23 août 2016
Un rapport du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) révèle que les écoles du Québec représentent un terreau fertile pour la radicalisation d’élèves en quête de sens. Quoique le collège Maisonneuve soit cité en exemple, les auteurs prennent bien soin d’ajouter que leurs conclusions valent pour toutes les maisons d’enseignement du Québec.
Le rapport révèle entre autres qu’entre 2013 et 2015, 11 étudiants du collège se sont rendus en Syrie ou ont tenté de s’y rendre pour mener la « guerre sainte » contre le régime du dictateur Bachar al-Assad. De plus, les auteurs dressent un portrait de ces jeunes Québécois tentés par l’expérience : ce sont des jeunes de 20 ans et moins, issus de familles peu religieuses et connaissant mal les religions. Nés au Québec ou arrivés au pays en bas âge, ils ont été élevés dans des familles de la classe moyenne ou aisée.
Toutefois, le facteur primordial qui agit pernicieusement sur le choix de ces jeunes réside dans « le goût de l’aventure, de se sentir utiles, de donner un sens à leur vie », des motifs inhérents à tout adolescent en quête de sens mais qui sont adroitement manipulés par des agents de radicalisation qui s’infiltrent sournoisement dans les milieux scolaires.
D’où la responsabilité des agents d’éducation de demeurer extrêmement vigilants et surtout d’intervenir illico dans les cas où ils soupçonnent quelques manifestations de radicalisation que ce soit… Il en va de la sauvegarde de nos jeunes face à ce phénomène sournois auquel ils sont confrontés.
quebechebdo 23 août 2016
Le Journal de Québec 24 août 2016 (version abrégée)
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22 août 2016
Jusqu’à aujourd’hui, les étudiants de l’Université Laval se voyaient attribuer un échec automatique s’ils étaient confrontés en flagrant délit de plagiat. Dorénavant, à compter de cet automne, tout dépendra des circonstances et dans certains cas, la reprise d’un travail sera même possible.
Le nouveau règlement donne davantage de «marge de manœuvre» au comité de discipline qui pourra ainsi «mieux apprécier les circonstances dans lesquelles l’étudiant se trouvait» afin de donner une sanction plus juste. Mais quelles sont ces circonstances atténuantes qui pourraient accorder à l’étudiant fautif « une sanction plus juste »? Quels sont les motifs raisonnables qui délimiteraient différents degrés d’imputabilité au plagiat?
Le Larousse définit en ces termes le plagiat : « acte de quelqu’un qui, dans le domaine artistique ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre ». Une définition qui m’apparaît des plus claires, sans demi-mesure. Qu’à cela ne tienne, « avec ces changements, les étudiants pourront apprendre de leurs erreurs grâce à une approche plus pédagogique que punitive», déclare Vanessa Parent, présidente de la CADEUL qui représente les associations étudiantes du premier cycle.
À mon sens, il serait davantage « pédagogique » d’expliquer aux étudiants la gravité de l’offense plutôt que d’user de laxisme en accordant un caractère extensible inapproprié au plagiat!
quebechebdo 22 août 2016
Le Devoir 23 août 2016
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21 août 2016
De passage à Charlotte, en Caroline du Nord, le 18 août, le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald J Trump, a présenté pour la première fois de sa campagne des excuses à ceux qui auraient pu être blessés par ses commentaires trop souvent mordants, alléguant regretter certaines de ses paroles, prononcées dans l'emportement. «Parfois, dans le coeur d'un débat, en discutant d'une multitude d'enjeux, tu ne choisis pas les mots justes ou tu dis la mauvaise chose. Ça m'est arrivé», a déclaré naïvement M. Trump, tout en ajoutant aussi naïvement : « Croyez-le ou non, je le regrette, particulièrement quand ça aurait pu blesser quelqu'un personnellement».
Un nouveau Trump est né? Foutaise! Y-a-t-il quelqu’un d’assez lucide pour adhérer bêtement à de telles excuses provenant d’un homme qui, depuis le début de la campagne présidentielle, multiplie à n’en plus finir les attaques personnelles vicieuses, la dernière en liste étant sa querelle avec la famille musulmane dont le fils est mort au combat en Irak?
M. Trump, vous aurez beau vous ingénier à tenter de réparer les pots cassés, les éclats demeureront sur le plancher…Trop peu, trop tard pour les excuses, votre descente aux enfers est déjà amorcée, l’heure du jugement populaire approche!
quebechebdo 19 août 2016
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18 août 2016
Le candidat à la direction du Parti québécois, Jean-François Lisée, lance un appel à la modération de la part de deux de ses adversaires, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier, relativement à des « épithètes peu flatteuses » qui lui ont été attribuées par ces derniers. M. Lisée croit qu’une telle offensive risque de nuire à l’unité du parti si le ton des échanges entre les candidats ne change pas.
