Pourquoi pas le compromis?
La réaction musclée la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) au Saguenay-Lac-Saint-Jean via son porte-parole régional, Jean-Marc Crevier, concernant la décision de la Ville de Québec de construire le nouvel amphithéâtre en acier au détriment de l’industrie du bois mérite, à mon sens, qu’on s’y arrête.
«Aujourd’hui, lance M. Crevier, les travailleurs ne demandent pas la charité. Ils veulent simplement que le savoir-faire, qui a été développé à bout de bras pendant la pire crise de l’histoire, puisse faire ses preuves». En conséquence, comme il n’y a pas d’urgence à débuter la construction du nouvel amphithéâtre à court terme, la Fédération juge qu’il n’est pas trop tard pour retarder le processus d’appel d’offres afin de permettre à l’industrie du bois d’annoncer ses couleurs.
Toutefois, au lieu d’enclencher une saga avec l’industrie de l’acier et en arriver à ressortir avec «le gros bout du bâton», je crois que l’industrie du bois retirerait beaucoup plus d’avantages à négocier avec tous les intervenants impliqués dans ce dossier et trouver un compromis acceptable pour toutes les parties.
quebechebdo 17 octobre 2012
Henri Marineau

