d’Aurèle Joliat à Guy Lafleur via Maurice Richard et Jean Béliveau, le Bleu Blanc Rouge emplissait les gradins de tous les arénas de la LNH.
C’était la belle époque, vous allez me dire, mais paraît-il que les temps ont changé et que les aspirantes vedettes du Québec sont rares. Encore faudrait-il que les dépisteurs sillonnent les arénas québécois, un phénomène qui tend de plus en plus à disparaître. L’Europe est devenue le centre d’attraction des futures vedettes de la LNH, y compris du Tricolore.
Les années légendaires du CH ont reposé sur les épaules de canadiens français qui avaient « le cœur à la bonne place » et le tatouage de la sainte flanelle au cœur…Aux dirigeants de revoir leur stratégie et de dépister des joueurs de hockey de talent dans les rangs juniors d’ici pour rallumer la flamme du Canadien de Montréal !
quebechebdo 22 février 2016
Le Journal de Québec 25 février 2016
vigile.net tribune libre 26 février 2016
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22 février 2016
Les nuances concernant la notion de « consentement » dans le témoignage d’une victime d’agressions sexuelles à l’adolescence lors de l’émission 24/60 soulèvent, à mes yeux, des interrogations fort pertinentes sur les événements circonstanciels entourant souvent ces agressions.
Et parmi ces événements, nul doute que la notion d’abus d’autorité incarne ce qu’il y a de plus malicieux dans l’approche des pédophiles. À titre d’exemple, le jeune joueur de hockey qui désire vivement faire partie de l’équipe de l’école et qui se fait approcher tout en douceur par l’instructeur de l’équipe.
Et comme le jeune n’a peut-être pas tout le talent nécessaire pour être choisi sur l’équipe, les premiers contacts de l’instructeur deviennent vite dans la tête du jeune la voie à suivre pour atteindre son rêve. Dans ces circonstances, peut-on parler de « libre consentement » ou de simulacre de consentement lié à une condition non-exprimée mais combien réelle ?
Les pédophiles connaissent tous les rouages de leur perfidie et leurs pièges visent essentiellement les intérêts des jeunes qui se sentent vite entrainés dans les méandres d’un consentement qui laissent plus tard des traces profondes de traumatisme difficilement guérissables complètement…Aux parents de demeurer vigilants face à ces situations en incitant leurs jeunes aux bienfaits de l’ouverture et de la nécessaire communication entre eux !
vigile.net tribune libre 22 février 2016
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21 février 2016
Depuis les fugues inquiétantes du Centre jeunesse de Laval, il se passe rarement une journée sans que les médias nous informent de la disparition d’une adolescente du foyer familial. Une liste qui s’allonge au fil des jours et qui nous laisse perplexes sur le phénomène qui entoure ces fugues.
Plusieurs interrogations demeurent sans réponse. Toutefois, une seule devrait primer à mon sens : Pourquoi ces jeunes filles quittent-elles le foyer familial, souvent sans motif apparent aux yeux des parents ? Que vont-elles chercher ailleurs ?
Sans vouloir jeter le discrédit aux parents qui, souvent, sont désemparés devant la fugue de leur adolescente, je suis d’avis que la communication entre les parents et leur fille demeure toujours la pierre d’assise essentielle pour tenter d’éviter toute tentative de fugue de leur part.
Toutefois, notre monde moderne s’est enfermé dans le vase clos de la technologie de pointe à tel point que nous n’arrivons plus à communiquer avec nos jeunes, envoûtés par des appareils électroniques qui se sont vite imposés comme le modèle servile de la chaîne de communication…Un défi énorme auquel sont confrontés les parents, mais un défi auquel ils doivent s’attaquer avec acharnement, à défaut de quoi la liste des fugueuses risque de s’allonger indéfiniment !
quebechebdo 21 février 2016
Le Journal de Québec 22 février 2016
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