Or, dans cette petite guéguerre, le député de Rosemont semble oublier que les candidats à la chefferie du PQ ont entrepris une course à finir dans le but de s’attirer les faveurs des militants péquistes en démontrant une agressivité tout à fait normale dans le contexte d’une course à la chefferie.
À mon avis, Jean-François Lisée excelle dans l’art de profiter de toutes les tribunes pour se faire valoir sur tous les sujets qui peuvent l’avantager, y compris la « nécessité » de montrer patte blanche dans les débats en cours pour l’obtention du trône délaissé par PKP. Par ailleurs, il possède assez de flair pour sentir que son aura ne passe pas comme il le souhaiterait dans les sondages.
À preuve cet argument qu’il colporte un peu partout à l’effet que le mode de scrutin préférentiel qui a été privilégié pour élire le futur chef du PQ pourrait l’avantager et qu’il ne serait pas étonné de voir le deuxième choix des militants être couronné chef le 7 octobre… Et qui serait ce deuxième choix selon vous ?
quebechebdo 18 août 2016
vigile.net tribune libre 23 août 2016
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17 août 2016
Le débat n’est pas d’hier, une rupture profonde s’est creusée entre les travailleurs à faible revenu et les décideurs politiques et économiques depuis des décennies, et il semble qu’il se creuse davantage avec les années. Le blocus actuel sur le salaire minimum en est un exemple patent.
La cause quasi viscérale de cette rupture s’incarne dans les inégalités sociales et économiques qui se manifestent honteusement par l’enrichissement des mieux nantis au détriment de l’appauvrissement des plus démunis. À cet effet, les manifestations de colère et de frustration se sont multipliées depuis quelques années, que ce soit le mouvement Occupy en 2011, les études de l'OCDE et d'Oxfam ou les analyses du FMI et du G20.
Les travailleurs à faible revenu n’ont plus du tout confiance aux répercussions positives de l'ouverture des marchés et des accords de libre-échange. Et un nombre grandissant de gens ne croient plus, aujourd'hui, aux discours d'enrichissement assuré par la mondialisation et l'abolition des frontières.
Pendant que les décideurs politiques et économiques sont de plus en plus déconnectés des réalités quotidiennes des travailleurs, ces derniers ont l’impression de s’être fait carrément floués par un système pervers. Le degré de confiance est à plat et il m’appert qu’il coulera encore beaucoup d’eau sous les ponts avant qu’enfin cette confiance ne soit rétablie!
quebechebdo 17 août 2016
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16 août 2016
Nombreuses ont fusé les critiques acerbes envers les questions alambiquées posées lors des référendums de 1980 et de 1995. Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que la candidate à la chefferie du Parti québécois, Martine Ouellet, propose une question claire : « Acceptez-vous que le Québec devienne un pays souverain et indépendant, suivant la constitution initiale proposée par l'Assemblée nationale ? OUI ou NON ». De plus, l’ajout d’un projet de constitution dans la question référendaire donne du mordant à l’engagement inhérent à une éventuelle victoire du « oui ».
En ce qui a trait à ses adversaires dans la course, la députée de Vachon est catégorique : « Je souhaiterais que mes adversaires assument l'indépendance (…) Le ciment du Parti québécois, c'est l'indépendance. Sans l'indépendance assumée au centre de la campagne électorale de 2018, on va revivre (la défaite) de 2014 ». Et, d’ajouter Mme Ouellet : « La stratégie qu'ils proposent de tasser l'indépendance (…) c'est une stratégie de perdants. Je souhaite qu'ils sortent de la peur ».
Cette peur sclérosante qui a conduit les Québécois dans des chemins tortueux où les tergiversations axées sur les « conditions gagnantes » ont contribué grandement à la démobilisation des partisans de la cause indépendantiste. Enfin, je vous laisse sur cette réflexion fort évocatrice de Pascal Bruckner: « La peur ne tue pas, elle empêche de vivre ». Et j’ajouterais…son complet épanouissement !
quebechebdo 16 août 2016
vigile.net tribune libre 16 août 2016
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15 août 2016
Il m’apparaît tout de même étonnant que des jeunes se prononcent contre une « parité » hommes-femmes de 40 à 60 % de candidatures féminines lors de chaque élection. C’est pourtant ce qui a été résolu à la Commission-Jeunesse des jeunes libéraux. Plus étonnant encore le motif qui a conduit à cette prise de position, à savoir la primauté de la compétence sur la parité comme si les femmes « compétentes » n’étaient pas suffisantes au Québec pour atteindre le principe de la parité.
Plus surprenant encore l’argumentaire du président de la Commission-Jeunesse, Jonathan Marleau, qui, pour justifier sa position contre une parité « obligée, compare cette approche avec l’intégration des personnes issues de minorités culturelles. Une comparaison boiteuse et malhabile qui place le statut de femme sur le même pied qu’une personne émigrante.
