Le brelan de valets libéral

Au poker, le joueur qui détient un brelan dans ses mains possède trois cartes de même figure ou de même point. Par exemple, il pourrait maintenir un brelan de trois, de huit, de rois, etc…

Autour de la table de poker de la course à la chefferie qui s’annonce au PLQ, trois joueurs, selon les dernières nouvelles, devraient s’affronter, trois joueurs qui constituent à mon sens un brelan de valets.

En effet, peu importe qui emportera la partie, le gagnant de la demi-finale provinciale proposera une stratégie aplaventriste lors de la grande finale fédérale qui se déroulera à Ottawa et, dès lors, le Québec, comme c’est le cas depuis la création de cette illusion de pays nommé le Canada, se retrouvera en position de valet devant le roi légendaire qui siège sur le trône des Communes.

En termes clairs, les Bachand, Couillard et Moreau auront beau se targuer d’incarner des différences de « couleurs », ils demeurent associés à des similitudes de « figures » et, en ce sens, ces trois valets du système fédéral n’auront d’autre choix que de déclarer forfait autour de la table de poker fédéraliste.

D’autant plus que, sur les rives du canal Rideau, les organisateurs du banquet libéral fédéral sont en train d’étendre le tapis rouge à l’« as de coeur » qui s’apprête à être déposé sur la table en la personne du fils de l’autre, à savoir Justin Trudeau, qui lui, saura sûrement, inspiré par les trois colombes de jadis dont faisait partie son père, se rallier deux autres as et constituer un brelan d’as qui ne fera qu’une bouchée du brelan de valets libéral québécois !

vigile.net tribune libre 1er octobre 2012

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