L’intelligence du coeur

Il existe parfois des agencements où l’association de deux mots qui se côtoient rarement produise un effet choc. Il en est ainsi de cette réflexion signée de la main de Jean-Claude Pomerleau qui paraît ces jours-ci sur la page d’accueil de la tribune libre de Vigile, à savoir le rapprochement des mots « intelligence » et « cœur » :

« Cette lutte est exigeante. Elle demande, intelligence, rigueur, abnégation, détermination, constance. Autant de qualités auxquelles il faut ajouter l’intelligence du cœur, réunies chez un seul homme : Bernard Frappier ».

« L’intelligence du cœur »…Un harmonieux mélange où la raison et les émotions cohabitent, apprennent à s’apprivoiser pour finalement rejaillir telle une fontaine au milieu du désert.

En effet, sans que j’aie pu connaître personnellement M. Frappier, je crois qu’il possédait ce don de conjuguer admirablement bien le pouvoir de son intelligence et la sensibilité de ses émotions…un don qui est légué à très peu de personnes.

La plupart des êtres humains, tout au cours de leur carrière professionnelle, manifestent des propensions pour leur rigueur intellectuelle ou leur ouverture au monde des sentiments, mais très peu héritent de cette faculté inestimable de pouvoir concilier ces deux qualités.

À mon sens, ceux et celles qui, à l’exemple de Bernard Frappier, naissent avec cette chance et surtout ce talent de pouvoir exploiter ces deux dimensions de l’être humain réussissent à relever les défis titanesques qui se présentent à eux au cours de leur passage sur terre.

Personne ne connaîtra jamais tous les tiraillements que le créateur de Vigile a pu vivre tout au cours de son odyssée sur la mer qui l’a conduit sur sa traversée à bord de son vaisseau vigilien en tant que « gardien dans la nuit ».

Toutefois, une chose m’apparaît certaine…Bernard Frappier a sûrement vécu des épisodes houleux à travers lesquels il a dû se débattre entre sa raison qui lui commandait de prendre telle décision et ses émotions qui lui suggéraient de faire preuve d’ouverture et de confiance envers la nature humaine.

Dans une de ses innombrables pensées, Blaise Pascal nous lance cette réflexion : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point »… Dans le sillage de cette pensée, il m’apparaît que M. Pomerleau nous invite à découvrir toute la grandeur d’âme qui habitait Bernard Frappier, et je me permettrai d’ajouter tout l’espoir qu’il a voulu transmettre en l’atteinte de son but ultime à ceux et celles qui lui survivent, à savoir l’indépendance du Québec.

vigile.net tribune libre 23 septembre 2012

Commentaires:

"Je trouve votre texte très beau, tant en écriture qu’en profondeur. Je le fais mien pour me joindre à vous dans l’expression de cette reconnaissance d’autant d’intelligence et de sentiments réunis dans la personne de M. Bernard Frappier et son œuvre, "Vigile". Comme des centaines d’autres, je bénéficie de cette fenêtre pour mieux comprendre l’histoire de notre marche vers l’indépendance, mais aussi pour mieux saisir ce qui se passe dans notre monde."

Oscar Fortin
vigile.net tribune libre 23 septembre 2012

"Très beau texte en hommage au fondateur de Vigile, monsieur Frappier. Merci monsieur Marineau pour ce texte. Monsieur Frappier était devenu quelqu’un que je connaissais sans le connaître. Il travaillait à un monde meilleur. Il a accompli sa mission sur terre avec une mention d’honneur."

Michel Bélisle
vigile.net tribune libre 23 septembre 2012 

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