En bref, personne ne semblait contre la vertu et les opposants ont presque tous mentionné que la parité était souhaitable tout en estimant cependant qu'elle ne peut être imposée. Eh bien, à titre d’exemple d’inefficacité du libre choix, pour la prochaine année, sur la vingtaine de postes de délégués régionaux, seuls 17% (4 sur 24) seront occupés par des femmes…Dans ces circonstances, peut-être y aurait-t-il lieu d’ouvrir les écluses et de laisser passer la gent féminine dans le crible d’une participation équitable entre les hommes et les femmes au sein du PLQ!
quebechebdo 15 août 2016
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14 août 2016
L’idée n’est pas nouvelle mais elle attire toujours son courant de sympathie, à savoir la création d’équipes sportives québécoises pour concourir aux grandes compétitions internationales. Cette fois-ci, c’est la candidate à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet, qui lance l’idée, s’appuyant, entre autres, sur le fait que les Jeux olympiques de Rio accueillent un nombre impressionnant de 56 athlètes québécois arborant les couleurs du Canada dans différentes compétitions.
À titre d’exemples, des États aussi peu connus que le Palaos, le Kiribati, le Tuvalu, la Micronésie, le Monténégro, etc… se sont ajoutés à la liste des pays invités depuis les Jeux de Sydney en 2000. Dans ces circonstances, pourquoi les athlètes de la Belle province ne pourraient-ils pas défiler sous le fleurdelisé aux prochains Jeux olympiques d'été à Tokyo en 2020, ou encore participer au Championnat du monde de hockey en arborant un chandail bleu et blanc?, se demande Martine Ouellet.
À Rio, de nombreuses athlètes féminines québécoises se sont déjà illustrées au sein de certaines équipes, telles le rugby et le soccer. Il serait facilement envisageable de mettre sur pied des équipes exclusivement composées d’athlètes québécois dans plusieurs disciples sans compter ceux et celles qui s’illustrent déjà dans une discipline individuelle…Après tout, pourquoi pas des équipes québécoises dans les grandes compétitions internationales?
quebechebdo 14 août 2016
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13 août 2016
Le français est, avec l'anglais, la langue officielle des Jeux. L'article 23 de la Charte olympique enchâsse ce principe. Il s'agit d'un héritage du père fondateur des Jeux modernes, le Français Pierre de Coubertin. Voilà pour la belle théorie.
Toutefois, la réalité est toute autre. La langue de Coubertin est quasi invisible dans le Parc olympique où le français « brille par son absence », complètement voilé par l’anglais et le portugais, à commencer par des annonceurs qui ne disent pas un mot de français et des services de traduction inexistants.
« Ça faisait très longtemps que ce n'était pas arrivé », constate Alain Lunzenfichter, président d'honneur de l'Association mondiale des journalistes olympiques qui couvre les Jeux olympiques depuis Munich en 1972. « Et c'est une des premières fois qu'il n'y a rien en français. Ce que disent les organisateurs, c'est qu'ils n'ont plus d'argent pour le faire. Donc le français a été sacrifié en premier ».
Un sort scandaleux qui dénote à quel point le français a perdu ses lettres de noblesse au sein du CIO dont 90 % des membres ne parlent pas le français. Quant à son président, Thomas Bach, il réussit à l’occasion à baragouiner quelques mots en français…Un coup de barre s’impose avant que le français ne disparaisse complètement des JO!
quebechebdo 12 août 2016
Le Devoir 13 août 2016 "Le français éclipsé à Rio"
Le Journal de Québec 18 août 2016 "Le français éclipsé à Rio"
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10 août 2016
S’il est un phénomène qui s’accentue de décennies en décennies et qui nous laisse impuissants, c’est bien la démence des personnes âgées, particulièrement en raison du vieillissement constant de la population.
À cet effet, on ne peut qu’applaudir à l’initiative du gouvernement albertain d’avoir mis sur pied le programme Premier Lien (First Link) dont le but, en lien avec la Société Alzheimer Canada, est de venir en aide aux personnes qui viennent d'apprendre qu'elles sont atteintes de l'Alzheimer ou une maladie apparentée. À titre d’illustration de l’ampleur du phénomène, plus de 39 300 personnes souffrent de démence en Alberta, dont 13 000 se trouvent à Calgary. Quoique je ne dispose pas de statistiques concernant les problèmes de démence au Québec, on peut facilement présumer qu’elles s’apparentent à celles de l’Alberta.
Les personnes âgées sont malheureusement trop souvent laissées pour compte dans les investissements gouvernementaux en matière de santé publique, et c’est bien triste qu’il en soit ainsi. Comme société responsable envers nos aînés, nous avons le devoir de prendre en charge cette génération vulnérable aux prises avec des problèmes de démence.
C’est Félix Leclerc qui disait : « Vieillir, c’est embêtant, mais c’est la seule façon de vivre longtemps ». Une vérité de La Palice qui nous confronte à la réalité implacable des séquelles de la vieillesse. À nous, comme descendants imputables, de permettre aux personnes âgées de « vivre longtemps »…et de leur fournir les moyens de finir leur vie dans la dignité!
quebechebdo 10 août 2016
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